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Deux remèdes des temps anciens


jeudi 6 septembre 2012, par Thierry Sabot

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Les mentions insolites en vers, en prose ou figurées sont assez rares dans les registres paroissiaux. Sauf exception, elles n’ont qu’un relatif intérêt historique et une faible valeur littéraire ou artistique. Elles sont souvent l’expression des curés les plus instruits ou de ceux dont l’insertion dans la culture laïque et populaire de leur temps est la plus prononcée. Ces notes n’en demeurent pas moins intéressantes pour le lecteur, car elles sont le reflet d’une époque ou d’une sensibilité.
Ces annotations inattendues prennent souvent la forme de croquis, poésies, dictons, citations, maximes, aphorismes, épigrammes, sentences, proverbes, recettes, remèdes...

Un remède contre la dysenterie

Il faut distinguer deux sortes de dissenterie : la dissenterie simple et la dissenterie maligne. Dans la dissenterie simple, le malade est sans fievre, ne pert point l’appeti, le someil n’est interrompu que par des tranchées, pour l’envie d’aller à la scelle est frequent. Dans la dissenterie maligne les scelles sont plus frequentes, les douleurs d’entrailles plus vives, l’insomnie, le degoust, les vomissemens, les nausées, la fievre, la foiblesse, le poux petit et languissant, souvent le hoquet, les extremitées froides, la chutte du fondement, la dificulté d’uriner, enfin la cangrène s’empare souvent des entrailles et cette dissenterie est tres dangereuse et demande un traitement varié et modifié suivant les degrés du mal, la force, l’age et le sexe. Pour les personnes sanguinnes, il est avantageux dès le commencement de cette maladie de faire faire une ou deux segnées legeres, de donner cinq à six demi lavements par jour faits avec une decoction de grenes de lin, pour toute boisson de leur faire faire usage de boisson d’eau de grenne de lin et pour nourriture du potage et du boüillon et rien que du boüillon lorsqu’il y aura de la fievre on donnera de deux en deux jours au malade six à sept grains de verre d’antimoinne sirée enveloppé de pomme cuitte et cela à jeun, c’est à dire deux heure de distance de tout aliment.

Courbeveille - AD - BMS 1755-1760 - E dépôt 60/E18 - Vue 64/149.

Un remède pour les femmes qui ont mal au sein

Un septier de vin rouge, quatre jeaunes d’œufs, un demy quard de miel comun, le tout bien battu. Faire cuire le tout dans un poilon comme de la boüillie. En fairre un cataplasme avec du poupeau de chanvre et l’apliquer sur le mal, et toujours continuer ledit remède jusqu’à parfaitte guérison.

Courbeveille - AD - BMS 1729-1741 - E dépôt 60/E15 - Vue 27/164.

Lire l’avis des premiers lecteurs

Cet ouvrage, étude inédite, se propose de vous faire découvrir quelques-unes de ces mentions insolites et de vous en montrer la richesse historique et généalogique. Il répond à bien des questions au sujet de ces textes insolites qui parsèment les registres paroissiaux : Pourquoi certains curés notent des mentions insolites ? Que nous apprennent-elles sur la vie quotidienne de nos ancêtres ? Comment repérer, déchiffrer, transcrire et commenter ces témoignages du passé ? Comment les utiliser pour compléter notre généalogie et l’histoire de notre famille ou de notre village ?

Il s’agit du premier numéro de Théma, la nouvelle collection d’histoire et de généalogie.

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9 Messages

  • Deux remèdes des temps anciens 7 septembre 2012 11:31, par Anik Galand-Boudart

    De quand datent ces 2 remèdes ? 19e siècle ? ou avant cela ?

    Répondre à ce message

  • Deux remèdes des temps anciens 7 septembre 2012 15:54, par Jean Magnier

    Je vous en propose un autre, sans garantie d’efficacité, malgré la présence d’yeux d’écrevisse ...
    Grâce l’initiative et aux encouragements du Directeur des Archives de la Mayenne, parmi bien d’autres amateurs, j’ai eu le plaisir de découvrir cette mention :

    Rfrence : Lassay registre BMS. 1692-1715 (vue 257/394).

