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Le chantier du P.L.M.

où des paroissiens « provisoirement domiciliés aux roches »


jeudi 1er juillet 2004, par Michel Guironnet

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Sous le Second Empire, les mutations ont été particulièrement spectaculaires dans deux domaines ; celui de l’aménagement des grands centres urbains... et surtout celui des transports. La France est alors entrée dans « l’ère du rail ». La construction du réseau ferré a été le résultat des effets conjugués des autorités publiques et du grand capitalisme.

La loi de 1842, qui avait fixé les grandes lignes à construire en priorité (dont celle de Paris à Marseille), partageait la tâche entre l’État pour toute l’infrastructure : travaux, déblaiements, creusements de tunnels... et les entreprises privées qui se chargent des superstructures ; rails, gares, etc...

Les lignes nouvelles sont concédées à des « Compagnies » et comme le note Alain PLESSIS « le partage d’un si beau gâteau est l’objet d’âpres batailles ».

Mais il ne nous appartient pas ici d’en faire l’histoire. La « Révolution ferroviaire » a des conséquences immédiates sur la vie des villageois, et d’autres à plus long terme, plus durables. Arrêtons nous, pour ces pages, sur l’impact immédiat, aux Roches de Condrieu, de la construction de la ligne Paris Lyon Marseille.

SAVIGNE, dans son article du « Journal de Vienne » sur les obsèques de l’abbé DORZAT, curé des Roches, en mai 1873 raconte cet épisode : « C’était à l’époque de la construction du chemin de fer, un malheureux ouvrier fut tué accidentellement sous le tunnel ; quelques uns de ses camarades vinrent, en députation, trouver le curé des Roches pour les funérailles. Ils désiraient faire de leur mieux, mais l’argent leur manquait. » Ne vous inquiétez de rien, leur répondit M.DORZAT, je me charge de tout « Et, en effet, l’église resplendit comme s’il s’était agi d’un grand de la terre, les obsèques eurent lieu avec une pompe extraordinaire ».

C’est à travers l’une des œuvre du grand écrivain bourguignon Henri VINCENOT « La pie saoule » que l’on peut mieux comprendre ces ouvriers venus sur les chantiers, seuls ou en famille, aux Roches (ou ailleurs) .Il nous conte l’aventure d’un des premiers cheminots, le forgeron bourguignon Lazare DENIZOT, qui abandonne pays, amis et amours pour participer à la construction du chemin de fer Paris Dijon Lyon Marseille. Revenu pour quelques jours de liberté dans son village natal de Chateauneuf « il racontait des incidents de travail, de terribles histoires d’explosion et d’éboulement ; il exposait, à sa façon, les problèmes de nivellement et de maçonnerie... » Pensons un instant aux efforts nécessaires au creusement du tunnel des Roches sous la colline, avec les moyens de l’époque, pour permettre le passage de la voie !

« A ce moment, les travaux étant terminés jusqu’à Beauchail, tout le chantier descendit vers Plombières. Un beau matin, on chargea tout le matériel sur les tombereaux, les muletiers à califourchon sur leurs bêtes, les charretiers claquant du fouet, la caravane monta la route d’Ancey... » On peut aisément remplacer les noms par ceux de Vienne, Gerbay ou Saint Maurice l’Exil : durant les années 1853 à 1855, de Chasse sur Rhône à Saint Vallier, c’est partout un vaste chantier !

Des paroissiens « provisoirement domiciliés aux Roches. »

Le dépouillement des registres paroissiaux de la cure des Roches de Condrieu, entre 1851 et 1860, est révélateur de l’origine de la main d’œuvre employée aux travaux du chemin de fer : une partie est recrutée sur place. Cela permet aux paysans locaux des revenus supplémentaires. Mais, dans sa progression, le chantier amène une équipe d’ouvriers qualifiés et spécialisés, dont certains viennent de bien loin !

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« Journal de Vienne » 13 juin 1852

Le 24 juillet 1853, Antoinette WEYDMANN est baptisée par le curé DORZAT.
Ses parents, Thomas WEYDMANN et Marguerite MULLER, sont « ouvriers employés au chemin de fer » Leur nom est d’origine belge, comme les QUENNE, les CAMBIER ou les FOSTIER.

Ceux-ci font partie de la « colonie belge » installée aux Roches :

« Charles Antoine CAMBIER...fils de défunt Antoine Joseph CAMBIER et de vivante Désirée DEGHILACHE, domicilié à Ghlin, paroisse de Hainault en Belgique... » se marie le 26 juillet 1854 avec la rocheloise Marie CHAPPAS.

