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Un couple de centenaires ?


jeudi 27 juin 2013, par Christian Duic

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Pierre Lescoet (ou Lescouet) et Françoise Queric (ou Quer, Kaer, Kaire…) sont les ancêtres de très nombreux habitants de la presqu’île de Gâvres (dans le Morbihan). Ils seraient tous les deux décédés centenaires, Pierre à 101 ans, et Françoise à 112 ans ! Mais quelle est la réalité de leurs âges ?

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Carte de situation

Leurs actes de sépultures sont enregistrés à Riantec, dont Gâvres (autrefois écrit Gavre) dépendait avant de devenir une commune en 1868.

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Gâvres vers 1900, Port-Louis à l’arrière plan (collection C. Duic).

Mais selon les époques, les actes de BMS des Gâvrais étaient aussi enregistrés à Port-Louis, qui bien que ville fortifiée, était une trêve de Riantec.

L’an 1727, le 14 octobre, est décédé en sa maison au village de Gavre en cette paroisse, Pierre Lescoet âgé de 101 ans, après avoir été confessé, reçu le sacrement de l’extrême onction par moi soussignant curé. Son corps fut inhumé le jour suivant dans le cimetière de la paroisse en présence de François Lescoet et Marc Le Cadic, en foi de quoi j’ai signé (P. MOLLO Curé). AD Morbihan – RP Riantec.
L’an de grâce 1732, le 2 février, est décédée en sa maison au village de Gavre en cette paroisse, Françoise Queric âgée d’environ 112 ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et le sacrement de l’extrême onction. Son corps fut inhumé le jour suivant dans le cimetière de la paroisse en présence François Lescoet, François Le Bere, en foi de quoi j’ai signé (P. MOLLO Curé). AD Morbihan – RP Riantec.

Aucun doute d’homonymie sur ces défunts, en raison du village, des patronymes plutôt peu courants à cette époque, des témoins (François Lescoet est leur fils, les autres des voisins). Nos centenaires seraient donc nés respectivement en 1626 et 1620. Le fait que Françoise soit plus âgée de six ans que son mari parait déjà un peu douteux, mais pourquoi pas. Pour avoir la certitude, il faudrait retrouver leurs actes de baptême, et connaître le nom de leurs parents. Le couple se marie en 1666 à Port-Louis, mais les parents n’y sont pas mentionnés. Pierre serait donc âgé de 40 ans, et Françoise de 46 ans, ce qui reste possible pour de secondes noces.

Le 21 juillet 1666 furent épousés par moi soussigné messire Jean Vally (qs), prêtre de la communauté du Port-Louis, Pierre Lescouet de la paroisse de Plouhinec et Françoise Queric de notre paroisse, en présence de François Le Carrour (qs), messire Jean Lestrohan (qs), prêtre et curé dudit Port-Louis, et plusieurs autres. AD Morbihan – RP Port-Louis.

Le couple a au moins huit enfants. Leurs baptêmes, tous à Port-Louis, pourraient-ils apporter une information sur les filiations ?

1. Jeanne née le 28/03/1667, filleule de Pierre CHARLES et Jeanne SCOLAN.
2. Pierre né le 22/06/1668, filleul de Pierre SCOLAN et Sébastienne JEGO.
3. Marie née le 09/12/1669, filleule de Jean SCOLAN et Jeanne QUERIC.
4. François né le 26/04/1671, filleul de François SCOLAN et Julienne GAHINET.
5. Gildas né le 07/07/1672, filleul de Guillaume THOMAS et Louise SCOLAN.
6. Alain né le 30/09/1673, filleul de Alain MOYON et Françoise LE LAYEC.
7. Françoise née le 25/12/1676, filleule de Thomas SCOLAN et Françoise FORBIN.
8. François né le 16/05/1678, filleul de François LE BER et Anne QUERIC.

