Nos poilus
Sur les traces de Victor Latour, par Nadine d’Esquermes et Michel Guironnet
Cherchant toujours à retrouver les traces du « héros » de mon précédent article, né en décembre 1881 à Saint Pierre les Elbeuf, fin janvier, je m’adresse au Cercle Généalogique Rouen Seine-Maritime. Début mars, je reçois une réponse de Nadine d’Esquermes, membre du C.G.R.S.M. Ses renseignements et les documents joints m’en apprennent beaucoup sur Victor Latour : c’est une aide considérable !
Victor est le fils de Victor Adolphe Latour, briquetier âgé de 32 ans et de Zélie Désirée Elie, sans profession, âgée de 26 ans. Ses parents se sont mariés le 22 novembre 1873 à Elbeuf.
En 1901 pour son vingtième anniversaire, il se fait recenser dans sa commune d’habitation, Caudebec lès Elbeuf, petite ville non loin de sa ville natale. Victor est alors « garçon d’hôtel ».
Mesurant 1 mètre 66, Victor a comme signalement : « cheveux et sourcils châtains, yeux roux ( !), front large, net moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale ».
En lisant ses états de service sur sa fiche matricule, je découvre que Victor Latour devient dès 1902 et pour 17 ans, militaire de carrière.
« Détail des services et mutations diverses »
« Condamné le 15 juin 1898 par le tribunal de Rouen à 50 frs d’amende pour délit de chasse (sursis) ».
« Incorporé à compter du 16 novembre 1902. Arrivé au corps et soldat de 2e classe le 16 du dit (mois) N° Mat(ricu)le 4380. Caporal le 10 septembre 1903. Remis soldat de 2e classe. Sur sa demande passé au 7e Régiment d’Infanterie Coloniale le 24 mai 1904 (par) Don (décision ?) de Mr le G(énér)al Cdt (commandant) le 3e corps en date du 24 mai 1904 ».
« Parti et rayé des contrôles le 30 mai 1904. Incorporé au 7e Régiment d’Infanterie Coloniale à compter du 30 mai 1904, comme soldat de 2e classe venant du 119e Régiment d’Infanterie pour convenances personnelles. Arrivé au corps et soldat de 2e classe le 30 mai 1904 ».
« Rengagé pour deux ans le 4 août 1904 à compter du 1er novembre 1905. Passé au 9e Régiment d’Infanterie Coloniale le 23 novembre 1904. Soldat de 2e classe le 23 novembre 1904".
À partir de cette date, pour quelques mois, il participe à la Campagne d’Indochine à Annan.
"Passé au 7e Régiment d’Infanterie Coloniale le 18 août 1907. Soldat de 2e classe le 18 août 1907 ».
« Passé dans la réserve le 1er novembre 1907. Certificat de bonne conduite accordé ».
« Rengagé pour trois ans (T.R) le 4 avril 1908 à la 3e Sous Intendance Militaire de Rouen au titre du 5e Régiment d’Infanterie Coloniale. Incorporé à compter du 4 avril 1908. Arrivé au corps le 7 avril 1908. N° Mle IC 5359. Soldat de 2e classe le 7 avril 1908. Libéré du service actif et passé dans la réserve de l’armée active le 4 avril 1911. Certificat de bonne conduite accordé ».
« Rengagé pour cinq ans (T.R) le 8 avril 1914 à la 3e Sous Intendance Militaire de Rouen au titre du 1er Régiment d’Infanterie Coloniale. Incorporé à compter du 8 avril 1914. Arrivé au corps et soldat de 2e classe le 10 avril 1914. N° Mle I(nfanter)ie 1021. Caporal le 5 août 1914 ».
« Prisonnier le 22 août 1914 à Rossignol. Hospitalisé à Frutigen. Rapatrié sur Toulouse le 5 septembre 1917 ».

