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À propos d’une enquête familiale...

Genèse d’une biographie


jeudi 23 novembre 2017, par Jacques Pageix

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Lorsque sonna pour moi l’heure de la retraite, en octobre 2010, je pris enfin le temps de rassembler tous mes souvenirs de famille, pour la plupart contenus dans des cartons, ou pour quelques uns accumulés au fil des années.

À ce moment-là, je disposais :

  • de photos (hélas non identifiées, pour certaines d’entre-elles, restées vierges de légende) ;
  • d’archives personnelles (je possède notamment une série de contrats de mariages qui remonte jusqu’en 1650) ;
  • de documents divers recueillis jusqu’ici au fil des années (archives publiques et privées, etc.) ;
  • enfin, de ma mémoire, pour faire le lien entre tous ces vestiges du passé.

Dans le double souci de préserver ces souvenirs et de les diffuser, je créais en 2012 un site internet à l’intention de ma famille, de mes amis, et largement consultable par tous les visiteurs intéressés par l’aspect historique qui en constitue la toile de fond : il s’intitule histoires et biographies

Comme c’est souvent le cas au moment de notre existence où l’on décide de rassembler tous les matériaux nécessaires pour une biographie familiale ou un récit d’histoire locale, on regrette amèrement de n’avoir pas suffisamment interrogé nos prédécesseurs sur tel ou tel événement dont les détails avaient disparus, ou sur telle ou telle photo de l’album familial, restée malheureusement sans légende...

Il en est résulté que pour mener à bien certaines biographies, je me suis trouvé face à d’importantes zones d’ombres, que je ne suis parvenu à dissiper qu’au terme de véritables enquêtes de détective privé !

Pour illustrer ce propos, je prendrais comme exemple la biographie de mon arrière-grand oncle Eugène Cromarias, Ingénieur des Mines de Paris, né en 1857 à Gouttières, commune du canton de Saint-Gervais en Combrailles (Puy-de-Dôme).

Je ne savais rien de lui, en dehors de quelques propos aujourd’hui très confus dans ma mémoire, formulés par ma grand mère Jeanne-Eugénie Cromarias, épouse de mon grand père Pierre Pageix de Beaumont : son oncle aurait placé (et perdu) la presque totalité de sa fortune dans des mines au Maroc ou en Algérie.

Je possédais plusieurs portraits de lui, de sa femme et de ses deux enfants.

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Eugène Cromarias vers 18 ans
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Eugène et Eugénie

1re étape (Eugène et son épouse) :

Après avoir reconstitué son ascendance familiale pour le situer dans l’arbre généalogique des Cromarias et par rapport à ma propre branche, il ne fut pas compliqué pour moi dans un premier temps de retrouver l’acte de naissance d’Antoine Eugène Cromarias dans l’état civil en ligne de Gouttières, berceau des Cromarias dits « du Fraisse » :

La Mairie de Gouttières me l’avait d’ailleurs adressé : Antoine Eugène Cromarias (dit Eugène) est né le 12 septembre 1857. Malheureusement, les actes ne comportaient pas à cette époque de mention marginale indiquant le mariage et le décès.

J’ai donc recherché, assez longtemps je l’avoue, la date et le lieu de son mariage, ne disposant que des portraits de son épouse sur mes photos, seule ou avec lui. J’ai fini par trouver dans l’état civil en ligne l’acte de mariage, célébré à Pontgibaud le 7 novembre 1892. Il épousait ce jour-là une gibaldipontaine, Anaïs Eugénie Labourier qu’il avait probablement rencontrée au cours de l’un de ses stages, effectué dix ans plus tôt au cours de sa scolarité à l’École des Mines, à l’usine d’extraction et de traitement du plomb argentifère de Pontgibaud.

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Eugénie Labourier épouse Eugène Cromarias.

