www.histoire-genealogie.com


----------

Accueil - Articles - Documents - Chroniques - Dossiers - Album photos - Entraide - Testez vos connaissances - Serez-vous pendu ? - Éditions Thisa


Accueil » Articles » La mobilité » La saga des Monange » Réflexions sur les migrations des ouvriers et artisans originaires du Massif (...)

Réflexions sur les migrations des ouvriers et artisans originaires du Massif Central


jeudi 1er mars 2001, par Jean Monange †

Répondre à cet article

A partir du XIX° siècle, avec le développement de l’industrie, l’horizon de nos ancêtres ne se limite plus à l’espace du village ou du « pays ». Pour des raisons diverses, les migrations se font plus nombreuses. Jean Monange nous livre ses réflexions sur le sujet.



Les causes des migrations

L’ingratitude des conditions locales (pentes, sol, climat), la pression démographique entraînent l’insuffisance des ressources. La longueur de l’hiver et le désoeuvrement en l’absence d’industries d’appoint, une façon d’échapper à la milice ou la conscription mais surtout un moyen de rechercher du numéraire pour payer l’impôt ou garder le bien (indemnisation des cohéritiers).

Des raisons psychologiques pour échapper à une vie trop monotone, un travail trop uniforme ou trop pénible. Ces multiples raisons sont amplifiées par l’expérience des parents et des parrains revenus fortune faite au « pays ».


Quelle durée de migration ?

Migration saisonnière liée aux activités rurales, 15 jours pour les cueilleurs de pommes en Limagne, 7 à 8 mois en morte saison pour les scieurs de long et en belle saison pour les maçons mais retour périodique au « pays » pour les gros travaux d’été ou pour exercer un métier secondaire.

Migration pluriannuelle (maçons de la Creuse et des Combrailles, sucriers de Saugue, marchands de toile Cantaliens en Espagne) on revient quand on a gagné suffisamment pour amortir le voyage ou pour des nécessités impérieuses (décès d’un proche, règlement d’héritage etc...)
Migration viagère qui suppose l’idée d’un retour, après 10 à 30 années d’absence au « pays » et une installation de caractère permanent dans la région d’accueil, le retour est lié à la réussite sociale et au désir de laisser sa place à la descendance.
L’émigration définitive est souvent due à la fixation des héritiers dans le « pays » d’accueil, on ne revient plus au « pays » que durant le mois de vacances.


Les conséquences des migrations

Démographiques, les naissances obéissent au rythme des retours, les causes de décès sont multipliées par les déplacements, les métiers dangereux (scieurs de long, maçons), routes peu sures (les voyages se font souvent en groupe), la nuptialité comme la natalité est saisonnière (on revient très souvent au « pays » pour se marier). Les mariages hors du « pays » créent un déséquilibre, pour les filles qui restent les chances de trouver un conjoint diminuent.

Economiques, pour les régions de départ moins de bouches à nourrir, malgré une déperdition de main d’oeuvre, il est vrai à une période pas trop gênante ; pour les régions d’accueil une surcharge démographique passagère (mais la région est supposée plus riche) mais un apport de bras indispensables à cause de la période (migrants de récoltes), de la pénibilité des tâches (délaissées par les autochtones), de l’abondance des matériaux (bois pour les scieurs de long), de l’habileté présumée (étameurs, chaudronniers) ou dû au savoir faire commercial (métiers de « la chine » , du colportage, des marchands de toile et des négociants en vin).

Sociologiques, la migration permet d’adopter des attitudes nouvelles impensables dans le milieu d’origine. Nombre de métayers abusés par les hobereaux locaux vont trouver l’éveil de leur sentiments d’exploités, le migrant qu’il soit maçon ou cocher n’est plus isolé et prend une conscience plus exacte de son sort. Il se forge une solidarité de classe et lutte pour des gains plus substantiels et des conditions de travail moins pénibles.

La migration procure la possibilité d’une réussite professionnelle et sociale bien improbable au « pays », le migrant du Massif Central par son aptitude au travail pénible, son habileté dans l’artisanat, son endurance, son énergie, ses qualités de finesse, son aptitude à discuter et convaincre particulièrement dans le domaine du négoce va réussir.

