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Une chronique familiale et une aventure généalogique : L’histoire d’un patronyme (épisode 2)

La famille Pras entre Forez et Lyonnais de 1540 à 1905


jeudi 22 novembre 2012, par Danièle Treuil

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Après avoir évoqué le début de l’aventure que les circonstances m’ont amenée à engager, à la rencontre de mes ancêtres paternels, je poursuis en m’interrogeant sur le pourquoi de leur patronyme. Chacun d’entre nous porte un nom à la naissance. C’est un trésor que nous partageons tous. À travers celui de cette famille, on découvre comment on peut comprendre l’origine et l’évolution de “ce petit morceau d’histoire, porté chaque jour et qui ne tient qu’en quelques lettres” (Marguerite Yourcenar – archives du Nord).

Jusqu’au Xe siècle, seul le nom de baptême suffit à identifier les individus, car la France est alors peu peuplée. Dans les très rares textes connus, on n’utilise que des prénoms donnés au baptême. La situation change à partir de l’an mille. Les grandes invasions sont finies, il est possible d’élever en paix une famille plus nombreuse. La prospérité entraîne une forte explosion démographique et la population double entre le Xe et le XIVe siècle. Chaque village compte des dizaines de Pierre, Jean, Mathieu ou Claude comme dans notre région... et il faut savoir de qui l’on parle. Par ailleurs, les progrès des impôts, la nécessité de multiplier les actes écrits dans lesquels on consigne les achats et les ventes de terres obligent les scribes à distinguer les individus les uns des autres. Pour toutes ces raisons, on prend l’habitude de donner des surnoms, qui se fixent et se transmettent progressivement : nom du métier, du lieu, du village ou encore sobriquet lié à l’apparence physique, au caractère ou à tout autre particularité. La coutume se développe en Italie, avant de s’étendre dans le Sud de la France, puis progressivement dans le Nord et en Europe. Peu à peu ces « surnoms » deviennent héréditaires au cours des 13e et 14e siècles. Ils sont définitivement établis avec l’apparition des registres d’état civil, tenus progressivement par les curés à partir de l’ordonnance de Villers-Cotterets de 1539, édictée sous François 1er, laquelle stipule que les nouveaux nés seront baptisés sous le nom de leur père.

Pourquoi Pras ? [1] L’origine du Patronyme

Quand j’ai interrogé, au début de ma recherche, les services généalogiques du “feu” minitel, en l’occurrence 36-l7 RACINA, au sujet du patronyme Pras, j’ai obtenu une référence unique : 1720 - Loire, Saint-Just-en-Chevalet.

J’ai été surprise de la précision du lieu (c’est en effet le berceau de la famille), mais étonnée par la date tardive annoncée. J’ai trouvé des « pra » bien avant 1720, dès 1575, date des premiers registres paroissiaux existant pour ce bourg. Mais le nom alors s’écrivait sans s, successivement praa (semble-t-il), prâ ou pra [2] et ces orthographes anciennes, variables au fil du temps et d’ailleurs d’un document à l’autre, n’étaient pas prises en compte par le minitel ; d’une façon générale, l’orthographe des noms est restée longtemps fantaisiste, calquée sur l’usage parlé ; elle ne s’est fixée définitivement qu’en 1873, avec l’institution du livret de famille. L’orthographe de notre nom, quant à elle, devient constante, d’après les actes que nous possédons, à partir d’Antoine, né en 1779, le père des deux Claude. L’année 1720, indiquée par le minitel, correspond sans doute à la première apparition du « s » et à la prise de fonction des notaires Fonthieure, père et fils, qui établissent de nombreux actes pour la famille (de 1720 à 1792) avec l’orthographe, tantôt pra, tantôt pras (à l’époque, la première lettre est toujours minuscule). Mais pourquoi Pras ?