L’analyse des parrains et marraines apporte quelques indices : six Scolan (Jeanne, Pierre, Jean, François, Louise, Thomas), mais cette famille est très implantée à Gâvres, deux Queric (Jeanne et Anne), plus Pierre Charles, Guillaume Thomas, François Le Ber, Julienne Gahinet, etc… Aucun Lescoet ! L’aîné nait en 1667, le dernier en 1678. Françoise aurait donc eu entre 47 et 58 ans… Bien que la génétique fasse des progrès de nos jours, impossible à cette époque ! Nous pourrions retirer 20 ans à Françoise, soit une naissance vers 1640 et non vers 1620. Pour Pierre, tout reste possible, certains pères étant âgés de 60 ans, notamment lors de secondes noces.

L’acte de mariage nous apporte une information importante : Pierre est originaire de la paroisse voisine de Plouhinec.

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Moulin de Berringue en Plouhinec (cliché C. Duic).

C’est finalement par deux actes du notaire Jean Foudrier que nous retrouvons le nom des parents. Dans le premier de 1671, Yves Lescoet acquiert de ses frères et sœurs les biens échus de la succession de ses parents Jean Lescoet et Jeanne Le Cadic à Plouhinec. Le Pierre Lescoet mentionné est bien le nôtre : il réside à Gâvres. En poursuivant les recherches, nous découvrons que la marraine Julienne Gahinet est en fait la première épouse d’Yves Lescoet, et que Pierre Lescoet dit de Gâvres est présent à plusieurs évènements concernant ces frères, sœurs et neveux. Ces témoignages / parrainages croisés renforcent les preuves de filiations.

Vente du 6e Janvier 1671
Devant nous notaires des cours du siège royal de Hennebont et des fiefs de Léon et vicomté de Plouhinec convenant à mesme fin audite submission à la dite cour royale et juré, ont comparus Pierre LESCOUET de l’isle de Gavre en Riantec, Vincente LESCOUET veuve Gilles LEQUELLEC de Kerouzerh Locoual, Marie et Kterine et Suzanne les LESCOUET soeurs demeurants savoir la dite Marie à Kervegant, la dite Kterine à Lezenes, et la dite Suzanne à Kerverlay le tout en Plouhinec icelles assisté et authorizé de Pierre LE CAROUR leur curateur spécial présent et aceptant demeurant à Beurec audit Plouhinec, lesquelles ont vandue audit garantage à Yves LESCOUET leur frère présent et aceptant demeurant audit Berenc scavoir est leurs parts par indivis consistant en chacun une bl... des droits edifficiers superficiers stus pailles et fumiers (?) d’une petite tenue vestue et logée et tinze despandants sittué audit village de Berenc en general comme leurs parts de consort tinze à convenant congeable sous les hér(itiers) de la Dlle du Pouen, en outre avis leurs bl... partie que chacun d’eux ont aux meubles, bleds sur et en terre, bestiaux et autres chosses reputées tels, aussy en general et estant sans reservation quelconque tant de [ce] qu’il leur appartient de leurs chosses de la succession de feue Jean LESCOUET leur père que de celle aussy leur escheu de deffunte Jeanne LE CADIC leur mère en quelque part ou ils ont droit des dites successions…
AD Morbihan 6E3790 - Minutes Jean FOUDRIER.

Dans le second acte en 1676 au rapport de Jean Foudrier, Pierre Lescoet et Guillaume Thomas se partagent les édifices d’une tenue à Gâvres échue de François Queric et Jeanne Audrenno. Pierre est marié à Françoise Queric, et Guillaume Thomas, qui était déjà le parrain d’un de ses enfants, est marié à Yvonnette Queric depuis 1662 à Port-Louis. Ce second couple, après être resté plusieurs années à Gâvres (naissance d’au moins trois enfants), s’installe vers 1675 à Plouhinec, paroisse d’origine de Guillaume.

Partage Gavre
Le XXX Janer 1676 devant nous notaires des cours et siège royal d’Hennebond et de la baronnie de Couetmadeuc concourant en mesme fin aux submission à la dite cour royale et jurée, ont comparus en leurs personnes Pierre LESCOUET de l’isle de Gavre et Guill(aume) THOMAS de Kerifaut en PLOUHINEC, lesquels ont desclaré que (de)puis les 18 mois ou environ ils auraient partagés avec leur consort h(ériti)ers de Fran(çois) QUERIC et Jeanne AUDRENNO une tenue audite isle de Gavre de laquelle il leur incombait la moittyé et outre chacun en leur 7e de l’autre moittyé, lesquels 7e ils auraient levé mais la moittyé estait depuis indivise entreux…
AD Morbihan 6E3795 - Minutes Jean FOUDRIER.

