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L’exode d’une famille pendant la Grande Guerre

Le carnet de Clément Gallois, août-septembre 1914


jeudi 12 juin 2014, par Sylvie Cauche-Laouchez

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Parmi des papiers de famille, ma mère a retrouvé un minuscule carnet écrit d’une minuscule écriture avec un crayon que j’imagine minuscule. Avec quelques difficultés j’ai pu le déchiffrer. Il s’agit d’un court journal tenu par mon arrière grand-père Clément Gallois de fin août à début octobre 1914. Il raconte l’exode de la famille partie de la région de Meaux, où se déroulait une importante offensive allemande, vers Uzerche en Corrèze, berceau de la famille de son épouse. Cet exode tourne court du côté d’Orléans à la fin du mois de septembre ; les nouvelles du recul du front encourage la famille à rentrer dans leur petite ville d’Esbly.

Voici son témoignage auquel j’ai ajouté quelques commentaires pour sa compréhension :

Clément Gallois est né en 1866 à Esbly. Il s’est marié en 1894 avec une jeune corrézienne qui a grandi à Paris, Marie Brunet. Ils ont eu 3 filles : Marinette, née en 1894, Marcelle, née en 1898 et Renée, née en 1901.

La famille réside à Esbly, situé à une quarantaine de kilomètres à l’est de Paris, au bord de la Marne et du canal de l’Ourcq, et à 6 Km au sud de Meaux et des plateaux du Multien.

Clément est comptable ; il travaille dans une société à Paris. Il fait le trajet, habituellement en train, chaque jour.

La 1re bataille de la Marne, d’août à septembre 1914, prendra place, entre autre, sur ces plateaux du Multien, entre Français et Anglais d’une part et Allemands de l’autre. Il s’agissait, pour les Français et les Anglais, d’arrêter l’offensive allemande qui avait pour but de prendre Paris en arrivant par l’est.

L’offensive, débutée en août, est stoppée en septembre. Mieux les Allemands reculent vers le nord ( Aisne) et l’est (nord de Reims, rives de Meuse, Metz et Château-Salins) au début du mois d’octobre.

Les Allemands tenteront une nouvelle offensive vers l’ouest, dite de la course vers la mer, occupant le département du Nord. Toutefois ils échouent à nouveau après de violents combats près de la frontière belge (Ypres entre autre).

En octobre 14, la guerre entre dans la longue phase de la guerre des tranchées.

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La première bataille de la Marne
Source : Wikipedia ; 1re bataille de la Marne, août-fin septembre 1914. Esbly se situe sur la boucle de la Marne au sud de Meaux, à proximité du canal de l’Ourcq et sur la ligne de chemin de fer Paris-Bâle.

Clément est comptable : la 1re page de son carnet rassemble le compte de ses dépenses au cours de ses pérégrinations. Puis il entame son récit.

Malgré les avertissements officiels, la famille est partagée sur la nécessité de quitter son logis.

« Depuis la mobilisation et la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France ( 2 à 3 août 1914 ) mes voyages quotidiens à Paris [1], pour mon emploi, deviennent de plus en plus longs et difficiles par suite de la concentration des troupes puis du départ des évacués. C’est au point qu’à la fin d’août, je dois me résoudre à faire le trajet à bicyclette.

Depuis qu’un communiqué sensationnel avait porté à la connaissance du pays que la ligne allemande s’étendait de la Somme aux Vosges, chacun avait pu mesurer les conséquences de notre défaite à Charleroi.

Soucieux de préserver ma famille des horreurs de l’invasion et des atrocités des Boches, j’allai le 31 août à la gare du quai d’Orsay afin de prendre des billets pour Uzerche [2] pour ma femme et mes enfants.

Quelques jours avant le Gal. Michel, gouverneur de Paris, et M. Galli, président du conseil municipal, avaient invité les femmes, les vieillards, les enfants à quitter Paris et le camp retranché. Ce fut un véritable exode. Aussi aucune place n’était-elle disponible dans les trains jusqu’au 2 septembre inclus, comme l’indiquait une affiche collée sur les portes de la gare. Cette affiche disait en outre qu’après cette date les départs n’étaient plus garantis.