Un nom emprunté au lieu

Dans la région qui nous intéresse, Saint-Just-en-Chevalet à la limite nord-ouest du Forez, la coutume - selon Jean Canard, historien local [3] - veut que beaucoup de noms aient emprunté celui des villages où résidaient les familles, ce que nous avons en effet souvent vérifié. C’est le signe d’une étroite dépendance de l’homme avec la terre, plus marquée dans le Sud de la France que dans le Nord. Auguste Brun) [4] observe en effet que les occupants du Midi et de ces régions ont des attaches plus anciennes avec le sol et que la carte de peuplement se trouve stabilisée dès l’âge du bronze. A la différence, dans le Nord, du fait des invasions successives entraînant de nombreux remaniements ethniques, la carte néolithique a subi de nombreux changements. L’origine des noms marque davantage la primauté de l’individu par rapport au sol et au village. C’est ainsi que, dans le Nord-Est ou la Lorraine en particulier, d’anciens noms de baptême constituaient à une époque la majorité des noms de famille (la moitié nous dit-on).

En ce qui nous concerne, on trouve au dessus de Saint-Just-en-Chevalet, à plus d’une heure de marche du bourg, un lieu dit « Les Pras », qui comporte encore quelques maisons aujourd’hui.
C’est juste en dessous du rebord du plateau qui prolonge les Monts de la Madeleine, à mille mètres d’altitude, un plateau qui, selon la légende, aurait servi de refuge à une population de l’antiquité, les Tomberinaux. Un bois, mentionné sur les cartes d’état-major, porte encore ce nom aujourd’hui. L’endroit est toujours très boisé et l’on peut imaginer les grandes et sombres forêts qui s’étendaient à l’époque, avant les défrichements de l’an mille.

Un nom, hérité du latin

Selon l’origine latine, « Les Pras », nom du village, signifient les prés. Quoi de plus naturel pour nommer une clairière ouverte au milieu des bois et pourquoi ne pas imaginer que ce sont nos ancêtres qui se sont installés là un jour, à la recherche de terres à cultiver. A plusieurs, ils ont coupé, débroussaillé, à la hache, à la faucille, enlevé les pierres, nombreuses sur ce plateau, creusé de maigres sillons à la houe, conduite de mains d’hommes. L’ont-ils fait pour leur propre compte ou, plus vraisemblablement, à la demande de quelques supérieurs d’abbayes ou seigneurs, soucieux de repeupler leurs terres, après des années de grandes famines et d’épidémies ? « Les Pras » peuvent signifier aussi « les plats », d’après Gérard Panisset, déjà cité, historien généalogiste et spécialiste de paléographie, ce qui correspond également à la situation, car le hameau se niche sur un replat.

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L’augmentation de la population, notamment dans les années 1050-1180, a entraîné un intense mouvement de défrichement. C’est la période des grands essartages, avec constitution ou élargissement de zones de culture en forêt. Aller en altitude - malgré la rudesse du climat - est une façon d’échapper à l’emprise des seigneurs, qui se rendent peu dans les montagnes, davantage domaine des abbayes, dont la tutelle est considérée souvent moins contraignante. Il s’agit aussi parfois de terres sans propriétaire ! Qu’en a-t-il été pour nos ancêtres ? Quoi qu’il en soit, à cette époque, beaucoup de seigneurs et d’abbés affranchissaient leurs serfs, plutôt que de les voir abandonner leur domaine à la recherche de maîtres plus complaisants.

Ces terres nouvelles, gagnées sur la forêt, ont fait reculer les famines. Le XIIe siècle n’en a connu que deux, en 1125 et en 1197, alors que jusqu’à l’an mil la disette était une menace permanente. On garde le témoignage de ce renouveau : « la terre n’était pas remplie de tant de gens qu’aujourd’hui, ni si bien cultivée ; et l’on n’y voyait pas tant de riches domaines, tant de châteaux ni de villes opulentes. On faisait bien dix grandes lieues, voire quinze, sans rencontrer de bourg, château ou ville où trouver un gîte » (tiré de Récits d’autrefois - section archéologie et histoire de Neuville Bosc). Ce récit date de la fin du XIIe siècle et montre bien l’étonnement des contemporains devant l’étendue des défrichements.

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Des terres gagnées sur la forêt

Un patronyme plein de vie

L’orthographe Pras, avec un s, est rare et ne correspond pas à la terminaison latine, pratum (prata au pluriel) qui a donné plus souvent « Prat ».

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Exercices de signature... d’Antoine (1779-1842) ou de son fils aîné Claude (né en 1808)

Souvent patronyme varie

Un exemple m’a frappée. Il semble qu’un certain Jehan ait porté successivement au cours de sa vie son patronyme avec les orthographes suivantes : depraa (1597), Praa (1600), Prat (1601), pras (1604), prast (1608) pras (1614) ... !!

