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Une curieuse adresse

samedi 1er février 2003, par Michel Morice

Voici une lettre envoyée en 1695 à un correspondant parisien (l’abbé David Augustin BRUEYS) par l’un de ses neveux habitant de Montpellier :

"A Monsieur
Monsieur l’Abbé Brueys
Sur le quay des Augustins proche
Le pont St-Michel atenant un
limonadier chez Madame Arbau
à Paris."

Qui pourrait identifier l’adresse actuelle correspondante ?

Messages

  • Il s’agit du quai des Grands Augustins, sur la rive gauche de la Seine, à l’Ouest de la Place St Michel, Paris 6e.
    Ce quai va du pont St Michel (sur la Seine, vers Notre Dame), à la rue Dauphine (à la hauteur du pont neuf).

    Gisèle Lameth

  • Mon père était marchand ambulant dans la région lorraine alsace,une de ses cliente lui a envoyé une lettre à l’adresse :

    Monsieur David
    Marchand ambulant
    à Nancy , meurthe et moselle

    La lettre lui est parvenue , les facteurs de la poste centrale de Nancy triaient le courrier à la main et quand il y avait un problème ,il criait à haute voix le nom et l’adresse et si un facteur connaissait le client ,il prenait la lettre dans sa tournée.
    Cela se passait dans les années 1945 , puis il y a eu l’automatisation !!!.

    Merci à ces facteurs qui connaissaient leurs clients non seulement par leurs noms et prénoms mais aussi l’histoire de leurs familles et leurs métiers.

    • Bonjour et un grand merci pour cette très belle anecdote 😉

      @ bientôt,

      TS

    • Je pense à une autre curiosité , je viens de déménager dans un ensemble de bâtiments dans quartier neuf.
      J’habite à l’adresse que mon propriétaire m’a donné , la poste m’adresse le courrier avec cette adresse. Sur le bâtiment qui a deux entrées il y a une autre adresse.
      Aucun nom n’est donné à la rue qui mène à mon bâtiment et sur les bâtiments de cette rue , une autre adresse est encore indiquée.
      Je n’ose pas invité mes amies pour l’inauguration de mon nouveau logement, je vais donc patienter encore quelques mois pour annoncer officiellement ma nouvelle demeure.
      Cela fait 4 mois que je suis ,je ne sais pas comment dire, je dois donc patienter encore quelques temps.
      Je vous dirais quand tout sera réglé , j’ai toute ma vie devant moi.

      a bientôt

      Salewa

    • Je continue l’aventure du nom de ma rue :
      cela fait 4 ans, ce premier septembre 2009 que j’habite

      mon logement et cela fait 4 noms donnés successivement à

      cette rue.Je connaissais ses noms successifs par la mairie

      qui adresse à chaque élection un carton imprimé avec

      l’adresse de la rue et l’adresse du bureau de vote

      (toujours le même depuis 4 ans.Finalement, la rue a eu

      droit à une cérémonie pour recevoir son nom (le

      dernier).Mais sur la porte d’entrée de l’immeuble un autre

      nom y est inscrit, celui d’une fois d’avant.

      Mais la poste toujours ,Elle, fait parvenir le courrier à

      l’adresse avec les 4 appellations.

      Vive les postiers du monde entier.

    • Adressez vous au service de la taxe foncière
      Je vous certifie que vous aurez votre domiciliation exacte et que la poste l’entérinera immédiatement

    • çà existe toujours, çà s’appelle "l’appel des facteurs". J’ai reçu il y a quelques mois une lettre où ne figurait que mon nom et la commune (18 000 hab en région parisienne) ; j’ai félicité la factrice qui nous dépose le courrier, et elle m’a raconté la façon de faire.

    • Une domiciliation exacte par les impôts !
      Eh ben non !
      Depuis plus de 30 ans j’habite sur une place. Sous l’ancien régime elle s’appelait la Place du Chapître. Puis après la Révolution et l’Empire elle s’est appelée Place de l’Archevêché. Puis après la guerre, elle est devenue la Place des Martyrs de la Résistance. J’habite le deuxième immeuble de la place au n°...26.
      Pour les impôts fonciers j’étais 26 rue Gaston de Saporta. La rue Gaston de Saporta est la rue qui borde la place et s’arrête peu après, donnant sur une autre place. Elle n’a pas de numéro 26.
      J’avais signalé plusieurs fois aux impôts leur erreur : sans aucun succès.
      Avec le facteur habituel, pas de problème : il avait appris à connaître cette singularité. Mais quand il était remplacé il ne fallait pas que les impôts nous écrivent car leur courrier n’arrivait pas.
      Puis a été créée récemment une nouvelle administration, le Registre des copropriétés. Celle-ci a refusé d’inscrire notre immeuble car notre adresse 26 Place des Martyrs de la Résistance n’existait pas. Leur référence était, parait-il, l’IGN.
      Excédé, je suis revenu vers les impôts et cette fois -miracle- le Service a consenti à corriger son erreur. Du coup quelque temps plus tard le Registre acceptait notre adresse.
      Pour la petite histoire voici l’origine du problème : au XVII° on accédait à l’Archevêché par une rue. L’archevêque jugea que ce n’était pas convenable pour son rang. Possédant les immeubles de la rue il décida de reculer les façades des hôtels particuliers d’un côté et créa sa place. Comme numérotation il choisit de garder la numérotation ancienne de la rue : ainsi la place ne commence pas au n°1 mais au numéro 24, numéro suivant de la rue qui y menait.
      Ainsi va l’histoire !...

