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Les frères Annet et Jacques Vertamy (3e partie)

Deux frères « ci devant religieux de Chassagne » à Condrieu


mardi 1er février 2005, par Michel Guironnet

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Désireux de quitter leur monastère cistercien, les frères Annet et Jacques VERTAMY DUPRAT s’établissent à Condrieu. Pourquoi venir ici, aux bords du Rhône, lorsqu’on a vécu plus de trente ans dans un couvent de Bresse et que sa famille est originaire du Puy de Dôme ?

La Révolution et la fermeture des monastères

Le 5 mai 1789 les Etats généraux s’ouvrent à Versailles...Les événements se précipitent :
6 mai : le Tiers Etat demande la vérification en commun des pouvoirs des députés
17 juin : les députés du Tiers, rejoint par quelques membres du Clergé et de la Noblesse, se déclarent « Assemblée nationale »
20 juin : Serment du Jeu de Paume
27 juin : Louis XVI enjoint à la Noblesse et au Clergé de se réunir avec le Tiers Etat
9 juillet : l’Assemblée se déclare « Assemblée nationale Constituante »
14 juillet : prise de la Bastille
4 août : abolition des privilèges, suppression de la dîme
26 août : déclaration des droits de l’Homme
2 novembre : les biens du Clergé sont mis à la disposition de la Nation.

Michel Vovelle explique : [1]« La réorganisation religieuse est issue de la crise financière...Les étapes de ce plan s’enchaînent de l’hiver à l’été 1790...Cette réforme impose de repenser de fond en comble la place du clergé dans la Nation. D’autres raisons se rencontraient d’ailleurs ; l’abolition de la dîme à la nuit du 4 août atteignait la rétribution du culte, la destruction des ordres faisait disparaître le clergé en tant que tel, la libération de l’individu que prônait le nouveau droit entraîna l’interdiction de prononcer des vœux perpétuels (13 février 1790), c’était supprimer les ordres religieux... »

Des commissaires se présentent dans les couvents pour demander aux religieux s’ils choisissent ou non la sécularisation. En cas de refus, les religieux doivent rejoindre des « maisons de réunions » prévues pour chaque ordre monastique.

L’abbé Marchand, historien de l’Abbaye de Chassagne écrit : [2] : « Contre l’inique violence qui leur était faite, de pauvres moines n’avaient pas de résistance à opposer. Alors ce fut un douloureux spectacle ; les quelques religieux, que renfermait encore le monastère, quittèrent avec tristesse leur antique demeure ; les vieillards, l’âme pleine de regrets, et ne pouvant pas comprendre qu’on leur enlevât la consolation d’y mourir ; les jeunes moines, inquiets sur l’avenir et doutant entre le siècle et la religion. Nous n’accompagnons pas les exilés hors de l’enceinte du cloître, car nous perdons leurs traces. L’obscurité, qui enveloppe les derniers jours de l’abbaye, cache bien des larmes, bien de secrètes angoisses ; il nous eût été si doux d’en recevoir et d’en faire partager les confidences ! »

« Le gouvernement avait mis le séquestre sur les propriétés et le scellé national sur les meubles de Chassagne. Dès que l’expulsion fut consommée, on s’occupa des avantages financiers qu’en pouvait retirer l’Etat. Faite sans ordre, la vente du mobilier ressembla à un pillage.... le trésor, où étaient conservés tant d’objets précieux d’or et d’argent que la piété des seigneurs du Moyen-Âge y avaient accumulés, fut saccagé par des bandes avinées. Les archives du couvent, sa chronique, le recueil de ses chartes, son obituaire et quantité d’autres richesses historiques et archéologiques qui seraient d’une valeur si grande de nos jours, disparurent également, sans que l’on puisse dire si elles ont été volées on détruites ».

Les biens immeubles furent entièrement aliénés, même la forêt de trois cents hectares qui eût dû rester domaniale. Les bâtiments furent adjugés au sieur Montessuy, de Chalamont, et démolis peu à peu, l’église y compris. Quelques débris seuls ont survécu : le portail de l’église, transporté à Meximieux, sert de façade à la chapelle des Pénitents ; une statue en bois de sainte Magdeleine, d’un bon travail, orne, une des chapelles de l’église de Loyes ».

