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« Les pères de nos aïeux » face aux calamités de leur temps (épisode 34)


jeudi 14 novembre 2013, par Danièle Treuil

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- Pour lire les épisodes précédents...

Je continue à progresser dans la lignée de mes ancêtres, avec just, le fils d’anthoine et de jane buysson. Il est le premier d’entre eux dont le parcours tout entier s’inscrit dans le 17è siècle, puisqu’il est né en 1615 et qu’il décède un peu avant 1670. Je n’avais pas non plus de document le concernant dans le lot familial. Comme pour son père et son grand-père jehan praa dict oblette, c’est par les registres que j’ai pu établir la liste de ses enfants, non son mariage. Mais la période est plus proche et plusieurs actes le concernant figuraient dans le dépôt effectué en 2004 par le notaire de St Just-en-Chevalet. Une chance !

just pra oblette et nicolle carré (1615-1670) face aux calamités de leur temps [1]

Les enfants d’anthoine et jane buyson, sa première épouse, parmi lesquels notre ancêtre just, né en 1615, ont connu dans leur jeunesse l’époque catastrophique qui a suivi l’assassinat d’Henri IV, survenu en 1610, dont j’ai parlé à propos de leurs parents. Les calamités se sont conjuguées : “la guerre de Trente ans” qui éclate peu de temps après leur naissance, la fronde, une situation climatique très perturbée et encore la peste, toujours la peste… de 1626 à 1633, avec chaque fois des disettes.

Une enfance qui commence mal

La guerre de trente ans

Cette guerre est une succession de conflits armés qui déchirent l’Europe de 1618 à 1648. A la suite de la prédication de Martin Luther (1483-1546), la Réforme s’est répandue rapidement. De nombreuses principautés allemandes et un certain nombre de pays du nord de l’Europe ont adopté le protestantisme, ce qui divise l’Europe en deux camps opposés. La contre-réforme, dirigée par la Maison des Habsbourg, dont les deux branches règnent sur l’Espagne et le Saint Empire Germanique, a pour ambition de faire regagner au catholicisme le terrain perdu. Richelieu, craignant leur suprématie, appuie le camp des réformés, bien que la France soit catholique et lutte contre les protestants chez elle ! A partir de 1635, après plusieurs défaites de ceux qu’elle soutient et craignant un encerclement, Richelieu implique directement la France dans la lutte contre l’Espagne. La guerre prend fin en 1648, par le traité de Wesphalie ; L’Europe vient de vivre une véritable guerre civile, qui a mis tout à feu et à sang. Les batailles et les famines ont fait plusieurs millions de morts… et provoqué une augmentation catastrophique des impôts, situation aggravée par les épidémies de peste déjà décrites qui ont limité les récoltes et les échanges commerciaux. Toute cette période représente plus des trente premières années de la vie de just ! Devant tant de misères, les révoltes paysannes sont nombreuses des années 1620 aux années 1660, notamment celle des “croquants” entre Loire et Garonne (1637) et celle des “Va-nu-pieds” en Normandie (1639). On ne souligne pas de soulèvement en Forez, malgré les mécontentements qui s’expriment, suite au passage des soldats se rendant en Espagne.

Just, dans sa fratrie

Malgré les catastrophes que connaît ce début du 17e siècle, anthoine a laissé plusieurs enfants qui feront souche, quatre issus de sa première épouse jeanne boysson (nous ne trouvons plus trace de gilbert adulte) et deux autres de la jeune veuve, thomine, alors que l’épidémie de peste, nous l’avons vu, ressurgit à ce moment de façon violente. Au total trois garçons survivent de façon certaine.

Nous observons que claudine aînée épouse un oblette (famille de sa grand-mère paternelle), à une date que nous n’avons pas trouvée. Les liens restent longtemps présents entre les familles, entraînant des erreurs sur le patronyme. Les enfants de claudine et d’estienne oblette par exemple seront appelés dans des actes notariés “pra oblette” et non “oblette” ; dans l’autre sens, à plusieurs reprises, des pra sont nommés oblette dans les actes. J’y ai fait déjà allusion, en faisant l’hypothèse que ces erreurs sont dues à la vie en communauté qui mêlait les familles.

Le drame : la mort des parents

C’est d’abord la mort de la mère, le 23 juillet 1625, qui disparaît juste le jour où l’on s’apprêtait à participer à la grande fête de la Sainte Madeleine… le remariage de leur père deux ans plus tard avec une jeune femme, l’arrivée de deux bébés… et juste après le second, en juillet 1629, la mort du père, sans parler de cette épidémie de peste qui terrifie l’entourage. Les enfants sont grandement perturbés. A la mort de sa mère, just vient d’avoir dix ans et sa grande sœur claudine en a quinze. Pendant les dix-huit mois de veuvage du père, qui a trente-huit ans au moment du décès de jane, c’est sans doute cette grande sœur qui prend en charge avec quelques domestiques les frères et sœurs. Dès que le père est remarié, c’est thomine – la nouvelle épouse - qui s’occupe d’eux. Comment ont-ils accepté leur belle-mère, surtout la grande, quand le père a disparu à peine deux ans plus tard ? Deux garçons étaient donc nés entre-temps : estienne et anthoine, les demi-frères de just.