Des recherches dans les BMS, permettent de déterminer que ces deux actes de partage sont consécutifs aux décès des mères Jeanne Le Cadic en décembre 1670 à Plouhinec, et Jeanne Audrenno en mars 1674 à Port-Louis.
Nous avons désormais le nom des parents : Jean Lescoet et Jeanne Le Cadic de Berringue en Plouhinec, François Queric et Jeanne Audrenno de Gavres. Les trois paroisses de Plouhinec, Riantec et Port-Louis ont été entièrement dépouillées par le Cercle Généalogique de Sud Bretagne (CGSB), avec les bases de données accessibles sur internet. Une recherche à partir des noms des parents, en variant les orthographes des patronymes, surtout pour les Queric, nous permet de retrouver rapidement six baptêmes Queric à Port-Louis entre 1620 et 1633, dont Yvonnette, mais pas Françoise, et aucun enfant Lescoet à Plouhinec. Pour le 17e siècle, il faut évidemment compter sur les nombreuses lacunes des registres paroissiaux :

ParoissePlus ancien baptêmeLacunes au 17e siècle
Plouhinec 1608 1622-1668, 1698-1699
Port-Louis 1582 Aucunes, quelques pages abimées seulement
Riantec 1599 1635-1637, 1676-1682, 1684, 1688, 1691, 1693-1694, fin 1696, 1698-1699

A partir des actes de mariage des frères et sœurs de nos centenaires, ou des années de naissances de leurs neveux, il est possible d’estimer les années des naissances manquantes, en veillant que l’écart entre l’ainé et le benjamin ne dépasse pas les 20 ans. Ainsi, Pierre Lescoet serait l’ainé de sa famille. Il serait né vers 1637 à Plouhinec, soit environ 30 ans à son mariage et 90 ans à son décès.

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Généalogie Lescouet
Cliquer sur la vignette pour agrandir l’image

Françoise Queric serait par contre la benjamine de sa famille. Elle aurait été baptisée vers 1638 à Riantec, et non à Port-Louis comme ses frères et sœurs, soit environ 28 ans à son mariage et 94 ans à son décès. S’il s’en souvenait encore, le couple célébra peut-être ses noces de diamant le 21 juillet 1726.

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Généalogie Queric
Cliquer sur la vignette pour agrandir l’image

Les mariages sont finalement assez tardifs, d’autant plus que nous n’avons aucune trace de premières noces. Quant aux centenaires, nous n’y arrivons pas. Avec leurs âges déclarés, la différence est de 11 ans pour Pierre, et de 18 ans pour Françoise.

Comment le curé a pu se tromper ? Pour Pierre, il n’avait aucun moyen de contrôle, puisque le baptême était à Plouhinec, mais pour Françoise, il aurait pu compulser les registres paroissiaux qui devaient exister encore à l’époque. A moins qu’il ne l’ait fait, mais se soit trompé avec un homonyme. Les parents donnaient parfois le même prénom à plusieurs de leurs enfants, comme Pierre et Françoise l’ont d’ailleurs fait avec leurs deux fils François, nés en 1671 et 1678, et parvenus à l’âge adulte.

L’espoir d’avoir non seulement un centenaire, mais un couple de centenaires parmi ses ancêtres, est ainsi démonté.

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21 Messages

  • Un couple de centenaires ? 26 juin 2013 13:53, par Philippe GRAND

    Bonjour Christian
    Beau travail de recherche, qui m’a permis de mettre à jour quelques erreurs et inexactitudes sur nos ancêtres communs.
    La démarche de recherche est intéressante et didactique.
    Bon courage
    Philippe

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  • Un couple de centenaires ? 26 juin 2013 22:20, par Streicher

    Née en 1638, elle aurait eu son dernier enfant, en 1678, à 40 ans
    Née en 1620, elle l’aurait eu à 58 ans.
    Cherchez l’intrus.