Je revins donc à mon bureau sans prendre de billets. Une foule de gens affolés faisaient la queue devant les guichets.

Bien sûr je ne crus pas le péril imminent, je n’en étais pas moins soucieux, me demandant par quel moyen je pourrais, le moment venu, mettre ma famille à l’abri du danger.

Le soir, chez moi, je recommandai à nouveau, mais sans plus de succès que précédemment, de faire des préparatifs pour un départ inopiné. »

Les événements forcent la décision : il faut organiser le départ

« Le 1er septembre, vers 10 h.½, à peine étais-je arrivé au bureau que j’appris par M. Lebon …( ?, illisible )…. , la prochaine arrivée des Allemands, le transport du siège social au Pouliguen et la nécessité de quitter Esbly au plus tôt.

Je fus un instant abasourdi par ces tristes nouvelles. Puis, je versai à la caisse de la Cie Cale les fonds de la Cie des Eaux et je mis en envoi quelques affaires de janvier.
Quelques instants après j’enfourchai ma bicyclette et je pris le chemin d’Esbly par Vincennes.

Tout en roulant, je me demandais qui pourrait me prêter une voiture pour nous permettre de fuir l’invasion vers Melun et Orléans. Après avoir bien réfléchi, je résolus de m’adresser à M. Roche, meunier à Esbly, avec qui je sympathisais.

A 1 h. ½ j’arrivai chez moi par une chaleur torride et prévins ma femme avec tous les ménagements possibles. J’envoyai immédiatement ma petite Renée [3] chercher ses sœurs à l’ambulance de la gare pour qu’elles vinssent aider leur mère à faire quelques paquets.

Après un déjeuner sommaire, je me rendis au moulin d’où M. Roche était absent depuis le matin. Je mis Mme Roche au courant de la situation à laquelle elle était loin de s’attendre et, sur les renseignements qu’elle me donna, je partis à la Jonchère près Jossigny où se trouvait son mari.

L’y ayant rencontré, nous convînmes avec son oncle et son beau-père de partir ensemble le lendemain en caravane vers Melun ; le point de rassemblement était la Pyramide de la Houssaye, dans la forêt de Crécy [4].

M. Roche, mobilisé sur place, me confiait une de ses voitures, à condition que je prendrais avec moi sa femme et sa fillette.

A 5 h. le lendemain matin 2 septembre, la voiture arrivait devant ma porte. Nous y chargeâmes quelques paquets, puis ma femme et mes enfants y rejoignirent Mme Roche et sa petite fille ; et après avoir dit adieu à M. Roche et jeté un long regard ému à notre petite maisonnette, nous partîmes.

Au lieu des sept personnes prévues d’abord, nous étions dix-sept, savoir : ma famille, 5 personnes [5], Mme roche et sa fille, 2, mon frère [6], sa famille et Mireille, 5, M. Delahaye, sa femme et sa fille, 3, Marie et Marthe Lorin, 2, amies de mes enfants dont le père était à l’agonie (il mourut quatre jours plus tard au plus fort de la bataille de l’Ourcq).

Sur notre passage les gens du village encore restés nous disaient adieu, ne sachant s’ils nous reverraient car ils préparaient eux aussi leur départ. »

En route ! ... On s’aperçoit que Clément a emporté sa bicyclette dans son charroi

« Par Montry et Magny le Hongre nous arrivâmes vers 8 h. à Villeneuve le Comte où se trouvait le convoi de ravitaillement des Anglais. Leur parc d’aviation était près de Romainvilliers. Il comptait au moment de notre passage une centaine d’avions au repos que d’autres venaient rejoindre à tout instant.

Nous dûmes nous arrêter près d’une heure à Villeneuve le Comte, la route de l’obélisque se trouvant bloquée par les autos du ravitaillement anglais.

Pendant que notre caravane déjeunait, j’allai à bicyclette jusqu’à l’obélisque pour voir MM. Harrouard et leur faire part du retard forcé que nous subissions.

