www.histoire-genealogie.com


----------

Accueil - Articles - Documents - Chroniques - Dossiers - Album photos - Entraide - Testez vos connaissances - Serez-vous pendu ? - Éditions Thisa


Accueil » Dossiers » Patrimoine » Reportages » La Grande Brière (44)

La Grande Brière (44)


jeudi 1er février 2001, par Isabelle Sabot , Thierry Sabot

Répondre à cet article

Cette vaste zone marécageuse comprise entre l’estuaire de la Vilaine et celui de la Loire est un véritable réservoir de richesses naturelles.

Située à l’emplacement d’un ancien golfe marin, imparfaitement comblé par les alluvions, cette vaste zone marécageuse était autrefois guère fréquentée.

Longtemps elle est restée sauvage, très isolée, traversée seulement par de mauvais chemins de terre.

Les hommes qui vivaient là souffraient des fièvres et subsistaient difficilement grâce à l’exploitation de la tourbe, de la pêche, de la chasse et d’un peu d’agriculture sur leurs minuscules champs jadis assolés. Ils habitaient sur des buttes, dans des chaumières basses à toits de roseaux, et ils circulaient dans des barques à fond plat.

Aujourd’hui, cette roselière est un immense Parc naturel régional de 20 000 hectares de tourbières,de lacs et d’îlots.

Cette étendue mouvante, brune, pourpre et dorée, est drainée par une multitude de canaux et couverte de plantes aquatiques.

Celles-ci sont le refuge privilégié d’une faune secrète et craintive. Des milliers d’oiseaux ont élu domicile au coeur de ce labyrinthe d’eau et d’herbes bruissantes : bruants des roseaux, bécassine des marais, eiders, grèbes huppés, sternes, tadornes de Bélon, hérons cendrés, avocettes, échasses...

Quelques îlots calcaires émergent des roseaux et portent des villages aux maisons aux toits de chaume.

Ces buttes naturelles sont ceinturées par un chemin circulaire construit sur une levée de terre bordée d’un drain (la « chalandière ») et portent un petit openfield ("gagnerie").

Quelques zones d’eaux libres, les « piardes » subsistent encore. Mais, en général, les marais drainés servent de prairies (les « marreaux ») tandis que les marais non aménagés (les « coupis ») sont exploités en communauté pour la chasse, la pêche, la coupe des joncs pour les toits de chaume et le ramassage de la tourbe pour le chauffage.

Fréquenté par de nombreux touristes, le Parc naturel de la Brière propose un circuit de découverte et d’observation du milieu aquatique.

La promenade peut également être ponctuée d’une visite dans le parc animalier de Saint-Malo de Guersac ou de l’île de Fédrun et sa chaumière briéronne. Une halte s’impose également dans le village restauré de Kerhinet à Saint-Lyphard.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

https://www.histoire-genealogie.com - Haut de page




https://www.histoire-genealogie.com

- Tous droits réservés © 2000-2017 histoire-genealogie -
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Ours | Charte | Logo | Espace privé | Logiciels | édité avec SPIP