La présentation par l’éditeur : Pour savoir si vos racines sont celtes, germaniques ou phéniciennes, pour découvrir les migrations de votre famille depuis les temps les plus reculés, faites analyser votre ADN. Cette nouvelle manière de rechercher ses ancêtres lointains, déjà en vogue aux Etats-Unis et au Canada, gagne aujourd’hui la France â grande vitesse.
L’entrée de l’ADN dans la vieille discipline de la généalogie se heurte à d’importants obstacles. Est-il vraiment sérieux de parler de généalogie avec ces tests commercialisés ? L’ADN est-il capable de combler les lacunes de l’état civil ? Comment comprendre les résultats et entrer en relation avec ses cousins génétiques ? A-t-on le droit en France de passer de tels tests, en dépit de la loi sur la bioéthique ? Et quels risques juridiques ou moraux l’ADN généalogique fait-il peser sur ceux qui tentent l’aventure ? Destiné tant au simple curieux qu’à l’amateur chevronné de généalogie, ce guide se propose de répondre â ces questions et d’expliquer ce nouveau mode très intime d’exploration du passé.
Le sommaire :
Introduction : L’ADN, une nouvelle manière de chercher ses ancêtres ?
Chapitre 1 : ADN et généalogie :l’offre des laboratoires.
Chapitre 2 : L’intérêt généalogique des tests ADN.
Chapitre 3 : Est-ce vraiment sérieux ? Les théories de l’ADN généalogique.
Chapitre 4 : Suivre les grandes migrations des peuples… et s’y rattacher.
Chapitre 5 : Comprendre le résultat d’une analyse.
Chapitre 6 : Un curieux mélange des genres, questions sur la fiabilité et la légalité.
Conclusion : Pourquoi l’ADN va devenir un outil ordinaire de la recherche généalogique.
L’auteur : Guillaume de Morant a été rédacteur en chef de Généalogie Magazine, dont il a fondé les rubriques Internet et logiciels. Auteur de Votre généalogie en quelques clics (Micro Application) et coauteur de l’encyclopédie Généalogie facile (Hachette), il collabore à la Revue française de généalogie et à son fil d’information généalogique sur Internet « GénéInfos ».
Un avis : Disons-le d’entrée, j’ai toujours été très sceptique sur l’intérêt des liens entre la généalogie et la génétique. Autant la complémentarité entre l’histoire et la généalogie me semble évidente, sans avoir besoin d’explication superflue, autant l’échange interdisciplinaire entre la génétique et la généalogie ne me semblait fonctionner que dans un sens : celui de l’apport de la généalogie à la génétique pour comprendre l’origine de certaines maladies dans une famille ou un groupe d’individus. D’ailleurs, j’ai toujours trouvé pour le moins curieux que certains essais ou manuels consacrés à la généalogie accordent des développements plus conséquents à l’apport de la généalogie à la génétique qu’aux échanges complémentaires entre la généalogie et l’histoire. Curieux dilemme sans doute d’une discipline un temps en quête de ses propres champs d’investigation, de reconnaissance ou de légitimité. Mais, il faut bien l’avouer, mon scepticisme a été levé d’un coup d’un seul à l’enrichissante lecture du magistral et passionnant exposé de Guillaume de Morant. Ici tout est clair et limpide comme l’eau de source. L’étude fait le point sur le sujet et livre, sans effort particulier pour le lecteur, le sens, la définition et la portée de cette technologie nouvelle, la « révolution génétique », cet « outil » inédit d’investigation, mis maintenant à la disposition des généalogistes… et l’auteur cerne parfaitement les enjeux, les perspectives, les limites et les dangers de cette nouvelle branche de la généalogie : la généalogie génétique qui commence là où s’arrêtent la généalogie classique et les sources ordinaires que sont les documents d’archives. Certes, dans le cadre étroit d’une généalogie traditionnelle, le fait de connaître le peuple et le pays d’origine de vos plus anciennes racines, votre profil ancestral, peut sembler amusant, voire relever du gadget superflu tant le saut dans le temps et l’espace semble incommensurable, il n’en reste pas moins que les deux finalités des résultats des marqueurs STR apparaissent comme une aubaine pour les généalogistes : comme l’écrit Guillaume, « ils déterminent l’appartenance à un groupe humain et ils peuvent être utilisés dans le cadre d’une recherche patronymique, en comparant les identités génétiques de deux porteurs d’un même nom pour savoir s’ils sont parents. On est typiquement dans le prolongement de la recherche généalogique, là où les documents écrits viennent à manquer. » À coup sûr, l’étude de Guillaume de Morant est l’une des plus novatrices et des plus stimulantes de celles qui sont proposées dans le cadre de la collection Généalogies des éditions Autrement.
Le site de l’éditeur : Éditions Autrement
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