Ce cas, relevé sur un temps très court, semble cependant exceptionnel. Nous ne savons pas l’expliquer. La plupart du temps, on trouve bien cette évolution (mis à part l’apparition du t) mais sur une longue période.

Depuis « depra », jusqu’à « pras » !

L’évolution me semble logique à partir de l’orthographe ancienne. Je fais l’analyse suivante. D’abord « depra », hérité de la forme latine « de pratis », telle que nous l’avons trouvée dans des terriers du 15è siècle. On trouve là le génitif du latin, qui signifie « appartient au village des pras ». Le patronyme depra est resté un certain temps pour ceux qui ne quittaient pas leur village d’origine. On trouve aussi simultanément, dans des premiers actes - des praa ou prâ – ce qui correspond à la façon de dire « pré » en franco-provençal, langue parlée dans la région. En effet, on dit toujours aujourd’hui en patois à St-Just-en-Chevalet pour parler d’un pré « lou prââ » (et dans la région d’Annecy, dont le patois est hérité aussi du franco-provençal « lou prau »). A Lyon d’ailleurs, patrie de cette langue ancienne, tous les a sont longs, comme s’ils avaient quatre ou cinq accents circonflexes : admirââââble, agréââââble etc... (cité dans « Archives de Lyon », Ed. Milan 1994). En franco-provençal, le « a » est donc prononcé de façon très longue et accentuée. Si à Saint-Just-en-Chevalet, pendant des décennies, l’accent circonflexe disparaît des registres, plus tard à la fin du 18è siècle, on le trouve remplacé – pour respecter la prononciation - par l’ajout d’un « s » ; ce « s » vient remplir la fonction de renforcer la voyelle qui précède. Le chemin est inverse de celui qui a consisté à remplacer le « s » par l’accent circonflexe, comme dans les mots, hostel et hôtel, teste et tête, forest et forêt. En s’éloignant des pays du franco-provençal, la prononciation a aujourd’hui évolué, car le « a » est prononcé de façon beaucoup plus brève et ouverte. Mais le « s » est resté, pour ceux dont l’origine du nom se situait dans ces pays..

Un patronyme à rallonges…

Quand nous connaissons les “pra” (vers 1550), ils ont quitté leur village d’origine pour essaimer dans des hameaux très proches, mais un peu plus bas en altitude, Montloux, Oblette, Borjas, Roche. Pour les distinguer entre eux (ils sont nombreux), on les appelle, dans les registres paroissiaux ou dans les différents actes notariés que nous possédons, pra-montloux, pra-oblette, pra-roche, pra-borjat... Il arrive même, quand le prénom est très répandu dans le même village, qu’on ajoute le nom de l’épouse. C’est ainsi que j’ai rencontré un jehan pra (début 17e), parfois nommé « jehan pra montloux bigotery ».

Les noms de tous ces villages évoquent des caractéristiques du lieu : Oblette c’est le village d’en haut (ou du latin vo blet : val humide), car s’il est en altitude il s’étire dans un petit vallon ; une roche existe toujours aujourd’hui à côté des maisons du village Roche ; Montloux (Monloup depuis le 18e siècle) s’explique par les nombreux loups qui peuplaient la région. Les loups, c’est d’ailleurs le surnom collectif donné aux habitants de Saint-Just-en-Chevalet par leurs contemporains, tant ces animaux étaient nombreux dans les parages du bourg et des hameaux alentour.

La nécessité de ce troisième nom (si l’on compte déjà le prénom), qui n’est jamais devenu héréditaire et qui pouvait changer au cours de la vie (ce qui a parfois compliqué les recherches) s’explique, me semble-t-il par le fait suivant : la coutume chrétienne du lieu veut que chaque nouveau-né porte en premier prénom celui de son parrain ou de sa marraine, la plupart du temps un oncle ou une tante, une soeur ou un frère aîné ; certains prénoms familiers à la région se trouvent ainsi particulièrement répandus, tels celui des Claudine, Jehan, Estienne, Anthoine… comment distinguer alors tous ces pra entre eux, sinon en ajoutant à leurs patronyme et prénom le nom du hameau qu’ils habitent, lequel correspond souvent à celui de la femme qu’ils ont épousée…

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Quand on lit les actes de baptême des premiers pra, consignés dans les registres paroissiaux, on constate qu’ils sont parents entre eux, à travers les parrainages qui lient les familles, les pra montloux, avec les pra oblette, les pra epinat ou les pra roche... C’est à l’évidence des familles de même souche qui occupent tous ces hameaux proches.

