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Du Pas de Calais à la Loire, entre la Révolution et le Second Empire 1/3

François Joseph Dominique Levasseur : de sa naissance à ses 32 ans (1792 à 1824)

Le vendredi 19 novembre 2021, par Michel Guironnet

A l’origine de cet article, une recherche sur deux frères chapeliers aux Roches de Condrieu, en Isère. Leur grand-père, François Joseph Dominique Levasseur, né en pleine Révolution dans le Pas de Calais, sera « Gendarme à cheval » puis « Brigadier de gendarmerie » dans le Forez.
Lorsqu’il se retire du service, il aura droit à un emploi « réservé » : il deviendra « receveur buraliste ». Il décède en 1859 « dans son domicile » de Chavanay, au bord du Rhône, dans la Loire.

Je vais vous conter son histoire en trois épisodes :

  • le premier de sa naissance en 1792 à la mort de sa mère en 1824
  • le second de son mariage en 1825 à son départ en retraite de la gendarmerie en 1849
  • le troisième de son entrée en fonction comme « receveur buraliste » en 1850 à son décès en 1859
Carte du Pas de Calais (extrait)
Lien pour la consulter sur Gallica :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530881052/f1.item.r=Pas-de-Calais%20(France).zoom#

Ange Vasseur, ses parents, ses enfants, ses soeurs

La famille Vasseur, installée vers 1760 à Saint Pol (qui ne devient « sur Ternoise » que bien plus tard), passe la Révolution et la Restauration dans cette petite ville du Pas de Calais comptant alors environ 3000 habitants.

En 1766, le 15 février, mort à St Pol de Maximilien Bilot, âgé d’environ 55 ans, « marié à Brigitte Mesureur en secondes noces », le père de Marie Marguerite Bilot. Présent « François Vasseur, son beau-fils (son gendre) qui a signé » [1]

A Saint Pol, entre 1789 et 1794, une partie des habitants adopte les idées nouvelles ; une Société Populaire est fondée et propage les idées républicaines et anti-religieuses : les églises et les chapelles de Saint Pol sont détruites, exceptée la chapelle des Carmes devenue le siège de la Société populaire et la chapelle des Sœurs Noires transformée en prison.
Joseph Lebon, ami de Robespierre, marié à une Saint-Poloise, fait régner la Terreur (34 guillotinés originaires du Ternois) avant de tomber victime de la réaction des suites du 9 Thermidor.
Voir les ouvrages de Georges Sangnier, notamment : « Le district de St Pol de thermidor à brumaire » et « La terreur dans le district de St Pol : 10 août 1792- 9 thermidor An II »

Ange se marie
« Emanuel Hubert Joseph Dujardin », né le 21 janvier 1788 à St Pol, est baptisé le même jour : « il a eu pour parrain Joseph Vasseur et pour marraine Catherine Sellier, tous deux libres de cette paroisse et ont signés » [2]

Le 6 juillet 1791, à St Pol, a lieu le mariage « entre Ange Dominique Joseph Vasseur, fils mineur de François, tourneur en bois, et de Marguerite Bilot ; domiciliés de droit et de fait en cette paroisse d’une part ; Marie Marguerite Catherine Sellier, fille majeure légale de Pierre Nicolas et de Marie Marguerite Laurent, domiciliée de droit en cette dite paroisse et de fait en celle de Notre Dame de la ville d’Hesdin, d’autre part »
Sont présents : « François Vasseur, père de l’époux, Guislain Delalbre, maitre tailleur d’habit, bel oncle au même ; Charles Duval, marchand boucher ; Paul Hove, maitre perruquier ; amis des parties témoins domiciliés en cette ville… » [3]
Nous savons par d’autres sources qu’Ange Vasseur n’a pas encore 23 ans, né le 2 août 1768 à St Pol. Marie Marguerite Catherine Sellier vient d’avoir 29 ans, née le 24 juin 1762 à Hesdin.

François Joseph Dominique Vasseur, notre héros, nait en pleine Révolution, dans les derniers mois de la Royauté.
François Joseph Dominique Vasseur naît à Saint Pol, le 19 mai 1792, fils d’Ange Dominique Joseph et de Catherine Sellier. [4]

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Baptême de François Joseph Dominique Vasseur
Archives du Pas de Calais
« François Joseph Dominique Vasseur, né le dix neuf mai mil sept cent quatre vingt douze, à une heure après midi, en légitime mariage de Ange Dominique Joseph, tourneur en bois, et de Catherine Sellier, a été baptisé le lendemain par moi vicaire soussigné. Il a eu pour parain François Vasseur, son grand père, et pour marraine Ferdinande Joseph Buret, de St Michel, qui a déclaré ne scavoir écrire. Le parain a signé avec le père de l’enfant. François Vasseur A.D.J Vasseur Turlutte, vicaire »

