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Généalogie buissonnière en Haute-Gruyère (3e épisode)

La maison d’Adrien


jeudi 22 septembre 2011, par André Vessot

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Lire les articles précédents :

Généalogie buissonnière en Haute-Gruyère (1re partie), (2e partie)

Le village de Montbovon nous est devenu familier avec Stéphanie, mon arrière grand-mère, puis Victorine sa sœur cadette. Aujourd’hui c’est avec Adrien, son petit frère et l’avant dernier de la fratrie Gottofrey, que nous allons continuer de vivre au rythme de cette paroisse de Haute Gruyère.

Des 6 enfants d’Etienne Maurice Gottofrey et Marie Agnès Pernet, Adrien est le dernier à prendre femme. Sur les traces de son frère aîné Auguste demeuré célibataire, il était bien parti pour rester vieux garçon à 47 ans. Par bonheur il a trouvé l’âme sœur dans le village voisin, Angèle Gret une fille de 24 ans habitant aux Sciernes d’Albeuve. L’abbé Etienne Limat, alors curé de la paroisse, bénit leur union le 26 février 1892. En cette fin d’hiver, le thermomètre affiche entre 2 et 4 degrés, alors que les jours précédents le mercure ne dépassait guère 0° C. On imagine que les cloches de l’ancienne église ont sonné à toutes volées pour fêter l’événement.

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Ancienne porte de l’église de Montbovon (Musée gruérien de Bulle)

Elles ont sonné aussi pour le compositeur français Ernest Chausson [1] , familier des lieux où il revenait chaque année depuis 10 ans ; « … Sensible à l’esprit du lieu, Chausson s’est certainement nourri des odeurs, des couleurs et des bruits de l’endroit. N’avait-il pas soigneusement consigné dans un de ses carnets qui ne le quittait jamais le chant des cloches de l’église de Montbovon…  » [2]. Dieu seul sait s’il a croisé Adrien sur les sentiers d’alpage ou les bords de la Sarine

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Aquarelle de Jean Joseph Combaz (Archives paroissiales de Montbovon, registre des mariages de 1801)

Le ménage s’installe dans la maison provenant de l’héritage familial , au bord de la route cantonale et à côté de la fontaine des Pernet. Je l’appelle ainsi à cause de son origine mentionnée dans un acte de Jean Joseph Comba [3] « Le père Pernet transmet à son dit fils François … la lettre d’acquisition de la fontaine que le village de la Joux fit des ancêtres du dit Pernet père ».

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La fontaine des Pernet

Les années passant, la famille d’Adrien s’agrandit ; en juillet 1895 Angèle met au monde un garçon Jules Henri et l’année suivante une fille Marie Rosalie. Comme nous l’avions déjà évoqué, cette époque est marquée par les grands travaux qui animent la Haute Gruyère. Ainsi depuis une dizaine d’années déjà la construction d’une nouvelle église est à l’ordre du jour des discussions du conseil de paroisse ; avec l’élection de jean Gillet comme président, le projet est sérieusement repris en main. Les plans définitifs de la nouvelle église sont ratifiés par une assemblée paroissiale extraordinaire le 17 mars 1895. Et bien entendu la famille Gottofrey apporte sa quote-part aux différentes souscriptions.

Justine Gottofrey, épouse Grangier 30 francs
Vincent Grangier, époux de Justine Gottofrey 60 francs
Etienne Gottofrey 60 francs
Charles Radice, époux de Victorine Gottofrey 30 francs
Rodolphe Pernet, époux de Philippine Gottofrey 80 francs
Alexandre Wicky, époux de Marie Pernet 15 francs
Adrien Gottofrey 10 francs
Auguste Gottofrey 30 francs

Bourgeois d’Echallens [4] mais habitant à Montbovon depuis près de 70 ans, Etienne Maurice Gottofrey a assisté à la transformation progressive de son village d’adoption, âgé de 85 ans il s’éteint au début du mois de février 1898.