Entre-temps, en 2008, je fis plusieurs visites fructueuses à l’École des Mines de Paris, où les responsables des archives et de la bibliothèque me reçurent et me permirent de prendre connaissance de son dossier scolaire, tout en me communiquant des photos de classe, des tableaux de notes et en m’ouvrant ses journaux de stage rédigés de sa main (Commentry, Bessèges et Bilbao) ; s’ajoutaient à cela les comptes rendus de voyages dans le Gard et l’Aveyron, également rédigés par Eugène au cours de sa scolarité d’ingénieur (années 1880-1883), scolarité accomplie après trois années de « prépa intégrée » (1877-1880). Notons que la bibliothèque de l’école publie les biographies des Ingénieurs des mines depuis que l’école existe (1783). Toutefois, les biographies des ingénieurs civils (cas d’Eugène) ne le sont pas systématiquement et la sienne n’y figure pas. Il faisait partie du bureau des élèves et on le trouve dans l’annuaire de l’école jusqu’en 1934.

La fin de vie d’Eugène et d’Eugénie, ainsi que leurs décès étaient pour moi tout aussi énigmatiques. Les recensements consultés m’ont démontré qu’il habitèrent Chamalières de 1908 à 1931, 27 avenue de Royat.

Un document trouvé par hasard sur le site de la BNF (Gallica) m’apprit qu’Eugène, alors probablement en retraite, s’était associé avec sa fille pour créer une entreprise de tailleur-plisseur (confections pour la haute-couture), à Metz, à partir de novembre 1929 au N° 19 rue des Clercs !

Son décès me fut confirmé par la mairie de Chamalières : Eugène décéda le 6 avril 1932 au N° 1 rue Pasteur, à 74 ans, face à la célèbre gare de chemin de fer de style prussien. L’acte établi par la mairie de Metz me fut communiqué peu après. À l’évidence, Eugène effectuait probablement souvent le trajet Chamalières-Metz puisqu’il s’était associé à l’entreprise créée par sa fille. Les soucis et la mort de son fils Antoine peu de temps auparavant, en 1931 avaient probablement dû contribuer à altérer la santé d’Eugène.

Peu après, la mairie de Chamalières me communiqua l’acte de décès de sa veuve, Eugénie, survenue 4 ans plus tard à Chamalières, le 17 janvier 1936.

2e étape (les enfants d’Eugène) :

Je savais que le couple Eugène-Eugénie avait eu deux enfants, Germaine et Antoine, qui figurent sur des photos où j’avais pu les identifier avec certitude. Cependant j’ignorais tous de ceux-ci.

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Germaine et Antoine, enfants d’Eugène et d’Eugénie Cromarias.

Commençons pour simplifier par le cadet : Antoine.

La mairie de Chamalières pas plus que celle de Gouttières, n’ayant retrouvé sa trace, je me suis tourné vers celle de Saint-Gervais d’Auvergne qui m’a répondu positivement :

Antoine Jean Alexis Cromarias est né le 3 mars 1899 à Saint-Gervais d’Auvergne et y est décédé très jeune, à 32 ans, célibataire et sans postérité, le 10 octobre 1931. Il était clerc de notaire à Saint-Gervais, situation qu’il n’avait manifestement pas quitté au cours de sa courte vie.

J’ignorais également la date et le lieu de naissance de sa sœur aînée, Germaine, dont j’avais retrouvé la trace à Metz. C’est la mairie de Chamalières qui me communiqua son acte de naissance :

Germaine Marie Eugénie est née le 19 novembre 1893 à Chamalières. Heureusement, l’acte comportait des mentions marginale. Toutefois, autant la mention du mariage était claire : « a contracté mariage à Romchamp (Haute-Saône) le 2 avril 1917 avec Charles Bureau », autant la mention du décès était en partie tronquée et peu lisible sur la photocopie (je lisais Mazage, ce qui me mit sur une fausse piste au voisinage de Pontgibaud). Je finis par téléphoner à la mairie de Chamalières et la responsable de l’état civil me lit : « décédée le 1-3-1953 à Mazagan, Casablanca, Maroc » !