- Blessure en 1914 Citation en 1917
- (extrait de son registre matricule)
« Classé service auxiliaire par la Commission de Réforme de Cherbourg du 23 octobre 1917 pour amputation du médius gauche et de son métacarpien, ankylose de l’index ».
« Rentré au dépôt le 18 décembre 1917. Passé au 7e Bataillon d’Étapes Malgache le 5 mars 1918 (Dépôt des régiments Mixtes et Sénégalais) Classé service armé par la Commission de réforme de Rouen du 7 mars 1919 (sur sa demande) ».
« Sergent 16.7.19, Rengagé le 19 novembre 1919 pour un an 5 mois et 29 jours à la 2e Sous Intendance (de Rouen)… »

- Enfin la retraite !
- Victor Latour rentre dans ses foyers (extrait de son registre matricule)
Victor LATOUR s’est marié le 13 juin 1911 à Rouen avec Germaine Louise Anfan (?). Il s’est remarié le 12 juin 1939 à Paris 18e avec Georgette Jeanne Busnel.

- les différents domiciles de Victor Latour d’après son registre matricule
Il est décédé le 27 décembre 1969 à Paris 10e.
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Histoire sociale
L’alcoolisme au XIXe siècle en Basse-Bretagne, par Pierrick Chuto
En faisant des recherches pour mon livre « Le maître de Guengat », j’ai été effaré de constater l’emprise de l’alcool sur mes ancêtres bretons et leurs contemporains au XIXe siècle.
Nicolas-Michel Chutaux, originaire de Billé, fils de journaliers misérables, est devenu boulanger. A la suite de circonstances racontées dans le livre, il arrive en 1794 à Quimper « où l’inactivité le pousse à fréquenter assidûment les nombreux cabarets et autres débits de boisson. »
Après un mariage, quelques métiers, quelques errances et de nombreux enfants nés à Brest, le couple revient s’installer à Quimper dans la petite rue Sainte-Catherine. L’évêque chassé de son palais par la Révolution, y occupe un modeste logis. Lorsque Nicolas-Michel livre du pain à son illustre client et à d’autres, « il fait un détour par la rue Neuve dans le cabaret de Jean Le Duigou. Il y joue aux cartes et aux dominos sur une table grossière de bois qui fut blanc, mal assis sur une chaise estropiée. Mais qu’importe le décor pour cet homme qui a toujours soif ! Lorsque la chopine est vide, il faut la remplir et vite. Les jours de marché ou de foire, l’ambiance est surchauffée dans les débits de boisson. Les cultivateurs des bourgs environnants y dilapident une bonne partie de l’argent qu’ils viennent de gagner en vendant leurs produits et leurs bêtes ».
Sa femme, Marie-Noëlle, se désespère. Quimper compte à cette époque (1808) quatre cent trente petits cabarets pour 6000 habitants environ. Le maire estime que ces lieux présentent des inconvénients graves. Les moyens de subsistance journalière d’un quart de la population s’y dissipent.
Après neuf garçons, Marie-Noëlle met au monde une fille prénommée Marie-Noëlle.
« Jean Le Berre, le parrain, et Marie-Michèle Le Roux, la marraine, tiennent le nouveau-né prénommé Marie-Noëlle sur les fonts baptismaux. Avec les parents, voisins, et amis, on boit jusqu’à plus soif dans une des tavernes accolées à la cathédrale Saint-Corentin. Les convives font tant de bruit qu’un autre buveur s’en prend au parrain. Le père parvient à arrêter la bagarre générale en offrant à boire à tous, et plus personne ne prête attention au nourrisson.
Instruite de ces comportements, l’Église réprouve en vain ces beuveries. Il arrive parfois que l’enfant soit oublié par la marraine ou qu’on le laisse choir. Nicolas-Michel et quelques compères continuent la fête jusqu’au petit matin chez Pierre Menereul, limonadier. Les clients se passeront de pain demain ».
Plus tard, en 1834, lors du premier mariage d’Auguste Chuto, fils du boulanger, le notaire a stipulé dans une des nombreuses clauses du contrat que la future mariée devrait apporter son armoire au domicile conjugal.
« Vincent Garrec, menuisier réputé au bourg, a fabriqué l’armoire de la mariée. En chêne noble, à deux battants, orné de somptueux panneaux aux décors religieux, l’année 1834 inscrite en clous dorés sur le fronton, c’est assurément le plus beau meuble de tout le canton. Les porteurs, à la force décuplée par le « Gwin-Ruz » , se démènent pour le hisser sur la charrette. Comme le vin coule abondamment dans les gosiers des déménageurs pendant le trajet, la descente du meuble est périlleuse et la porte de Kérandéréat est tout juste assez large. De nombreux invités envahissent le logis et déposent, suivant leurs moyens, des cadeaux, du beurre, du lait, de la viande, des crêpes. Le maire et son adjoint apportent un mouton. Le festin dit « de l’armoire » achève ceux qui sont déjà ivres. C’est une belle répétition pour le grand jour ».