Arrivé à la pyramide j’aperçus une file interminable de réfugiés, de grands chariots de ferme et des bestiaux qui, semblables à un flot interminable, s’écoulaient sur la route de Melun.

Après quelques vaines recherches et comme je revenais à Villeneuve le Comte, j’aperçus MM. Harrouard et leur famille dans deux tapissières attelées de bons trotteurs se dirigeant rapidement vers le lieu de rendez-vous convenu. Ils nous promirent de nous y attendre.

Vers 10 h., notre caravane se trouvant enfin au complet, nous partîmes du carrefour de l’obélisque pour Melun. Au moment même de violentes explosions se produisaient vers le nord, nous donnant à croire que notre armée faisait sauter des ponts derrière elle.

La chaleur commençait à être lourde et nos jeunes filles qui venaient de faire 16 Km à pied en éprouvèrent quelque fatigue.

Une halte d’une heure à La Houssaye pour déjeuner de bon appétit rendit des forces à notre petite colonne. Nous reprîmes donc place dans la longue file des évacués comme nous. Certains venaient de l’Oise et de l’Aisne. Leurs grands chariots étaient attelés de grands bœufs blancs dont les pieds étaient ensanglantés.

La chaleur fut torride ce jour-là, aussi fûmes-nous heureux, après avoir traversé Marles et Chaumes, d’arriver enfin à Guignes-Rabutin. Notre voiture fut remisée dans la cour du moulin dont le propriétaire était un parent de M. Baticle, prédécesseur de M. Roche au moulin d’Esbly.

En cet endroit la foule des évacués était si grande que j’eus toutes les peines du monde à trouver un hôtel qui voulût bien nous loger. Je n’y serais certainement pas parvenu sans l’obligeance d’un G.V.C. (Garde Voie de communication, affecté à la surveillance des voies de chemin de fer, passages à niveau, ponts et carrefour importants, sur l’ensemble du territoire national ; il appartient aux classes mobilisables les plus anciennes – d’après les recherches de Michel Guironnet) qui vint me recommander à la propriétaire de l’hôtel de France.

Nous dûmes préparer nos lits, faire la cuisine et trouver du pain pour notre dîner. Heureusement que plusieurs braves femmes consentirent à nous céder un peu de leur miche familiale.

Pendant le dîner nous eûmes le plaisir de voir M. Roche venir nous rejoindre. Son arrivée fut une joie pour tous car il nous avait bien coûté de le laisser seul le matin à Esbly.

M. Roche [nous apprit] que les autorités et la population d’Esbly avaient évacué le village dans le courant de la journée. Les Anglais en retraite y arrivaient au moment de son départ.

A peine finissions-nous de dîner qu’un roulement ininterrompu et des cris épouvantables [nous signalèrent] que le ravitaillement anglais quitté le matin à Villeneuve le Comte faisait son entrée dans Guignes.

Un certain nombre de soldats anglais entrèrent dans notre hôtel où ils se firent servir des consommations dont ils semblaient n’avoir pas grand besoin.
Le bruit cessa enfin peu à peu et nous pûmes dormir quelques heures. »

Des heures de repos bien venues après avoir parcouru 37 Km

« De grand matin, en ouvrant mes fenêtres, j’aperçus une longue ligne d’autres camions anglais dans la rue. Dans chaque voiture plusieurs Tommies enveloppés dans des couvertures dormaient à poings fermés.

2 septembre – mercredi
Esbly – Villeneuve le Comte – La Houssaye – Fontenay Trésigny – Chaumes – Guignes Rabutin.

3 septembre – jeudi
Guignes – St. Germain Laxis – Rubelles –Melun – Perthes – Cély – Courances – Milly.
Soit 39 Km.

4 septembre – vendredi
Milly – Oncy – Tousson – Malesherbes – Buthiers.
Seulement 17 Km pour cette journée.

5 septembre – samedi
Buthiens – Malesherbes – Manchecourt - Pithiviers.
Cette fois 24 Km.