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J’ai réalisé ce montage à partir de plusieurs photos supposées être de Germaine Cromarias, épouse Charles Bureau, prise à 13 ans, 25 ans, 40 et 43 ans ; à l’évidence, il s’agit bien de la même personne. 

Entre-temps, j’obtenais auprès de la mairie de Ronchamp l’acte de mariage de Germaine et de ce Charles Bureau :

Charles Auguste Bureau, était étudiant, élève ingénieur de l’école supérieure d’électricité de Grenoble et, comme le précise l’acte de mariage, « actuellement sous-lieutenant au 140e Régiment d’Infanterie ». Il était né comme son père, Achille Marie Joseph Bureau à Bruay Pas-de-Calais. Son père, sous-directeur des Houillères de Ronchamp, était ingénieur des mines tout comme Eugène et l’on comprend que les enfants du même monde de l’industrie minière aient eu l’opportunité de se rencontrer...

La mère de Charles, Augustine Claudine Adeline Hardorff appartenait quant à elle au monde viticole, sa famille étant propriétaire à Puligny-Montrachet... Ces Hardorff étaient originaires d’Hambourg et s’étaient installés en France vers 1900 (un Hermann Hardorff, né à Hambourg en 1829...) En dénouant ultérieurement le fil de cette « autre histoire », on apporterait certainement un complément pittoresque à cette « saga viticole » !

À ce stade, revenant à mes « moutons », je me suis intéressé à ce Charles Bureau, qui combattit au front (et même au-delà des lignes ennemies), avec une baraka hors norme puisqu’il fut blessé 4 fois ; il était spécialisé dans les coups de main derrière les lignes du front allemand, afin de rapporter des renseignement sur leurs positions et leurs défenses !... J’ai consulté son dossier militaire à Vincennes et sa fiche matricule en ligne retrouvée dans les archives du Gard, car il y habitait avec ses parents, alors qu’il était étudiant, son père étant affecté à l’exploitation des mines de charbon à Saint-Martin de Valgalgues, canton d’Alès-Est.

Dés que Charles fut rendu à la vie civile, le couple habita à Nancy, puis à Metz. Probablement au titre des emplois réservés aux blessés de guerre, Charles avait obtenu le poste d’Ingénieur adjoint à la SALEC à Metz (Société Alsacienne et Lorraine d’Électricité), au département Forces électriques. En 1938, le couple s’installa à Saint-Gervais d’Auvergne, où Charles, mobilisé le 4 septembre 1939, fut affecté à la défense du point sensible des Ancizes (aciéries Aubert et Duval qui travaillait pour l’Armée de l’Air).

En fin 1940, il franchit la méditerranée et s’installa à Mazagan au Maroc, à la « ferme Santa Maria, kilomètre quatre, route de Mazagan » comme exploitants maraîchers.

Ceci me fut révélé par l’acte de décès de Germaine que j’obtenais auprès des services du ministère des affaires étrangères : elle mourut le 1er mars 1953 rue Louis Pasteur à Mazagan.

Charles Bureau revint probablement en France au moment de l’indépendance du Maroc, en mars 1956.

Je consultais son acte de naissance dans l’état civil en ligne de Bruay (Pas-de-Calais) : celui-ci comportait en mention marginale seulement un deuxième mariage à Saint-Germain-en-Laye le 15 décembre 1960 avec une certaine...Claudine Boulot, et son décès survenu à Paris 9e arrondissement le 21 mars 1962. L’acte de mariage (acte intégral en photocopie cette fois) me fut communiqué par la mairie de Saint-Germain-en-Laye. Cet acte m’apporta les précisions suivantes :

- Charles Bureau résida à Saint-Gervais d’Auvergne à son retour du Maroc ;

  • Lors de son remariage, il habitait St-Germain-en-Laye chez sa deuxième épouse qui était divorcée (née le à ; elle avait 67 ans et lui 69) ;
  • Aucun membre de la famille Bureau ne fut témoins à son mariage et seuls, les deux enfants du premier lit de Mme Boulot étaient présents !

