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Les actes de décès annulés dans l’état civil dissimulent parfois des cas de morts apparentes


lundi 14 octobre 2013, par Michel Guironnet, Thierry Sabot

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C’est en « chinant » dans les rayons d’un bouquiniste que j’ai mis la main sur un fort volume relié à l’ancienne, à la couverture épaisse et marbrée, et aux pages jaunies par l’usure du temps. Tout à fait le genre d’ouvrage dont je raffole ! Il s’agissait de la collection complète des numéros de la revue Les Annales, Politiques et littéraires, tome 44, de janvier à juin 1905. N’y résistant pas, je m’empresse de l’ouvrir au hasard... et voici ce que j’ai découvert :

« À la Ricamarie (Loire), un drame horrible s’est produit qui provoquera, quand le public en aura connaissance, une vive émotion, car il a été tenu soigneusement caché jusqu’ici.

Le 3 janvier dernier, un jeune homme, nommé Choveaux, âgé de dix-huit ans, sujet à des crises épileptiques, s’affaissait soudain et ne donnait plus signe de vie. La famille et son entourage, persuadés que le malheureux était mort, firent les préparatifs funèbres. L’enterrement eut lieu sans qu’un médecin ait vu le cadavre. Donna-t-on même un permis d’inhumer ? Et, pourtant, la Ricamarie est une ville de huit mille habitants.

Trois ou quatre jours après l’inhumation, le fossoyeur, qui creusait une tombe dans le cimetière, non loin de la place où avait été enterré Choveaux, crut entendre des gémissements. Fait épouvantable : ces gémissements furent poussés pendant trois jours de suite, et le fossoyeur, d’intelligence obtuse, ne s’en inquiéte pas et continua son travail. Cependant, il en parla à des voisins tant et si bien que, onze jours après la mort, le maire et la gendarmerie se transportèrent au cimetière et firent ouvrir le cercueil de Choveaux. Celui-ci, mort enfin, était étendu sur le côté droit, presque retourné sur le ventre, et l’on constata que, durant son atroce agonie de trois jours, l’infortuné, las de crier vainement, affolé par la faim et la soif, avait à demi dévoré ses ongles. » [1].

Tout autant horrifié qu’intrigué par cette sordide histoire, j’ai immédiatement vérifié la mention du décès du malheureux jeune homme dans les registres de la commune. Celui-ci est bien enregistré à la date du 10 janvier 1905 (acte n° 3). Bien sûr, cela ne prouve en rien la réalité ou non des faits ! D’autant que la presse locale s’empresse, mollement, dès le 21 janvier, de démentir l’information :

« Ce terrible drame est-il exact ? On ne saurait le dire, mais il semble bien extraordinaire que l’attaque d’épilepsie ait duré deux jours et que l’inhumation ait été faite sans que le corps ait été examiné par un médecin et sans permis d’inhumer. Cette histoire ressemble étrangement aux contes que l’on raconte aux enfants pendant les veillées d’hiver. » [2].

Il en fallait plus toutefois pour convaincre l’auteur de l’article révélateur de l’affaire pour qui « une négation ne renverse pas une affirmation. Pourquoi, à moins de preuves authentiques, aurait-on plus foi dans la négation que dans l’affirmation, surtout quand il s’agit d’un fait que toute une municipalité a intérêt à démentir ? (...) Je reste donc perplexe sur le cas, tout en souhaitant que l’histoire soit vraiment fausse. Qu’elle le soit ou qu’elle ne le soit pas, cela n’infirme en rien ce que j’ai dit sur les dangers des inhumations précipitées. Car il y en a eu, des inhumations précipitées ; c’est incontestable. » [3]

Ma curiosité aiguisée par le sujet, j’ai voulu vérifier dans les archives de l’état civil s’il était possible de trouver des cas de morts apparentes ou d’inhumations précipitées. Mes recherches furent grandement facilitées par les publications du médecin marseillais Séverin Icard (1860-1932) qui a longuement étudié la question et qui cite de nombreux cas dans ses ouvrages [4]

Cette petite exploration dans les archives et les ressources documentaires, m’a fait découvrir un aspect méconnu des actes de décès annulés dans les registres de l’état civil, ces fameux actes barrés que nous rencontrons parfois au cours de nos recherches.