Emelie Sophie Josèphe Vasseur se marie
Mariage le 3 juin 1793 à St Pol de « Emelie Sophie Josèphe Vasseur », la sœur d’Ange Dominique Joseph, avec Charles Marie Joseph Florent Duval [5].
Emelie Sophie Josèphe a 23 ans. Selon son acte de naissance, elle est née à St Pol le 1er juin 1772. [6]. Elle est la fille de François Vasseur, 66 ans, « tourneure » (tourneur sur bois), « natif d’Auxichateux (lire : Auxi-le-Château) district de Montreuille (Montreuil) sur Mer », et de Marie Marguerite Billot, 60 ans, « natif de St Pol, Chef-lieu du district, domiciliés rue d’He(s)din » à St Pol.
Les futurs conjoints sont accompagnés, entre autres, de « Ange Dominique Joseph Vasseur », 26 ans, « écrivain au district »

Naissance de Rose, la sœur de François Joseph
Le deuxième jour du mois fructidor l’an deuxième de la république française (18 août 1794), une et indivisible, à sept heures du soir, par devant moi Isidore Celers...est comparu en la salle publique de la maison commune, Joseph Vasseur, écrivain au district, domicilié dans la municipalité de St Pol, rue de la Révolution  ; lequel assisté de Homère Xavier Didier, notaire public, âgé de quarante trois ans, et de Elizabeth Desvaques, épouse du citoyen Jean Georges Capy, âgée de trente ans, tous deux domiciliés dans le département du Pas de Calais, municipalité de St Pol, le premier au hameau de Canteraine et le second faubourg des Montagnards ; a déclaré à moi Isidore Celers, que Catherine Sellier, son épouse en légitime mariage, est accouchée hier, premier jour du présent mois fructidor dans sa maison rue de la Révolution, d’un enfant femelle qu’il m’a présenté, et auquel il a donné le prénom de Rose...

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Signatures au bas de l’acte de naissance de Rose Vasseur
Archives du Pas de Calais

D’après cette déclaration... j’ai rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte que Joseph Vasseur, père de l’enfant, et les deux témoins Homère Xavier Didier et Elizabeth Desvaques ont signé avec moi. Fait en la maison commune de St Pol les jour mois et an cy dessus.
Desvacques, femme Capi ; Didier ; Vasseur ; Celers, municipal.
 [7]

Mort d’Emilie
Quelques jours plus tard, à St Pol, c’est le décès d’Emelie (appelée ici Emilie) Vasseur, la soeur d’Ange mariée le 3 juin 1793 avec Charles Duval :
« aujourd’hui douzième jour du mois fructidor l’an deuxième de la république française » (29 août 1794) [8] devant Isidore Celers, officier d’état-civil, « sont comparus en la maison commune, Charles Duval, boucher âgé de vingt-huit ans, époux d’Emilie Vasseur âgée de vingt-trois ans, et Remi Joseph Le Conte, marchand âgé de quarante ans, tous deux domiciliés dans la municipalité de St Pol, rue d’Hesdin ; lesquels…m’ont déclaré que laditte Emilie Vasseur est morte ce jourd’hui…à une heure et demie après midi dans sa maison située dans laditte rue d’Hesdin… »

Mort de François Vasseur, le père
François Vasseur, le père d’Ange et d’Emelie, meurt le 20 Vendémiaire An IV (12 octobre 1795) à St Pol [9].
Charles Duval, boucher âgé de 28 ans et demi, accompagné de Rémy Le Conte, marchand âgé de 40 ans, se présentent à 8 heures du matin, à « la maison commune » de St Pol.
Charles Duval est le « gendre de François Vasseur, tourneur âgé de soixante-neuf ans, domicilié dans la municipalité de St Pol, rue d’Hesdin ». Il déclare « que le dit François Vasseur est mort ce jourd’hui vingtième jour du présent mois à une heure du matin dans sa maison située dans laditte rue d’Hesdin »

Charlotte Thérèse Joseph Vasseur, se marie
Le mariage de Charlotte Thérèse Joseph Vasseur, soeur d’Ange et d’Emelie, à St Pol le 24 Messidor An IV (12 juillet 1796) avec Pierre François Fontaine [10] nous apprend qu’elle a 20 ans et 5 mois, fille de « feu François » Vasseur « et d’encore vivante Marguerite Bilot, marchande domiciliée à St Pol, rue des Vertus ». Selon son acte de naissance, elle est née à St Pol le 28 février 1775 [11].