« Jean Baptiste FOSTIER, ouvrier terrassier demeurant aux Roches, originaire de Meillin l’Evêque, province de Hainaut en Belgique » se marie le 8 janvier 1855, lui aussi avec une rocheloise, Marie Thérèse COUVREUR. A la fin de l’année 1854, le 24 décembre, le petit Léopold (né le 15) avait été baptisé... « fils naturel de Marie Thérèze COUVREUR, reconnu par Jean Baptiste FOSTIER pour être son enfant ».

Joseph Nicolas GRAVIS « charretier du chemin de fer » précise le jour de son mariage avec Marguerite DUCROS des Roches, le 11 juin 1855, que ses parents habitent Beausaint en Belgique.

Joseph Edouard PLUSQUIN « employé du chemin de fer...originaire de Khlin en Belgique » se marie avec Antoinette MARTEL le 5 septembre 1855.
Dans beaucoup d’actes religieux, on note la formule « ouvriers employés aux travaux du chemin de fer, domiciliés provisoirement aux Roches » Ces expatriés pratiquent leur foi et célèbrent les événements familiaux autour de l’autel de l’église Saint Nicolas.

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« Journal de Vienne » 20 juin 1852

Le 24 septembre 1853, le couple TAMIETTI « de Chateauneuf en Piémont » en Italie, fait baptiser leur petite fille Magdeleine née le 21. Sont présents l’oncle Paul et toute la famille. Cinq jours plus tard Catherine TAMIETTI est inhumée aux Roches. Elle est décédée le 28, à 38 ans ; probablement des suites mal soignées de ses couches. La petite Magdeleine n’a plus de maman.

Début 1854, le 19 janvier, le curé DORZAT baptise « pour Monsieur le Curé de Chonas absent » Victor Eucher COLONVILLE, fils de Eloi et d’Adélaïde COLONVILLE originaires de Fouancamp dans la Somme et « employés au chemin de fer » Ils sont « domiciliés provisoirement à Gerbay, commune de Chonas » L’église Saint Nicolas des Roches est bien plus proche pour ce baptême hivernal que celle de la paroisse de Chonas !

On relève beaucoup de baptêmes d’enfants dont les parents sont originaires de villages de la Haute Loire : Marie FOURY, de « Choque de St Rom » Antoinette MILLERIT, de « Tirange » Victor BLANCHETON, de « Julliange » Anne Désirée PAILLET, de « Poulagarf »...

Les baptisés sont souvent nés la veille ou l’avant-veille de la cérémonie. En 1859, le 10 décembre, Prosper Paul DEBLED, fils d’un « employé au chemin de fer » Auguste DEBLED et de Joséphine WOHLFROM, est porté sur les fonds baptismaux. Il est né le 4 octobre, soit plus de deux mois auparavant !

Les travaux avancent vite. Le 16 avril 1855 Napoléon III inaugure la ligne Lyon Avignon.

Les Roches ont une gare où s’arrêtent quelques trains. En février 1855 on relève les funérailles religieuses de l’épouse de François Charles ROIDOT « employé de la Compagnie du Chemin de Fer » domicilié aux Roches. Le 7 mai 1855 a lieu l’enterrement de Joseph BOYIER « employé à la station du chemin de fer » décédé le 5 à cinquante sept ans.

Ces « employés » sont là à demeure pour les besoins des voyageurs et des marchandises. Ces nouveaux venus s’établissent aux Roches et y fondent une famille : « Pierre POIRIER, employé au chemin de fer de Lyon à Avignon, demeurant à La Guillotière » se marie le 16 septembre 1856 avec Anne Françoise OLAGNON, fille du chapelier des Roches Louis OLAGNON.

C’est le curé NICOUD, de Saint Clair, qui bénit leur union ; le curé DORZAT étant absent.

Trois ans plus tard, Louis Etienne GUION « employé au chemin de fer de Lyon à la Méditerranée » (c’est là une preuve que la ligne avance !) veuf, se remarie le 8 décembre 1859 avec Etiennette CHEVALIER « brodeuse demeurant aux Roches avec sa mère ».

Après 1860, les « ouvriers provisoirement domiciliés aux Roches » sont repartis vers de nouveaux chantiers. Certains ont emmené avec eux leurs épouses rocheloises, en Belgique ou en Haute-Loire. Bien peu ont fait souche !

P.-S.