P.-S.

Remerciements/Bibliographie :

Merci au Syndicat des Cochers-Chauffeurs de Taxi, au service culturel de la mairie de Meymac, à Monsieur Curlier archiviste de la mairie d’Arbois, à Jean Fualdes, à Pierre Vaux fabricant de parapluies à Saint-Claude, à Marie Louise Monanges épouse de cordonnier marchand de parapluie à Quingey et aux auteurs des ouvrages suivants qui m’ont permit d’écrire cet article :

  • Marc Prival, Les migrants de travail d’Auvergne et du Limousin au XXe siècle, IEMC Clermont-Ferrand 1979.
  • Roger Girard, Quand les Auvergnats partaient conquérir Paris, Fayard 1980.
  • Jean-Claude Roc & Huguette Pagès, Migrants de Haute-Auvergne, Watel 1994.
  • François-Paul Raynal, Les Auvergnats de Paris, Revue L’Auvergne, littéraire, artistique & historique N° 86 1936.
  • Marc Prival & Madeleine Jaffeux, Artisans & Métiers d’Auvergne, Société d’Ethnographie du Limousin Bulletin 56/58 1975.
  • Abel Poitrineau, Remues d’hommes, les migrations montagnardes en France au 17è/ 18è siècles, Aubier/ Collection historique 1983.
  • Jean Anglade, La vie quotidienne dans le Massif Central au XIXe siècle, Hachette 1971.
  • Hebdomadaire « L’Auvergnat de Paris ».

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

26 Messages

  • Bonjour,
    j’ai découvert sur le net que mon nom de famille « DECOUZE », originaire de la la vallée de la Couze Pavin, renvoit à un nom de ville ? ou un village ?... en HAÏTI ! sous le vocable local de « découzé ».
    Ce lieu est situé dans la montagne au sud de l’île près de JACMEL.
    A ce jour, je n’ai pu avoir de renseignements sur l’origine de ce nom en Haïti, si ce n’est que dans un livre sur Haïti, il serait fait mention de « deux frères LANGLADE, ...bien considérés par la population » (vers 1800) .... or il s’avère que dans la vallée de la Couze Pavin, le nom de LANGLADE est connu (chateau de Meillaud - 63222).
    Auriez-vous connaissance de migrations auvergnates vers HAÏTI ? si oui, quelles seraient les sources d’information ? (les bases de données généalogiques de Haïti me font ressortir 4 noms de DECOUZE !)
    merci d’avance

    Répondre à ce message

  • J’ai découvert des établissements de scieurs de long, originaire d’Auvergne en Champagne dés le 18e siècle. Mes propres ancêtres portant un nom classiquement originaire du Massif central, étaient bucherons en Argonne au XVI ème siècle. Etaient-ils originaires du Massif Central ? Une étude systématique des ADN de chromosome X permettrait sans doute de répondre. Qui financera une étude coûteuse ?

    Marc Nigon

    Répondre à ce message

  • C’est intéressant, mais pour moi, il manque l’autre aspect : Ou sont-ils donc partis, tous ces « migrés ». Ne me dites pas qu’ils étaient tous « bougnats » à Paris...
    Amicalement
    S.R-T

    Répondre à ce message

    • Bonjour
      non ils ne sont pas tous « montés » à Paris
      Les miens originaires d’Apchon (15) sont partis vendre des parapluie à Montpellier et Sète, après une étude de marché !!
      cordialement
      Simone

      Répondre à ce message

    • non, ils ne sont pas tous allés à Paris ; Mon grand’père a fait un chantier à Longny au Perche , dans l’Orne , où il s’est marié ;
      mais les chantiers importants étaient surtout dans les grandes villes , Paris , Bordeaux etc ,

