www.histoire-genealogie.com

----------

Sommaire - Articles - Documents - Chroniques - Dossiers - Album photos - Testez vos connaissances historiques - Serez-vous pendu ? - Collection THÉMA - Éditions Thisa


Accueil » Articles » Chronique familiale et aventure généalogique » Une ouverture sociale avec Marie George, épouse de Claude : Les George et (...)

Une ouverture sociale avec Marie George, épouse de Claude : Les George et les Tamain (épisode 46)


jeudi 20 février 2014, par Danièle Treuil

Répondre à cet article

- Pour lire les épisodes précédents...

J’ai laissé mon ancêtre Claude Pra Borjas, petit-fils de Mathieu, et sa jeune épouse Marie George, en pleine Révolution, vers 1795. Avec ce mariage, Claude poursuit l’ouverture sociale déjà engagée avec sa mère Claudine Treille, fille de marchand, et dont les deux lignées d’origine – les Treille et les Espinat - comptaient de nombreux prêtres. Ici, la branche paternelle de la jeune femme ne cultive pas la terre. Quant aux Tamain, famille maternelle, elle permet de rejoindre des notables comme les Fonthieure et de retrouver une des branches ascendantes de Claudine Roche.

Notre ancêtre Claude, petit-fils de mathieu, est donc le premier de la lignée à être allé chercher épouse un peu au loin, du côté de Vaudier. C’est le pays originaire de la jeune femme, Marie George. Elle est issue, tant du côté paternel que maternel, de marchands aisés. La prospérité de la ferme Borjat, œuvre de Mathieu – près de 20 ha dans un pays où la plupart des exploitations en compte de un à trois - la notoriété de l’oncle Espinat ont sans doute favorisé le mariage.

La famille George

Marie, notre aïeule, est issue - du côté paternel - d’une famille George aux ramifications très nombreuses, avec comme souvent une répétition des mêmes prénoms, de quoi s’y perdre, d’autant plus que l’erreur de transcription dans un acte concernant sa mère, mettait en cause l’identité de son père. C’est grâce à d’autres généalogistes, M. Ménard, déjà cité, et surtout M. Coupet, Président de l’Association « Ceux du Roannais », qui descend par plusieurs branches de cette famille (et qui se trouve aussi être l’un de nos cousins), que nous avons pu remonter l’ascendance et connaître quelques détails.

La famille, depuis le moment où nous la rencontrons, relève de la paroisse de St-Romain-d’Urfé, avec ses hameaux alentour, où elle est implantée depuis très longtemps. En 1492, un Antoine George, prénommé comme le père de Marie (déjà), avoue une écluse sur la rivière d’Aix à la Caure, hameau proche de St Romain et, le 15 mai 1585, un Pierre George reconnaît un terrain au terrier de la cure de St-Romain-d’Urfé (source. D. de St André) La même année, Anthoinette George, fille de Mathieu George de la Caure se marie avec François Veurier (contrat passé à la Caure le 22 octobre 1585 reçu par Jean Legrand, notaire à St Just) (source : Jean Canard).

Saint-Romain-d’Urfé [1]

Saint Romain d’Urfé est situé de l’autre côté du bourg de St-Just, par rapport aux villages installés sur le versant des Monts de la Madeleine, où mes ancêtres s’étaient succédé jusque-là. Le pays est encore en altitude, entre 600 mètres environ et 850 mètres. Avant la Révolution française, c’était une immense paroisse appartenant au Comté de Forez, car elle englobait aussi l’actuelle et récente commune de Chausseterre. Son origine est très ancienne On en trouve trace en l’an mille dans le cartulaire de l’Abbaye de Savigny. Mais Jean Canard fait remonter son origine bien avant.

De nombreuses seigneuries

Elle regroupait plusieurs seigneuries relevant du comte d’Urfé :

celle de Genétines, nom hérité dit-on des « genêts » qui croissent en cet endroit en quantité et avec une vigueur extraordinaire. L’ancienne maison forte des Génétines est face au bourg entre deux bois touffus. Elle appartient d’abord à une famille du même nom, car en juillet 1334 Guillaume de Génétines rend foi et hommage au comte du Forez pour ses maisons, dépendances et terres situées à Saint-Romain-d’Urphé. Cette première famille s’éteint, faute de descendant. Le château tombe en ruines. C’est Simon Charpin qui le rebâtit vers 1500 et ses descendants en restent propriétaires pendant près de trois siècles (C’est là que naît en 1669, celui qui allait devenir de 1706 à 1729 l’évêque de Limoges). En 1779, le château est revendu avec ses terres et tous les droits utiles honorifiques qui y sont attachés, à M Antoine de Ramey de Sugny, qui devint par la suite préfet du Puy de Dôme. Endommagé pendant la Révolution, le château est ensuite plusieurs fois remanié ; il est paraît-il l’un des plus beaux modèles de l’architecture du Moyen-Âge en Roannais.

la seigneurie d’Ogerolles - Elle détenait dans le bourg la justice et les assises, lesquelles se déroulaient au lieu-dit le Grand-Fond ou à St Thomas, devant la chapelle de ce nom, aujourd’hui détruite, ou encore au Gros-Sapin, limite extrême de la seigneurie, aux confins du Forez, de l’Auvergne et du Bourbonnais. Même le château détruit, on continua à désigner ces instances du nom d’Ogerolles. Le dernier juge fut Paul Anthoine Fonthieure, avocat en parlement, qui présida les assises tenues le 17 septembre 1789 ! Fonthieure, un patronyme que l’on trouve chez nos aïeules, dans la branche Tamain...