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Eugène Dubois précise, parlant des cisterciens de Chassagne : [3] « Au 4 juin 1790, il y avait à Chassagne cinq religieux profès : D. Antoine Sauvaire, prieur ; D.Clément Jacquin ; D. Etienne Jullien de Villeneuve ; D. Jacques Dupraz de Vertamy ; D. Anet Dupraz de Vertamy. Tous déclarèrent à la municipalité de Crans vouloir quitter la maison. Les deux Dupraz de Vertamy la quittèrent les premiers et se retirèrent à Condrieu ; les trois autres y étaient encore en septembre. En octobre, ils présentèrent le compte de leur gestion au directoire de Montluel qui reconnut que « l’économie et l’intelligence de la régie de Dom Sauvaire ont rétabli l’état désastreux où se trouvait cette maison il y a quelques années ».

Les archives de l’Ain conservent dans leurs registres de l’époque révolutionnaire, à la date du 30 août 1790, la « demande par Dom Sauvaire, Jacquin, et autres religieux de Chassagne en payement de somme » [4]« Vu le rapport fait par M Favier au nom du comité éclésiastique de l’extrait de la déclaration faitte à la municipalité de Crans par Dom Antoine Sauvaire, prieur de l’abaÿe roiale de Chassagne ; Dom Clément Jacquin ; Dom Etienne Julien de Villeneuve ; Dom Jacque de Vertamy ; et par Dom Anet Dupraz de Vertamy ; tous profes et religieux de ladite abbaÿe de Chassagne du 4e juin dernier ; par laquelle ils ont tous déclarés qu’ils avoient quittés la maison à la faveur des décrets de l’assemblée nationale, et que Dom Sauvaire prieur étoit aussy disposé à sortir de la maison ; il a été également fait rapport du procès verbal dressé par l’administration du Directoire du district de Montluel du 9e aoust dernier sur les réquisitions de Dom Sauvaire prieur de Chassagne ; portant qu’il a reçu une ordonnance du Directoire du département qui accorde tant à luy prieur que pour les religieux la somme de quatre cent cinquante livres par provision imputable sur les pensions qui leur reviennent en vertu des décrets de l’assemblée nationale ;
(Dom Sauvaire) a manisfesté que cette somme étoit insuffisante et qu’il ne fera usage de cette ordonnance qu’autant qu’il y seroit forcé ;
en conséquence le prieur de Chassaigne demande à poser ses comptes et à se retirer ainsy que les religieux conformément à la déclaration qu’ils en ont faits pardevant la municipalité de Crans cy dessus rapellée ;
il est intervenue l’ordonnance qui suit :

(Vu toutes les pièces ci-dessus) ouï (c’est-à-dire écouté) Mr le Procureur général syndic, le Directoire du département :

  • arrête qu’il sera payé par le Receveur du District de Montluel une somme de quatre cent cinquante livres à chacun des religieux de l’abaÿe de Chassagne par provision et acompte de leur traitement,
  • autorise Dom Sauvaire prieur à quitter ladite abaÿe s’il le juge convenable, après néanmoins avoir rendu le compte de sa régie et avoir prévenu le Directoire quinze jours avant sa sortie.

Auquel cas le Directoire du District de Montluel demeure chargé de veiller à la conservation de la maison et des meubles qui y sont, lesquels meubles seront vendus, sauf les vases sacrés et ornements d’église qui seront déposés dans une des églises parroissiales de Montluel qui en demeurera chargé pour les représenter à réquisition.
Demeure de plus autorisé le dit Directoire à affermer soit la maison, jardin et dépendances, ou à y établir un concierge sous les conditions les moins onéreuses ; le tout après avoir prit un acte d’état de tous lesdits objets, sauf à faire passer au Directoire dudit département un double des procès verbaux qui auront été faits à cet égard pour y être homologué. »

Deux frères "ci devant religieux de Chassagne" à Condrieu

Désireux de quitter leur monastère cistercien, les frères Annet et Jacques VERTAMY DUPRAT s’établissent à Condrieu. Pourquoi venir ici, aux bords du Rhône, lorsqu’on a vécu plus de trente ans dans un couvent de Bresse et que sa famille est originaire du Puy de Dôme ?