- L’entrée de l’armoire. Dessin d’Olivier Perrin. « Breiz Izel ou la vie des Bretons de l’Armorique (1844) ».
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Les métiers de nos ancêtres
Les ouvrières des fleurs de soie à Gagny, par Micheline Pasquet
Après les guerres de 1870, et de 1914, les foyers devaient trouver bien souvent un nouveau moyen de ressources pour reprendre une vie normale. Les femmes restées seules avaient dû se débrouiller pour subsister, et ensuite quelques-unes retrouvaient leur mari pas toujours en bon état de travailler, voire disparus. Il fallait faire face.
Après les guerres de 1870, et de 1914, les foyers devaient trouver bien souvent un nouveau moyen de ressources pour reprendre une vie normale. Les femmes restées seules avaient dû se débrouiller pour subsister, et ensuite quelques-unes retrouvaient leur mari pas toujours en bon état de travailler, voire disparus. Il fallait faire face.
À cette époque, les femmes préféraient travailler à domicile si elles n’avaient pas de compétence pour travailler en usine ou dans d’autres professions plus nobles.
Après cette période de grandes difficultés, il fallait créer du travail et c’est à ce moment que les Maisons de couture Parisiennes essayaient de relancer un peu de gaieté et d’élégance dans la vie. Il fallait des accessoires de grande qualité et l’occasion était trouvée pour donner un emploi aux femmes qui recherchaient un emploi manuel.
Des têtes pensantes et innovantes eurent l’idée de relancer la fabrication de différents accessoires de mode déjà connus un peu dans le XVIIIe siècle, en atelier et à domicile, pour satisfaire la demande des grandes maisons de Couture qui essayaient de renaître.
Ces ateliers se situaient pour la plupart dans les quartiers du Faubourg Saint-Martin, des Halles et vers la Bastille, près des gares pour permettre aux ouvrières de banlieue de pouvoir y accéder facilement. Puis des intermédiaires ont eu l’ingénieuse idée de s’installer en région parisienne pour faciliter le travail et éviter trop de déplacement. Nous trouvons la trace de Monsieur Griot, demeurant à Gagny, qui avait une trentaine d’ouvrières à domicile. À Montfermeil également se trouvait un fournisseur de travail à domicile, Monsieur Denos, pour qui de nombreuses ouvrières œuvraient chez elle.
D’autres préféraient se rendre à Paris pour chercher le travail sur place et le rapporter fini dans l’atelier. C’était aussi un moyen de garder le contact avec les personnes préparant l’ouvrage. Car la préparation des tissus était faite à plus grande échelle, sur place, avec des machines. Les formes étaient faites par le découpeur. Celui-ci découpait le tissu sur un billot de plomb à l’aide d’emporte-pièces de différentes formes. Il obtenait ainsi les formes désirées : pétales, feuilles, tiges…

- Les emporte-pièces
L’ouvrière à domicile avait comme outils de petits instruments, des poinçons, des matrices et un petit four pour chauffer certains outils.

- Outils pour la fabrication des fleurs en tissus
Une grande dextérité leur était demandée, car l’ouvrière travaillait souvent pour des fleurs de toute sorte qui iraient orner les plus belles créations des grands couturiers de l’époque.
Leur travail consistait à préparer le tissu (la soie, le pongé ou la mousseline). Elle se chargeait de réaliser la teinture adéquate, puis elle préparait le trempage, ensuite l’essorage dans une petite presse entre deux feuilles de buvard pendant 40 secondes précises ! Après un temps de séchage, ces feuilles ou pétales allaient être formées.