On peut penser que claudine l’aînée s’est mariée rapidement, avec estienne, un jeune homme, nous l’avons vu, de la parentèle Oblette ; dès qu’il a été possible, son frère just est venu travailler avec eux à oblette où il se trouve au moment de son mariage en 1645. Je découvre plus tard quelques informations sur cette claudine et sa jeune sœur du même prénom, grâce à deux actes trouvés dans le dépôt du notaire. Claudine la jeune est née en novembre 1616, mariée à claude tamain (cm du 17 août 1631 c/Me Debussy, qui ne faisait pas hélas partie du dépôt) ; je n’ai pas pu trouver non plus son acte de mariage, car le registre manque pour cette année-là. Il faut le situer sans doute en septembre 1631. Elle devient veuve quelques années plus tard, puisqu’elle est notée comme telle en novembre 1650 quand elle est marraine. Elle reste sans enfant, puisqu’elle désigne par testament en 1670 son neveu anthoine oblette, fils de claudine aînée, pour héritier. Quant à la petite dernière, anthoinette, née en 1622 peu de temps avant la mort de ses parents, elle s’est mariée avec guillaume burrelier du clos, laboureur dont elle eut au moins cinq enfants, de 1650 à 1665. Elle est décédée le 29 août 1683. Son mari vit toujours à ce moment-là. Il est granger au Banchet.

Nous connaissons aussi la descendance des deux demi-frères de just, enfants issus du second mariage de leur père avec thomine combres, particulièrement celle d’anthoine, qui nous mène plus tard en 1890 à des Pras partis en Argentine.

Malgré le contexte, la vie continue pour just

Les temps sont particulièrement difficiles, mais la vie garde ses droits et les jeunes gens se marient et font des enfants. C’est le cas de just, il a trente ans et la jeune épousée nicolle carré, une dizaine d’années de moins. Une bonne surprise : le contrat, passé devant Maître Benoist en date du 9 octobre 1645, figurait dans le dépôt du notaire de St Just effectué en 2004.

Nous sommes au début de l’automne. C’est encore la guerre de Trente Ans à ce moment-là et l’époque où s’affrontent Français et Espagnols, chacun traversant la région à son tour. Just épouse une jeune fille des environs, dont la mère vient du village des clos, (où va s’installer bientôt sa sœur anthoinette, en épousant guillaume burrelier du clos). A ce moment, just est noté “fils de feu anthoine”, “proccèdant ledit espoux futur en cas de besoingt d’estienne oblette, son beau-frère”. Il vit donc en communauté chez lui, mais étant majeur il n’a pas besoin de son autorisation. Tandis que la future espouse “procèdde de l’authorité de mathieu carré, son père cy present et l’autorisant”. La jeune femme, qui n’a que vingt ans, a besoin de son accord. Les jeunes gens “ont promis et juré eulx prendre et espouser en vray et loyal mariage et pour ce faire eulx présenter en face de nostre mère ste esglize quand l’une des parties en requerra l’autre et dans le temps permis de droict”. Le mariage religieux, selon la coutume, a dû avoir lieu quelques semaines plus tard. Il faut attendre les périodes autorisées par l’Église. De toute façon à ces époques, c’est la signature du contrat [2] qui donne lieu à la fête la plus importante.

Suivent ci-dessous les signatures en quatrième page, en présence du notaire Benoist, notaire royal et du curé du dict lieu, Estienne Benoît. De nombreux parents et amis sont là, appartenant notamment aux familles carré, oblette, buisson. Aucun “de ce enquis” ne peut signer. Ils sont seulement trois à pouvoir le faire sur les 11 personnes mentionnées : mathieu carré le jeune, l’oncle de nicolle, “marchand tasneur”, dont la fille claudine s’est mariée quelques mois avant sa cousine, le 21 avril 1645 avec pierre oblette “eyné” ; deux frères “le grand”, dits bourgeois dudit St Just, dont l’un est marié à une boysson, patronyme de la mère de just. On est toujours dans le même réseau.