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Religieux de l’Abbaïe de St Claude en habit de ville (collection personnelle)

La « déclaration de Dom DUPRAT », datée du 5 mai 1790, est conservée aux archives de Condrieu : « Par-devant Messieurs le Maire et officiers municipaux de la ville de Condrieu est comparu Sieur Annet DUPRAT, sous prieur de l’abbaye royale de Chassaigne en Bresse, religieux profès de la (dite) abbaye, qui a déclaré que son désir est de profiter du décret de l’assemblée nationale des 19 et 20 février dernier, sanctionnés par le Roi... »

« En conséquence, il a déclaré qu’il est né en mil sept cent quarante un et le neuf février, suivant son extrait baptistaire qu’il a rapporté signé BAUDOIN, curé d’Arlan, diocèse de Clermont en Auvergne... son âge est dans la cinquantième année depuis le neuf février dernier... Il habite en cette ville de Condrieu depuis le vingt sept novembre dernier (27 novembre 1789) d’après la permission a lui donné par Dom SAUVER, prieur de ladite abbaye de Chassaigne. Sa mauvaise santé ne lui permet pas de se rendre dans sa maison de Chassaigne. Il entend profiter de la liberté que l’assemblée nationale a accordé aux individus de tous les ordres. En conséquence, il déclare vouloir sortir pour toujours de ladite abbaye et jouir de la liberté. »

Sa déclaration devant la municipalité de Condrieu se termine ainsi : « En reconnaissance des bienfaits de la Nation et de Sa Majesté, il prête entre les mains de la municipalité le serment civique d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, entendant se soumettre à la nouvelle Constitution de l’Assemblée Nationale en tous ses points. »

Son appui à la cause de la Révolution ne se démentira pas. II choisit son camp et le défend... même contre un autre prêtre : BONNARDEL. Ses premières années à Condrieu sont assez paisibles Il sera, sous la Terreur, ainsi que son frère Jacques, victime de la persécution religieuse.

Les raisons de santé invoquées ne sont pas le seul motif pour expliquer le choix de Condrieu comme lieu de résidence pour Annet et son frère Jacques, lui aussi ancien religieux de Chassaigne.

Un de leurs frères, Pierre, est abbé à Condrieu. Malheureusement nous ne savons pas grand chose sur lui.

Toutefois un document du 28 février 1790 nous éclaire : « Déclaration que fournit par-devant nous Messieurs de la municipalité de Condrieu, Dom Jacques VERTAMY, ancien prieur de Chassagne au nom et comme fondé de pouvoir de Monsieur l’abbé Pierre VERTAMY mon frère, titulaire de la prébende ou chapelle de Saint Fabien et Saint Sébastien fondée à Condrieu, en conformité du décret de l’assemblée nationale sanctionné par le roi, à savoir une prébende dont le revenu consiste à une petite rente noble prenant à Condrieu et Saint Michel, du revenu de quarante livres de prestations en lods et servis, les charges de cette prébende consiste en douze livres de messes, ...et au quart du revenu de la rente noble pour frais de régie, et trois livres pour l’entretien annuel de la dite chapelle qui consiste en menues réparations, non compris les grosses réparations et autres. »

« Laquelle déclaration je certifie sincaire et véritable, en foi de quoy nous avons signé VERTAMY A Condrieu, ce vingt huit février 1790. » [5]

Conformément à la loi, les prêtres et religieux doivent déclarer leurs prébendes, c’est à dire quels sont leurs moyens de subsistance, leur bénéfice ecclésiastique. Ils sont devenus fonctionnaires de la Nation et sont rétribués par l’Etat. Au début 1791 il y aura des incidents de paiement pour les pensions servies aux anciens religieux par la Nation. Les frères VERTAMY doivent poser réclamation !

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La Tour Garon à Condrieu
Seule tour encore debout, et toujours habitée, du château féodal de Condrieu détruit pendant les guerres de religion.

Prêtres et fonctionnaires : qui doit les payer ? L’Ain ou l’autre ?

Par la Constitution civile du clergé promulguée en août 1790, les ministres du culte sont devenus des fonctionnaires appointés par l’Etat. Le 3 janvier 1791, Pierre VERTAMY s’adresse à « Messieurs les administrateurs du Directoire de la Campagne de Lyon » II explique qu’il a fait la déclaration de ses revenus liés à une chapelle dans l’église de Condrieu.