J’avais consulté la base internet « Leonore » des décorés de la Légion d’Honneur où figurait la mention du décès de Charles Bureau (date, lieu, adresse du domicile, etc.).

En interrogeant les services en ligne de la mairie de Paris, j’obtenais l’acte de décès qui confirmait le domicile : 3 bis rue Saint-Léger à Saint-Germain en Laye et le décès 34 rue de Clichy Paris 9e.

3e étape (les petits enfants d’Eugène) :

Ayant pris contact avec la bibliothèque de Nancy pour effectuer une recherche dans le journal « l’Est Républicain », les responsables me communiquèrent l’avis de décès d’Eugénie Cromarias née Labourier survenu à Clermont-Fd le 17 janvier 1936. Cet avis publié par « Mme et M. Charles Bureau, MM Georges et Claude Bureau et toute la famille », 5 rue Sébastien Leclerc à Metz, désignait la défunte comme « leur mère, belle-mère, grand mère, tante et cousine ». Ainsi, le couple avait deux fils, Georges et Claude.

Parvenu à ce stade, je commençais à croire que si je poursuivais mes recherches, je parviendrais peut-être à retrouver des descendants d’Eugène, afin d’échanger avec eux nos souvenirs de famille...

Je commençais par Georges. Je supposais que sa naissance ne devait pas être très éloignée du mariage de ses parents à Ronchamp le 21 avril 1917. En effet, la mairie de Ronchamp trouva facilement l’acte de naissance de Georges Marie Charles Bureau du 8 avril 1918, avec les mentions marginales : mariage à Chamalières avec Simone Colas le 23 novembre 1940 et décès à Saint-Cloud le 7 juillet 1994. Sur son acte de mariage, transmis par la mairie de Chamalières, figure la signature de mon grand père Pierre Pageix qui fut témoin lors de leur union. Georges (22 ans), est qualifié de « médecin auxiliaire », et Simone (22 ans aussi), dont les parents sont commerçants à Paris, est étudiante en pharmacie. J’obtins ainsi auprès de la mairie de Chamalières l’acte de mariage et auprès de celle de Saint-Cloud l’acte de décès. Dans le catalogue des thèses de médecines, consulté sur internet, figure bien Georges Bureau, dont la thèse en 1939 porte sur un sujet pour le moins curieux : « Les facteurs d’opposition à la stérilisation légale des anormaux », thèse de 32 pages parue à Paris, chez Busson.

Je m’intéressais ensuite à Claude, le cadet. La mairie de Ronchamp n’ayant pas trouvé d’acte le concernant, je pensais qu’il pouvait être né à Nancy où ses parents s’installèrent en 1925.

La mairie de Nancy, interrogée, retrouva l’acte de naissance de Claude Marie Antoine Bureau né le 23 juin 1925 à Nancy. Les mentions marginales précisaient son mariage au Maroc, à Ksar-es-Souk le 3 février 1947 avec Fatma bent Mohamed, 16 ans, et son décès à Haouzia, Maroc, le 28 juin 2001.

L’acte de mariage obtenu auprès des services des Affaires étrangères (http://pastel.diplomatie.gouv.fr/dali) précise que sa femme était de la tribu du Beni-Yazrha.

L’acte de décès obtenu également auprès des mêmes services précisait quant à lui que Claude habitait à Haouzia, Douar Laghnadra, que le décès avait été déclaré par un certain Allal Abdou, 50 ans, domicilié à Casablanca, rue Oussama Bnou Zaïd, et, curieusement, que l’acte n’avait été dressé que le 2 juillet à la commune rurale de Haouzia, Cercle d’Azemmour par Bouchaib Al Kahlaoui, officier de l’état civil. Enfin, la transcription de cet acte avait été faite le 5 juillet suivant par l’officier de l’état civil par délégation du Consul Général de France à Casablanca « sur la production de l’expédition de l’acte original étranger à nous remise par Jean-Marie Bureau ainsi que l’acte de mariage du défunt ».