L’apport de just

Le jeune homme apporte à ses noces les biens dont lui est redevable, à titre de dédommagement, celui (ou celle) de ses frères ou sœurs déjà marié, qui a reçu, à titre d’héritier principal, sa part d’héritage ; peut-être aussi just doit-il toucher les biens qu’il a acquis pendant son association avec son beau-frère, tous biens “a luy deubs dans la maison dudit estienne oblette et consorts, en quoy qu’ils puissent consister et qu’il se réserve a rechercher contre les propriétaires des biens quy sont chargés d’eulx. Estienne oblette prt promet les luy espédier suyvant la composition quy en sera faitte…" Les biens des parents n’étaient pas remis en général au moment de leur décès : pour les enfants mineurs c’est évident ; mais non plus une fois adultes, tant qu’ils restaient célibataires. C’est au moment de leur mariage qu’ils touchaient leur part… Nous ne savons pas de quoi hérite just. Ses deux sœurs claudine ont reçu “une maison haute et basse, couverte de thuiles, sise a Oblette, une grange et des terres”. Elles se marient avant lui et elles doivent lui restituer sa part. Le frère aîné, gilbert, né un an avant lui, n’a sans doute pas survécu à l’enfance, car nous n’avons pas retrouvé sa trace, même dans les paroisses voisines.

L’apport de nicolle

Mathieu carré “l’aisné”, père de ladite espouse, “lequel de gré pour l’amitié et bons services qu’il porte a ladite espouse, desquels services il la reloue, luy a donné et constitué en doct de mariage, la somme de neuf vingt livres, un sestier soigle mesure de St-Just, deux cartons froment… un poinson (= tonneau) de vin nouveau pur et marchant… avec une robbe de drapt, suyvant qualité de ladite espouse, avec un lict de plume garny de sa coustre cusin (?), quatrez linceux (linceul = drap de lit) toile de mesnage et une nappe mesme toile avec son coffre fermant a clef avec ses autres habits et menus linges… et pour aydes de nopces habits, linges et meubles, ledit carré père promet payer a ladite espouse et pour elle a sondit espoux a l’anel (= année) avec la somme de soixante livres, et les autres soixante livres dudit jour de l’annel en deux ans… et moyenant ladite somme et autres choses susdites, ladite future espouse, de l’authorité de son dit future espoux, a renoncé a tous les droits de légitime et autres, qu’elle pourroit espérer et pretendre es biens de sondit père et de feu denyse du cloz rozon sa mère…”

Le père de la jeune femme paie une dot de cent quatre-vingts livres, du vin, du seigle et du froment. En ces temps où l’on vit dans la peur des disettes, c’étaient des biens précieux. Elle reçoit le lict, garni de ce qu’il faut, c’est la tradition et un seul meuble, le coffre. C’est just qui avance semble-t-il les frais de la noce et l’habit nuptial, quelques linges et meubles, puisqu’il sera remboursé sur deux ans par son beau-père, soixante livres par an. On constate que si just est orphelin de ses deux parents, nicolle n’a plus de mère.

L’héritier du “prémourant"

Tout est prévu en ces temps difficile. le contrat comporte en effet une clause que nous retrouverons souvent, laquelle prévoit l’hypothèse où l’un des deux époux viendrait à décéder avant l’autre et ceci, dans un temps qui hélas se trouvait parfois proche. L’héritier du “prémorant” devra payer au survivant une somme sur la part de l’héritage, modeste il est vrai : cinquante livres pour elle, si c’est lui qui vient à décéder le premier ; dans le cas contraire, quarante pour lui.

“Et finalement lesdits espoux et espouse se sont fait les donations mutuelles et reciproques a cause de mort, scavoir ou ledit espoux deccéderoit avant ladite espouse, ayant enfans ou non procréés du prt marriage, il luy donne la somme de cinquante livres et, au cas contraire, où ladite espouse le precedderoit elle luy donne, par mesure donation que dessus, la somme de quarante livres payable par l’héritier du prémorant a celluy du survivant l’an révolu après le deceds de l’un ou de l’autre…”

On le constate, même si les conjoints sont modestes – il n’est pas question de terres, les meubles sont peu nombreux - on établit malgré tout un contrat de mariage devant notaire. La parole et surtout l’écriture de ces officiers ministériels ont valeur de preuve irréfutable.

Nous avons un autre contrat de mariage presque à la même date (16 juin 1646) pour une petite cousine éloignée : justa pra, fille de claude pra montloux, qui épouse un claude espinat. Ce dernier, qui vit dans une communauté, reçoit non seulement de son père la moitié de ses biens, mais aussi des biens de la part des membres de sa communauté. La situation est tout de même plus faste.

La vie du couple

Peu de temps après le mariage, nouvelle épidémie et famine…

La peste, qui rôde toujours, a repris de façon violente depuis 1644. La situation s’aggrave en 1646 qui amène les autorités civiles de Montbrison et de St Etienne à renouveler le vœu à la Vierge, déjà prononcé par les échevins le 21 novembre 1630, de faire annuellement et perpétuellement une procession. Ce vœu fut respecté jusqu’à la Révolution à St Etienne, pour la dernière fois en 1793 ; A Montbrison, interrompue en 1966, la procession a repris en 1986.