Notes :

Lire Alain PLESSIS « De la fête impériale au mur des Fédérés (1852-1871) » Nouvelle histoire de la France contemporaine (Seuil 1979). On lira pour plus de développements le chapitre 3 « la révolution ferroviaire » pages 113 et suivantes. Pour notre région, l’historique de la construction du P.L.M a été rédigé par C. CHATAIN en 1929.

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15 Messages

  • Le chantier du P.L.M. 30 janvier 2009 16:18, par DARQUIÉ Danielle

    Bonjour

    j’ai lu l’article avec beaucoup d’attention car je viens de découvrir ancêtres espagnols venus en 1850 en France pour la construction du chemin de fer dans le Gers, je cherche donc des documents similaires, livres...
    cordialement
    D.DARQUIÉ

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    • Le chantier du P.L.M. 16 juillet 2011 10:34, par pierlo91

      mon épouse se trouve dans un cas similaire ;son bisaieul venait d’Espagne...sa fille est née à Valence sur Baise ;et il semble y avoir toute une colonie d’origine espagnole (limite catalogne) dans ce secteur.Comme j’ai marché sur l’ancien tracé d’une voie ferrée aujourd’hui désaffectée entre Agen et Eauze en randonnée, j’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’un tel chantier mais rien n’a pu à ce jour conforter mon hypothè

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  • Le chantier du P.L.M. 27 février 2010 08:25, par CAREMIER

    Bonjour,

    J’essaie de tracer l’histoire d’Arvant, bourg de Haute-Loire, né de l’arrivée du chemin de fer.
    Issu des projets du Grand Central, Arvant a été pendant plusieurs décennies le point de jonction des réseaux P.L.M et P.O.

    Particularité, la gare et le village se sont construits sur le territoire de trois communes, et c’est dans les registres d’état-civil des communes de Lempdes, Bournoncle Saint Pierre et Vergongheon que l’on trouve les actes de naissance, mariage et décès de ces « pionniers » du 19e siècle.

    Je vous invite à consulter, sur Geneanet, le résultat de mes recherches diffusé sous la rubrique « Chronique Familiale »

    Cordialement,

    Raymond CAREMIER

    Mon arbre en Ligne, : http://gw.geneanet.org/symi43

    Arvant : Familles et métiers : http://monsite.orange.fr/arvant1

    Bournoncle Saint Pierre, site clunisien : http://www.sitesclunisiens.org/arti...

    Voir en ligne : Chroniques locales et familiales

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  • Le chantier du P.L.M. 27 février 2010 09:18, par nynie

    Je me suis bien intéressée à cet article,car mon grand-père en 1919,il a passée une visite médicale pour pouvoir travaillé au PLM,je ne savais pas ce que cela voulais dire ,maintenat grâce à cet article ,je sais

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    • Le chantier du P.L.M. 27 février 2010 13:45

      Bonjour nynie,
      Mon grand pere paternel a travaillé comme mécanicien sur les locomotives du PLM. Demeurant à Besançon, de nombreuses personnes de son quartier etaiet egalement cheminots au PLM.
      J’ai une vielle photo ou on le voit sur sa locomative avec ses collegues
      Cordialement

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      • Le chantier du P.L.M. 16 juillet 2011 15:07, par Trufley

        Bonjour, c’est avec émotion que je lis ces articles sur le PLM : mon grand-père paternel Fernand Decroux, né aux environs de 1814, travaillait (conducteur ?) sur les locomotives du PLM et partait d’Annemasse,Hte Savoie, son lieu de résidence, pour plusieurs jours.Je ne sais pas s’il allait sur Marseille ou sur Paris,peut-être prenait-il le relais d’un autre chauffeur ?

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  • Le chantier du P.L.M. 27 février 2010 15:24, par Gérard Marchal

    Boujour ,
    Ce texte sur le PLM m’a intéresé , mais n’a pas apporté de réponse à mes recherches :
    Le grand père de ma femme , ancien mineur habitant Clermont Ferrand , à sa libération de son service militaire , a été classé dans la non disponiobilité , comme employé aux chemins de fer PLM , du 21/1281881 au 24/25/1901 .
    Y avaient ils des accords entre l’armée et le PLM , ou entre les mines et ce PLM ? c’est ce que je recherche et n’arrive pas à trouver .
    Peut être quelqu’un aura-t-til une réônse ? Merci d’avance . Gérard Marchal

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    • Le chantier du P.L.M. 28 février 2010 11:59, par CAREMIER

      Bonjour,

      Je ne sais pas s’il y avait des liens entre l’Armée et le P.L.M.