Ainsi, ce Jean-Marie Bureau ne pourrait être qu’un arrière petit fils d’Eugène et d’Eugénie. Tous les témoins de ce passé que je tente depuis des années de reconstituer n’étant plus de ce monde, je ne désespère pas de me raccrocher à ce Jean-Marie Bureau qui est de ma génération. Ce sera peut-être la 4e étape : les arrières petits enfants...

Nota : il faudra prendre le temps de rechercher les « tantes et cousines » évoquées dans l’avis de décès d’Eugénie. Il faudra surtout identifier ce Jean-Marie et rechercher les éventuels autres descendants de Georges et de Claude (je ne sais si les services délivrant les passeports conservent des archives).

Au début de cette année 2017, j’ai lancé une recherche du côté du témoin du décès de Claude et du consulat de Casablanca. Ce dernier m’a aimablement répondu qu’il allait faire des recherches, tandis que les autres destinataires sont restés silencieux...

J’ai donc pu établir, en l’état actuel des choses, la descendance suivante :

Qui sont ces personnes ?

Dans les albums de photos de famille, la plupart des personnes photographiées sont bien identifiées et ces clichés viennent enrichir les articles de ce blog.
En revanche, d’autres personnes figurant sur des photos ne le sont pas, faute pour moi d’avoir pris autrefois la précaution de questionner mes parents à ce sujet.
Je publie donc ces photos en espérant que quelqu’un les reconnaîtra...

1-Les trois premières sont des photos prises probablement (mais ce n’est pas sûr) dans le Puy-de-Dôme, (ou en Lorraine : Vosges ??) mon père semble avoir 19 ou 20 ans et on est en 1930.

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À gauche, mon père Paul Pageix environ 18 ans vers 1930, Charles Bureau et Germaine née Cromarias.

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2-Les deux autres sont prises à Metz en 1935 (avenue Foch ?). Je pense qu’il s’agit de la famille Bureau-Cromarias qui habitaient 1 rue Pasteur. Germaine exerçait peut-être toujours la profession de tailleur-plisseur dans son entreprise créée avec son père Eugène en 1931, avant son décès en 1932, et Charles celle d’ingénieur à la SALEC (Société Alsacienne et Lorraine d’Electricité à Metz) jusqu’en 1937.

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Metz 1935 (Av. Foch ?) de G. à D. Eugénie Cromarias (+ 1936) née Labourier ép. Eugène (+ 1932), le petit Claude Bureau.
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De G. à D. X, Germaine Cromarias ép Charles Bureau, le jeune Claude Bureau (né 1925) et son grand frère Georges (né 1918)

3-Enfin, les autres ont été prises au Maroc.
Les clichés de cette première série (1 à 7) ont été pris à Marrakech : On y voit un couple d’une quarantaine d’années ; la dame, mince, bien mise, porte curieusement des gants. Le garçon en béret semble avoir une quinzaine d’années. Elles ont été prises en hiver (1er février 1942).

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Ma mère (qui monte sur son vélo) a écrit au verso :"En route vers la piscine" à (?)
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« Route de Casablanca près de Marrakech » Mon père Paul Pageix et ma mère Alice née Juillard, et a gauche une dame mystérieuse qui porte des gants.
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« Jardin où se trouve la piscine. Au repos ! » La dame, ma mère et mon père et un jeune homme au béret.
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Les mêmes.
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Encore les mêmes : « La palmeraie en plein Sud ».
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Mes parents devant l’hôtel à Marrakech le 1er février (il affiche complet).
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Devant le même hôtel de D. à G. la dame, son mari ? Leur jeune fils ? et ma mère.
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Mon père sur une chaise longue dans une palmeraie.
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Mon père avec un personnage inconnu.
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Les mêmes.