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  • Un couple de centenaires ? 26 juin 2013 22:41, par Maï Prat

    Bonsoir,
    Voici une belle enquête généalogique ! J’ai bien aimé lire votre recherche.
    Mais j’ai déjà remarqué que l’age quelquefois semblait exagéré, comme pour cet ancètre : François Scolan, décédé le 22 7 1705 à Riantec ( p 82 des AD56), a 100 ans ! Ce qui nous donne une date de naissance vers 1605, j’ai dépouillé les archives et je suis tombée sur un homonyme né à Port Louis le 8 6 1622 (p 148), 83 ans étant plus raisonnable.
    Ils devaient paraître si usés par des vies difficiles qu’ils méritaient cet âge vénérable !
    J’espère lire d’autres chroniques,
    Maï

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  • Un couple de centenaires ? 27 juin 2013 08:55, par LESCOUËT Patrick

    bravo pour cette recherche.

    De mon côté, la famille LESCOUËT se situe vers PLUMELIAU, avec un calvaire édifié à KERBREJENT en 1856.

    Serions-nous « cousins » ?

    Cordialement,
    Patrick LESCOUËT

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 29 juin 2013 09:39, par Françoise H.

    Une intéressante recherche généalogique....

    Il est vrai que nous voyons souvent des décédés très agés, mais qui, au final, sont plus jeunes. Ils étaient tellement usés qu’on ne pouvait plus leur donner un age !

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 29 juin 2013 10:05, par LEJEUNE

    Cela peut quand même arriver, mon beau père est décédé l’an dernier à 103 ans et sa seconde épouse vit toujours à 104 ans !!

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  • Un couple de centenaires ? 29 juin 2013 10:51, par CAYE Arlette

    Bonjour,

    De souche lorraine pour une grande part, j’ai en effet constaté, à maintes reprises, des erreurs dans l’âge estimé des défunts. Cependant, une rectification est souvent facile à apporter lorsque nous sommes en possession des actes de naissance de tous les enfants issus du couple (ou même d’une estimation d’âge de ces derniers). La mère étant souvent âgée au plus de 45/46 ans au moment de la naissance de son dernier enfant. De même, l’âge du mariage se situait pour les deux époux à 25 ans, pour une grande majorité de couples.

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 29 juin 2013 12:28, par davienne

    nous habitons dans la commune de st Brice-Courcelles et notre maire s’appelle Alain Lescouet . Peut-être un descendant breton ?

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  • Un couple de centenaires ? 29 juin 2013 13:47, par Dominique Zaccari

    je ne suis vraiment pas surprise
    cela est très courant dans les actes, de voir des âges plus élevés, nos anciens vieillissaient mal ? :)
    je ne crois pas que les curés vérifiaient les registres !
    la notion d’anniversaire à fêter est en fait très récente ;
    ne jamais se fier aux âges sur les actes, que se soit sépultures de l’ancien régime ou de décès jusqu’au début du 20e siècle
    un seul de mes ancêtres a un âge réel sur son acte de décès, un Savoyard émigré en Lorraine au milieu du 18e siècle, décédé en période révolutionnaire ; il a l’âge correct sur tous les actes, une rareté

    Répondre à ce message

    • Un couple de centenaires ? 6 janvier 15:20, par studersundgau

      suivant mes études récentes, votre aïeul voyageant beaucoup, il devait posséder un « passeport intérieur » qui stipulait donc sa date de naissance et qu’il pouvait montrer pour tous les actes. Une chance. Peut-être trouveriez vous d’ailleurs trace de ce passeport aux Archives nationales.

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  • Un couple de centenaires ? 2 juillet 2013 11:46, par Jean Porchet

    Depuis que je recherche mes ancêtres j’ai souvent trouvé des erreurs sur les registres de ces époques là, souvent on trouve des dates différentes de naissance mentionnées sur le ou les actes de mariage et sur l’acte de décès, quand à l’ordre ou le nombre des prénoms là c’est le grand mélange !

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 2 juillet 2013 16:44, par Georges CHAVAGNAC

    Bonjour Christian,

    Tous mes compliments pour cette enquête généalogique et surtout la patience.