- Le four pour chauffer
Le petit four allumé, l’outil avec une petite boule à son extrémité pour la mise en forme y était placé et l’ouvrière en appuyant dessus donnait la forme souhaitée. Pour les feuilles, c’était à l’aide d’une pince très fine et chauffée que se faisaient les nervures. Cette action se nommait le panachage et le veinage. Les fleurs et les feuilles étaient ensuite fixées et montées sur de fines tiges de métal enrobés de coton ou fil de soie.

- Les fleurs en tissus
Des heures de travail manuel effectuées avec beaucoup d’art et de minutie qui donnaient naissance à de superbes roses, gardénias, pivoines, œillets etc, qui se trouveraient ensuite sur les plus beaux atours de ces dames, ou dans de superbes bouquets trônant au centre de l’entrée d’un grand hôtel, ou tout simplement chez des particuliers. Les fleurs étaient utilisées également dans les théâtres.
Ce travail de fabrication de fleurs de soie a perduré jusqu’à l’arrivée de la guerre 1939-1945. Nous retrouvons les traces d’ouvrières : Lucienne, Louise, Denise et Suzanne Maillard, épouse de Henri Maillard déportée pour faits de résistance (à Gagny, une rue porte le nom d’Henri dans le centre de la ville).

Maintenant les fleurs de soie faites à la main sont très rares, mais quelques ateliers résistent encore à l’invasion étrangère, notamment un atelier à Paris dans le 12e arrondissement et un autre plus petit mais tout aussi efficace à Rozay en Brie (les violettes).
L’habilité de ces petites ouvrières de notre région a fait que leurs créations ont alimenté le monde entier. Elles avaient aussi la réputation d’être les meilleures en la matière et elles voulaient que la France garde toujours l’élégance parisienne.
Sources :
Photos prises au Musée du travail Charles Peyre de Montfermeil.
Témoignage personnel.
Atelier de Rozay-en-brie.
Photo d’une des ouvrières de Gagny.
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Vient de paraître
Les états baltes, par Yves Plasseraud
On nous signale la publication de deux ouvrages sur l’histoire des états baltes :
Les états baltiques
« Une mine d’or à explorer » Henri Minczeles
Terres de confins, les régions baltiques ont toujours connu des situations culturelles, linguistiques et religieuses complexes.
Cette étude, qui couvre plus de 1000 ans d’histoire, vise à explorer comment, au cours des siècles, les interactions majorités/minorités ont contribué à forger les personnalités des groupes en cause (Allemands, Baltes, Biélorussiens, Estoniens, Polonais, Russes…), et pourquoi certains d’entre- eux (Borusses, Lives, Setus…) ont été marginalisés ou éliminés.
L’auteur montre pourquoi et comment les peuples baltiques ont si bien résisté à deux siècles et demi d’annexion et d’« occupation » russe. Il dégage les ressorts de l’identité centre-européenne de ces nations, qui leur a permis d’accéder dès 2004 à l’Union européenne et de conserver depuis dix ans des performances, notamment économiques, que tous les membres de l’UE leur envient.
Allant à l’encontre des idées reçues, Yves Plasseraud suggère, éléments de réflexion à l’appui, que, loin de constituer le handicap annoncé et redouté, la présence en terre baltique de communautés russophones importantes pourrait, à terme, se révéler une chance pour ces États.
Caractéristiques : Ouvrage broché au format 15,5 x 22,7 cm (gd. in-8°), 451 p. + XVI pages d’illustrations couleurs inédites hors-texte, 47 cartes et illustrations N. & B., index, index locorum, annexes, bibliographie. Nouvelle édition mise à jour et augmentée. ISBN : 2-910878-23-6. Prix Public : 35 €.
Histoire de la Lituanie
Un millénaire
Sous le direction de Yves Plasseraud
Préface de Vytautas Landsbergis, Ancien Président de la République de Lituanie, Député européen.
En 2009, la Lituanie a célébré le millénaire de la première mention de son existence : c’est en effet en 1009 que le nom de ce pays apparaît pour la première fois dans les textes.
Bien que membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004, et malgré une très longue histoire, la Lituanie demeure encore mal connue.
La célébration de ce millénaire fut l’occasion pour les Lituaniens d’affirmer la permanence de leur droit à l’existence en dépit de toutes les vicissitudes de l’histoire depuis la fin du XVIIIe où la Russie alla jusqu’à faire disparaître le nom même du pays.
Ce Millénaire est une invitation à découvrir l’histoire particulièrement riche de ce pays, à la langue et à la culture originales. La Lituanie, qui a retrouvé son indépendance depuis 1991, après un demi-siècle d’annexion soviétique, constituait pourtant au XVe siècle le plus grand État d’Europe — de la Baltique à la mer Noire ! —, avec à sa tête des Grands Ducs luttant victorieusement contre l’expansion des chevaliers Teutoniques à l’Ouest et contre les Tatars à l’Est. Un millénaire de lutte incessante pour le droit d’exister et d’affirmer sa place au sein de l’Europe, voilà l’objet de ce livre.
Caractéristiques : Ouvrage relié, avec tranchefile et signet, format 15,5 x 22,7 cm, de 512 p. + XVI p. d’illustrations couleurs hors-texte. ISBN : 978-2-910878-36-8. Prix Public : 30 €.
L’auteur : Yves PLASSERAUD, Docteur en droit, diplômé de l’Institut politique de Paris (IEP), Président du Groupement pour les droits des minorités (GDM), enseigne actuellement aux Universités de Vilnius et de Kaunas. Il a consacré de nombreux ouvrages aux pays Baltiques dont La Lituanie juive (Autrement, 1996) et Capitales baltes (Autrement, 1998) et a dirigé chez le même éditeur l’Atlas des Minorités en Europe (2005). Il a dirigé l’Histoire de la Lituanie. Un Millénaire (2009) aux Éditions Armeline.
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Sur la Toile
Connaissez-vous le refuge d’Anne Frank ?
Le site officiel consacré à Anne Frank vous propose désormais la visite virtuelle du Refuge, la planque dans laquelle la jeune Anne Frank (et sa famille) a survécu pendant de nombreuses années avant d’être appréhendée par les nazis en 1942. Pour commémorer ses 50 ans d’existence, la maison-musée vous invite dorénavant à explorer les lieux de chez vous.