Vœu de la ville de Montbrison

L’an 1646, et le 2e jour de juillet, fête de la Visitation de Notre-Dame, les habitants de Montbrison, par la bouche des échevins ont voué et promis à Dieu et à la Sainte-Vierge de faire annuellement et perpétuellement, à pareil jour, une procession générale en l’esglise collégiale Notre-Dame de ladite ville, laquelle procession partira de ladite église, sortira dans la ville, fera le tour des murailles et puis retournera en ladite église où sera célébrée la grand-Messe – source : Jean Canard Les pestes en Beaujolais, Forez, Jarez, Lyonnais du 14e au 18e siècle chez l’auteur 1979, 132 pages.

Les malheurs n’arrivent jamais seuls. En 1651-1652, les mauvaises récoltes entraînent la famine et une très grande mortalité. Ils sont mariés depuis cinq ans… et bientôt il faudra encore affronter la peste (1663-1670).

Les enfants de just et nicolle

Just et nicolle auront au moins sept enfants, tous nés sur la paroisse de St-Just-en-Chevalet peut-être davantage, échelonnés de 1647 à 1666. Nous connaissons pour chacun leurs parrain et marraine, des oncles, tantes, cousins ou pris dans le réseau proche, notamment pour les jumelles, qui sont les derniers enfants de la fratrie.

Comme à la génération précédente, les parents ne vivent pas bien vieux eux non plus, puisque leurs jumelles denyse et thomase sont orphelines de père et mère, dès 1670, à moins de quatre ans ! Aucun des enfants n’est alors marié. Nous n’avons pas reçu par archives familiales de documents les concernant, tout simplement parce que leur fils estienne, notre ancêtre, n’est pas l’aîné de la fratrie. S’il y a eu transmission, même concernant le grand-père anthoine, tout cela est passé par l’aîné Philippe, et peut-être de lointains cousins inconnus en sont-ils dépositaires ou alors se sont-ils perdus ! Malgré nos recherches dans les paroisses avoisinantes nous n’avons pas trouvé ce qu’il devient, pas plus que pour Gibert à la génération précédente. Pourquoi just et nicolle sont-ils morts prématurément, à peu de temps d’intervalle ? Est-ce de la peste qui sévit à ce moment-là et qui peut-être atteint aussi certains de leurs enfants ?

Petit détour du côté de la famille carré…

Je ne veux pas écarter mes aïeules de ce récit, parce que je ne sais rien sur elles. Les recherches menées par des cousins éloignés m’ont permis d’établir que cette famille était à l’époque bien représentée. Un certain nombre est établi à Montgrenier, tout près de St Just, les autres sont répartis entre Rozon et St Romain d’Urfé. Par le contrat de mariage, j’apprends aussi que nicolle est fille de mathieu carré l’aîné, laboureur à Montgrenier, et de feue denyse du clos rozon (mariée en 1620, décédée avant 1645, date du mariage de nicolle). Elle a un oncle paternel, mathieu carré le jeusne de Montgrenier, “marchand tasneur” marié à anthoinette rivaud. il existe aussi un anthoinette carré née en 1603 épouse d’un mathieu rivaud… ! Similitude des prénoms et des patronymes, croisés entre les carré et les rivaud. Souvent, dans le cas de mariages avec des sœurs et des frères respectifs, les cérémonies ont lieu le même jour, en l’occurrence le 16 juin 1622, ce qui permet de compenser les dots.

Nous n’avons trouvé dans les registres aucun autre enfant issu de façon certaine des parents de nycolle ; sa mère, denise du clos, n’est citée d’ailleurs qu’une seule fois comme marraine, le 19 août 1624 (de durand, fs de mathieu rivaud et anthoinette carré). Quant à sa famille dite “du clos, du cloz, ducloux, du cloux”, (nom hérité d’un village) certains habitent Rozon, comme les carré. On trouve parmi eux quelques laboureurs, mais aussi des artisans, tisserands et cordonniers notamment (beaucoup d’anthoine, de claude et d’andré). Les parents de denyse devaient être installés dans un village, qui ne dépendait pas de la paroisse de St-Just-en-Chevalet, puisque nous n’avons pas trouvé sur les registres trace de sa naissance, sans doute autour de 1600. Mais on sait que c’est le moment où des registres sont manquants.

Il est difficile de remonter l’ascendance carré. Ils sont très nombreux, comme on le constate, à porter les mêmes prénoms et les familles sont imbriquées les unes aux autres par les parrainages et la vie en communauté. Le grand-père de nicolle est peut-être un andré carré de montgrenier né autour de 1560-70, époux de clauda durelle. Beaucoup sont présents à cette génération. Certains sont laboureurs, comme le père de nicolle, d’autres artisans, comme chez les duclos, tels que “tasneur”. Toujours est-il que les patronymes du clos, carré et rivault sont mentionnés par la Prévoté de St-Just-en-Chevalet en 1446 et 1449. jehan du clos et pierre et estienne rivault possèdent des terres, dont est donnée la localisation. Ce sont des familles ancrées depuis longtemps dans le pays.