6 septembre – dimanche
Pithiviers – Escrennes – Chilleurs aux Bois – Loury – Traînou – Fay aux Loges.
Cela fait 36 Km.

7 septembre – lundi
Fay aux Loges – St. Denis de l’Hôtel – Jargeau – Vienne en Val – Tigy.
Aujourd’hui 21 Km.

8 septembre – séjour à Tigy. Repos ou incertitudes ?

9 septembre – mercredi - Vannes et Isdes où nous sommes hospitalisés au château des Champs appartenant à M. André Leroy, lieutenant de réserve, docteur en Droit et critique dramatique à l’Intransigeant. (M. A. Leroy habite 7 rue de Lille à Paris). Encore 16 Km.

Séjour à Isdes du 9 septembre au 20. »

Le voyage s’arrête ici pour les hommes. Les nouvelles du front sont bonnes : le 13 septembre Joffre a annoncé que l’armée allemande est en retraite.

« Le 20 septembre M. Delahaye, Edmond, Charles [7] et moi nous partons avec les voitures et les bagages pour regagner Esbly par étape. Les femmes et les enfants restent à Isdes jusqu’au moment où le résultat de la bataille actuellement engagée se sera prononcé en notre faveur. »

Le retour est plus rapide

« Arrivée à Sully la Chapelle le 20 à 4 h., après avoir passé par Vannes, Tigy, Chateauneuf sur Loire et Fay aux Loges. (41 Km)

Le 21, départ à 7 h. de Sully la Chapelle pour Malesherbes par Courcy, Bouzonville aux Bois, Ossons et Pithiviers où nous déjeunons à l’hôtel du Croissant, où nous avions déjà déjeuné à l’aller, puis par Ramoulu et Manchecourt. Nous atteignons Malesherbes vers 5 h., où nous dînons et passons la nuit à l’hôtel de la Clar...… (48 Km).

Le 22, départ à 7 h. pour Melun en passant par Tousson, Milly, Cély en Bière où nous déjeunons, puis Perthes, Dammarie et Melun où nous arrivons vers 3 h.
Nous nous préoccupons immédiatement de reprendre la grosse voiture de M. Roche que nous y avions laissé en dépôt à notre passage et de revendre à Mme Chappon, loueuse de chevaux à voiture, les deux voitures et le cheval que nous lui avions achetés ; mais cette personne de mauvaise foi se retranche sur l’inexistence d’un écrit pour se refuser à les reprendre à n’importe quel prix. Nous logeons chez un nommé … ?… (en blanc) à qui nous abandonnons pour rien l’omnibus de famille, faute de moyens pour l’emmener.
(40 Km).

Le 23, départ de bon matin pour Esbly par Rubelles, St. Germain Laxis, Guignes Rabutin, Chaumes, Fontenay Trésigny où nous déjeunons, puis par Marles, La Houssaye, Villeneuve le Comte où nous laissons un peu souffler les chevaux. Nous atteignons enfin Esbly à 8 h. du soir après une autre étape. (52 Km).

Le 24, nous allons rendre visite à nos parents [8] à Lesches et déjeunons avec eux. Les parents, âgés, n’ont pas quitté leur maison.

Retour à la normale ?

« Le 25 nous reprenons nos fonctions au Gaz Cal. »

A cette date, le front a reculé nettement vers le nord et l’est. L’armée allemande a échoué dans sa première tentative d’atteindre Paris.
Clément et son frère prennent la décision de faire revenir les femmes. Il semblerait que les trains soient de nouveau accessibles et utilisables.

« Le 30 septembre je me rends à Isdes pour ramener les femmes et les jeunes filles que nous y avions laissées. Je couche chez Ferrer à Orléans. »

Les hommes vont prendre la ligne de tramway Orléans-Isdes qui a ouvert en 1905 et qui existera jusqu’en 1934. La gare des tramways est reliée au centre ville d’Orléans depuis 1907.