      Par contre, j’ai trouvé un mineur né en 1851 à Chatonnay en Vendée (département minier jusqu’en 1958) venu travailler dans les puits de La Combelle (Puy de Dôme) en 1877 et qui par la suite s’est embauché à la Compagnie du P.L.M en gare d’Arvant (Haute-Loire) où il a fait carrière.

      Cordialement,

      Raymond CAREMIER

      Mon arbre en Ligne, : http://gw.geneanet.org/symi43

      Arvant : Familles et métiers : http://monsite.orange.fr/arvant1

      Bournoncle Saint Pierre, site clunisien : http://www.sitesclunisiens.org/arti...

      Voir en ligne : CHRONIQUES FAMILIALES ET LOCALES

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    • Le chantier du P.L.M. 1er mars 2010 11:26, par foussadier

      bonjour je ne suis pas un spécialiste mais je penseque ce classement en non disponibilité signifie qu’en cas de conflit ce monsieur serait plus utile dans ses taches quotidiennes que dans les batailles il me semble que les personnes maintenues dans le civil étaient classées : affectes spéciaux : j’ai connu lors de la dernière guerre un monsieur entrant dans cette catégorie

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    • Le chantier du P.L.M. 3 mars 2010 08:01, par Jean Jacques LENEUF

      Bonjour ,
      Il existe des archives de la SNCF qui a intégré la compagnie PLM .Elles sont situées à Béziers et possèdent un fichier nominatif .
      http://www.ahicf.com/ww2/archivb.htm
      On peut obtenir des copies (payantes)
      Jean Jacques LENEUF

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    • Le chantier du P.L.M. 16 juillet 2011 07:18, par acanthe44

      bonjour
      mon grand pere est né en 1876. Il travaillait aux chemins de fer algériens ( l’Algérie était département français)
      Sur sa fiche matricule il est noté :
      "considéré comme appelé sous les drapeaux et maintenu à son emploi de temps de paix au titre des sections de chemins de fer de campagne (article 42 de la loi de recrutement et 164 de l’instruction du 20juin 1910)du 2 août 1914. 5 février 1919
      Il y avait donc un texte de lois
      cordialement
      yvette

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  • Le chantier du P.L.M. 28 février 2010 18:11, par foussadier

    L’arrière grand père paternel de mon épouse a dansles années 1830/1840 participé à la construction de la ligne ALES NIMEs puis ensuite à celle de PARIS STRASBOURG ou peut on trouver des informations sur ces travaux Merci d’avance à tous ceux qui pourront nous en dire plus et nous aiderons indirectement à compléter une généalogie

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  • Le chantier du P.L.M. 28 février 2010 20:57, par Maryse PUECH

    Bonjour,
    L’article m’a paru, comme à beaucoup très intéressant. Je vais me permettre de « lancer une bouteille à la mer ». Mes ancêtres LEBRETON demeuraient Rue de Bercy. Ils étaient éleveurs/nourrisseurs. Ils ont été expropriés pour la construction de la Gare de LYON. Est-ce que quelqu’un peut me dire où se trouvent les dossiers concernant les expropriations faites à cette occasion ?
    Merci.
    Bien cordialement.
    Maryse PUECH - 46700 - TOUZAC
    e.mail : marysepuech@voila.fr

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  • Le chantier du P.L.M. 8 mars 2010 15:59, par Gigi

    mes arrière grands-parents avait 1 entreprise de travaux publics et travaillaient pour le réseau est de le SNCF

    je les trouve à chaque génération de l’Aisne à la Marne puis Ardennes et Nièvre puis la Meuse où ma grand-mère a connu son mari des Vosges
    ils ont fait la ligne Bar-le Duc_ Epinal.Je cherche toujours le décès de marie Gentil née à Menou en 1812 mariée à Simon BELLIER le 5-02-1833 à COLMERY (58) il est décédé veuf + à Villers-Allerand 17-09-1874 .comment le trouver ?.
    Comment chercher des renseignements de travaux par 1 entreprise privée pour la SNCF ?? Merci pour la réponse

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    • Le chantier du P.L.M. 16 juillet 2011 04:42, par yabon

      vous devriez chercher la declaration de mutation par deces de Simon BELLIER qui a du etre faite au chef lieu de canton de son domicile à la date du décès .
      Il doit alors y etre porté les dates et lieu de décès de son épouse ,s’ils avaient été mariés avec contrat de mariage,etc ...
      Bonnes continuation

      Répondre à ce message

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