A la même époque, nos ancêtres Michel

Il nous paraît intéressant de rappeler qu’au moment où nos “Pra” commençaient à tracer leur sillon, d’autres ancêtres côté de nos aïeules avaient gravi déjà plusieurs échelons de la hiérarchie sociale. Je veux parler des “Michel”, ascendants de l’arrière-grand-mère de mon père Georges, Claudine Coudour [3], dont je vous ai parlé récemment. Ils ne possédaient pas de terres et faisaient partie de ces gens habiles – nous l’avons vu - qui avaient su saisir les opportunités dans les moments de crise et profiter de l’inflation galopante qui avait cours. Je propose un tableau comparatif succinct, sur trois générations.

On constate dès le départ, qu’ils n’exercent pas les mêmes métiers. Les pra sont laboureurs ; pierre michel et même son fils jehan tiennent hôtel (oste) et font du commerce.

Avec le fils nicollas, né en 1593, le statut change rapidement. Après avoir été “marchand bastier”, au moment de son testament le 31 octobre 1652 [4], à cinquante-sept ans, il est dit “noble nycollas michiel” conseiller du roy, c’est-à-dire fonctionnaire. A chaque fois que le testateur est cité dans le texte, il est précisé le “sieur testateur”, formule respectueuse qui n’existe pas dans les testaments concernant les laboureurs (ni d’ailleurs dans le testament de son père jehan michel). Les personnes citées comme témoins sont dits “maître”, ce sont des patrons. Plusieurs d’entre-eux savent signer, dont nicollas, ce qui n’est pas le cas à la génération précédente. L’épouse et les filles sont nommées « dame et damoiselle ». La première épouse de nicollas née savatte et la seconde, née geneste, appartiennent à des familles de notables. La fille aînée est mariée à guillaume faure, bourgeois. Nicollas lègue à chacun de ses six enfants, dont beaucoup sont encore mineurs, la somme de quatre mille livres.

Cinq ans plus tôt, en 1647, notre ancêtre just se mariait. On ne sait pas ce qu’il apporte à ses noces, son parrain doit rassembler ce qui lui est dû, sans doute peu de chose ; la jeune femme, nicolle carré, quant à elle, reçoit cent quatre-vingts livres… On est loin des quatre mille livres promises à chacune des filles de nicollas, au moment où elles prendront époux. On voit ici le décalage entre les ressources des uns et des autres. Chez les michel, il y a matière à rédiger un testament, les biens sont suffisamment nombreux (des espèces, mais aussi des domaines…), pour prévoir de son vivant, comment ils pourront être répartis. Chez nos laboureurs “pra”, on attend le mariage du premier enfant, mais souvent on n’est plus là pour décider quoi que ce soit. Pour cette époque, nous n’avons trouvé aucune trace de testament les concernant… Reste aussi le sort du conjoint ; à défaut de testament, une clause a quelquefois été prévue au départ dans le contrat de mariage.

La relation au conjoint

Dans le testament de nicollas michel, un passage important est consacré à l’avenir de “sa bien aimée femme”, qui nous renseigne d’ailleurs sur l’importance des biens possédés. Il s’agit de brigitte genest. A travers les dispositions prises, on mesure à plusieurs reprises l’attachement que nicollas porte à cette seconde épouse, sans doute beaucoup plus jeune. Il ne veut pas qu’elle ait à répondre de la gestion qu’elle va assurer en attendant qu’elle puisse nommer un héritier, quand les enfants auront atteint l’âge “compettant”. Il demande qu’à partir de ce moment elle soit nourrie et entretenue par celui-ci, tant qu’elle “demeurera en veufvage”. Il envisage même le cas où elle ne pourrait “compatir” et prévoit, dans cette hypothèse, “qu’il luy sera relasché la jouissance de sa maison qui fust de feu sieur jehan michel, son père”… et de plus “ jouissance et usufruit des deux domaines de Meziré, audict sieur testateur appartenant…”.

Faute de témoignages comme celui-là, nous ne savons quels étaient les liens unissant nos couples “pra”, qui se mariaient sans doute, la première fois tout au moins, selon le vœu des parents. Les seconds mariages étaient peut-être davantage d’inclination. Quel que soit leur attachement, ils ne pouvaient pas, faute de moyen, les exprimer comme ici – à travers un testament - par des avantages matériels.