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Les deux églises

C’est probablement au cours de cet hiver que l’on a pu observer cette image insolite des 2 églises de Montbovon [5] : l’ancienne qui a accompagné les ancêtres au cours des différentes étapes de leur vie (baptêmes, mariages, sépultures …) ; la nouvelle résolument tournée vers l’avenir et permettant d’accueillir tous les fidèles, auxquels « viendraient s’ajouter encore pendant la belle saison les étrangers catholiques en séjour dans la localité ou le pays d’En-haut ».

Adrien construit sa propre maison

Mais en 1900 Adrien va contribuer à la transformation de son village puisqu’il va faire construire sa propre maison. En 1884 lors du partage entre les six enfants Gottofrey, il avait hérité avec son frère Auguste d’une écurie avec grange, située juste derrière l’ancienne auberge de la Croix blanche (voir la photo et le commentaire plus bas), autrefois relais des diligences. Et sans doute fortement marqué par le début d’incendie de la maison de sa sœur Justine, souhaitait-il une habitation en dur pour abriter sa famille. Le devis établi à cette époque s’élevait à 4095 francs suisses, mon cousin en a soigneusement conservé la trace.

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L’ancienne église et en dessous l’ancienne écurie avec grange des Gottofrey

Journal La Gruyère du 09/11/2002

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La nouvelle église et la maison d’Adrien Gottofrey
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Maison d’Adrien aujourd’hui

Ancienne auberge de la Croix Blanche

(Relais postal du temps des diligences)



Je vous livre ce magnifique texte de Clément Fontaine, dans le journal La Liberté [6], qui décrit cette ancienne auberge.

En mars 1725, le sieur Antoine Jordan, lieutenant de Montbovon et Marguerite née Grangier, sa femme décident de bâtir une construction en bois et d’ouvrir une auberge sous l’enseigne de la « Croix blanche »

… La toiture large et débordante, en pente douce, est faite d’un gros lattage recouvert de bardeaux, mais aujourd’hui de tuiles. Les boiseries extérieures et les fenêtres du rez de chaussée ont été refaites il y a une centaine d’années, cependant le reste, les parties anciennes, bien conservées, de cette maison sont d’époque. Le visiteur admire la justesse des proportions ainsi que la variété et le goût de l’ornementation des façades. Point de lourdeur, d’uniformité, engendrant la monotonie. Moulures et corniches sont différentes aux divers étages. De grandes rosaces aux couleurs fanées maintenant, décorent les trumeaux. Elles se différencient les unes les autres. Leurs éléments constitutifs sont les fleurs de lys stylisées, les cœurs, les besants, les oves, les étoiles, les flammettes et les filets … L’artisan qui illustra, il y a plus de deux siècles, la grande façade de cette antique auberge, avait du talent, de la souplesse, il savait manier la gouge et le pinceau. L’enseigne, elle-même est charmante dans son encadrement de fer forgé. Y figure une croix blanche tréflée. Un peu en dessous, surgit une tête de cheval : complément obligé et traditionnel annonçant au voyageur qu’il trouvera céans un bon gîte pour lui mais aussi pour sa monture.

… Sur la porte d’entrée, au dessus des fenêtres du rez de chaussée on lit :

L’on a beau bâtir, si Dieu n’y met la main,
C’est travailler en vin
C’est pourquoy qua la source première
Lon doit attribuer la valeur de cette maison
Qui n’est rien au prix de celle que nous attendons aux cieux …

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(Collection personnelle)



… Je revois toujours avec plaisir une aquarelle peinte par le curé Jordan, frère de ma grand-mère. C’est une petite reproduction de la vieille auberge vers 1850. Un troupeau monte à l’alpage. Selon la coutume du pays, la fille de l’aubergiste est sortie avec un pot de vin et verse à boire aux armaillis.

… L’antique auberge a servi de longues années de siège au tribunal de Montbovon. Elle fut désaffectée en 1854 et remplacée par l’hôtel de Jaman que l’on venait de bâtir au bord de la nouvelle route cantonale.


Il est à noter aussi que ce chalet a été reproduit à l’identique dans le village suisse, pour l’exposition universelle de Paris en 1900 . En passe d’être démolie et reconstruite au Pays d’Enhaut, elle a été sauvée et classée « Monument Historique » par le Conseil d’État en 1960.