Tout près de St Romain d’Urfé, un autre village, St Marcel d’Urfé, qui relevait du prieuré des Pommiers, dépendant de l’ordre de Cluny basé à Nantua, fondé par les Bénédictins vers le 13è siècle. Se trouvait là aussi un château, dont il reste quelques vestiges, aujourd’hui devenu gîte touristique. C’est là que j’ai pu organiser le rassemblement de la famille en l’an 2000.

Après une activité intense au temps de nos ancêtres, le village de St Romain- d’Urfé est un lieu calme aujourd’hui. A l’époque, son champ de foire, encerclé par des tavernes et petites échoppes, constituait un véritable point de rencontre des paroissiens. Tous les samedis, se tenait en particulier un marché important de fils et de toiles de chanvre (qui a subsisté jusqu’à la fin du XVIIIe).

George, un nom d’origine grecque…

Le nom George, à la fois nom de baptême (avec un s) et nom de famille, est ici employé comme patronyme. Il n’est donc pas attaché à une terre, contrairement à de nombreux patronymes de la région.. Rares d’ailleurs ont été, dans cette famille, les George paysans, malgré l’étymologie du mot, georgios, qui justement en grec veut dire “laboureur”, ironie de la langue ! Ils sont plutôt dans le commerce et l’artisanat.

Dès 1650, dans notre branche ascendante directe, notre ancêtre Pierre George est qualifié de “marchand”. Il semble être l’aîné des enfants, comme son père jean, et l’on peut penser qu’ils ont repris chacun à leur tour la profession de leurs parents. C’est une génération plus avant peut-être, que l’on peut trouver des cultivateurs, jusqu’à ce que des cadets ne pouvant hériter de la terre tentent leurs chances dans l’artisanat et le commerce, avec succès, donnant naissance à notre branche.

Des familles très denses

En tout cas, Jehan (1683-1746), le grand-père de Marie George, a poursuivi le métier de son père, il est voiturier à la Caura. Il est marié à une jeune fille de “Roure”, comme son jeune frère Antoine, qui épouse dix ans plus tard Marie de Roure, « en parenté proche avec Françoise ». La famille de Roure appartient au même réseau, une famille de marchands, originaire de Roure, un hameau proche lui aussi de St-Romain-d’Urfé (cf. carte ci-après). Les deux couples sont très liés et c’est ainsi qu’Anthoine et Marie deviennent parrain et marraine de celui qui est doublement leur neveu, notre ancêtre Anthoine, fils de Jehan et Françoise.

Jehan et Anthoine ont un autre frère, prénommé à son tour Jehan (1686-1749) qui est également voiturier, avant de devenir marchand à Vodiel (= Vaudier), puis tanneur aux Fôts (hameau du même nom que celui situé entre “Les Pras”, et Montloux), pays de sa femme, Jeanne Regeffe. Il se trouve au sud-ouest de St Romain, près de la route de Noirétable. Les fratries étant très nombreuses, il est courant en effet qu’elles se dispersent, chacun ne pouvant rester sur la terre du père et devant trouver son travail, au gré des opportunités et des mariages, comme ici. Nous retrouvons avec les George de nouvelles parentés avec l’Abbé Canard, qui descend successivement par deux fois de frères cadets de nos ancêtres. Les trois frères ci-dessus avaient encore deux autres frères, nommés chacun Guillaume, qui ont fait également souche, et cinq sœurs, dont une seule semble mourir en bas âge. Peut-être vit-on mieux et plus longtemps chez les familles de marchands ?

Je connais l’ascendance des jeunes sœurs de Roure, qui nous mène par des femmes Mivière et Darot au couple Jehan de Roure/Gasparde Boucherie
(patronyme tiré aussi d’un hameau), mariés le 22/11/1618. Je n’ai pas pu faire de recherches sur les familles de ces aïeules. Je sais que la famille Mivière a donné beaucoup de prêtres et de notables. Et j’ai longuement évoqué la dispute, survenue dans les années 1824/26, autour de la succession du vieux prêtre Coudour, entre la famille et le vicaire François Mivière (épisodes 30/31).

Des alliances qui traversent le temps : après les « de Roure », les « Veurier »

Les George se sont trouvés mariés plusieurs fois avec des Veurier, famille qui à la différence des George portait le nom d’un lieu, celui d’un hameau au sud de Fican (paroisse de St-Romain-d’Urfé). En fait, il fut assimilé à Fican à la fin du XVIIè siècle. Veurier, c’est le patronyme de notre plus lointaine ancêtre connue dans cette branche, Jane, décédée en 1631, épouse de Claude George (+ 3/4/1629). Jean Canard a étudié cette famille, dont il est aussi l’un des descendants. A cette époque, plusieurs Veurier exerçaient des professions en dehors de la terre. On trouve un Jean, charpentier, peut-être le frère de Jane, décédé le 9/1/1641. Il avait épousé Anne de Roure (déjà) le 4 juin 1619, fille de Pierre du hameau de Villeneuve, qui fit son testament le 1/08/1656, en faveur de ses enfants. Parmi ces derniers, une Jeanne se marie l’année suivante en 1657 avec Jean George le Jeune (contrat 27/9/1654, passé devant Montpeurier, notaire). Un autre Veurier de l’époque était “hoste et marchand au bourg”. L’une de ses arrière-petites-filles, Marie, née le 23/09/1700 épouse à son tour un George, Guillaume. On s’y perdrait !