« Le lendemain 1er octobre je prends de bon matin à St. Marceau le petit train pour Isdes où j’arrive à 10 h. Prévenues la veille par un télégramme, Marie et Mme Delahaye avaient préparé les paquets. Nous déjeunons et à 3 h., après avoir fait un adieu et adressé de chaleureux remerciements à M. Paul Leroy, nous partons pour Orléans où nous arrivons vers 7 h. Dîner et coucher chez Ferrer.

Le 2 octobre, départ à 5 h. ½ pour Paris. Arrivée à 10 h. (Il faut changer de gare). Nous prenons le train à la gare de l’Est qui nous dépose à 1 h. ½ à Esbly. »

Conclusion merveilleusement optimiste de Clément :

« Nos pérégrinations sont terminées. Grâces à Dieu, tout s’est passé pour le mieux. Nous n’avons pas eu de malades. De braves gens nous ont obligés et nous retrouvons notre demeure intacte.
N’était le bruit fréquent du canon nous rappelant que les Allemands sont encore à Soissons, nous pourrions croire que nous venons de faire un voyage de vacances. »

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Marie Brunet, l’épouse de Clément
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et, quelques années plus tard, les trois sœurs qui marchèrent si bravement sous la canicule.

Notes

[1Depuis Esbly.

[2Berceau de la famille de sa femme Marie Brunet.

[3Sa troisième fille.

[4C’est en fait le carrefour de l’obélisque et non de la pyramide comme le nommait les vieux Briards. Cet obélisque édifié par Louis XV n’a pourtant rien d’égyptien.

[5Clément, sa femme Marie et ses filles Marinette, Marcelle et Renée.

[6Edmond.

[7Le fils d’Edmond Gallois, donc le neveu de Clément.

[8Les père et mère de Clément Gallois, Stanislas et Joséphine Delétain (Nés en 1843 et 44 à Esbly). Lesches est à quelques kilomètres d’Esbly.

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3 Messages

  • L’exode d’une famille pendant la Grande Guerre 13 juin 2014 12:46, par françois roche

    Récit passionnant loin des batailles, pérégrinations impressionnantes, on voit ici le sort des familles de civils qui doivent se débrouiller pour survivre et ce n’est que le début pour le meunier Roche ! On voudrait savoir ce qu’il est devenu ?
    Bravo

    Répondre à ce message

  • L’exode d’une famille pendant la Grande Guerre 14 juin 2014 10:02, par jocelyn odiau

    Ma grand mère Marie Augustine habitait Méry dans l’Oise (ce qui deviendra Méry la Bataille après la guerre )avec ses parents et grands parents qui avaient une entreprise de charpente ,ils furent évacués à Hermes Oise mais n’ont jamais retrouvé leur maison ni même le village totalement détruit , ils s’installèrent à La Croix Saint Ouen , mais c’est lors de cette évacuation qu’elle rencontra mon grand père , pendant leur évacuation ,elle perdit la trace d’une de ses cousines handicapée qu’elle retrouvera à Beauvais 45 ans plus tard bien que n’étant qu’a une quinzaine kilomètres . La guerre de 14/18 a bouleversé tout les zones de combat et les civils qui y habitaient sans beaucoup s’étendre en dehors ; en région Parisienne à seulement 50 km la vie continuait comme si de rien n’était .

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  • L’exode d’une famille pendant la Grande Guerre 30 juin 2014 11:53, par Guy DENOUAL

    Bonjour,

    Notre atelier d’histoire de Coupvray, commune limitrophe d’Esbly et Lesches, est très intéressé par ce témoignage très rare concernant l’exode de civils.
    Effectivement tous les ponts sur la Marne qu’ils soient routiers ou ferroviaires ont été détruits devant l’avance allemande.
    Nos villages ont d’abord accueillis les réfugiés de Belgique, puis de l’Aisne, et enfin de la vallée de l’Ourcq avant d’évacuer début septembre. Après leur retour, certains de ces réfugiés sont restés dans nos communes pendant toute la guerre (villages occupés ; maisons détruites ; risques d’avancée allemande).
    www.partdebrie.fr
    nous allons mettre un lien sur notre site consacré aux mémoriaux en Seine et Marne.
    http://monuments77.jimdo.com/

    Répondre à ce message

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