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« L’inhumation précipitée » (1854) par Antoine Wiertz.

Voici deux cas de mort apparente :

- Antoinette Rouzeyrol, en 1902  : Ainsi, « Le 23 mars 1902, à 9 heures du matin, Rouzeyrol Antoinette, célibataire, âgée de vingt-cinq ans, demeurant à Basteyroux, commune d’Argentat, fille d’Antoine et de Gardille Jeanne, cultivateurs, a été déclarée décédée le même jour, à trois heures du matin, et de nouveau déclarée revenue à la vie à dix heures du matin. » comme en atteste le bulletin de décès communiqué par M. le Maire au docteur Icard et publié dans son ouvrage [5] :

A noter que dans le double du registre (le registre du greffe) conservé par les Archives Départementales, l’acte en question est barré avec la mention marginale : « Acte rédigé par erreur et annulé ».

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Archives Départementales - Commune d’Argentat, registre des décès 1892-1902, 2E_10_33, vue 441/466 (collection du greffe).

- Marie Selve, en 1897 : le docteur Icard, qui a consulté le registre communal, indique que « d’après le registre de l’état civil de la ville de Toulon (Var), l’acte de décès de Marie Selve, enregistrée comme morte le 26 janvier 1897, a dû être annulé en vertu d’un jugement du tribunal civil du 2 mars de la même année. La déclaration du décès avait, pourtant, été faite à la mairie, suivant les règles administratives en usage à Toulon, c’est-à-dire après dépôt d’un certificat médical attestant que la dame Selve était parfaitement morte. Or, celle-ci n’était qu’en état de mort apparente ».

L’acte de décès de Marie Selve contenu dans le registre du greffe (le double) ne comporte pas la mention ci-dessus mais est bien annulé :

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Archives départementales du Var, collection du greffe, registre des décès de la ville de Toulon, 7E146_436, 1897, vue 78/568.

L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que, reconnue vivante, mais sans doute mal en point, Marie Selve décède pour de bon cette fois-ci quatre jours plus tard, le 30 janvier 1897 comme l’indique le registre :

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Archives départementales du Var, collection du greffe, registre des décès de la ville de Toulon, 7E146_436, 1897, vue 87/568.

Ainsi, il est possible de trouver dans l’état civil des cas de mort apparente. Comme nous le voyons à travers les deux exemples ci-dessous, les actes de décès sont toujours annulés par une décision du maire ou par par un jugement du tribunal civil.

Nul doute, à l’avenir, que nous regarderons différemment les actes annulés rencontrés dans les registres d’état-civil !

Notes

[1Article intitulé Le Drame de La Ricamarie, signé par Henri de Parville, et publié dans le numéro 1130, du 19 février 1905, de la revue Les Annales, Politiques et littéraires, page 126.

[2Extrait du journal Le Stéphanois en date du 21 janvier 1905.

[3Article intitulé Le Drame de La Ricamarie, signé par Henri de Parville, et publié dans le numéro 1132, du 5 mars 1905, de la revue Les Annales, Politiques et littéraires, page 159.

[4Lire notamment : Icard, Séverin, Le signe de la mort réelle en l’absence du médecin, la constatation et le certificat automatique des décès (procédé de la réaction sulfhydrique) : moyen simple, infaillible, à la portée de tous, pour éviter le danger de la mort apparente à la campagne, Paris, A. Maloine éditeur, 1907.

[5Icard, Séverin, Le signe de la mort réelle en l’absence du médecin, la constatation et le certificat automatique des décès (procédé de la réaction sulfhydrique) : moyen simple, infaillible, à la portée de tous, pour éviter le danger de la mort apparente à la campagne, Paris, A. Maloine éditeur, 1907, page 83-84.