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Le Fribourgeois 11/06/1899

Sitôt installée dans sa maison nouvellement construite, la famille Gottofrey s’agrandit, d’abord avec un garçon prénommé Léon en juillet 1900 puis 2 jumelles, Rosalie et Hélène en avril 1907. Entre temps, le 27 mai 1906, Henri le fils aîné reçoit la confirmation des mains de l’évêque de Genève et Lausanne. Mgr Deruaz [7]n’était pas revenu à Montbovon depuis 1898, lors de la consécration de la nouvelle église.

Adrien était agriculteur mais vivotait et son emploi de postillon entre Montbovon et Gstaad permettait d’arrondir les fins de mois. Hélas il n’a pas profité longtemps de sa maison car il décède quelques jours avant l’éclosion du printemps 1910, âgé de 65 ans et 2e de sa fratrie. La vie va reprendre son droit malgré tout, plus dure sans doute pour Angèle sa veuve, même si Henri l’aîné qui aura bientôt 15 ans peut prêter ses bras pour les travaux agricoles.

L’avènement de la fée « Électricité »

Mais revenons quelques années en arrière, nous avions déjà parlé de la construction de l’usine électrique, qui va bientôt alimenter toute la vallée de l’Intyamon. Elle fournit l’énergie à l’usine de carbure de calcium voisine. Quelques jours avant l’an 1900, l’église paroissiale Saint Grat de Montbovon est éclairée à l’électricité [8], pour cette petite commune de la Gruyère, vous vous en doutez bien, c’est un événement.

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(Collection personnelle)

Chaque automne dans toute la Gruyère on fête la Bénichon, [3] celle-ci est relatée dans la chronique gruérienne du journal La Liberté : « La Bénichon de la montagne bat son plein depuis dimanche … La semaine dernière a été marquée par la descente des troupeaux. Ceux-ci sont généralement en bon état. On sait que la Saint Denis, soit le 9 octobre, est la date extrême de la descente de l’alpage. Bien en a pris, du reste, aux braves bêtes, car la neige les a suivies de près, samedi matin elle blanchissait les sommets et saupoudrait les montagnes jusqu’au pied  » [9]. C’est l’occasion de nombreuses manifestations, comme en octobre 1912 où les jeunes filles de Montbovon donnent des représentations théâtrales. Au programme « La folle au papillon bleu » et « Le rêve de Suzette » [10] .

L’année suivante la famille Gottofrey accompagne Auguste, frère aîné d’Adrien, à sa dernière demeure. Comme je l’avais évoqué dans le précédent article, mon père a fait à cette occasion sa première visite à Montbovon, accompagnant mon grand-père qui venait régler là les questions de succession.

La Bénichon, une fête populaire



Au XVe siècle, la « bénission » - en patois la bénédiction- était la fête patronale paroissiale, donc la fête du village. La fête durait trois jours, avec un grand repas, des danses et des jeux. Par la suite, la Bénichon devint la fête des récoltes et la descente des troupeaux de l’alpage (la désalpe (Rindya), qui est l’opposée de la Poya, montée à l’alpage du printemps). C’est lors de la Bénichon que les couples se formaient. On y dansait et chantait, et buvait le petit « blanc vaudois ».

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Scène de montée à l’alpage (Poya) peinte par Sylvie Gottofrey



À Montbovon, on retrouve la trace de la Bénichon en 1670. Dans l’inventaire des meubles de Jean Barbey, des Sciernes, il est parlé des plats pour la Bénition [11].

De cette vieille coutume est resté le joyeux festin avec son menu traditionnel [12] :

- En entrée, la Cuchaule , ce pain gras de farine blanche parfumé au safran, avec la Moutarde de Bénichon , sorte de confiture piquante à base de vin cuit (résiné) et d’une décoction de graines de moutarde dans du vin blanc ... Je peux vous assurer que c’est délicieux !

- Puis vient le moment solennel du Bouillon et son complément nécessaire Le bœuf bouilli avec ses légumes

- Arrive ensuite le Ragoût de mouton , les Poires à botzy et la Purée de pommes de terre

- Mais n’oublions pas le Jambon de la Borne impatiemment attendu

- Et en dessert les Meringues à la double crème , les Pains d’anis .