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La coutume de donner le prénom du parrain ou de la marraine – ou encore d’un parent proche - s’est poursuivie longtemps. Aimée Raymond, née Pras en 1921, porte le prénom ’un oncle paternel mort à la guerre de 1914. Filleule d’Aimée Raymond, je m’appelle Danièle, Aimée. Depuis une ou deux générations, on ne donne plus le prénom hérité des parrain-marraine qu’en second.

Pour lire la suite : Les chemins de la narration – Un voyage buissonnier

Notes

[1Nous empruntons l’expression, bien que dans un contexte différent, au titre d’une revue publiée par des élèves en l’honneur de leur professeur de philosophie, l’un de nos cousins, Aimé Pras (1901-1944).

[2J’écris la première lettre du patronyme en minuscule, comme c’est l’usage à l’époque.

[3Né en juillet 1914 à Saint-Romain-d’Urfé, village proche de Saint-Just-en-Chevalet, il devint prêtre. Il partagea sa vie entre l’enseignement et la recherche historique. Il publia une cinquantaine d’ouvrages sur le Forez. Il mourut en juin 1984.

[41881-1961 – historien, spécialiste en lexicograpghie provençale.

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23 Messages

  • Bravo Andrée,
    Je me suis précipité dès la publication de la gazette sur la 2e partie de votre chronique. Toujours aussi passionnant, bien documenté et vraiment étudié à fonds.
    Bravo donc pour ce travail de généalogiste, d’historienne, de chroniqueuse.
    Bien entendu j’attends avec impatience la suite qui ne devrait pas nous décevoir.
    André VESSOT

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  • Une « précision » :En occitan limousin, le pré se dit « lo prat » (prononcer : lou pra) et au pluriel : los prats (prononcer : lou pra, en accentuant et allongeant les deux syllabes)...
    J’attends la suite avec impatience !

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  • Magnifique travail de recherches. Bravo !

    Je vous signale les P R A Z qui sont originaires du Valais en Suisse. Leur provenance est probablement la France.

    En Suisse, l’origine n’a rien à voir avec le lieu de naissance.Elle indique le lieu où le premier s’est installé.
    Toute la descendance aura pour référence ce lieu, même si la plupart n’y ont jamais mis les pieds !

    Ceux que je connais sont de Chamoson.

    Si j’ai pu vous être utile..
    Cordialement

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  • le nom de mon arriere grand mere es gouttegatta ; longtemps on a pense que c’etait d’origine etrangere !!!!! jusqu’a ce que je sois accidentee et que donc j’ai le temps de resoudre l’enigme ’’ d’ou venait mon aa grand pere’’ chose faite avec beaucoup de perseverance il faut le dire. Quel ne fut pas ma surprise de decouvrir qu’il etait bien francais !!!!originaire du puy de dome depuis 4 generation, il semble que goutte soit comun a quelques noms du voisinage comme gouttesolard ou gouttefangheas que j’ai beaucoup retrouver. Souvent l’orthographe differait un s en plus ou deux fois deux t ou encore en deux mots. goutte etant une bande de terre pres de l’eau j’en conclu que le paysage devant comporter de nombreux etangs !!!!! a bientot
    mf

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  • Bonjour,

    félicitations pour votre article, trouver l’origine d’un nom aiguise toujours la curiosité.

    Je me permets d’apporter ma pierre à ce type de recherche. Une de mes branches familiale est originaire de Cressensac au nord du Lot à la Limite de la Corrèze. Ce village et ses familles ont été étudiés par M. Tibor Pataki, autrefois membre des AD du Lot.
    En ce qui concerne la famille JARRIGE dont je descends, il précise la chose suivante : à la fin de la guerre de 100 ans, le vicomte de Turenne, dont dépendait ce lieu, a repeuplé ses terres dévastées en faisant appel à qui voulait venir s’y installer.
    Une famille de plusieurs frères ou cousins, du nom de MOSNIER, venant de l’actuel Cantal, dont un notaire, sont venus acheter des terres devenues vacantes appelées La Jarrige et La Johanie, entre autres. Peu à peu certains MOSNIER de La Jarrige sont devenus LAJARRIGE ou JARRIGE et ceux de La Johanie les LAJOHANIE ou JOHANIE. Le nom MOSNIER a également perduré.