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18 Messages

  • Bonsoir,

    Dans la séance du 5 mai 1866, la question des inhumations prématurées a été de nouveau discutée au Sénat. M.Tourangin a donné lecture de la lettre suivante :
    « Appelé par mon confrère, M. le curé de Xieuil pour lui rendre quelques services dans sa paroisse, j’ai été témoin d’un fait qui émeut dans ce moment toute la population : Radegonde Dégusseau, âgée de trente quatre ans, demeurant à Brocou, commune de Nieuil-l’Espoir (Vienne), devait être inhumée aujourd’hui, 20 mars, à huit heures du matin. Tout était prêt pour cette triste cérémonie la déclaration du décès était faite à la mairie depuis vingt-quatre heures, le cercueil préparé, la fosse ouverte. Les amis, les parents venaient à l’église pour prier pour la défunte, le curé attendait ; la femme qui a l’habitude d’ensevelir les morts mettait la dernière main à l’œuvre, quand elle crut apercevoir un léger mouvement dans le côté du bras droit ; c’était vrai, la morte était vivante »

    Extrait d’un livre du Dr. Gustave Le Bon, « La mort apparente et inhumations prématurées » (1866)

    Ces faits doivent être vérifiables puisqu’il parle de la déclaration de décès faite en mairie.

    L’acte de décès de Radegonde Déguesseau existe bien dans l’état-civil en ligne des archives départementales de la Vienne [N.M.D 1863-1872 vue 117/156]

    Tout correspond : nom, prénom, âge, domicile…sauf que Radegonde est « décédée d’hier, en son domicile, sur les quatre heures du matin » L’acte est du 2 avril…Radegonde est donc décédée le 1er avril 1866 !

    Macabre Poisson d’Avril ? Comment a-t-elle donc pu être presque enterrée, et « ressusciter », le 20 mars ? Est-ce sa deuxième mort ici dûment enregistrée ?

    Mystère complet : il n’y a aucun acte la concernant depuis le début de l’année !

    Cordialement

    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • L’expression « croque-mort » serait due au fait que le préposé aux pompes funèbres avait mission de chauffer les pieds du mort pour vérifier qu’il l’était bien.
    Pouvez-vous me confirmer et me donner des détails ?

    Répondre à ce message

  • C’est histoire m’ont toujours fait froid dans le dos. Ca faillit arriver dans ma famille. A l’enterrement d’une arrière grand-mère,plus exactement à l’église pendant la messe des coups retentirent du cercueil. La grand mère n’était pas morte !!!

    Répondre à ce message

  • La veillée funèbre me semble avoir été très couramment pratiquée. Sa fonction originelle n’était-elle pas de s’assurer suffisamment longtemps de l’absence de signes de vie et au contraire de constater le début de la dégradation du corps (qui est sensible au bout de quelques heures seulement) ?

    a Blanchard

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Lors de mes travaux de recherche généalogique j’ai eu l’occasion de rencontrer différent membres de ma familles éloignés et lors d’un entretien en présence d’un des voisins dont le grand père avait occupé la fonction de fossoyeur . Et lors d’une nouvelle inhumation sur la même tombe (à savoir que le dernier cercueil lui doit être à environs 1.50 de profondeur et qu’il est donc possible de ce faire inhumer sur une même tombe cas fréquent pour un couple ou un enfant du couple)
    ce fossoyeur c’est donc vu être obligé de retirer le cercueil de ce fils décédé avant son père pour lui permettre de mettre le cercueil du père à la bonne profondeur et il a constaté que le cercueil du fils décédé une dizaine d’années avant que le capiton et le couvercle du cercueil était complètement griffer et arracher et par ce fait il a été conclu par l’agent de police qui c’est rendu sur les lieux par cette découverte que cette enfant à été enterré vivant. Aujourd’hui pour éviter ces mésaventures nous sommes plus enstérés comme dans le passé plusieurs jours après constatation du décès.
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • bonjour
    j’ai lu que dans certains pays (dans les temps anciens ....) ( notament U S A ) on attachait une cordelette au petit doigt ou au poignet du défunt, on faisait un trou dans le cercueil, ,un trou dans la terre et on reliait une clochette à cette cordelette à l’extérieur de la tombe .

    Si la personne était encore vivante, ou se réveillait , elle pouvait faire tinter cette clochette .