      Répondre à ce message

    • Vous posez la question : où sont partis tous ces migrants ? bien loin pour certains.Effectivement tous ne partaient pas à Paris.Dès l’ancien régime nombreux sont ceux qui ont dirigé leurs pas vers l’Espagne (la Castille en particulier). Mais on les trouve aussi aux Pays Bas, en Suisse.¨Pour la France nombreux sont ceux qui se sont dirigés vers la Bretagne et le pays Nantais, vers l’Aquitaine et vers le Languedoc tout proche. J’effectue actuellement une étude sur la migrations des auvergnats vers les Cévennes. Au 16e et 17e siècle j’ai dénombré dans les actes notariés de cette région plus de huit cents migrants originaires du diocèse de St Flour principalement (quelques uns du diocèse de Clermont) mais ils étaient sans doute beaucoup plus nombreux car tout le monde n’allait pas chez le notaire. Cordialement

      Répondre à ce message

  • D’Ille et Vilaine, en Bretagne, j’ai eu la grosse surprise de retrouver mes ancêtres LAFON à Chalinargues dans le Cantal. Je me suis souvent posé la question « Que sont-ils venus faire dans cette galère ? ». J’ai trouvé la réponse sur une parution de Serge DUIGOU, le spécialiste de l’immigration auvergnate en Bretagne.

    Il y a eu une forte vague d’imigration, à partir de Louis XIV et surtout après 1750 notamment, vers la Bretagne. Des colporteurs, vendeurs itinérants de chaudrons, des sabotiers, des marchands de drap et de parapluies,etc.

    La montagne nourrit mal ses familles, surtout en hiver. Que faire dans ces vallées reculées de la région d’Aurillac alors que la mauvaise saison s’installe, que la nature s’ankylose, que le chômage menace du fait du trop plein d’hommes ? Une seule alternative à l’inactivité forcée : descendre dans le « bas pays », proposer sa force de travail et son savoir-faire aux gens des plaines.

    Une migration d’abord saisonnière, puis ils se sont mariés et fixés. Ils partaient des montagnes froides et pauvres du Cantal et de l’Aveyron. Comme les campagnes bretonnes n’étaient pas plus riches, ils se fixaient dans les villes.

    Ils ne passent pas inaperçus les Auvergnats, surtout les chaudronniers, personnages pittoresques, un tantinet inquiétants. Les Bretons sont fascinés par leur déballage de bassines ou de marmites cliquetantes ou résonnantes, les feux de bûches qu’ils allument sur la place des villages pour rendre fluides le métaux à reprendre, la fumée colorée et le chuintement qui accompagne les soudures.

    Quelques patronymes : CASSE, LESCURE, LAPPARA, LACARRIERE, CASTAGNIER, DELAPORTE, VERDIER, BOIS, DUBOIS, VIGOUROUX, GIRARD, BENECH, DESBAN, VIERS, PICHOT, BRUZAC, PUECH, VAZEL, LASSEAU, LABORY, CARDALIAGUET, ROUMEGOU, ALBARET, BASTID, DANDURAND, etc...
    Il y a aussi des sabotiers(DEVAL, DEVALS)

    Le mouvement d’immigration définitive, encore lent jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, s’accélère vers 1770 et atteint son apogée sous la Révolution et l’Empire. Une nouvelle corporation fait alors son apparition : les sabotiers, qui descendent de la Châtaigneraie, les collines boisées au sud-ouest d’Aurillac, et s’installent à la lisière des bois.
    Avec la vente des domaines seigneuriaux comme biens nationaux, les acquéreurs, marchands de biens avides d’en tirer profit le plus rapidement possible, sont en quête d’une main-d’ouvre qualifiée pour débiter les futaies. Les sabotiers auvergnats sont particulièrement appréciés pour une tâche qui requiert force physique et expérience du matériau.

    Cela a été le cas de mon aiëule.

    Bien le bonjour au Cantal et à l’Auvergne.
    Bonne Année à tous.

    Lionel LAFOND.

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Merci pour votre référence à mes travaux.
      Afin d’enrichir mon fichier des Auvergnats de Bretagne, pourriez-vous m’indiquer le prénom et les dates de votre ancêtre Lafond ainsi que sa commune d’installation en Ille-et-Vilaine ?
      Merci.
      Bien cordialement,
      Serge Duigou.