La durée de vie

En ce qui concerne la durée de vie, jehan michel et anthoine pra meurent à peu près à la même époque, respectivement 1631 et 1629, en pleine épidémie de peste mais le premier a vécu quinze années de plus. Quant à nicollas, bien que malade, gisant au lit, au moment où il dicte son testament en 1652 - l’ayant faict lire (ensuite) proche de ses oreilles - il ne meurt qu’en 1673, suivi d’ailleurs le lendemain par sa chère épouse (une nouvelle épidémie, même si cette fois il ne s’agit pas de la peste ?). C’est quatre ans après just, mais nicollas a vécu jusqu’à quatre-vingts ans, alors que just a tout juste atteint cinquante-sept ans. Quand on tombe malade, l’hygiène, les moyens pour se chauffer, se nourrir et se soigner ne sont pas les mêmes !

La mort des épouses

Par contre jehan pra et nicollas michel d’une part, anthoine pra oblette et jehan michel de l’autre, ont tous perdu leur première épouse. Les femmes, quel que soit leur milieu, couraient à peu près les mêmes risques au moment de l’accouchement !

Nos ancêtres michel et pra se rencontraient-ils quelquefois à la foire de Roanne ou à l’église ? Pouvaient-ils imaginer qu’un jour l’un et l’une de leurs descendants respectifs contribueraient à poursuivre ensemble notre lignée ?

Épilogue

Ainsi avec jehan, anthoine et just, les lointains ancêtres de ma lignée pras, nous avons exploré des chemins inconnus, dont les vieux papiers familiaux ne nous disaient rien. C’est comme un jeu de piste, à partir de quelques indices, il faut trouver l’étape suivante et pour finir l’itinéraire. Aussi j’éprouve le besoin pour clore cette sorte de trilogie, que j’ai intitulé “les pères de nos aïeux”, de reprendre les événements qui ont traversé leur vie - abordés ponctuellement pour chacun d’entre eux - dans une continuité, comme si on survolait maintenant le paysage pour avoir une vue d’ensemble. Ils ont parcouru les temps qui précèdent le long règne du Roi Soleil, de François 1er à la fin du règne de Louis XIII : un cortège de guerres, de catastrophes climatiques, de disettes et d’épidémies, ponctué parfois par quelques embellies. Bien sûr, tous ces événements se chevauchent entre père et fils. La peste ne les quitte pratiquement pas, la guerre non plus. Néanmoins la vie de certains fut plus dure. Le premier jehan a connu une période plutôt favorable, tout au moins au début et à la fin de sa vie ; anthoine, un parcours difficile, tempéré pendant quelques années par le règne d’Henri IV, ce qui n’est pas le cas pour just, où les malheurs se succèdent sans interruption depuis l’enfance.

Jehan Pra oblette (ca 1545-1622), un long parcours, marqué par les guerres de religion, avec le fils et les petits-fils de François 1er

La période qui précède l’arrivée au monde vers 1545, à la fin du règne de François 1er, de jehan et marguerite a été favorable. Les parents ont pu les élever dans de bonnes conditions. Les récoltes étaient mieux assurées avec la renaissance qui a suivi la guerre de cent ans, le régime nutritif meilleur, la population plus nombreuse ; la France était devenue le royaume le plus peuplé d’Europe. Cela n’effaçait pas la précarité des laboureurs à la merci d’une mauvaise année, mais ils possédaient vaches, cochons, quelques dizaines d’ares, et en louaient quelques dizaines d’autres à des prix favorables. En effet, les cens seigneuriaux exprimés, selon une coutume très ancienne, en monnaie fixe étaient réduits à peu de chose, la centralisation monarchique opérée par François 1er, après le rattachement du Forez à la couronne de France, s’était imposée et la pression seigneuriale était devenue moins forte. François 1er (dernier monarque de la dynastie Valois) meurt en 1547, laissant place aux guerres de religion. Elles démarrent sous le règne d’Henri II (fils de François 1er) et se poursuivent avec ses trois fils : d’abord Charles IX et le massacre de la St Barthélemy ; puis le bref règne de ses deux frères (François II et Henri III), une période d’anarchie, où la France est toujours déchirée entre catholiques et protestants. Jehan et marguerite doivent traverser ce temps, avant de connaître pendant quelques années le règne du bon Henri IV, le meilleur roi du monde dit-on.
L’un dans l’autre, leur vie a été moins rude que celles de ceux qui vont les suivre, même si la peste a ressurgi dans le Forez vers 1587. Ils vivent d’ailleurs âgés pour l’époque.