Mon cousin René Gottofrey précise : « Attention, tous les repas n’étaient pas si copieux. Nous nous contentions d’un rôti et d’un dessert ». Il ajoute : « Lors des Bénichons à la campagne, il y avait pour les enfants de grandes balançoires (une longue planche soutenue par des cordes) installée dans la grange ».

Mais bientôt l’Europe allait s’embraser dans la première guerre mondiale. Quand Berne apprend que l’Allemagne a proclamé l’état de guerre, le conseil fédéral décrète le jour de la fête nationale suisse la mobilisation générale pour le 3 août. Tout en réaffirmant son attachement au principe de neutralité [13], la Suisse mobilise son armée forte de 250 000 hommes afin de défendre ses frontières. La neutralité est d’autant moins évidente que la population est divisée, la Suisse alémanique ne cache pas ses sympathies pour l’Allemagne, même pas le général suisse Ulrich Wille qui est élu chef d’État-Major pour la durée de la guerre, tandis qu’en Suisse romande on est favorable à la France.

Le 4 août, tout ce que le canton de Fribourg compte de soldats d’élite converge vers la capitale. Et le spectacle de ces soldats coiffés de leurs képis qui marchent vers leur lieu de rassemblement, après avoir consulté les affiches de mobilisation, a quelque chose de troublant. A l’angoisse du soldat qui entre dans une aventure dont il ignore l’issue, s’ajoute l’inquiétude des femmes qui doutent de l’avenir.

C’est ainsi qu’au début du mois d’octobre 1914, Henri Gottofrey est mobilisé comme fusilier dans la 3e compagnie du bataillon 14. Mon cousin se souvient qu’il y avait dans le galetas de la maison de famille le képi et le sac militaire de son père.

Bref historique du Bataillon 14



Sous le commandement d’Eugène Vicarino, la première mobilisation conduit le bataillon, du 5 août au 5 décembre 1914, dans le secteur de guerre de la 2e division, le laufonnais (Courroux-Hasenboden). De retour dès le 6 octobre, la troupe effectue des manœuvres dans les cantons de Fribourg et de Vaud. Le 2 mars 1915, le bataillon reprend du service et sa garde à la frontière septentrionale, dans la campagne bâloise (Mariastein-Aesch). Puis le 18 mai il part pour le Tessin, dans le décor coloré du val Morrobia (Gubbiasco). Le 23 juin, grâce à l’intervention du conseil d’état fribourgeois et à une lettre anonyme envoyée au président de la confédération, les fantassins fribourgeois passent le Saint-Gothard et démobilisent au plus vite afin de commencer les foins à temps  [14]

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Médaille du bataillon 14



Pour commémorer les mobilisations de guerre, le bataillon 14 a fait frapper une superbe médaille de bronze, due au ciseau de M. Huguenin. l’artiste réputé du Locle. Elle évoque un paysage montagnard de chez nous : près d’un chalet de la Gruyère, l’armaillis fièrement campé élève son bras en un geste vigoureux, qui signifie l’ardeur, la foi et la volonté. A cet appel, le bataillon en colonne surgit de la vallée, drapeau en tête, ses hommes coiffés du casque et fusil sur l’épaule. L’horizon est barré par la silhouette du Moléson. Le revers est réservé à l’inscription, enlacée de chêne et de laurier. Cette médaille sera remise à tous les officiers, sous-officiers et soldats du bataillon 14 ... qui ont pris part aux services actifs datant une mobilisation entière ; elle constituera un précieux souvenir des années 1914-1919 [15].