Les autres photos ont été prises dans un endroit noté « Beaulieu » par ma mère sur son album. Mon père se trouve en compagnie d’un homme avec des lunettes à montures épaisses, portant chapeau, et paraissant avoir environ 45 ans.

Au moment où je publie ces clichés, je termine la lecture d’un livre passionnant, intitulé « Eux sur la photo », d’Hélène Gerstern (Édition Arléa diffusion Seuil).
Face aux zones d’ombre de son passé et ne possédant qu’une photo où figurent des personnages qu’elle ne connaît pas, Hélène publie une petite annonce dans un journal en espérant faire la vérité sur son passé. Un lecteur ayant reconnu son père sur cette photo, une correspondance va se nouer aussitôt. Les recherches entreprises ensemble vont peu à peu démêler l’écheveau des mystères ayant entouré leur secret de famille et rapprocher des cousins jusque-là éloignés et qui s’ignoraient.

Voir en ligne : le blog de Jacques.

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13 Messages

  • À propos d’une enquête familiale... 24 novembre 13:35, par Michel Lebossé

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre enquête familiale. Il se trouve que j’ai effectué mon service militaire, entre avril 1955 et juin 1957, à Mazagan devenu El Jadida, une petite ville qui a une histoire très riche.
    J’ai donc vécu la période où le Maroc a retrouvé son indépendance, non sans quelques « troubles ». Cinquante ans après, j’ai voulu confronter mes souvenirs de soldat avec ceux des autres communautés ,colons, juifs et marocains. J’ai eu, entre autres, des échanges passionnant en particulier avec l’historien local, Mustapha Jmahri.Il m’a rendu visite lors d’un voyage en France pour une réunion des Anciens de Mazagan.
    Si vous cherchez des informations sur cette région du Doukalla, vous pouvez le contacter de ma part. Il a fait des recherches sur les français qui ont participé au développement de cette région. Vous trouverez ses coordonnées sur Google.

    Félicitations pour votre travail. Cordialement
    Michel Lebossé

    Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 24 novembre 22:50, par PAGEIX Jacques

      Bonsoir Monsieur,
      Merci pour votre commentaire et votre renseignement. Je vais essayer de contacter cette personne.
      En effet, on sort un peu frustré d’une telle enquête familiale car on aurait bien voulu « mettre un peu de chair » sur ces personnages désespérément muets...
      Bien cordialement.
      Jacques Pageix

      Répondre à ce message

  • À propos d’une enquête familiale... 24 novembre 13:52, par marie christine

    C’est très intéressant. Il n’y a rien à rajouter sauf : quels renseignements avez-vous sur ce Jean-Marie Bureau, né après 1941, que vous recherchez ?

    Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 24 novembre 22:59, par PAGEIX Jacques

      Bonsoir,

      Malheureusement, je n’ai rien d’autre que ce nom cité dans l’acte de décès de Claude au Maroc.
      Cet article est aussi en quelque sorte une bouteille lancée à la mer...dans l’espoir qu’elle puisse toucher un membre de cette famille ?
      J’avais eu un contact il y a huit mois avec le consulat de Casablanca qui m’avait répondu qu’il allait faire une recherche dès qu’il aurait le temps.
      Bien cordialement.
      Jacques Pageix

      Répondre à ce message

  • À propos d’une enquête familiale... 25 novembre 12:07, par jean-paul simon

    bonjour et toutes mes felicitations pour votre bel ouvrage.
    petit conseil pratique destine a tous ceux qui rencontrent les actes de naissance sans les mentions de mariage ou de deces.
    ayant retrouve mon gand pere et ma grand mere j’ai expedie leurs actes de deces a leur mairie de naissance de ce fait cela a ete porte sur leur acte et est donc disponible pour les generations futures.
    cordialement

    Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 26 novembre 22:50, par Jacques Pageix

      Bonsoir et merci de votre remarque ;
      Je vais m’y consacrer sans faute car vous avez raison : on doit bien cela aux générations passées et futures.
      Bien cordialement.
      Jacques Pageix

      Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 8 décembre 19:03, par Monique Simon

      J’ai moi aussi indiqué, à la mairie du village breton de naissance de mon grand père, la date de son décès en Normandie.