Anthoine (1587-1629), une période contrastée entre Henri IV (1584-1610), la régence et le début du règne de Louis XIII, en 1617

• d’abord une amélioration

Même si la peste a ressurgi à sa naissance, la situation de la France s’améliore. Henri IV qui ouvre la lignée des Bourbons, avait déclaré « je fais la guerre, je fais l’amour, je bâtis » ; il aurait dit aussi : « si Dieu me prête encore de la vie, je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon royaume qu’il n’ait le moyen d’avoir une poule dans son pot ». Mais l’un de ses plus grands mérites est d’avoir mis fin aux guerres de religion avec l’Édit de Nantes promulgué en 1598. Il était temps, car selon la formule du parlementaire Etienne Pasquier [5] la France était devenue « un désert peuplé de mendiants et d’affamés, de villes infestées de brigands et de pestiférés, d’ateliers en panne… un français sorti d’un sommeil de quarante ans aurait eu le sentiment, à la fin des guerres de religion, de contempler, non la France, mais un cadavre de France ».

Malgré les conditions climatiques plus défavorables – c’est le début du petit âge glaciaire - entrecoupées il est vrai d’années clémentes, et de la peste endémique, on peut parler sous son règne de restauration agricole, grâce au rétablissement de la paix, à la modération de l’impôt (le montant des tailles est réduit de 20 % par Sully) et à la protection du paysan. En 1597 et à nouveau en 1598, le roi interdit la chasse dans les blés et les vignes du printemps à l’automne ; de même que la saisie des instruments et des bêtes des laboureurs, en cas de dette impayée. Notre ancêtre anthoine né en 1587 profitera avec les siens, tout au long de sa jeunesse, de cette embellie. Il a la chance d’ailleurs de garder ses parents longtemps, particulièrement son père.

• la dégradation

Mais après la mort d’Henri IV, survenue en 1610, la situation se dégrade. Le Cardinal Richelieu et Louis XIII sont engagés dans la guerre qui secoue l’Europe depuis 1618, qu’on a appelé plus tard la “Guerre de Trente Ans”, présentée au début du récit, qui entraîne inévitablement le gonflement de la fiscalité royale. Une catastrophe n’arrive jamais seule. L’épidémie de peste reprend avec violence en 1626 et fait des ravages parmi les populations sous-alimentées. Anthoine et sa famille sont touchés de plein fouet. C’est l’époque où il meurt, à quarante-deux ans !

Just (1615- ca 1668), sous le règne de Louis XIII (1617-1643) et la régence d’Anne d’Autriche : pas de répit

Just, né en 1615 et son épouse traversent, comme leurs parents, des périodes difficiles, mais sans aucun répit depuis l’enfance. Avec Louis XIII puis la régence d’Anne d’Autriche, la guerre qui a commencé peu après sa naissance s’éternise, avec à partir de 1635 l’engagement de la France contre Espagne, entraînant le passage des soldats et surtout l’augmentation continuelle des impôts. A peine terminée en 1648 avec le traité de Wesphalie, survient la Fronde (1649-1653), une révolte des seigneurs contre l’autorité royale, qui entraîne le triplement du prix du blé.

C’est aussi régulièrement la rigueur du temps, des étés caniculaires, suivis chaque fois d’hivers glacials, qui ont démarré dès sa naissance et qui reprennent dans les années 1621 à 1633, mettant à mal les récoltes céréalières et entraînant des disettes. Tout le royaume est atteint. Une nouvelle fois en 1651-1652, puis après un été caniculaire, la peste, toujours la peste… 1663 à 1670 ! Just et nicolle décèdent à ce moment. Pour résumer la période qu’ils viennent de vivre, je reprends le commentaire du peintre Raymond Dumoux à propos de l’une de ses toiles : “le 17è siècle, le siècle du Léviathan” : “une période de violences, de guerres, de fléaux, sécheresses, famines, de maladies, de peste. La vie est un long calvaire” [6]

Just et nicolle auront survécu cependant une dizaine d’années de plus que leurs parents, puisqu’ils meurent respectivement à un an d’intervalle, en 1668-69 l’un, l’autre en 1670. C’est le début du règne de Louis XIV, qui a pris véritablement le pouvoir à la mort de Mazarin, en 1661. Ainsi, deux générations successives, avec anthoine et just, ont été fauchées en plein âge adulte, laissant de nombreux orphelins mineurs, à la fois de père et mère.

Depuis que nous avons pris contact avec les premiers pra en 1446 et 1485, deux cent ans ont passé. Ils ont connu des avancées spectaculaires, même si, comme leurs prédécesseurs - mais sur une moins longue durée - ils ont vécu les malheurs de la guerre et les épidémies « l’affolement du monde plein, hanté par le suprême châtiment de la décomposition des chairs mortes » (P.Chaunu) [7]. Dans l’ensemble cependant, leur sort s’est amélioré. Ils ont définitivement quitté le statut qu’ils connaissaient je pense avant la guerre de Cent Ans. Ils ont pu élever une descendance plus nombreuse et investir de nouveaux villages.