Si nous donnons tous ces détails, c’est pour souligner les alliances qui s’instaurent ainsi au fil des générations entre certaines familles, du fait de la proximité géographique et du niveau social, dû au type de professions exercées, essentiellement des familles de marchands ou d’artisans. Il y a ceux de la terre – les moins bien considérés - et ceux du commerce ; entre ces deux mondes, celui des artisans, qui bascule plutôt du côté des marchands. Les Pras, en épousant des filles de marchands, faisaient là des alliances qui amélioraient leur position sociale.

T 2 - Ascendance d’Antoine George, le père de Marie, avec une surprise !
(d’après les renseignements communiqués par M. Coupet, président de l’association Ceux du Roannais. Pour l’ascendance de Juste Baratin (Gérard Pras et Jean Mathieu).

Observations

• Jane, peut-être la sœur de François Veurier, ce dernier marié en 1585 avec Anthoinette George, fa de Mathieu George de la Caure.
• Pierre et Justa Baratin (mariée à vingt ans, le 11/11/1681) : parmi leurs 10 enfants, en dehors de Jehan dit « la paille », voiturier, il faut noter son frère Antoine, marié également avec une Deroure (la sœur de Françoise) et Jehan, taneur aux Fots, époux de Jeanne Regeffe.
• Je connais l’ascendance de Françoise Deroure.
• Antoine a pour épouse Catherine Tamain ; ce sont les parents de notre ancêtre Marie George, mariée à Claude Pras neveu. Antoine est voiturier comme son père, il a sept frères et sœurs.

NB – La surprise ? elle surgit du côté des Baratin : Si l’on en croit un généalogiste bien connu, Jean-Louis Beaucarnot, deux dames devenues célèbres, Carla Bruni Sarkozy et Valérie Trierweiler, partageraient, par leur ascendance maternelle, un ancêtre commun à St-Romain d’Urfé, laboureur au hameau de Fôt : Antoine Baratin époux de Jeanne Bost le 25/2/1618… (article du Nouvel Observateur Politique, mars 2012). Ce couple a eu deux fils Gaspard. Les Baratin ne sont pas nombreux à ces époques lointaines (règne de Louis XIII), serions-nous parents ? Après recherches menées par Gérard Pras, complétées par Jean Mathieu, souvent cité, nous descendons en effet de ce couple (cf. tableau ci-dessus). On dit bien qu’en remontant le temps, nous sommes tous cousins !

Une information par ailleurs à propos du patronyme, il serait issu de l’ancien verbe barater, qui signifiait « tromper ». N’y voyez pas de malice, je ne vous ai pas « baratiné ».

Il n’a subsisté aucun lien avec les George, ni aucun souvenir de parenté chez les descendants, à la différence de ce qu’il advint avec la famille Coudour, à la génération suivante (actuellement, il n’y a plus qu’un George du côté de St Romain, dont les enfants ont quitté la région). D’autres sont aux Salles.

La famille Tamain

Maintenant je vous invite à faire une incursion chez la famille maternelle de Claudine, les Tamain. C’est une famille que nous avons rencontrée déjà dans les tout premiers temps, quand notre ancêtre Françoise Roche, fille de Jehan Roche et Marie Brat (ceux qui avaient dû vendre tous leurs biens en 1615 pour payer leurs dettes) avait épousé un Claude Tamain Roche, (fils semble-t-il de François Tamain) - cf. épisodes 38 ; et aussi, à peu près à la même époque, quand une des filles Claudine née en 1616 (d’Anthoine Pra Oblette et de jeane Buisson Chocessy) avait épousé en août/sept.1631 un Claude Tamain Oblettes (cm du 17/8/1631, hélas non trouvé) (cf. épisode 33). Il s’agissait là des branches Roche et « Oblettes », qui n’apparaissent pas dès les premiers registres.

Une implantation très ancienne

Il apparaît cependant que les Tamain sont très nombreux, dès le début des registres, notamment à Vodiel (= Vaudier), pays de Marie George, l’autre branche qui nous concerne ; mais on trouve aussi des Tamain du clouz (ou cloz), Chiville, Feugère, Burellier, Epinat (cf. cartes ci-avant) et bien d’autres encore, au fur et à mesure que les familles essaimaient dans les hameaux environnants ; c’était souvent à l’occasion d’un mariage ; le jeune marié prenait alors en second le patronyme de l’épouse, qui correspondait souvent au lieu (Chambodut, Espinat, Burelier), mais pas toujours ( par exemple, Fonquittier). M Daniel de St André (Ceux du Roannais) a trouvé leurs traces dans des documents anciens, en particulier celles d’un Jehan Tamain qui est signalé posséder une maison à St-Just-en-Chevalet le 20/11/1448 (cité dans le terrier de St-Just-en-Chevalet) et d’autres dans le « seytoz Tamaing » en 1529 (terriers Dubost et Ramey) [2]. Pour ma part, l’un des premiers thamain que j’ai identifié dans les registres est un « Claude Thamain de Vodiel », dit « fripon » né vers 1530, car sa fille Péronnelle est marraine le 4/2/1577 ; et peut être aussi, né encore un peu avant lui, un Benoist, dont le petit-fils Claude est parrain le 17/2/1590 (Claude est dit « fils de feu Juste »). Ils sont tous situés sur la paroisse de St-Just-en-Chevalet à ces époques anciennes. Il n’est pas facile de regarder sur les autres paroisses de l’environnement, entre autres à Champoly et à Chausseterre où de nombreux Tamain sont installés par la suite, car les registres ne remontent pas aussi loin.