    Un garde était chargé de surveiller le cimetière, d’écouter ...... et de libérer les personnes .

    bonne journée

    ac durbet

    Répondre à ce message

  • si je ne m’abuse mais la petite histoire raconte que durant la guerre du Vietnam (année 70) plusieurs soldats américains seraient rentrés dans leur cercueil, et enterré vivant... Info ou intox...

    la mort aujourd’hui n’est plus ce qu’elle était (en occident du moins) que dans le passé.

    en effet, Elle est cachée (on ne montre pas de cadavre aux enfants) mais elle est plus douloureuse car on perds un être aimé, et a l’inverse du passé la mort n’est plus monnaie courante dans les familles.

    Pour l’enterrement il y a généralement plusieurs jours entre le décès et l’inhumation. merci les PFG.

    aujourd’hui, en France être enterré vivant cela relève de la mission impossible. entre tous les traitements des PFG qui sont fait sur les cadavres c’est impossible.

    et puis il y a les IRM et les médecins.
    Excepté le cas de cette femme qui s’est réveillé après quelques année de comas...

    Pour finir je me souvient que ma grand mère qui est dcd en 2009 à l’age de 92 souhaitait impérativement être « piqué » avec un poison après son dcd afin d’être sur de ne pas être enterrée vivante. je vous rassure nous n’en n’avons rien fait.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Transcription d’une inscription sur un registre d’état-civil en début de l’an XIV :

    « Manuel des maires, tome 2, page 121 »

    « Inhumation »

    « Que foule d’exemples de léthargies qui offraient des signes de la mort ; celui tout récent d’un aubergiste de Bruxelles enterré au mois de fructidor an 8, et qui n’est mort que dans son cercueil après les vains efforts qu’il avait fait pour en sortir, doivent déterminer à ne faire ensevelir qu’après d’avoir constaté le décès par des circonstances non équivoques. »
    « Les maires ne doivent permettent l’inhumation que 24 heures après le décès duement vériffié, à moins que la décomposition rapide du cadavre ne force à abréger ce délai »
    « Voyez, État-civil, sépulture »
    (sic)

    La chose ne devait donc pas être rare, L’est-elle devenue ?
    Cependant dans l’exemple de ce pauvre aubergiste, je me demande comment a-t-on su qu’il avait fait de vains efforts pour sortir de son cercueil…

    Que cela ne vous empêche pas de passer une bonne journée !

    MB 17/10/2013

    Répondre à ce message

  • En effet, obsédé par mes recherches, j’ai souvent rencontré des actes barrés, mais je n’y prêtais pas attention, sinon que je trouvai cela plutôt curieux...

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Décidément,cette année 1905,serait à rayer des mémoires,si elle n’avait autant de souvenirs,plutôt négatifs !
    Cordialement,AB.

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  • Bonjour

    Il me semble qu’auparavant c’était plus courant que l’on veut bien le croire...même sans « acte de décès annulé »...Au moins, ces derniers avaient eu de la chance..
    Car même si les « croque-morts » assuraient leur fonction, je me permets de penser que rares devaient être ceux qui en mort clinique étaient capables de réagir !!

    Mon père avait « un ami » fossoyeur. Cet homme lui avait raconté qu’il lui était arrivé lors d’ouverture de cercueils de voir des planches griffées ou des corps en position de panique..

    Répondre à ce message

  • Cas de la Ricamarie

    Bonjour,

    Horrible fait divers, et malheureusement pas un cas isolé.

    Cependant, la relation de l’histoire me semble quelque peu suspecte, au vu d’une expérience réalisée en 2011 par l’émission allemande « Galileo », pour voir s’il était possible de se libérer lorsqu’on se trouvait enterré vivant. La réponse est non, évidemment, le cerceuil étant vissé de l’extérieur et la couche de terre d’un mètre d’épaisseur (dans l’expérience) pesant environ 1 tonne - et pas davantage avec une aide extérieure car :
    - dans ces conditions, il est impossible de se faire entendre, que ce soit en criant ou en tapant,
    - on dispose d’à peu près 1 heure d’oxygène, à condition de rester calme (!)
    Le lien vers la vidéo (en allemand, mais les images parlent d’elles mêmes) http://www.prosieben.at/tv/galileo/...