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Sur votre agenda
Tricentenaire de la naissance de George Antoine Simonet (1710-1778)
Fête des Mousselines de Tarare
du 18 au 27 juin 2010
Née en 1893 à l’occasion de l’inauguration d’une statue de la figure locale par qui tout a commencé : George Antoine Simonet, importateur de mousseline au XVIIIe siècle, la Fête de la Mousseline de Tarare bat son plein tous les 5 ans et pare les rues, places et bâtiments de longs rubans de tissus aux couleurs chatoyantes.

Sous ces dais enflammés des centaines de bénévoles s’activent à longueur d’année pour donner à la décade festive (10 jours en juin) un souffle particulier.
Cette année sera célébré le tricentenaire de la naissance de George Antoine Simonet, créateur de la fabrique de mousseline de Tarare.
Ce fils de marchand toilier est en effet né le 28 novembre 1710 à Tarare. Il est décédé le 14 août 1778 à Charbonnières-les-Bains où il avait une propriété. Ses aptitudes, son esprit d’aventurier et d’audacieux, son esprit d’innovateur et sa ténacité lui ont procuré un destin peu ordinaire. Même s’il n’a pas réussi de son vivant la production d’une mousseline digne de ce nom c’est-à-dire un tissu de coton fin et ajouré, il reste celui qui l’a introduite à Tarare ; celle-ci concourant à l’essor et à la fortune de la ville des décennies durant.
Aussi rien d’anormal que de placer la prochaine fête sous son égide ! Plusieurs manifestations s’inscrivent donc dans le cadre de ses 300 ans. Des partenaires sont associés principalement la Société d’histoire, d’archéologie et de généalogie des monts de Tarare et la mairie de Charbonnières-les-Bains…













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