Balade autour de « Tamain »

L’origine de Tamain est incertaine. Certains pensent que le mot serait constitué à partir du latin “tantus” qui signifie tant et “magnus” qui, veut dire grand, ce qui pourrait signifier « tant grand » (allusion à la taille) ; ou plutôt, toujours à partir du latin, des mots « tam » et « maint », tant nombreux, pour caractériser les membres de communautés particulièrement importantes. Je ne retiendrais pas l’hypothèse parfois évoquée qu’il s’agissait du surnom de ceux qui fabriquaient « l’étamine » (pour justifier l’écriture Tamin), tissu léger de laine ou de coton ; en effet, il n’était pas produit à ces époques anciennes. Je viens de découvrir aussi qu’il existe un hameau, dit « Tamoin » [3] près de la Thuillière, bourg autrefois rattaché à St Just, maintenant à St Priest-la-Prugne ; il comporte trois maisons, un peu au-dessus de la rivière d’Aix. Un Tamain habitait là autrefois, qui exerçait le métier de tisserand. Aujourd’hui, ce sont d’autres familles. L’intérêt de ce lieu est qu’il correspond au seytoz tamaingt de 1525, cité plus avant comme étant au nord de la Tuillière, ce qui est le cas pour « Tamoin » (source : Jean Canard). En fait si aujourd’hui, le lieu est dit « Tamoin » sur la carte IGN, il s’appelait « Tamain » sur la carte d’État Major (1866-1920) et « Temoins » chez Cassini. On voit comment l’orthographe peut varier, fonction de la prononciation et des différentes façons de traduire le son. Dans les registres paroissiaux, on trouve encore d’autres transcriptions : Thamaingt, Thamain, Tamin, Tamain… et même parfois Tamagnon, que j’ai interprété jusque-là comme une sorte de diminutif ; mais j’ai fait une découverte là aussi, c‘est le nom d’une petite île sur le Rhône, un site naturel aux alentours d’Aramon dans le Gard ; quelques familles portent le nom dans le Périgord, moins d’une dizaine !

En conclusion, il est difficile de trancher. Il est sûr que le patronyme est déjà présent à la moitié du 15è siècle, peut-être tout simplement, comme c’est la coutume dans cette région, dérivé du lieu Tamain/Tamoin. On remarque sur la carte qu’il semble entouré sur sa façade sud par un grand espace de prairies, qui fait contraste avec les terres pentues et morcelées de la montagne tout proche. Quelqu’un m’a suggéré que Tamain pourrait signifier « terre grande », autrement dit une grande terre... A moins qu’il s’agisse d’une caractéristique des premiers occupants, comme je l’ai évoqué (très grands ou très nombreux). Comment savoir ? Toujours est-il qu’ils se sont vite dispersés, si l’on en juge les registres paroissiaux, dans les villages alentour, comme Feugère, mais aussi plus tard du côté de St Romain d’Urfé, Champoly, qu’un chemin direct le long de la petite rivière le Noyer permettait d‘atteindre, sans faire le détour par St Just, avec sans doute moins de dénivelés.

De patronyme en patronyme

Du côté de mon aïeule Marie George, l’épouse de Claude Pras, on découvre donc avec sa mère Catherine une ascendance Tamain, qui nous fait remonter jusqu’à un certain Noël Tamain Vodiel marié à une Jane Fonthieure, dont les premiers enfants connus sont nés en 1665 (cf tableau 3 ci-après). Je me suis intéressée à ce couple, car le testament de Noël faisait partie du lot transmis par le notaire. Après de longues recherches, menées de concert avec Virginie Joathon et Daniel de St André (Ceux du Roannais), nous avons pu remonter leur ascendance un peu plus avant – de façon quasi certaine - et découvrir de nouveaux patronymes, comme celui surtout des Fonthieure, une famille bien connue car elle a produit plusieurs générations de notaires (de 1726 à 1801), dont la signature au bas des actes nous est familière.

Les parents de Noël et Jane

C’est grâce aux parrainages – une fois de plus - que nous avons pu, de façon quasi certaine, remonter l’ascendance du jeune couple sur une génération.

• Noël est frère d’une Françoise Tamaing épouse Claude Fournit ; Or cette Françoise est fille d’un Claude Tamaingt Vodiel (lui-même fils de Claude Tamaingt) marié à Antoinette Duyvon Carré le 18/2/1629, paroissienne de Crémeaux et décédée le 7/7/1684. Ce sont donc les parents également de Noël. Je ne sais rien sur les Duivon.