II précise que son régisseur est le notaire MONTUCLA. Celui ci ne veut point le payer mais veut payer au district les gages du religieux. Pierre VERTAMY prie les administrateurs de « vouloir bien lui faire faire son traitement et nous faire justice » Le 21 janvier de la même année, une requête est présentée devant ces mêmes administrateurs par le « Sieur Jacques VERTAMY, tant en son nom qu’en celui du Sieur Annet DUPRAT, son frère, tous les deux ci-devant religieux de l’abbaye de Chassagne en Bresse. »

« Depuis plus d’une année ils ont établi leur domicile dans la ville de Condrieu, où ils sont dans l’intention de continuer leur résidence, et tendent à obtenir le paiement de leur traitement pour la présente année... » Leurs papiers examinés, notamment leurs extraits de baptême, de profession religieuse, les déclarations « par eux faites de vouloir sortir de l’abbaye de Chassagne... » les administrateurs du Rhône et Loire arrêtent que les « Sieurs de VERTAMY et DUPRAT sont renvoyés à se pourvoir par-devant le Directoire du district de Montluel pour être autorisés à recevoir... ce qui peut leur être dû... »

En effet, venant de l’Ain où est située l’abbaye de Chassagne, c’est à l’administration de ce département de leur régler leur traitement pour 1790 : à Jacques VERTAMY : 1 000 livres à Annet DUPRAT : 900 livres.

Les archives de l’Ain conservent dans leurs dossiers de l’époque révolutionnaire [6]la suite de cette démarche :

« Du 6 may 1791 ; vu les différentes pétitions des Sieurs Vertamy (Jacques) et Dupras (Annet), cy devant religieux de Chassagne, relativement à leurs pensions ou traitement les pièces jointes ;

vu aussi de nouveau le livre de régie de cette maison (l’abbaye de Chassagne) et les pièces justifficatives d’une partie des comptes, notemment deux quittances du 23 juin dernier (1790) souscrites l’une par Dom Vertamy au nom de Dom Dupras, son frère ; et l’autre en son propre nom ; par lesquelles il est établi que lesdits Sieurs Vertamy et Duprat, qui étaient religieux de cette maison, et qui vivaient en pension hors d’icelle, dernière année [7], ont reçu des sommes dont ils devaient faire imputation sur leur traitement et qui consistent :

1e/ Pour le Sr Vertamy en celle de deux cent cinquante livres, qui lui a été payé au mois de Xbre (décembre) 1789, pour trois mois de pention à écheoir au 1er mars 1790, de laquelle il doit être distrait un tiers pour le mois de Xbre 1789, restera pour les mois de janvier et février 1790, ci..... 166 lt (livres tournois) 13 (sols) 4 (deniers)

2e/ Et celle de deux cent cinquante livres qui a été payée au mois de février 1790..... 250 lt

3e/ Pareille somme de deux cent cinquante livres qu’il a déclaré par une quittance du 23 juin avoir reçu au mois de mai dernier (1790) ci..... 250 lt

4e/ Et celle de 450 lt qui lui a été comptée au mois de 7bre (septembre 1790) sur la provision qui fut payée à Dom Sauvaire par le receveur du district dans le même mois, ci..... 450 lt [8]

.....

1116 lt 13 s. 4 d.

A quoi s’ajoutant la somme de cinq cent cinquante livres que le Sr Vertami a reçu le 31 Xbre (décembre 1790)

du receveur du District de Montluel en vertu de l’arrêté du Directoire du même jour, ci..... 550 lt

.....

1666 lt 13 s. 4 d.

En ce qui concerne le Sieur Dupra, il se trouve avoir reçu :

1e/ Une somme de 200 lt le 25e 9bre 1789 (novembre 1789), époque de sa sortie de la maison de Chassagne, et qui lui a été payée par le Sr Decourt, commis à l’exploitation de la forêt, sur un mandat du Sr Sauvaire, Prieur (sur ces) 3 mois de pention qui devaient écheoir au 25e février 1790, il sera porté ici seulement ce qui concerne les mois de janvier février 1790, la somme de ci ..... 133 lt

2e/ Celle de cent vingt livres payée au mois de février 1790..... 120 lt

3e/ Celle de 450 lt qui lui a été comptée au mois de 7bre (septembre) sur la provision ? qui fut payée à Dom Sauvaire par le receveur du district à même époque..... 450 lt

.....