    • Annecdote similaire, ma soeur en 1967 à envoyer une carte postale de Londres à mes parents en ne mettant que leur nom, le nom de la villa, la rue, 22 Côtes-du-Nord, France.
      Pas de commune
      Alors qu’il ne s’agissait que d’une adresse de vacances, les facteurs sont à féliciter car elle est arrivée à bon port.

  • bonjour. non ce n’est pas une curieuse adresse. tout simplement la numérotation des immeubles ne date que
    de l’empire (il me semble) et pour que l’employé des postes trouve le destinataire : l’expéditeur indiquait le maximun
    de renseignements possible ,decrivant l’environnement proche sachant qu’avant ,tout le monde se connaissait !....

    • Je suis à la recherche de Thierry Plumail. Pouvez-vous lui transmettre mon adresse e-mail

      Je vous en remercie d’avance

    • Cette formulation de l’adresse est tout à fait courante en effet. Les habitants sont localisés à cette époque par rues, chemins, allées, etc. et repères dans la proximité (enseignes, ponts, quais, fontaines, églises, etc.). Les numéros de rues n’apparaissent que vers 1783.

    • L’Empire n’a rien a voir avec cette histoire d’adresses, je vis dans un pays lointain qui se rattache à l’Europe par l’esprit mais nous sommes entre France ,Angleterre et Empire Ottoman.
      Allez savoir d’où viennent ses adresses successives qui veulent honorer les hommes qui ont fait ce pays.

    • Les noms de rues ne datent pas de l’Empire... ; je n’ai pas écrit cela j’ai seulement écrit que que la numérotation des immeubles (sous entendu en France puisque l’adresse proposée est à Paris...)a été établie sous l’Empire .

      après recherches

      le décret du 04 02 1805 (l’empereur Napoléon I règnait) a rendu obligatoire sous les 3 mois la numérotation des immeubles parisiens)décret appliqué et généralisé ensuite à tout le territoire.
      voila c’est tout .quant à votre pays...entre... et entre.. à la limite de....quel nom porte -t-il ?

    • Il me semble que le Japon, pays moderne et précis, persiste encore ainsi en 2017 ! Il n’y aurait même pas de nom de rues ! En tout cas, c’était ainsi dans les années 50 (livre de Micele Droit 1958). Les Américains en occupation avaient tenté de nommer les rues (3e etc.) mais personnes ne s’en préoccupait... j’avais une correspondante japonaise en 1965, dont l’adresse (traduite par elle) était du genre : "Mlle Michoko, sur la placette près du temple shinto du quartier sud de Chiba Minato KU, Tokyo...

  • Il existe encore des pays comme la Birmanie où les adresses sont du style :
    U Thant, 10° rue, entre la 44° et la 45° Mandalay
    ce qui laisse le choix entre une dizaine de maisons.

  • Il y a une vingtaine d’années, un ami Egyptien de passage à Paris me soutenais qu’il était connu de tout le monde à Alexandrie ou il résidait. Pour le prouver j’ai rédigé, timbré et posté une enveloppe vide portant en adresse uniquement son nom et "ALEXANDRIE - EGYPTE".En la postant nous avons parié une bouteille de champagne Français, lui qu’il la reçevrai,moi non.
    Quelques semaines plus tard, nous nous rencontrons dans son bureau à Alexandrie ou il m’accueuille la lettre à la main en me demandant ou était la bouteille.
    Un merveilleux souvenir de cet ami cher aujourd’hui disparu.

  • Une autre curieuse et célèbre adresse dans le même quartier, de l’autre côté du Pont Saint Michel.

    A toutes jambes, Facteur, chez l’
    Editeur de la décadence,
    Léon Vanier, Quai St Michel
    Dix neuf, gambade, cours et danse

    Cette lettre, envoyée par Stéphane Mallarmé à son ami Léon Vanier, éditeur de
    Paul Verlaine arriva sans encombre à l’adresse indiquée.

  • Pour la petite histoire, mon immeuble est construit à l’angle de deux rues, avec deux numéros comme il se doit. Le numéro officiel de l’adresse est sur une façade aveugle, donc impossible d’y entrer. Sur le mur, à côté de l’escalier de la porte d’entrée, il y a une plaque avec les deux adresses pour toute personne voulant entrer dans l’immeuble y compris le facteur qui y est remplacé en été pendant ses vacances. Et bien, le croirez-vous ou non, régulièrement je trouve mon courrier à côté de ma boîte disant que je n’existe pas à cette adresse. Je finis par me demander si les facteurs savent lire !!!

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