    C’est pourquoi il me parait peu probable que le fossoyeur ait vraiment entendu les cris du malheureux, et ce durant 3 jours, encore ! Reste qu’il a alerté les voisins, et si l’histoire est véridique, il y avait bien eu inhumation prématurée. Peut-être a-t-il à un moment donné perçu inconsciemment que le jeune homme n’était pas mort, et son subconcient aura fait le reste...

    Cordialement,
    Isabelle Chevallier

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    merci pour cet article ; en complément, je ne peux que vous renvoyer à une nouvelle de ZOLA : La Mort d’Olivier Bécaille qui raconte précisément l’histoire d’un homme enterré vivant ! Terrible et passionnant à la fois !
    JM

    Répondre à ce message

  • Bonjour Thierry
    Votre histoire est évidemment macabre, mais habitant un pays ( le Brésil) où la tradition veut que le mort soit veillé toute la nuit par famille et amis, je lis quelquefois dans le journal que : « brusquement le mort s’est assis dans son cercueil » !!!!!!

    Maintenant ce que je vais vous dire ( je ne blague pas ), pas mal de nos amis veullent être incinérés et j’ai entendu des gens même dire qu’ils voulaient être entérré avec leur portable ! Comme je le repète, je ne blague pas.
    Toujours la fameuse histoire de mort apparente !!!!!
    Michelle

    Répondre à ce message

  • Mort apparente de la comtesse de Pézenas 23 octobre 2013 08:28, par jcautran

    Bonjour,

    On rapporte aussi la mort apparente, vers 1775, à Toulon, de la Comtesse de Pézenas.
    Mon père la rappelle dans son chapitre Mémoires d’entre-tombes
    http://www.site-marius-autran.com/o...

    « Ne quittons pas le premier secteur sans faire une mention très spéciale à la tombe de Madame Rose Louise Marguerite Vallavieille épouse de M. Pézenas de Bernardy, capitaine des Vaisseaux du Roi.

    - Photo de la tombe au cimetière de La Seyne -

    Née à Toulon le 29 juin 1754 et décédée à La Seyne le 22 août 1829 à l’âge de 75 ans, cette honorable personne fit l’objet d’une légende que mes grands-parents m’ont transmise dans une version pour le moins étrange.

    En 1774, Madame la comtesse Rose de Pézenas, quelques mois après son mariage (elle avait 20 ans), serait morte étouffée par un noyau d’abricot et enterrée au cimetière de Toulon, parée de tous ses bijoux. Les obsèques terminées, un brigand (le fossoyeur ?) vient ouvrir son cercueil pour s’emparer des bijoux. Ayant soulevé la défunte, celle-ci revint à la vie en exprimant un grand cri de soulagement. Littéralement terrorisé, le voleur s’enfuit précipitamment et la soi-disant défunte regagna son domicile.

    On apprit peu après qu’elle donna naissance à un bébé superbe. Ce qui donna tout son sens à la légende de farceurs provençaux : ... de l’enfant de Pézenas qu’ero mouart avant d’estre nas ! (qui mourut avant d’être né). »

    Cette histoire a été rapportée par d’autres auteurs. Voir sur le forum suivant :
    http://www.premiumorange.com/archiv...

    Cordialement,

    Jean-Claude Autran

    Répondre à ce message

  • Ma grand-mère née dans le Var en 1875, me racontait comment elle avait assisté aux obsèques d’une parente, tout le monde s’étonnant que 3 jours après le décès le corps ne présentait aucune rigidité.La cérémonie religieuse se déroulait devant le cercueil ouvert et au moment où le curé a aspergé d’eau bénite, quelqu’un a remarqué que le visage de la morte se contractait : elle fut ainsi sauvée d’une mort atroce !
    Et m’a grand-mère nous avait fait promettre que le jour de sa mort nous vérifions bien qu’elle était bien morte !
    Autre chose : les croque-morts était chargés autrefois de mordre le gros orteil des morts pour vérifier qu’ils étaient bien morts !!!

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