    Georges

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 9 février 2014 10:13, par le bert

    Bonjour
    Je voudrais apporter une petite rectification, Gâvres est érigée en commune en 1867 (et non pas en 1868)
    Bonne continuation
    Marc

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  • Un couple de centenaires ? 4 janvier 14:11, par Hélène Pierron

    Bonjour,
    Belle recherche, mais vous doutez de la possibilité d’enfanter à 58 ans. Bien sûr, c’est étonnant, mais voilà : mon ancêtre Marie-Anne Loizeau s’est mariée en 1787 avec Jean Charpenet, elle avait 39 ans et lui 31 ; elle a eu 4 fils, en 1792, 1797, 1802 et 1806, donc le dernier à 58 ans (source : Cercle Généalogique du Loiret).
    J’ai d’autre part connu une dame ayant accouché à 52 et 54 ans, par fécondation naturelle je précise. Ah, Dame Nature...

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    • Un couple de centenaires ? 7 janvier 11:59, par Eliane DE SA PEREIRA

      Comme les précédents internautes, je doute. C’est pourquoi je me permets une question : Avez-vous l’acte de naissance de votre ancêtre Marie-Anne Loizeau ?
      Car, même si elle a eû ses enfants à l’Etat Civil cela ne prouve pas que l’âge de la mère qui est mentionné soit le bon. J’ai vu l’un de mes ancêtres vieillir de 5 ans entre deux déclarations de naissance ayant eu lieu à 14 mois d’intervalle. Il avait aussi rajeuni de 3 ans entre la naissance d’un enfant et son décès, alors qu’il ne s’était écoulé que 6 mois. Il s’avère que ces naissances avait eu lieu, comme les vôtres, durant le calendrier républicain - dont l’usage posait problème aux officiers de l’Etat Civil - d’où erreur sur les âges !
      Quant à cette dame qui a accouché à 52 ans, avez-vous vu sa carte d’identité ? Mon père a toujours crû que sa mère (née en 1892) l’avait eu alors qu’elle était ménopausée, donc âgée d’environ 50 ans ! C’est ce que la grand-mère racontait autrefois. Mais lorsque j’ai récupéré son acte de naissance, j’ai constaté qu’elle n’avait que 43 ans au moment de la naissance de mon père. De plus elle était fille unique, donc aucun doute possible.
      L’enquête du reportage de M. Sabot prouve qu’il ne faut pas croire les apparences, mais simplement les preuves et ne pas faire de l’obscurantisme. Ne pas affirmer catégoriquement ce que l’on ne peut démontrer. Cordialement.

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      • Un couple de centenaires ? 7 janvier 22:31, par Hélène Pierron

        Bonsoir Eliane,
        non, je n’ai pas les actes de naissance, car les archives du Loiret ne sont pas encore entièrement en ligne hélas. Les dates m’ont été fournies par le Cercle Généalogique du Loiret et l’Association Généalogie 45. Effectivement, le calendrier républicain a pu fausser les recherches, mais bon...
        Par contre, je suis absolument sûre de cette dame connue jadis professionnellement à 60 ans : sa 1re fille, qu’elle eut à 52 ans, ne vécut pas, et la seconde, à 54 ans, était gravement handicapée.

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        • Un couple de centenaires ? 9 janvier 15:57, par Eliane DE SA PEREIRA

          Bonsoir Hélène,
          Effectivement, tout à fait exceptionnel pour ce qui est des naissances de votre collègue. C’est de l’ordre d’une possibilité (une personne capable d’engendrer) sur plusieurs milliards, alors excusez-moi d’avoir été sceptique. Toutefois ces enfants n’étaient pas viables ou bien très handicapés, ce qui est médicalement logique. Cela a dû être une très lourde épreuve pour elle, d’abord un décès, puis cette enfant handicapée. Je compatis (j’ai un frère autiste profond).
          Cependant cela exclue une descendance, et donc dans notre cas de recherche généalogique, c’est l’exception qui confirme la règle.
          Cordialement

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          • Un couple de centenaires ? 9 janvier 18:52, par Hélène Pierron

            Bonsoir Eliane,
            On a toujours le droit de douter ! J’ai connu cette dame alors qu’elle avait 60 ans, elle faisait des études de kiné pour pouvoir s’occuper de sa fille IMC profonde, que j’ai aussi rencontrée à l’époque (il y a 45 ans...), et elle avait un moral du tonnerre ! Par ailleurs, j’attends avec impatience la mise en ligne des archives du Loiret antérieures à 1843 pour « creuser » la vie de mon aïeule si longtemps féconde !
            Cordialement.

            Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 6 janvier 09:38, par Marion TUDURY

    Recherche très intéressante qui montre comment les archives notariales peuvent compléter les registres paroissiaux.
    Un grand merci pour cet article

    Marion

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 6 janvier 17:52, par Dominique Decad-Janoueix

    Je fais actuellement un dépouillement de la commune de Maussac en Corrèze (19).

    Sur toute une période avant la révolution, les gens décèdent à un âge se terminant par 0 ou 5 avec la mention « environ ». Je précise qu’ils ont été baptisés dans la paroisse et y sont décédés. Le curé ne fait donc aucune recherche sur l’année de naissance.

    Quand on sait qu’en Haute Corrèze, les garçons portent le prénom du parrain et les filles de la marraine, on retrouve des fratries de Léonard ou de Marie.
    Par ailleurs, les naissances se succèdent au rythme moyen de tous les 2 ans. C’est pourquoi, par ex. lors du DC d’un Léonard d’environ 45 ans, j’ai le choix, compte tenu de l’année approximative de la naissance, entre 2 voir 3 « Léonard »

    Dans le livre de Marcel Parinaud : « La vie de Meymac de 1600 à 1800 », (livre très intéressant pour ceux qui sont originaires du meymacois puisqu’il recense les personnes par hameau (ici, on dit village pour un hameau et Bourg pour la paroisse puis commune)), il est indiqué que, si dans notre société, connaître son âge est important, cela n’était pas le cas pour nos ancêtres.
    L’important c’est être baptisé et pouvoir être inhumé en « terre sacré ». On ne fête pas les anniversaires. On est enfant, puis adulte puis vieillard.
    Il est relativement rare au 17° et au 18° de dépasser la cinquantaine. Par conséquent, une personne ayant atteint un grand âge est dite centenaire alors qu’en fait elle n’a pas encore cet âge.

    Je ne suis donc pas surprise que ces personnes DCD à un âge peut courant à l’époque aient été considérées comme centenaires ni que le curé n’ait fait aucune vérification.

    Répondre à ce message

  • Un couple de centenaires ? 9 janvier 13:11, par Sutra

    Bonjour,
    Très belle enquête, passionnante. Il y a de nombreuses années, j’ai croisé dans les registres paroissiaux le décès d’un centenaire (un vrai). Malheureusement, je n’ai pas conservé les documents l’attestant. Ce devait être au milieu du 18e dans le Bordelais. Lors de son enterrement tous les nobles et notables des environs étaient venus l’accompagner. Ce n’était pourtant qu’un simple laboureur. Il était écrit qu’il racontait des évènements de l’histoire que personne encore en vie n’avait vécu. Surprise et doutant, j’avais enquêté et retracé tout le fil de son histoire. Le décès de sa femme, celui de ses enfants, de ses parents, son mariage... Aucun homonyme, il était à qques jours de ses 101 ans.
    Maintenant, je dirais que 90 & 94 ans pour l’époque que vous indiquez, c’est beau ! Je ne pense pas que les curés vérifiez systématiquement les registres, ils se fiaient certainement à ce que disait les parents du défunt.
    Un de mes ancêtres serait décédé à 106 ans au 18e dans les Côtes d’Armor, mais là j’ai de très gros doutes, Il est certainement décédé très âgé mais 106 ans, douteux. Par contre impossible de trouvé sa naissance, de grosses lacunes dans les registres m’en empêchant.
    Quant aux femmes ayant des enfants après 50 ans, j’en ai croisé une au 19e. Âgée de 56 ans à la naissance de son dernier enfant, né plus de 10 ans après le précédent. Je pense qu’il n’était pas attendu par ses parents. Mère et enfant ont survécu. L’enfant s’est marié et a eu une vie normal donc il semble qu’il n’avait pas d’infirmité. Ceci dit c’était plutôt rare.
    Merci encore pour cette belle enquête.
    Bonne année à tous & bonne journée
    Béatrice

    Répondre à ce message

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