      De passage dans ce village voulant indiquer la date de décès de son épouse, ma grand mère,(beaucoup plus tardif) j’ai été surprise de ne pas trouver la mention fournie.

      Monique

      Répondre à ce message

  • À propos d’une enquête familiale... 25 novembre 16:55, par mustapha Jmahri

    bonjour Monsieur Jacques Pageix je suis l’ami de M. Michel Lebossé et je réside à El Jadida-Mazagan. J’ai publié plusieurs livres sur cette cité, 19 ouvrages au total. Merci de m’écrire à mon email que voici : jmahrim@yahoo.fr

    Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 29 novembre 23:26, par Jacques PAGEIX

      Bonsoir Monsieur,
      Je vous remercie vivement d’avoir pris la peine de me contacter suite au message de Monsieur Lebossé ; je serai naturellement ravi d’entrer en conversation avec vous sur un sujet qui me passionne et qui me pousse à retrouver la trace de mes cousins Bureau-Cromarias dont la vie est une véritable « saga ».
      Je vous ai d’ores et déjà écrit à votre adresse mail.
      Bien cordialement.
      Jacques Pageix

      Répondre à ce message

  • À propos d’une enquête familiale... 26 novembre 00:56, par Orson

    Bonsoir,

    Pour la première photo de Metz, il ne s’agit pas de l’avenue Foch laquelle est presqu’exclusivement composée de belles demeures et hôtels particuliers. Or, outre qu’il y a des commerces à gauche, il me semble reconnaitre à droite sur la photo, la « Grande Poste » en grès rose des Vosges, comme l’est la gare qui est au fond de cette rue même si on ne la distingue pas sur la photo. On est donc bien dans le « quartier impérial » de Metz, rue Gambetta qui rejoint justement l’avenue Foch (dans le dos du photographe).
    La photo a pu être légendée « avenue Foch » parce que ces gens y habitaient et parce qu’elle a été prise non loin de chez eux. Dans ce cas, on peut supposer qu’ils faisaient partie des gens parmi les plus aisés à Metz. Peut-être aussi sont-ils allés déambuler dans les beaux quartiers sans y habiter, d’où l’imprécision sur le nom de la rue....

    PS : outre le rose du grès vosgien prédominant dans le quartier impérial, la couleur de Metz reste quand même l’ocre de la pierre de Jaumont, plus locale, et qu’on retrouve partout dans la ville historique.

    Bonne continuation.

    Répondre à ce message

    • À propos d’une enquête familiale... 26 novembre 22:56, par Jacques Pageix

      Bonsoir et merci pour cette rectification que je vais inclure dans les articles concernés.
      Bien cordialement.
      Jacques Pageix
      PS : Les Bureau habitaient vers 1932 (date de la photo) 1 rue Pasteur à Metz, non loin de la gare je crois.

      Répondre à ce message

      • À propos d’une enquête familiale... 27 novembre 12:18, par Orson

        Bonjour,

        J’ai peut-être parlé trop vite. En revoyant la photo, je me rends compte que le commerce à gauche, n’est pas une devanture d’immeuble, mais un kiosque, car il se situe entre les deux rangées d’arbres, la photo ne montre donc que la moitié de la largeur de la rue avec toutefois l’allée piétonne centrale, qui n’est donc pas un trottoir rue Gambetta. Une rue aussi large à double sens de circulation et avec au milieu une allée piétonne entre deux rangées d’arbres, c’est certainement...l’avenue Foch ! Excusez-moi pour l’erreur mais je préfère la rectifier de suite.
        Cordialement.

        Répondre à ce message

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