Deux mariages et un enterrement
Le 6 prairial An VII (25 mai 1799) mort de Marguerite Billot, la mère [12]. C’est son fils « Joseph Vasseur » 32 ans « tourneur sur bois » qui déclare le décès. Il habite « rue des Vertus, section du Midi »

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1799 acte de décès de Marguerite Billot
Archives du Pas de Calais

« Aujourd’hui six prairial an sept de la république française (25 mai 1799)…sont comparus dans la maison commune les citoyens Joseph Vasseur, tourneur en bois, âgé de trente-deux ans, fils à Marguerite Billot ; Guislain Bocquillion, pelletier…tous deux domiciliés à St Pol, rue des Vertus, section du Midi
…lesquels…m’ont déclaré que ladite Margueritte Billot, veuve de feu François Vasseur, tourneur âgé de soixante-huit ans, est morte hier cinq prairial présent mois, à onze heures du soir, dans sa maison situé à St Pol rue des Vertus, section du Midi… »

Quelques mois plus tard ont lieu les mariage des deux soeurs d’Ange : le 20 frimaire An VIII (11 décembre 1799) et le 10 Germinal An VIII (31 mars 1800) [13]

  • « Du vingt frimaire an huit » (11 décembre 1799) mariage de Nicolas Révillion, « garçon maréchal » (ferrant), domicilié à St Pol, né à Frévent le 27 octobre 1760, « fils de Jean Charle et de feu Marie Rose Delalbre », domicilié à St Pol ; « et de Marie Celestine Reine Vasseur, couturière en draps, domiciliée à St Pol », « fille des feus Jean François et de Marie Marguerite Billot » née à St Pol le 7 septembre 1765.
    Sur son acte de baptême [14], son père « Jean François » Vasseur est « tourneur de son stille »
  • « Du dix germinal an huit » (31 mars 1800) mariage de Charles Paul Raphaël Joseph Massiat, « tabaquier, domicilié à St Pol, né audit St Pol » le 25 janvier 1777, « fils de feu Pierre François et d’encore vivante Marie Marguerite Florentine Joseph Bourdon, domiciliée à St Pol » ; « et de Augustine Albertine Josèphe Vasseur, domiciliée à St Pol, née audit St Pol » le 10 août 1778, « fille des feus Jean François et de Marie Marguerite Billot »
    Sur son acte de baptême [15], François Vasseur est dit « marchand et fabriquant de chaises »

1799 à 1813 : Ange Dominique Vasseur, de « tourneur » à « huissier » : les métiers d’Ange Dominique Vasseur, une belle « évolution de carrière » !

  • Témoin à un mariage le 10 Prairial An VII = 29 mai 1799 [16], « Ange Dominique Joseph Vasseur » est « tourneur » âgé de 32 ans.
  • Le 29 Thermidor An XI = 17 août 1803 [17] (Ange) Joseph Vasseur est « huissier » il a 36 ans.
  • Le 22 octobre 1806 [18] « Sieur Ange Dominique Joseph Vasseur,huissier audiencier à St Pol, âgé de trente neuf ans, cousin germain à la mariante » (par les Billot) est témoin au mariage de Charles Albert Delrue avec Jeanne Bernardine Delattre.

  • Le 2 mai 1808, à Saint Pol, a lieu le mariage de « François Ferdinand Victor Cretelle, tailleur d’habits » né à St Pol le 30 juillet 1778, avec « Victoire Josèphe Delattre, couturière » née à St Pol le 13 novembre 1782 ?
    Les deux parents du futur sont décédés. Guislain, le père de la future est lui aussi décédé. Sa mère, Célestine Bilot, est « encore vivante…âgée de cinquante six ans, présente et consentante à ce mariage »
    « Le futur époux n’ayant pu représenter les actes de décès des ayeuls et ayeules maternels, a pour y suppléer fait la déclaration à serment que celui de leurs décès et celui de leurs dernier domicile lui sont inconnus ; laquelle déclaration a été certifiée aussi par serment par Joseph Vasseur, huissier âgé de quarante-deux ans, cousin germain à l’épouse… » [19]
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Signature d’Ange Vasseur (1808)
  • Le 26 novembre 1813 à St Pol a lieu le mariage de « Marie Joachim Joseph Lesieu », cordonnier né en 1782, avec « Françoise Angélique Josèphe Bocquillon », née en 1776 [20].
    « Ange Dominique Joseph Vasseur, huissier âgé de quarante six ans » est l’un des témoins. Au bas de l’acte, il appose sa belle signature.

En 1820, notre futur gendarme à cheval « François Dominique Joseph » a 28 ans. Il est encore recensé à St Pol avec ses parents : Ange Dominique Joseph, maintenant huissier, né le 2 août 1768, et Marie Marguerite Sellier son épouse, née le 24 juin 1762. Sa soeur Rose a accouché d’une « fille naturelle », Rose Henriette, le 30 août 1816. Elle décède à 4 ans le 16 décembre 1820 à St Pol.

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Recensement de St Pol pour 1820
Archives du Pas de Calais
A noter la (petite) erreur sur la date de naissance de François Dominique.