703 lt

A quoi ajoutant la somme de 450 lt qui a été payée au Sr Duprat le 31 Xbre (décembre) par le receveur du District de Montluel, ci..... 450 lt

.....

1153 lt

En vertu de l’arrêté du Directoire du même jour, pour le Sr Dupras, se trouve en tout une somme de 1153 lt, outre même son vestiaire qui lui fut payé au mois de janvier 1790.

Le Directoire, après avoir entendu le Pr (procureur) Sic (syndic), est d’avis :

  • que le Sr Vertamy ayant reçu en l’année 1790 la somme de 1666 lt 13 s. 4 d. et que son traitement à (la) forme des décrets ne monte à raison de tout par année qu’à 1250 lt ; soit pour 1790, soit pour le premier trimestre de 1791, doit rapporter la somme de quatre cents seize livres, treize sols, quatre deniers ; et formant l’excédent de ce qu’il a reçu.
  • et que le Sr Duprat qui a pareillement reçu en la même année une somme de 1153 lt est payé de son traitement jusqu’en avril dernier (1791) lequel n’est pour 1790 que de 900 lt parce qu’il n’a atteint sa 50e année qu’au 9 février [9] et que dès lors il doit lui être compté sur le pied de mille livres.
  • et le tout, sauf à vérifier si le Sr Vertami et Duprat n’ont point reçu le montant des mandats qui ont été remis au 1er suivant la déclaration qu’il en a fait par ses quittances du 23 juin 1790, et dont il a assuré ne pas avoir été payé ; sauf encore à leur faire rapporter la valeur des objets mobiliaires autres que ceux de leurs chambres et cellules pouvant être à leur usage personnel ; dont ils ont disposé instament de deux couverts, une grande et une petite cuillier, le tout d’argent ; et à la charge par eux d’affirmer par serment qu’ils n’ont rien enlevé, vu, ni su rien être enlevé du mobilier de la dite maison, autre que celui à leur usage personnel dont il a été parlé ci-dessus. »

* Dans un registre de l’époque, [10] on relève ces deux tableaux :

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Tableaux

L’autorité compétente, ayant étudié leur requête, autorise le versement de l’argent le 19 mai 1791... « A l’avenir les sieurs VERTHAMY et DUPRAS doivent se faire inscrire sur les tableaux des pensionnés de Condrieu, lieu de leur résidence actuelle » Le procureur syndic de l’Ain le confirme le 21 mai au district de la Campagne de Lyon.

Lire la suite

Notes

[1Michel Vovelle « La chute de la Monarchie (1787-1792) » Le Seuil, Points Histoire 1972

[2F.Marchand « L’Abbaye de Chassagne en Bresse » (1889)

[3Eugène Dubois « Histoire de la Révolution dans l’Ain » (1932)

[4Registre L 72.délibération du 30 août 1790

[5Archives de Condrieu

[6sous la cote 7 L 51

[7rappelons qu’Annet est à Condrieu depuis novembre 1789

[8sur cette dernière somme voir plus haut le document des archives de l’Ain du 30 août 1790

[9Pour leurs traitements, il faut connaître l’âge des prêtres, d’où l’importance des copies d’actes de baptêmes demandées par les administrations de la Révolution

[10Archives de l’Ain 7 L 50

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2 Messages

  • Les frères Annet et Jacques Vertamy (3e partie) 6 avril 2010 16:23, par foncine39

    Bonjour,
    Je fais des recherches actuellement sur des Jacquins fondeur de cloches de Foncine le Haut.
    Vous mentionnez dans votre texte le village de Crans, s’agit-il de celui du canton des Planches en Montagne ?
    Le Jacquin mentionné aurait-il pu être fondeur de cloche ?
    Merci d’avance de vos réponses
    laurence Labays

    Répondre à ce message

    • Les frères Annet et Jacques Vertamy (3e partie) 6 avril 2010 17:08, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Le village de Crans est dans l’Ain, vers Montluel, non loin du village médieval de Pérouges....Donc apparemment aucun rapport avec votre Crans et le Jacquin est un religieux et non un fondeur de cloches !!!

      Cordialement.

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

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