Plusieurs éléments porteurs de l’image gruérienne sont ici concentrés : l’armaillis, le chalet et le moléson, la montagne sacrée. Bien que les gruériens soient largement minoritaires dans les années 1914-1920 [16], rappelons pour mémoire que la bataillon a choisi « La Poya » comme hymne officiel.
Le caractère gruérien est difficilement définissable. Mélange subtil de fierté, de susceptibilité, d’amour farouche de la liberté et des traditions, désir d’indépendance aussi ... Le bataillon 14 a hérité de ces qualités et de ces défauts. Ceux qui l’ont commandé reconnaissent volontiers ce côté frondeur ... N’a-t-on pas surnommé le bataillon « Le rouspet 14 »
 ? [17]

Sur les instances du Vatican, du roi d’Espagne et de la Croix-Rouge internationale, des pourparlers ont lieu entre belligérants et neutres portant sur la possibilité d’interner des prisonniers des deux camps en Suisse. Un accord est réalisé le 15 janvier 1916 et ainsi au 1er août 1916, 11 689 militaires et civils français, 3 628 allemands se trouvent internés en Suisse dans des conditions de séjour plus satisfaisantes, sous la responsabilité du médecin colonel helvétique Hauser. À Montbovon ce sont des français, 36 sous-officiers et soldats, de même qu’à Grandvillard, village voisin, tandis qu’à Château d’Oex ce sont des anglais [18] [19].

En raison du conflit, les puissances européennes engagent une guerre économique dont le but est de couper les approvisionnements de l’adversaire. La Suisse en est lourdement affectée, car pour faire tourner son économie et nourrir sa population, elle a besoin du fer et du charbon allemand ainsi que des denrées alimentaires et d’autres matières premières fournies par les Alliés. Elle doit soumettre son économie à un contrôle total, pour éviter que les produit livrés par les uns soient transformés en matériel de guerre pour les autres ! La Suisse jongle avec les exigences des deux camps rivaux mais doit leur abandonner une partie de sa souveraineté économique.

- Pour lire la suite... (A2025)

Liens :

- La Bénichon

- Rapport Favre sur l’internement des prisonniers de guerre

Sources :

- René Gottofrey, petit-fils d’Adrien

- Sylvie Gottofrey, arrière petite-fille d’Adrien

- Bibliothèque du musée gruérien de Bulle

- Archives de l’Etat à Fribourg

- Archives paroissiales de Montbovon

P.-S.

Je voudrais remercier tout particulièrement :

- Marie Claire L’homme, pour son accueil et pour ses conseils,

- François Blanc pour son aide quant aux archives militaires,

tous deux des Archives de l’Etat à Fribourg

- Pierre Robadey, président de paroisse qui m’a donné accès aux archives paroissiales de Montbovon.

Notes

[1Ernest Chausson (1855-1899), compositeur français, élève de Jules Massenet, il a notamment composé : poème pour violon et orchestre op. 25, poème de l’amour et de la mer pour voix et orchestre op. 19, symphonie en si bémol majeur op. 20, Le roi Arthus, drame lyrique op.23 ...

[2Journal suisse La Liberté du 26-27/08/1995

[3Archives de l’état à Fribourg RN 989, acte du 21/01/1800

[4Situé au Nord de Lausanne dans le canton de Vaud

[5Extrait de « 2 églises, 4 chapelles, 5 siècles », fascicule publié en 1948 en souvenir de la consécration de l’église en 1898

[6Journal suisse La Liberté du 23/10/1961

[7Pour l’anecdote Mgr Deruaz est venu à Lyon le 17 juin 1896 lors de la consécration de la basilique de Fourvière (Journal suisse La Liberté du 16/06/1896)

[8Journal suisse Le Fribourgeois du 21/12/1899

[9Journal suisse La Liberté du 13/10/1903

[10Journal suisse Le fribourgeois des 11 et 20/10/1912

[11Dictionnaire historique et statistique des paroisses catholiques du canton de Fribourg d’Apollinaire Dellion, 8e volume

[12Extrait de « La Bénichon contée » par le Dr Romain Pasquier dans le bulletin « L’Ami du Musée » d’août 2010

[13Après la défaite de Napoléon et dès la conférence de Vienne de 1815 sur les affaires internationales, la Suisse est obligée d’être neutre dans n’importe que conflit entre les nations