• Jane, d’après les parrainages, est la fille née le 17/7/1633 de Jehan Fonthyeure, (lui-même fils de Jehan), marié le 19/1/1616 à Claudine Myvière Vodiel (mariages croisés : le même jour 1616, le frère de Claudine, Claude Mivière, épouse Marie fonthieure).

Si nous avons pu déterminer quels étaient les parents de Noël et de Jane, il n’a pas été possible par contre de trouver la date de naissance de Noël, ni celle de ses noces. Ses parents s’étant mariés en 1629 et ayant un frère né en 1630, nous supposons sa naissance entre 1631 et 1633 (année de naissance de son épouse). Quant au mariage, compte tenu de leurs dates de naissances et de celles des enfants que nous leur connaissons, entre 1665 et 1679, nous la situons autour de 1660/63 au plus tard. Je pense qu’ils ont eu des enfants avant.

On retrouve là un réseau entre les familles Tamain, Fonthieure [4] , Fournit et aussi Mivière. Du côté des Fournit, c’est donc le patronyme du beau-frère de Noël (témoin à son décès en 1778) ; nous rencontrons aussi les Fournit dans l’ascendance de notre ancêtre Catherine Oblette née en 1744 (mère de Claudine Coudour), dont la grand-mère était née Antoinette Fournit en 1718 (cf. épisode 29, histoire d’une ascension sociale). Quant aux Mivière, on les trouve à la fois dans l’ascendance Fournit d’Antoinette, mais aussi dans l’ascendance George du côté des Deroure.

Les Fonthieure

L’origine du patronyme “Fonthieure” (écrit aussi Fontiorez sur les premiers registres) vient du village situé au nord de Vaudier (visible sur la carte). Ils sont présents très vite dans les villages alentour, Vodiel justement, mais aussi Chocessy de l’autre côté de St Just, où ils sont souvent apparentés avec les Chastre. Certains Fonthieure sont laboureurs puisqu’on trouve des parsonniers, comme Estienne Fontiorez Chocessy, mort avant 1610, parsonnier de Jehan… mais d’autres sont marchands. Je pense que ce sont ces derniers qui donnent naissance à des notables, notamment à ceux qui sont notaires, tout au long du XVIIIè siècle. Certains prénoms sont dominants, comme les Jehan, avec une difficulté supplémentaire pour les démêler : les mentions “aîné “ et “le jeune” qui les accompagnent et qui reviennent à chaque génération, car les prénoms se transmettent de père en fils. Mon hypothèse est que “ Jehan le jeune” devient “aîné” quand son père meurt, permettant à son fils Jehan de prendre à son tour la mention “le jeune”, ce qui veut dire que le même jehan Fonthieure, selon la date de l’acte, porte l’une puis l’autre de ces précisions ! On trouve ce « glissement » de « jeune » à « aîné » dans d’autres familles.

Aperçu d’ensemble des ancêtres de Catherine Tamain, côté père et côté mère

Pour rappel : Antoine George x 1744 Catherine Tamain – Catherine, mère de Marie George x 1775 Claude Pra neveu, les parents d’Antoine Pra de la Bussière x 1808 Claudine Coudour (les arrière-grands-parents de mon père)

Le testament de Noël Tamain, en date du 2 juillet 1688

Nous sommes sous le règne de Louis XIV. La guerre va reprendre dans quelques mois avec le St-Empire. Le roi a révoqué par l’Édit de Fontainebleau en octobre 1685 celui de Nantes, signé par Henri IV en 1598. Les persécutions contre les Huguenots vont recommencer. En 1688, c’est l’année ou trente-cinq diocèses restent sans titulaire, le pape refusant depuis 1682 de donner l’investiture canonique aux évêques nommés par le roi (source : Contexte par Thierry Sabot). Le Forez n’est pas concerné. Par contre, comme tout le pays, il va connaître les catastrophes climatiques des années 1690/92 et les années de misère qui s’en suivent.

Le testament retrouvé en 2004 a été une bonne surprise… [5] car il donne des éclairages intéressants sur la famille, dont j’ignorais tout. Noël est mort deux jours après la venue du notaire. Il avait autour de cinquante-six ans. Quand le notaire se présente à son domicile, il est « dans son lict en sa maison d’habitation (à Vodiel), destenu d’une certaine infirmitté de malladie puis quelque temps et néanlmoins sain de tou ses sens parolle mémoire et entendeman, comme il est apparu aud notaire sousné et tesmoins sous nommés, comme bien informé de la mort et incertain de l’heure d’icelle ... apréhendant d’estre prevenu auparavant n’avoir disposé des biens qu’il a pleu a dieu lui donner en ce monde a ces causes et autres et a telle fin qu’il n’arrive aucun procès entre ses enfans et plus proches parans a fait et dicté son testament nuncupatif et ordonnance de dernière volonté a la forme suivante… »

Noël veut donc éviter un procès éventuel plus tard entre ses enfants et plus proches parents, ce qui signifie qu’il a du bien en conséquence ; il dicte ses dernières volontés. Il apparaît qu’il a encore trois filles mineures - Anthoinette, Claudine et Marguerite - et un jeune fils Jean Baptiste, alors âgé de neuf ans, (sa mère aurait eu 46 ans à sa naissance et il est sans doute le dernier de la fratrie) ; on le destine à la prêtrise ; son père déclare en effet que ce dernier “est sur le point de faire quelques estudes pour parvenir aux ordres sacrés prétials”. Il lui assure un revenu annuel de cent livres, qui lui sera payé jusqu’à ce qu’il soit promu aux ordres sacrés et pourvu d’un bénéfice annuel lié à sa position. Il n’écarte pas cependant qu’il puisse se marier et lui délaisse une somme de 240 livres payable à ce moment ou lorsqu’il sera en aage compettant.