Avec anthoine, son fils just pra oblette et la plupart de ses frères et sœurs nous quittons définitivement le village des pras. Ils ont suivi la migration commencée par jehan, quand il s’est installé à Oblette, après avoir épousé Marguerite. Ils sont descendus du côté de St-Just-en-Chevalet En choisissant ce côté de la montagne, ils s’éloignent pour de nombreuses décennies des Pra de l’autre versant, ceux de la côte roannaise, même si des liens persistent un certain temps entre les familles du même réseau de parenté et si des mariages surviennent.

A suivre : La parentèle de just Pra Oblette et les communautés familiales.

Notes

[11615-1670 : naissance de just, décès de nicolle.

[2Le texte de mariage entre Just et Nycolle a été entièrement retranscrit par Virginie Joathon, membre de l’association Ceux du Roannais, antenne parisienne.

[3A propos de Claudine Coudour, Il a été question dans cet épisode d’un Philippe Coudour. Etait-ce un des ancêtres de Claudine ? Il avait épousé une sœur d’anthoine, Claudine, était marchand et habitait Sauternon, pas très loin de Juré dans les années 1645.

[4Testament de Nicollas. J’en ai donné des extraits dans l’épisode N ° 29, histoire d’une ascension sociale.

[5Etienne Pasquier : Homme d’état, historien, poète et juriste (1529-1615).

[6Raymond Dumoux, peintre et graveur français, né en 1939. A écrit plusieurs articles sur son art particulier et sur l’art en général . http://viapictura.over-blog.com/art...

[7Pierre Chaunu, né en 1923, historien démographe, membre de l’Institut, Professeur à Paris Sorbonne, chroniqueur du Figaro (1996).

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6 Messages

  • Bonjour Danièle,

    Je réponds un peu tardivement à votre observation.
    Je ne pensais pas être sévère envers le vicaire. Je crois que nous nous sommes mal compris.

    A la lecture du récit j’ai perçu une « rivalité ou une espèce de jalousie réciproque » si l’on peut dire entre Etienne , le Chapelain de Fourvières et le Vieux Curé. D’abord comme vous l’avez remarqué vous même dans les lettres que le Chapelain adressait à son oncle en lui disant « Mon cher oncle » et dans la suivante « Mon très cher oncle ».
    Pensez-vous que le Curé n’ait pas également fait cette remarque...?
    Le neveu ayant été orienté d’entrer en religion par son oncle qui a pu un moment donné se sentir « lésé » de voir ce jeune évoluer et en quelque sorte être mieux « considéré » par la hiérarchie alors qu’il pouvait juger y prétendre
    personnellement au moins par son ancienneté et même penser être aussi compétent. Restait bien entendu le choix de la hiérarchie.
    Il est même possible que le Curé ait à maintes reprises affirmé faire de son neveu son légataire universel. Ce que beaucoup de personnes âgées disent très souvent de façon à avoir auprès d’elles des personnes dévouées et au dernier moment l’on se rend compte que ceux qui avaient été désignés ne le sont plus (même si leur dévouement était sincère) au bénéfice d’autres personnes. D’ailleurs, le curé n’a-t’il pas dit à son vicaire qu’il avait des reproches à faire à son neveu (sans toutefois donner plus de précision).
    Ce qui n’exclus nullement l’hypothèse que vous formulez.
    J’ai constaté cela à plusieurs reprises dans mon environnement.

    Ceci dit, je vous adresse tout mes compliments pour vos recherches et les explications fournies qui peuvent permettre à d’autres, moi y compris,de pouvoir trouver une issue lorsqu’il arrive que l’on soit bloqué.

    Très cordialement.
    Georges.

    Répondre à ce message

  • Bonsoir Danièle,

    Georges m’a devancé pour commenter votre chronique que j’ai encore beaucoup apprécié, j’aime le souci que vous avez de situer cette histoire familiale dans la grande histoire.

    De mon côté j’ai consulté les registres paroissiaux de St Just en Chevalet et j’ai retrouvé un André OBLETTE, fils d’André, baptisé le 10/09/1688, qui pourrait très bien être mon ancêtre. Allons-nous bientôt nous trouver cousins ?

    Bien amicalement.

    André

    Répondre à ce message

  • Epoustouflée, c’est le mot qui convient après la lecture de vos trois derniers épisodes. Je me sens comme « dans le texte ». Tout est si bien documenté et expliqué que c’est un véritable plaisir de vous lire. J’attends la suite avec impatience.
    Claudine Lory Beauné

    Répondre à ce message

    • Bonsoir,
      — 
      merci pour votre message. Pour ces ancêtres lointains, impossible de les faire parler, pour dire comment ils vivaient leur époque. J’essaye d’évoquer au mieux le contexte, pour que nous puissions imaginer ce que pouvaient être leurs angoisses, leurs combats, mais sans doute aussi leur fatalisme face à des situations qui les dépassaient.
      — 
      Bien cordialement, Danièle Treuil

      Répondre à ce message

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