    On peut souligner par ailleurs que la terre appelée La Johanie tirait probablement ce nom, dans des temps plus anciens encore, du nom d’un précédant exploitant et que la jarrige est une terre inculte « nouvellement » mise en culture.

    Amitiés.
    Sylvie

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  • Bravo et félicitations.

    Je lis avec grand plaisir le résultat de vos recherches et me dis que j’ai du pain sur la planche. Que de pistes à explorer encore avant d’obtenir un tel récit !

    Merci de nous faire partager vos connaissances et vos résultats c’est une aide précieuse pour les néophytes.

    Vivement la semaine prochaine pour la suite...

    Cat

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  • Très intéressant travail.
    Effectivement l’anthroponymie trouve souvent son origine dans la toponymie mais c’est aussi parfois l’inverse.
    Je songe par ailleurs à l’éthymologie de Pralogan (en Vanoise) « pré éloigné » mais aussi à Planpraz (au dessus de Chamonix)« pré dont la surface est plate ».

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  • Bonjour. Encore une fois La Gazette brille par ses articles.Mon patronyme étant BASTIDE,qui voudrait dire maison fortifiée...ou village fortifié.Notre France en a pas mal (La Bastide,Labastide Murat,Labastide Villefranche,etc.).Je pense que l’origine vient d’un constructeur de maison maçon ?. Qui pourrait m’apporter d’autres éléments d’identification. Merci d’avance et bravo pour cette chronique familiale.
    Cordialement. Robert BASTIDE (il va de soit).

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  • Bravo pour cette chronique passionnante et très documentée. Au travers d’une histoire personnselle et locale, on découvre la mise en perspective des connaissnces théoriques éparses que je pouvais avoir.

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  • bonsoir, je suis en admiration devant toutes ces minutieuses recherches qui ont dû demander un investissement énorme ;
    votre patronyme est aussi un toponyme puisqu’il indique un nom de lieu ; un peu comme le mien qui signifie en occitan « four à chaux » à ce propos pouvez-vous me donner l’orthographe exacte du nom du vicaire qui a signé l’acte de baptême de votre aieul ? d’avance je vous en remercie et encore bravo pour cette passionnante saga ; cordialement

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  • Merci pour les échanges très intéressants sur les patronymes et pour vos encouragements à poursuivre la chronique.

    Les patronymes nous racontent un peu de l’origine de nos ancêtres vers les 14è-16è siècle, quand ils sont apparus : soit en évoquant les lieux qu’ils habitaient en ces temps lointains, leur métier, leur caractère ou leur origine physique... et bien d’autres choses encore. Dès ce moment, . le patronyme est fixé pour les descendants, même si l’orthographe varie, alors que tout le reste peut changer. Mais pour ma part, je suis toujours très intéressée par les tout débuts. Aidée par un généalogiste forézien, Jean Mathieu, je suis même remontée dans des terriers du 15è siècle, rédigés en latin... et j’ai trouvé les premiers « de pratis ».

    L’orthographe actuelle peut rendre difficile la recherche. Je pense que le patronyme « Reure » résulte peut-être d’une erreur de transcription . En Forez, Il existe en effet autour de St-Just- en-Chevalet , plus précisément autour de St Romain d’Urfé, St Marcel d’Urfé un hameau Roure, qui a donné des familles de Roure, dont une branche se trouve dans mon ascendance du côté des femmes. Ils sont souvent en parenté avec les familles George et Veurier. Je communiquerai les éléments que j’ai à l’intéressé.
    Pour la Bastide, je ne sais pas, mais je ne pense pas que le patronyme puisse signifier maçon, ll s’agit plutôt d’une personne qui a habité le lieu, qui peut être un ensemble de constructions mais aussi une maison isolée dans la campagne

    Au sujet des patronymes qui se terminent par un z, ils ont pris naissance dans les pays de franco-provençal : toute la Suisse normande, le Val d’Aoste, les deux Savoie, le nord du Dauphiné, le lyonnais, les Dombes, une partie de la Bresse, le Beaujolais et bien sûr le Forez. Ses capitales sont Lyon et Genève.Le « z » a la fonction de renforcer l’avant dernière syllabe (source internet).