[14Le bataillon 14 et ses soldats (1875-1991) de P. Borcard CH AEF Ak 4

[15Journal suisse La Liberté du 19/01/1920

[16Les recrues de Gruyère seront 30 % en 1930-1945 et 52 % en 1981

[17Le bataillon 14 et ses soldats (1875-1991) de P. Borcard CH AEF Ak 4

[1824 officiers, 418 sous-officiers et soldats

[19Rapport du Major Edouard Favre (1917) sur l’internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés

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9 Messages

  • Cher André,

    J’ai hâte de lire la suite des aventures de mes ancêtres et vous remercie de tout coeur pour ces lignes car en sus d’être passionantes du point de vue historique, elles me touchent beaucoup car elles éclaîrent tout un pan de ma propre histoire que j’ignorais. J’ai d’autant plus hâte de lire la suite que nous arrivons à mon grand-père Henri que j’ai connu jusqu’à mes 10 ans approximativement. Je me souviens des visites à mes grands-parents que nous faisions le dimanche, et j’ai encore le goût des bonbons que me donnait ma grand-mère, Cécile, qui étaient des « bourgeons de sapin ». De mon mon grand-père, j’ai le souvenir d’une personne assez réservée mais dotée d’une grande gentillesse et d’une grande douceur.

    Merci aussi d’avoir mis le dessin de la poya que j’ai peinte pour ma fille Agathe, j’en suis très fière !

    Travaillez-vous déjà sur la suite de l’histoire ?

    Bravo encore et bonne continuation et recevez, cher André, mes sentiments les meilleurs

    Sylvie Gottofrey

    Répondre à ce message

    • Chère Sylvie,

      Merci pour votre commentaire qui me touche beaucoup. J’ai eu moi-même beaucoup de plaisir à écrire cette article qui m’a permis de mieux connaître vos ancêtres, et de découvrir l’histoire de la Gruyère. Mais tout le mérite revient à votre papa qui a fait vivre toutes ces recherches.

      La suite de cette histoire est déjà bien avancée. A suivre donc ...

      Avec mes amitiés.

      André

      Répondre à ce message

  • Je voudrai simplement ajouter une précision qui m’a été communiquée par Alain Morinais quant au village suisse évoqué dans cet article :
    « Le village Suisse de l’exposition Universelle de 1900 a été rasé en 1967 et remplacé par des immeubles modernes dont les rez-de-chaussées sont occupés par des antiquaires qui forment toujours ce que l’on appelle le village Suisse, mais qui n’en a que le nom et les rues baptisées comme à l’origine du village de l’expo. »

    André VESSOT

    Répondre à ce message

  • Cher Papa,

    Toujours aussi passionnantes tes histoires ! Je me régale... Plein de gros bisous, Séverine

    Répondre à ce message

  • Cher André,

    Merci pour ces récits qui nous font revisiter l’Histoire à travers notre histoire familiale. Je les découvre à chaque fois avec grand plaisir !

    Affectueusement,

    Ton neveu Pierre

    Répondre à ce message

  • Cher André,

    Un grand merci pour ce beau et vivant témoignage sur mes ancêtres. Le texte est à la fois historique et passionnant.

    Ayant connu mes grands-parents Henri et Cécile Gottofrey jusque vers mes vingt ans que nous avons fêtés dans le jardin de mes parents, je me suis en effet souvent demandé qui étaient les grands-parents de mon père René, et ceux de mon grand-père Henri. Grâce à vous j’en sais plus aujourd’hui, et pas seulement leurs noms, mais un peu de leur vie également, ainsi que de la société dans laquelle ils ont vécu.

    Merci pour votre merveilleux travail de recherche et d’écriture. Je me réjouis déjà de la suite de vos articles.

    Amitiés,
    James Gottofrey

    Répondre à ce message

    • Cher James,

      En faisant mes recherches et en rédigeant cet article, j’ai découvert vos grands-parents que mon propre père a rencontré en 1964. Il a ensuite entretenu une correspondance régulière avec votre grand-mère qui lui donnait des nouvelles de sa famille. Je suis content que cet article vous permette aussi de mieux connaître votre ascendance paternelle.

      En attendant la suite, toutes mes amitiés à votre petite famille de Marly.

      André

      Répondre à ce message

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