La position de la famille semble au moment du testament aisée, puisque Noël laisse à ses filles une somme confortable - 400 livres - plus un certain nombre de biens, linge, habits, coffre de sapin (depuis 1686, le traitement annuel des curés et vicaires est fixé à 300 livres, c’est un tiers en plus (source : Contexte de Thierry Sabot). L’héritière principale, en attendant la majorité des enfants, est sa femme Jeanne Fonthieure, à qui il veut que tous ses biens adviennent, à charge pour elle de nommer, quand le temps viendra, pour héritier pur et simple, “tel de ses enfants qu’elle trouvera à propos”. Il prévoit même que dans l’hypothèse où elle ne pourrait “compatir” avec celui-ci, il lui soit versé une pension viagère, que soit également mise à sa disposition une chambre dans la maison et assuré un certain nombre de biens : légumes et fruits du jardin selon son besoin, 20 livres de lard, du bois au “laigner”. Noël a les moyens en outre de commander 40 messes basses pour le salut de son âme et de demander qu’il “soit fait ung aulmone aux pauvres de deux sestiers soigle à eux distribués en pain”.

On constate que la plupart des témoins présents lors de la signature du testament sont des marchands, ce qui conforte la position aisée de la famille. Cependant Noël Tamain ne peut signer, pas plus que la plupart des témoins, notamment Pierre et Benoist Mivière, laboureurs, parents du côté maternel. Leur fille Claudine épousera plus tard un Jean Mivière de Crémeaux.

Le fils de Noël : Jean Baptiste Tamain (1679-1736)

Jean-Baptiste, le dernier enfant de Noël - l’arrière-grand-père de mon aïeule Marie George - n’est pas devenu prêtre, mais marchand comme son père. Né en 1679, il se marie à vingt-trois ans avec une Antoinette Surieu, de cinq ans plus jeune. Elle a juste le temps de lui faire quatre enfants (des jumelles et deux fils, dont un Antoine qui deviendra notre ancêtre) avant de mourir à vingt-trois ans, l’âge qu’avait son mari au moment des noces ! Il se remarie un an après avec Françoise Burelier, veuve elle aussi qui a déjà une fille Agathe Fragne, née de son premier mariage. Quinze ans plus tard, en 1726, Antoine, qui avait trois ans quand son père s’est remarié, épouse Agathe, qui en avait quatre à ce moment-là.

De nombreux enfants naissent du remariage de Jean-Baptiste Tamain avec Françoise Burelier : Pierre, né en 1713, Antoine et Mathie, jumeaux, en 1714, Marie en 1715, Mathieu encore en 1716, Anne 1720, Jean-Baptiste 1723... tous donc demi-frères et sœurs, à la fois d’Antoine et d’Agathe. La descendance Tamain est bien représentée. Le Mathieu de 1714 devient sergent du bataillon de la milice lyonnaise et l’autre Mathieu, employé dans les fermes du roi. On n’est loin du monde des paysans ! Nous ne retrouverons plus les Tamain dans ma lignée Pras. Ils étaient nombreux encore vers la fin du 19e siècle, non pas à Vaudier, mais à Chocessy, à la sortie de St Just en allant vers St Priest-la-Prugne ou, dans l’autre sens, à Champoly. Comme les George, ces familles de marchands n’étaient pas attachées à une terre et se déplaçaient au fil du temps plus facilement.

La mère de Marie, Catherine Tamain… des noces très précoces !

Catherine est l’une des filles d’Antoine Tamain et d’Agathe Fragne, ces derniers nés chacun du premier mariage de leurs parents respectifs (T 4). Elle n’a pas encore douze ans au moment de ses noces avec Antoine George puisque, née le 14 juin 1732, elle se marie le 11 février 1744 ! Elle est loin d’avoir atteint la majorité matrimoniale prévue par l’État sous l’ancien régime : 25 ans pour les filles, 30 ans pour les garçons [6]. Il faut donc obligatoirement que les parents aient été consentants, ce qui est évident dans le cas présent. Ils ont du en effet obtenir une dispense de Monseigneur l’Archevêque de Lyon, car à quelques mois près Catherine n’a pas atteint non plus l’âge nubile - 12 ans - pris en compte par l’église comme âge matrimonial. La famille est assez influente et aisée pour l’obtenir, car ces dispenses ont un coût.

Quelle est la position des parents ? Le père du marié est toujours en vie, mais le fils a plus de trente ans et peut se passer de son consentement, si besoin était. Ce n’est pas le cas pour Marie. Les parents doivent obligatoirement obtenir une dispense. En fait, ce type de mariage correspond souvent à des arrangements de famille. Chaque partie a intérêt à l’union, même s’il existe une différence d’âge importante. Ici deux familles de marchands. On peut espérer que la jeune fille était consentante !