      Répondre à ce message

      • Bonjour, Serge

        J’ai retrouvé en pays bigouden l’origine des Miroux, mais je pense que tu dois la connaître.

        Mon arrière-grand père était contre-maître de friture dans une conserverie de Pemmarc’h et au mariage de mon grand père Charles le Calvez à Penmarc’h en 1905, il y avait comme témoin Charles Hypolite Marie Miroux qui était le gérant de la conserverie Amieux où devait travailler son beau-père, Jean Marie Depierrois.

        Tous les Miroux que j’ai trouvés en Bretagne descendent de Jean Mirou et Jeanne Sire mariés le 5 novembre 1748 à Ytrac (Cantal), en particulier leurs deux fils Louis et Jean, les cadets de la famille, chaudronniers qui se sont mariés respectivement à Quimperlé et à Concarneau à des commerçantes bretonnes.

        Donc tous les Auvergnats ne sont pas partis à Paris.
        Cordialement, à plus

        Répondre à ce message

        • Bonjour Jean,

          Merci pour le message. En effet, j’avais repéré la fratrie des six Mirou, qui sont venus à trois frères, Jean aîné, Jean cadet et Louis, et trois nièces, Anne, Jeanne et Marie Mirou, d’Ytrac dans le Cantal. Tous et toutes ont fait souche dans le Finistère sud. C’est dire si les descendants Mirou, devenus Miroux, y sont légion.
          Bien cordialement,
          Serge Duigou.

          Répondre à ce message

        • {{}}bonjour monsieur
          le hasard fait que je vous retrouve sur ce site étant à la recherche d’un document concernant les miroux et notamment un acte avec la signature de charles miroux !
          vous m’aviez appelé pour me faire connaitre votre document et je serai trés heureuse d’en avoir une copie car je suis l’arriére petite fille de charles miroux gérant de l’usine de saint guénole
          je vous laisse mon adresse mail
          :fretier.francoise@club-internet.fr
          bien cordialement
          françoise frétier
          tel:0687111332

          Répondre à ce message

    • Vous évoquez la mauvaise saison, le manque de nourriture et l’inaction forcée durant la mauvaise saison. C’est juste mais c’est loin d’être la seule cause de la migration.Il ne faut pas oublier deux choses importantes : les contraintes financières,la pression fiscale qui ira grandissant tout au long de l’ancien régime. Charges dettes, impôts royaux, seigneuriaux et religieux écrasaient les populations (Eh oui, déjà !!!). Il fallait trouver de l’argent pour payer ses impôts. Un autre point qui semble très important : les anciens régimes successoraux facilitaient l’émigration. Un seul enfant (souvent l’aîné) hérite des terres. Il est souvent obligé de migrer temporairement pour dédommager ses frères et sœurs. Quant aux cadets, exclus de l’héritage, ils partent souvent pour travailler sous des cieux plus propices, pour gagner un petit pécule qui leur permettra peut-être d’acheter des terres, rêves de tous les paysans.
      Salutations cordiales

      Répondre à ce message

  • Bonjour
    Nous envisgeons, le Club de généalogie de Blanzat, de participer à une exposition dont le thème est l’Amérique du sud.
    Avez-vous une piste pour trouver une ou des familles ayant migré ds ces pays.
    Merci de votre aide
    cordialement
    Simone

    Répondre à ce message

  • Merci pour cet article ! Je suis une descendante d’un maçon de « la creuse » exactement de l’indre , mais la région est la même . Une cousine à la mode généalogique Colette Marsaud a publié un livre :
    ""les migrants paveurs de la basse marche" (syndicat d’initiative de la benaize ) . Il interressera aussi sûrement les descendants des paveurs et maçons migrants qui étaient nombreux !

