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Autrefois, le marché aux cochons


jeudi 22 novembre 2012, par Michel Carcenac

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C’est l’hiver.

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Sur le sol, la “ mairie ” a fait répandre de la paille pour recevoir les excréments des cochons. Après le marché, elle sera ramassée et stockée pour faire du fumier. En 1908, la vente du fumier par adjudication a rapporté 46 francs à la commune de Belvès, et la taxe sur les chiens 58,67 francs sur 31 627,81 francs de recettes.

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Les cochons sont en liberté, ils ont l’habitude de suivre les gardiens dans les terres et les bois et ils leur obéissent, d’autant mieux que ceux-ci ont une panouille de maïs dans la main. Certains jours de foire, il s’est vendu jusqu’à quatre cents bêtes.

On remarque l’ancienne maisonnette des Poids Publics, et sur la gauche l’ancienne croix du cimetière des Dominicains.

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Des hommes ont passé la grande blouse bleue sur leurs costumes et tous discutent avec animation.

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Des femmes se couvrent le bas du visage, le froid doit être assez vif.

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Quand les marchands ont fait leur choix, réglé le prix, chaque propriétaire conduit ses bêtes à la gare où des wagons les attendent. Les cochons ne suivraient pas un inconnu.

Sylvanie, la femme de Philémon Rivailler, une petite toute fluette, avait vendu son énorme verrat. Son tablier relevé rempli de grains de maïs et de châtaignes sèches, Sylvanie descendit la Côte de l’Oratoire en lui parlant doucement : « Bene Pompon, bene, bene », tout en lui donnant des friandises. A la gare, Pompon refusa de monter dans le wagon, perturbé par la foule des congénères et d’humains qui s’agitaient sur le quai et il était trop lourd pour qu’on puisse le pousser. Sylvanie n’eut d’autre ressource que de monter rejoindre les autres cochons, très énervés. Elle tremblait de peur d’être dévorée. Pompon la rejoignit, elle réussit à lui fausser prestement compagnie et la forte fut refermée aussitôt.

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  • Autrefois, le marché aux cochons 24 novembre 2012 12:20, par Bertrand Grenat

    A Orléans également il y avait autrefois le marché aux cochons, à la Toussaint. Je suis trop jeune pour l’avoir connu mais il en est resté une fête foraine, à la même époque, au cours de laquelle on peut acheter des cochons en pain d’épice sur lesquels on fait inscrire, en glaçage, le nom des personnes à qui on les offre. Mes plus anciens souvenirs remontent à mon plus jeune âge ; mon père, issu d’une famille de forains, avait un oncle qui possédait un grand manège avec des chevaux de bois et des cochons qui montaient et descendaient. Je me revois encore, porté à bout de bras par mon père et attrapé par mon grand-oncle pour m’installer sur le manège. Je ne me souviens pas sur quel genre de « sujet » il m’a installé.

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