On passe devant Monsieur le Curé, on rédige un contrat, on fait la fête… mais les nouveaux mariés ne cohabitent pas pour autant. Antoine George, avec ses trente-deux ans, doit attendre un peu. De fait le premier bébé arrive quatre ans plus tard, un garçon, prénommé lui aussi Antoine. Notre aïeule Marie, la fille de ce couple, au moment de son mariage en 1775 avec Claude Pras, accepte de renoncer à tous ses droits futurs, en faveur de ce frère aîné comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent (il a alors vingt-sept ans et s’est marié deux ans plus tôt). En échange elle reçoit une dot, dont nous ne connaissons par le montant. Catherine et son époux Antoine George vivent semble-t-il à Vaudier (près de Juré et de la Bussière), puisque c’est là qu’ils mettent au monde au moins six autres enfants, échelonnés de mai 1750 à février 1770, dont un seul nouveau garçon, né dix ans après Antoine, Jean Baptiste. Il devient plus tard prêtre, après avoir été séminariste à St Charles de Lyon. Marie, notre aïeule, est la petite dernière.

Le préposé de mairie qui transcrit le 6 ventôse an VIII (soit le 25 février 1800) le décès d’Antoine George, annoncé par sa belle-fille (épouse de son fils Antoine) ne sait pas trop bien écrire : “janne treille épousse à entoine george qui nous a declarre que son baux paire entoine george”… Quant à la mère, Catherine, elle est décédée à soixante-deux ans en 1794 ; il y avait quatre Catherine Tamain décédées à ces époques, il a fallu se reporter aux déclarants pour choisir et trouver la précision : “Jean treille et claude Pras, ses beaux-frères par alliances” (source : comme pour le tableau suivant, Gérard Pras).

Des liens de parenté entre la tribu George et les Treille ?

Avec le second mariage d’Antoine et aussi celui d’une sœur, prénommée comme sa mère Catherine (cf. ci-dessus), nous retrouvons le patronyme Treille, celui de notre aïeule, belle-mère de Marie, dénommée Claudine. Nous pensions peut-être à des parentés proches :

- en ce qui concerne Antoine, je relève que sa petite épouse de quinze ans, Jane Treille, est bien une nièce de Claudine, mais il n’existe pas de lien de consanguinité entre les époux (cf schéma ci-dessous).

- en ce qui concerne Catherine, son mari Jehan Treille n’a aucune parenté avec Claudine, ni de ce fait avec sa belle-sœur Jane. Il descend d’un Antoine Treille de Gathion, près de St-Marcel-d’Urfé, né le 20/01/1646, alors que Claudine descend des Treille branche Chochessy ; mais nous pensons qu’en remontant le temps, on trouverait une origine commune, car cet Antoine de Gathion est parrain le 30/08/1658 d’un Anthoine Treille de la branche Chocessy. Les deux hameaux sont d’ailleurs proches.

Une fois de plus, au fil des générations, nous constatons combien les réseaux s’imbriquent et se croisent au sein de quelques familles, des réseaux de solidarités et d’alliances, ici entre marchands, dans un monde encore rude, même s’il est moins hostile que celui des décennies précédentes. La famille, c’est plus que la famille. On s’y perd un peu, mais je suis sûre que nos ancêtres, moins sollicités par les informations multiples dont nous sommes submergés aujourd’hui, s’y retrouvaient aisément (Il le fallait d’ailleurs pour savoir s’il fallait demander une dispense de consanguinité en cas de mariage). Dans un contexte difficile, pouvoir compter sur une parenté et un réseau d’alliances était une question de survie.

Pour le généalogiste retrouver ces liens familiaux, ces alliances, à travers des dates, des lieux, des parrainages, relève d’un travail d’observation, qui s’apparente à la reconstitution d’un puzzle ou au remplissage d’une grille de mots croisés. C’est une satisfaction en soi : mettre en relation, en cohérence, des éléments épars. Mais au-delà, c’est comprendre le fonctionnement de la société, son organisation.

Le fait que notre aïeule Marie George, l’épouse de Claude Pras, soit née à Vaudier, comme tout le reste de sa fratrie, explique comment son fils Antoine, l’arrière-grand-père de mon père, a rencontré sa femme, Claudine Coudour ; elle était en effet originaire de ce même village. Antoine devait s’y rendre fréquemment pour visiter la parentèle de sa mère. C’est près de Vaudier d’ailleurs, qu’après avoir décidé de quitter Borjas, il a choisi d’acheter la ferme de la Bussière, à deux kilomètres en descendant sur Juré. J’ai raconté leur histoire à la fin de la première partie de cette chronique, intitulée « le temps des ruptures ».

Pour ceux qui prennent le récit en route, je précise que j’ai emprunté un chemin un peu buissonnier pour parcourir ma lignée paternelle : une première partie qui marchait à rebours depuis l’arrière-grand-père de mon père, jusqu’à la Révolution ; une deuxième partie, qui se déroulait dans l’autre sens, depuis la fin du Moyen-Âge jusqu’à la Révolution. Avec l’épisode 47, la jonction sera faite. Restera à conclure…

Pour lire la suite : Claude et Marie, entre Révolution et retour de la Royauté : le temps de Napoléon

Notes

[1St-Romain-d’Urfé - sources : Jean Canard et wikipedia.

[2Setier ou encore cestier ou cetier : mesure agraire correspondant à 120 dextres (= 2400 M2). Seytoz ; les terriers dont il est question, sont cités par Jean Canard, dans 500 moulins entre Bresbe et Loire p.118. le lieu se situait dans la zone dite « le Mandeur » au nord de la Thuillière, bourg proche de St Just.