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Mes ancêtres paternels étaient maitres-couteliers de THIERS après avoir été bouchers. En 1849 mon aïeul en faillite monte à Paris pour lancer une affaire de manches de couteaux.
    Malheureusement son épouse décède en mettant au monde son quatrième enfant.
    Il se retrouve seul dans la capitale avec ses enfants dont l’aîné de 7 ans est placé apprenti dans le faubourg Saint-Antoine et les 2 derniers de 1 an et 1 jour sont placés dans le l’AP de Paris et envoyés dans des familles d’accueil dans le Morvan.
    Nous perdons la trace du père Pierre LHERAUD qui serait devenu colporteur dans la montagne à Gelles dans le Puy de Dôme et ne serait jamais revenu d’une tournée.

    Répondre à ce message

  • Bonjour.
    En remontant la Généalogie de mon conjoint, j’ai découvert un ancêtre Marchand Rouennier(toiles de Rouen) de la paroisse de Mont VALEZAN dans les alpes, étant resté faire les vendanges à LUDES (51)fut séduit par la fille du patron qu’il épousa.
    Ce que je ne puis vous préciser s’il était retourné dans son village avant les épousailles !!!
    Au plaisir.
    Nicole

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous
    Merci pour ces réflexions qui sont autant de pistes de recherches et cette bibliographie.
    Et dans l’autre sens ? ça marche aussi je crois même si la fréquence doit être moindre.
    Mon AAGP Pierre Marie Le Dourner est né à Auray (Morbihan) en 1818, tailleur de pierre il s’est marié à St Germain de Modéon (Côte d’Or), son fils Gaston est né à St Génis-Laval (Rhône) et il a rejoint Thiel Isserteaux (Puy de Dôme) où il décède en 1899 à 80 ans. Les voyages forment la jeunesse !!!
    Quel est le fil conducteur des pérégrinations de ce tailleur de pierre ?
    Est-ce le réseau de chemin de fer et le besoin de pierres taillées pour les ouvrages d’art et les gares en construction ?
    Cordialement
    Bernard

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    La migration ne date pas que du 19e siècle, elle a toujours été vivace un peu partout, sinon il n’y aurait jamais eu de migration vers les amériques.
    en faite, la migration n’a jamais cessé d’être depuis néandertal.
    Lui courrait derrière sa viande... Il venait dans le nord (Abbeville - Paris etc.) de la France, pour redescendre dans le sud durant les périodes froides, comme à Lascau ou au bord de la méditerrannée (Nice ou Espagne).
    Un groupe est même allé en amérique du Nord (Caroline). On a retrouvé une pierre de Solutré, plus de 10 000ans avant l’arrivé des indiens.
    Les migrations étaient multiples, famines, chasser de chez soi (Eric le rouge le viking) Besoin de terres (Tous pays confondus) Richesse etc.
    Le moyen âge n’en est pas dépourvu, bien que l’on croit souvent que les gens ne se déplaçaient de leur village,ce qui est faux (voir le film Martin Guerre)
    Aujourd’hui la migration est basée sur la guerre ou le travail.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Cela s’est produit bien avant le XIX° siècle !... Je fais beaucoup de recherches généalogiques dans les Pyrénées Orientales, et la période fin XVI° / début XVII° a été une période de fortes immigration dans ce qui appartenait alors à la Catalogne espagnole.

    Il y a de nombreuses « souches » qui sont venues s’implanter là à partir du Limousin, du Pays basque, et aussi du massif central.

    Bien cordialement
    Patrick Dombrowsky

    Répondre à ce message

  • Mon grand-père, André, né en 1975 en Hte-Loire a épousé Antoinette (1882) en 1902 à Allanches. Une fille est née en 1904. La vie leur étant trop rude, ils décident de partir pour la Touraine, s’installent dans un village pour travailler le terre. Mais André, ambitieux, va faire les marchés et foires pour aiguiser des couteaux et en vendre. Après la naissance de mon oncle en 1907 ils ouvrent une boutique de coutelier à Ligueil, puis achètent un commerce. Ma grand-mère confectionne des parapluies et tient la boutique. Elle met au monde 5 autres enfants. Ils réussissent à acheter en plus de leur commerce, 4 maisons et des terres, envoient leur fille (l’aînée) faire des études à Tours pour devenir institutrice et les fils apprennent tous un métier.
    Ils prennent leur retraite en 1948 dans une petite maison d’un village près de Tours, puis se rapprochent de la ville dans une autre maison. Cependant, ils ne reçoivent rien de l’état et leurs maisons, destinées à leurs enfants, les aident à vivre jusqu’à leur mort à 84 et 82 ans. En Touraine, ils avaient trouvé la sérénité malgré les 7 enfants élevés sans aucune aide. Il faut savoir que ma grand-mère mettait un enfant au monde et reprenait aussitôt ses activités. Exemplaires car répondant toujours aux besoins des leurs. Le superflus n’existait pas chez eux. Cela a été une précieuse école pour moi !
    Colette;-)