Décès de Catherine Sellier, sa mère
Le 25 mai 1824, à St Pol sur Ternoise, Charles de La Vacquerie, ferblantier, 44 ans et Albert François Foubert, cordonnier, 35 ans, « tous deux domiciliés à St Pol », viennent en mairie déclarer que « Marie Marguerite Catherine Sellier, domiciliée en cette ville, née à Hesdin » le 24 juin 1762, « fille des feus Pierre Nicolas et de Marie Marguerite Laurent, et épouse de Ange Dominique Joseph Vasseur, ancien huissier, domicilié en cette ville, âgé de cinquante-six ans ; est décédée aujourd’hui dix heures du matin en la maison du Sieur Louis de La Vacquerie, ferblantier, sise en cette ville, rue de la Ferronnière. » [21]

Elle a donc 62 ans lorsqu’elle meurt, un an avant le mariage de son fils. François Joseph Dominique épouse le 26 octobre 1825, à 33 ans, à Néronde dans la Loire, Charlotte Griffon, née à Néronde le 14 Messidor an VII (2 juillet 1799).

Deux questions se posent maintenant :

  • Que fait-il entre 1820 et son mariage ?
  • Comment du Pas de Calais est-il arrivé dans la Loire ?

Ce sera, entre autres, le sujet de notre second épisode.

A suivre.


[15 MIR 767/3 vue 1306/1349.Toutes les références indiquées dans cette partie sont tirés des registres de l’état-civil de Saint Pol sur Ternoise ; archives en ligne du Pas de Calais.

[23 E 767/8 vue 107/198.

[33 E 767/9 vues 80 et 81/173

[43 E 767/9 (vue 129/173).

[55 MIR 767/7 vues 709 et 710/1395

[63 E 767/5 (vue 214/269)

[73 E 767/11 (vue 93/102)

[85 MIR 768/8 vue 887/1310

[95 MIR 767/8 vue 958/1310

[105 MIR 767/7 vue 814/1395

[113 E 767/6 (vue 46/260)

[125 MIR 767/8 vue 1132/1310

[13Les deux actes de mariage, très succincts, sont sur 5 MIR 767/7 vue 897/1395

[145 MIR 767/3 vue 1279/1349

[153 E 767/6 vue 193/260

[165 MIR 767/7 vue 887/1395

[175 MIR 767/7 vue 930/1395

[185 MIR 767/7 vue 978/1395

[195 MIR 767/7 vue 1002/1395

[205 MIR 767/7 vue 1095/1395

[215 MIR 767/9 (an XI-1832) vue 523/1371

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5 Messages

  • J’ai hâte de connaître la suite de votre histoire. Elle présente des points communs avec celle d’un de mes ancêtres directs.
    Une génération avant le vôtre, mon ancêtre a quitté le département du Nord pour venir vivre dans la Nièvre, où il est gendarme pendant la Révolution.
    Jacques Joseph Laurent Lebon est né en 1757 dans le département du Nord à Monceau-Saint-Waast, son père, bourrelier de son métier, étant originaire de Pont-sur-Sambre et sa mère de Leval.
    En 1786 il fait souche dans la Nièvre (seule pièce rapportée à mes ancêtres maternels par ailleurs exclusivement nivernais jusqu’au 16e siècle) en épousant à Nevers Monique Vitriot fille d’un tisserand de la ville. A la naissance de ses enfants en 1794 et 1797, il est gendarme à Prémery. Il l’est encore en 1799 à son décès. Il sait parfaitement lire et écrire.
    Je me demande encore comment un jeune homme du Nord a bien pu se retrouver dans la Nièvre en 1786…
    Peut-être votre histoire m’aidera-t-elle à comprendre ?

    Répondre à ce message

  • Bonjour Michel, (Michel, si c’est un hors sujet, rayé ma question)
    voilà encore une histoire fort intéressante. Merci. Vous écrivez : Lorsqu’il se retire du service, il aura droit à un emploi « réservé » : il deviendra « receveur buraliste. Dans quels registres peut-on trouver traces de ces emplois réservés, en occurrence celui de buraliste ? En effet, je cherche « désespéramment » ces registres pour le cas de la veuve d’un arrière-grand-oncle de mon mari, à savoir Léon Thoquet. Celui-ci a été emprisonné, probablement comme espion, par les Prussiens dans une prison à Poznan ( = Posen, Allemagne, aujourd’hui Pologne ). Il y décède le 19 mars 1871 à l’âge de 30 ans. Il est compté parmi des prisonniers de guerre civils. Sa veuve Eugénie Rose Collet de 24 ans avec une fillette à charge reçoit alors un de ses emplois réservés. On la trouve comme buraliste à Meaux, poste qu’elle garde même après son remariage avec Pierre Guilloux. Merci d’avance,
    Bonne journée, Gewa

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