[3Nom aussi d’un moulin sur certaines prises d’eau en la rivière de la Tanguette (ADL B 2024, fo187). Je n’ai pas trouvé où elle se situait.

[4Familles Fonthieure, Tamain… : quelques autres informations à disposition.

[5Comme pour tous les actes récupérés en 2004, j’ai eu la chance de le recevoir retranscrit par Virginie Joathon (Ceux du Roannais), une experte dans le déchiffrage.

[6Majorité matrimoniale et puberté légale en France. cf. : « TRAITÉ DE DROIT CIVIL, d’après Le TRAITÉ de PLANIOL » par Georges RIPERT et Jean BOULANGER (PARIS - 1956). Qui présente un tableau synthétique très bien fait.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

4 Messages

  • Bonjour,

    J’ai dans mes ascendants le couple Jean GEORGE X Jeanne REGEFFE (sosas 142-143). Jean GEORGE est fils de Pierre GEORGE et Juste BARATIN. J’ai donc lu avec beaucoup d’intérêt ce que vous écrivez et si vous le permettez je voudrais vous soumettre ce que j’ai trouvé et qui diffère de vos résultats.

    Juste BARATIN est née vers 1661 donc pour moi elle serait fille de Gaspard BARATIN x Claudine LUGNÉ. Elle serait soeur de Gaspard BARATIN né vers 1652 et marié à Catherine GODARD.

    En faisant ma généalogie, j’ai recherché les mariages des frères et soeurs de mes ascendants directs. Ainsi j’ai remarqué que Françoise DE ROURE est fille de Jean et de Denise MIVIERE (voir acte de mariage en 1704) alors que Marie DE ROURE serait fille d’Antoine (voir acte de mariage en 1714, vue 15). Donc elles ne seraient pas soeurs...

    Claude BURELLIER et Agathe COUAVOUX sont mes sosas 768-769. Ils se sont mariés le 21 octobre 1681 à Saint-Just-en-Chevalet.
    Leur fille Françoise est née le 7 octobre 1685 à Saint-Just-en-Chevalet. Elle ne serait donc pas originaire de Saint-Maurice.

    Nous avons beaucoup d’ancêtres en commun !

    Bien cordialement,

    Claude MONTEIL PRAJOUX

    Répondre à ce message

    • Bonsoir,

      Merci de vos remarques pertinentes, je les reprends l’une après l’autre

      - le couple Pierre George x 11/11/1681 Justa Baratin.
      si Justa est née vers 1655/1661 (compte tenu de l’âge du mariage), elle ne peut être en effet la fille d’un couple marié le 15 février 1678. Elle serait donc bien plutôt, comme vous le suggérez directement la fille de Gaspard x 28/11/1645 à Claudine Lugne.
      Ceci dit, je vais regarder de près avec ceux qui m’ont transmis la lignée pour voir si cette erreur n’en cache pas une autre.
      - En ce qui concerne Marie Deroure, j’avais bien les parents de Françoise et les ascendants jusqu’à un Jehan Deroure marié le 22/11/1618 avec Gasparde Boucherie, mais non les parents de Marie. J’avoue que n’étant pas mon ascendance, je n’avais pas contrôlé qu’il ne s’agissait pas de sa soeur, mais plutôt d’une parente proche (pour cause de parrainage).
      - Merci pour la date de mariage de Burrellier/ Couavous, je ne l’avais pas. j’ai noté que leur fille était bien née à SJC.

      Cordialement. Danièle Treuil

      Répondre à ce message

      • je viens de découvrir via geneanet votre saga familiale et outre l’intérêt que j’ai pris à parcourir vos écrits j’y ai découvert des ancêtres communs.comme vous l’avez écrit les ingénieurs franco francais de cassini ont ortographié TAMAIN en TEMOINS tout comme l’ont fait les scibes religieux qui ont acceuillis mes ancêtres partis début 1700 du hameau TAMAIN de Saint Priest la Prugne quelques 200 km au nord dans le village de TOUCY. J’ai aussi dans mon arbre un TAMAIN dit fripon marié en 1649 !! vous pouvez accéder à mon arbre sur généanet. dans le courant de cette semaine je vais reprendre mes recherches.
        Chère cousine du moins je l’espère recevez mes amicales salutations

        Répondre à ce message

  • Je suis très agréablement surpris de découvrir vos articles,très intéressants. Descendant moi même:de Burellier Claude de St Juste en Chevalet(vers1780) branche qui s’est semble t’il déplacée vers St Priest la Prugne, puis dans l’Allier à Ferriéres sur Sichon , Laprugne, Lavoine ,Pion. Les branches sont : Burellier, Fradin, Moussiére, Mondiére,Charrier,Bonnet, Bletterie, Monat. Avez-vous par hasard des pistes ou des informations sur cette branche ? Et sur les raisons de sa migration vers l’Allier ?
    Bien cordialement . JcB

    Répondre à ce message

http://www.histoire-genealogie.com - Haut de page




http://www.histoire-genealogie.com

- Tous droits réservés © 2000-2014 histoire-genealogie -
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Ours | Charte | Logo | Espace privé | Logiciels | édité avec SPIP  |