    Répondre à ce message

  • Bonjour, je suis bloquée sur mon sosa 40 né en 1770 car les archives ont brûlées et été volées. Dommage car ma grand-mère née en 1882 nous avait dit qu’on avait des ancêtres auvergnats lors d’un probléme physique chez mon neveu âgé aujoud’hui de 45 ans qui jusqu’à 3 ans avait la tête « anormalement longue » en forme de poire, résorbé par la suite. Les médecins avaient conclu après de multiples examens que celà pouvait s’expliquer par cette origine régionale, mais je n’en connais pas les raisons.
    Bien Cordialement C.P.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Pour ceux qui recherchent le décès de leur ancêtre, pensez à consulter les registres de Nanterre (92).
    Voir cet article :
    http://www.migrants-limousin.fr/doc_nanterre.html

    Tous ne réussissaient pas, il en a été de même pour les Bretons qui se sont retrouvés sur les quais du Havre.

    Bonne journée
    Amicalement
    Gabrielle

    Répondre à ce message

  • Bonsoir, je recherche depuis deux ans Jean Courbon, parti sans doute en migration temporaire et porte disparu entre 1822 et 1839. J’ai recherché dans toutes les tables décennales de la Loire, même les inconnus qui pourraient correspondre , c’est insoluble. J’ai cherché dans le dépt 42 car j’ai trouvé des migrants temporaires de sa commune décédés dans la même fourchette dans d’autres communes du dépt mais identifiés. Pourquoi ne l’aurait il pas été, le livret ouvrier était alors obligatoire ? Mystère !!!

    Répondre à ce message

  • Je viens de lire avec intérêt l’article que vous avez publié sur les migrations des ouvriers et artisans originaires du Massif Central au XIXe siècle. Je viens de publier une étude sur ces migrations en Cévennes mais plutôt sur la période de l’Ancien Régime. Elle a fait l’objet d’un hors série de la revue du Lien du Chercheur Cévenol et s’intitule « De l’Auvergne aux Cévennes, ces Cévenols venus d’ailleurs ». Cette immigration a commencé très tôt, dès la fin du XVe siècle. J’ai recensé de nombreux migrants originaires du Cantal et du nord de la Lozère (plus de 1000) venus travailler en Cévennes d’abord de façon saisonnière. Cette migration devenait définitive au bout de quelques années, les migrants épousant des Cévenoles. Je partage tout à fait votre analyse sur les cause de cette migration : conditions climatiques difficiles, nécessité de trouver de l’argent pour payer l’impôt, population montagnarde en crue, contraintes successorales, désir d’échapper à la milice etc... Ces migrants venaient proposer leur seule richesse : la force de leurs bras. En Cévennes on trouve de nombreux travailleurs de terre, des bergers, des maçons, des scieurs de long mais aussi de nombreux artisans de l’industrie textile. On dénombre aussi de nombreux chaudronniers originaires du Cantal. Mais il n’y a pas que des ouvriers et des artisans j’ai aussi recensé des prêtres, des régents d’écoles originaires d’une région farouchement catholique qui venaient renforcer les effectifs de l’église catholique cévenole presque inexistante, les Cévennes étant un bastion huguenot.
    Amicalement
    Elsie ZASTRIZNY

    Répondre à ce message

https://www.histoire-genealogie.com - Haut de page




https://www.histoire-genealogie.com

- Tous droits réservés © 2000-2020 histoire-genealogie -
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Mentions légales | Conditions Générales d'utilisation | Logo | Espace privé | édité avec SPIP