    Pour le nom du vicaire de St-Just-en-Chevalet, « , sous l’acte du 29 mai 1721, je déchiffre »Picatle". Je rechercherai l’original, pour voir si c’est plus lisible.

    Bonnes recherches à tous sur les patronymes. Beaucoup connaissent les dictionnaires spécialisés. Il est intéressant aussi d’interroger les gens qui vivent dans les régions concernée et connaissent le patois local et aussi bien sûr de consulter les moteurs de recherche.
    Cordialement - Danièle Treuil

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    • Merci de vous être penchée sur le toponyme REURE.
      C’est en effet un nom de lieu, que l’on trouve en Loire, Allier, Saône et Loire principalement. Il peut y avoir aussi en effet des lieu-dits ROURE.
      d’où les patronymes Reure, Dereure, de Reure, la Reure etc et de même pour Roure. Ce ne peut être une retranscription erronée sur un acte si les lieux correspondent aux noms.
      Je pencherais peut-être comme origine au Rouvre, le chêne, dans la partie sud de la France. Que l’on trouve dans Roure, avec une prononciation différente pour Reure. Une supposition.
      Une racine latine est plus explicite à retrouver !
      À bientôt

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      • Roure signifie bien chêne, celui qui perd ses feuilles, par opposition au chêne vert. Le mot vient du latin robur (le b a sauté en quelque sorte). Le patronyme trouve son origine dans le lieu, caractérisé par la présence de chênes ou dit-on par extension à des arbres au bois très dur. Je n’ai retrouvé aucune origine latine pour le mot reure
        A la réflexion, Reure ne relève pas d’un erreur de transcription comme je l’avais imaginé, mais plutôt de la façon dont on prononçait le mot « roure » dans certaines régions. On écrivait en effet comme on entendait et les deux prononciations sont très proches. Il me semble que c’est l’hypothèse la plus plausible.

        Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Merci de vos articles intéressants : pour le patronyme,il y a une autre écriture « PRATZ » (je connais un village du Jura), il y a d’autres lieux en Rhône Alpes avec l’écriture « PRATZ », y compris les Iles Baléares (Espagne) puisque j’ai une amie dont la famille est originaire des Iles Baléares dont le nom de jeune fille est « Pratz ». Ma mère avait aussi de la famille à Majorque et disait que beaucoup de personnes étaient d’origine française (sud de la France)
    Bien cordialement et bonne continuation dans vos recherches
    Evelyne

    Répondre à ce message

  • Bonjour andré je viens de lire une partie de votre chronique et elle me rapelle un peu l’histoire de mon patronyme,en effet mon nom est le nallio et je me suis apercu grace a un ami de geneanet que dans les années 1600 a 1750 mes ancetres se nommaient Allio qui veut dire en vieux breton avec la particule « an » gardien.Merci pour votre chronique daniel

    Répondre à ce message

  • Bonjour Danièle,

    Moi aussi je suis une lectrice intéressée et assidue de votre chronique.
    Je ne suis pas de votre région et je ne remonte pas aussi loin dans le temps mais j’aimerais pouvoir écrire une aussi jolie et passionnante histoire familiale que vous le faites.
    Je suis partagée entre le Poitou et la Picardie région qui a perdu beaucoup de ses archives avec les multiples guerres que son territoire a subies.
    Amicalement
    Monique

    Répondre à ce message

  • Chère Danielle,
    Quel éblouissement des neurones, toutes ces recherches précises !
    De notre côté - la Bretagne, c’est plutôt le patronyme « le Prat » ou « Leprat » qui apparaît -> pensez vous qu’il ait la même origine que les « Pra » ou « Pras » de chez vous ???
    A très bientôt !

    Répondre à ce message

  • bonjour,
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt, la reconstitution historique de votre patronyme, je me pose personnellement la question du lien entre PRA et Depras que je trouve dans la Haute Loire
    avec certitude sur la commune de Monistrol et communes proches au 18e siècle, avant cette période je ne trouve pas de lien avez-vous des éléments qui pourraient me guider dans mes recherches ?
    Bravo pour votre travail et au plaisir de vous lire
    cordialement
    francine Depras

    Répondre à ce message

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