    Cette anne mil sept cent sept est remarquable
    par la dissenterie contagieuse qui fist mourir en
    cette seule paroisse prez de cent personnes plus que
    l’ordinaire des autres annes. Les trois ests derniers
    avoient t trs chauds et secs et les hivers sans
    geles ni froidures. on ne peut dire que les fruits
    nous ayent causez cette maladie parce que jamais
    il n’en fut si peu en ces cantons icy o ils manquerent
    absolument. Ce mal commencea dez les derniers jours
    du mois d’aoust et n’a point fini en cette paroisse que
    vers le vingtieme decembre. Je dis dans cette paroisse
    car il continu encor dans les voisinnes. Presque
    tous ceux qui en ont t attaquez en sont morts
    et trs peu en sont echapez ; quelques-uns n’ont dur
    que deux jours, et ordinairement ne passoient pas
    le huictieme. Rien ne leur passoit l’estomach, il leur
    prenoit un hoquet, avec des coliques effroyables qui
    les emportoient, leur corps paroissoit noir ou vergent
    aprs leur mort ; dans les vomissemens presque tous
    jettoient des vers. Comme le bas Anjou, la haute Bretagne
    et le bas Mayne etoient affligez de cette facheuse
    maladie par dessus les autres provinces sa majest
    qui en fut informe voulut bien nous assister, et faire
    preparer des remdes qui nous furent envoyez par
    le canal de ses intendans, Mayenne en eut six cent
    prises pour son distrait qui furent distribuez gratis
    aux pauvres, l’on donnoit deux sachets chaque
    malade, l’un etoit rempli de poudre rougeatre dont la
    composition etoit de coral, de perles et dyeux decrevisse
    pulverizez ; l’autre etoit une poudre blanche tirant sur
    le vert, et c’etoit au rapport des medecins de l’pikkoa[...] [sic sans doute pour ipcacuana]

    Répondre à ce message

  • Deux remèdes des temps anciens 8 septembre 2012 09:35, par LEJEUNE Gérard

    Bonjour
    Je possède aussi deux recettes « miracle » anciennes pour se débarrasser des renards ; si cela intéresse quelqu’un laissez moi un message sur mon mail, je vous les enverrai.
    Comme chaque semaine ces articles mis en ligne par Thierry sont excellents et intéressants

    Répondre à ce message

    • Deux remèdes des temps anciens 8 septembre 2012 10:26, par Christophe Lelandais

      Bonjour

      Amateur de ce genre de « recettes », pas pour les essais, je vous rassure, je suis intéressé par votre proposition.

      Merci par avance.

      Répondre à ce message

    • Deux remèdes des temps anciens 8 septembre 2012 16:46, par Plumeau

      Je vous remercie si vous pouvez me communiquer ce « remedes » des temps anciens.
      Cela m’interesse plusieurs titres. D’abord a titre historique (medecin et historien). Ensuite parce que j’ai trouve un de mes ancetres qui avaient souvent a faire aux renards soit pour s’en defendre soit pour les chasser...
      Merci d’avance.
      Cordialement.

      PS a priori l’editeur a un probleme avec les accentuations !

      Répondre à ce message

    • Deux remèdes des temps anciens 9 septembre 2012 11:58, par LE TANTER André

      Bonjour Gérard , ayant la visite fréquente des renards , avec une voracité de plus en plus grande , votre proposition m’interesse énormment. Par avance merci . Cordialement André LE TANTER

      Répondre à ce message

  • Deux remèdes des temps anciens 8 septembre 2012 11:13, par Pierre Rougé

    J’ai relevé dans le registre ouvert par le curé de FERRIERES (Tarn)des « refus de sépulture ecclésiastiques pour les religionnaires non convertis »du 11mai 1759 au 15 juin 1787 la recette suivante :« Remède infaillible pour guérir des fièvres de la colique venture et pour aller au devant de l’idropisie : quinze grains julaps, autant rhubarbe en poudre, dix grains gomme gutti, quinze grains quina le tout ml dans du vin blanc reste dans le cuiller »

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  • Deux remèdes des temps anciens, dysenterie encore 8 septembre 2012 13:31, par danièle Abgrall

    BMS AD44,SAINT-VIAUD,anne 1759
    autre traitement contre la dysenterie, qui a fait cette anneé 100 morts de plus que les autres années St VIAUD, le curé préconise : mane, rhubarbe et sels de plomb avant les astringents... heureusement que la médecine a fait des progrès

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