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Les défrichements du Moyen Âge et la toponymie


mardi 10 août 2004, par Thierry Sabot

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L’époque féodale est une période importante pour la création et la stabilisation de la toponymie. Dans tous les pays d’Occident, on voit alors apparaître de nombreux noms de lieux issus des défrichements des XIe, XIIe et XIIIe siècles.

L’essor démographique, le perfectionnement des techniques agricoles et l’amélioration de l’outillage avec l’emploi croissant du fer, libèrent de la main-d’œuvre, favorisent l’essor rural et la colonisation de nouvelles terres dans des zones jusqu’alors peu habitées et peu utilisées.

Dès le milieu du Xe siècle, les premiers témoignages de défrichements de terres incultes sont signalés. Ils se multiplient ensuite après 1050.
À l’initiative des seigneurs et des moines, sous l’action de la cognée des paysans et des frères convers, peu à peu les clairières villageoises s’élargissent, dépassent les lisières des anciens labours et les zones broussailleuses déjà éclaircies par les écobuages temporaires. Ces nouvelles zones prisent sur la friche se lisent encore aujourd’hui sur les cartes topographiques au 1/25 000 ème à travers la présence de certains lieux-dits : « Bussière » (endroit planté de buis), « Buissonnet », « Buisson », « Buissonnière », « Buisset », « Buissard » (mauvais buissons), « Artige », « Artigues », « Artigalas » (grande friche), « Artiganave », « Artiguenave » (friche nouvelle dans le Sud-Ouest), « Artiguebieille » (friche vieille dans le Sud-Ouest), « Lartigues », « Novelles », « Novel », « Noves »...

Les fonds humides et la haute futaie reculent partout et de nouveaux terrains agricoles viennent s’ajouter au terroir villageois. Bois et pâtis sont ainsi refoulés à la périphérie des paroisses, d’abord aménagés en prés de fauche, puis drainés afin de recueillir des céréales ou de la vigne.

Sur les cartes, un peu partout en France, les toponymes dérivés des essarts (terres nouvellement défrichées), « Essards », « Essars », « Essert », « Lessard », « Leyssard », « Issards », « Essartiers », « Esserteaux », « Essertennes », « Essertines », « Esserval », « Dussard », « Dessart » témoignent de l’avancée des fronts pionniers ainsi que les noms de lieux suivants : « Friche », « Frichet », « Routure », « Bouige » (terre en friche dans le Massif central), « Bouzige », « Bouygue », « Bouzigue », « brûlé » (terrain brûlé et défriché par le feu), « Brulat », « Usclat » (terre brûlée par le défrichement), « Usclade », « Erm » (endroit désert dans le Midi), « Herm », « Lherm », « Lhermet », « Delherm », « Lashermes », « Riège » et « Détrie » (mauvais terrains dans le Nord)...

Autour de ces nouveaux espaces agricoles, les hommes s’organisent et créent de nouveaux bourgs et villages neufs de clairières aux toponymes facilement identifiables : « Villeneuve », « Viellenave », « Villenave », « Lavilleneuve », « Villenavotte », « Villeneuvette », « Villenouvelle », « Neuville », « Neuveville », « Laneuveville », « Neuvillette », « Bordes », « Les Bordes », « Laborde », ou encore « Sauveterre » et les « Bastides » et « Sauvetés » gasconnes...

Généralement, ces villages s’allongent le long de la laie forestière ou en bordure des terres cultivables. Les maisons sont alors côte à côte avec, en arrière, de longues lanières de champs étirés appelées « manses ».
Enfin, à partir du XIIIe siècle, le défrichement est de moins en moins mené dans le cadre du village. Il est désormais l’œuvre d’exploitants isolés qui donnent naissance à une nouvelle forme d’occupation du sol : un habitat intercalaire où les maisons dispersées, disséminées entre les villages, se multiplient (cf. les essarts isolés sur les cartes). « Souvent, les défricheurs finissent par rencontrer aux limites du finage ceux venus des villages voisins, et la ceinture de terres incultes qui jadis isolait entièrement les paroisses tend à se réduire à quelques témoins épars sur les sols les plus ingrats » (Georges Duby, Le Moyen Âge, Paris, PUF, 1956).

Beaucoup de ces établissements portent encore le nom de leur fondateur (ce qui n’est pas négligeable dans le cadre d’une généalogie) : « L’Arnoudière » (la maison d’Arnoud), « Chez Bernier », « Les Rivaux »... Un simple coup d’œil sur les cartes topographiques permet d’en repérer quelques-uns.

Ces nouvelles parcelles sont souvent entourées d’une petite clairière ou les terres cultivées sont délimitées par une ceinture d’arbres ou de buissons pour se protéger des animaux sauvages. Le Roman de Renard décrit ainsi la ferme d’un riche paysan : « La maison sise au milieu d’un plaisais (clôture faite de buissons entrelacés) est richement pourvue de tous les biens de la terre : vaches et bœufs, brebis, lait et œufs, et toutes sortes de nourriture ; de poules et de chapons y avait-il à foison. Renard y trouvera de quoi se satisfaire, si seulement il y peut entrer. Mais, je crois, et même je parie, qu’il cherchera longtemps. Car tout était entièrement clos, et le jardin, et la maison, de pieux aigus et gros et longs ; un ruisseau courait tout autour. Au dedans étaient arbrisseaux de toutes espèces. Vraiment, c’était une belle demeure » (cité par M.T. Lorrain : La France au XIIIe siècle, Paris, Nathan, 1975).

Ainsi les grands défrichements du Moyen Âge ont modifié profondément l’aspect et la vie des campagnes. De nouveaux terroirs, de nouveaux villages sont apparus au détriment des bois et des friches. La toponymie occidentale s’est enrichie de nouveaux noms de lieux qui, à leur tour, donneront naissance à de nouveaux noms de famille.

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62 Messages

  • > Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 30 octobre 2006 22:54, par Rajchenbach

    il manque l’étude des treytins qu’on trouve dès le XV° siècle mais qui sont peut-être antérieurs. Treytinar signifie défricher par éradication en langue d’oc et les treytins se différencient des artigues (de ardre : brûler) par leur taille plus réduite et leur proximité des agers antérieurs. Ne pas oublier non plus « les places ».

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    • > Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 07:35, par vessat patrick

      nom de famille « vessat » 3 lieu-dit en périgord, 1 à atur, 1 à boulazac, 1 à chateau-l’évèque,nom d’origine de noisetier ou de vigne sauvage,la veyssière désignerait un terrain défriché au milieu des terres,l’origine du toponyme est cependant plus simple ;la
      première forme représente l’occitan « vaissa » nom du noisetier se dit
      aussi par dérivé vaissiera,d’ou le second nom de hameaux de villages
      la vayssière est courant dans le lieux-dits en périgord ; ou on trouve également la vaisse,la vaysserie,les vaysses,vayssiera,pour devenir enfin,vessa,vessac, vessat anciennement vaissa,vaissha qui serais issu d’un mot germanique wahssan. de patrick vessat de bordeaux.

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      • > Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 février 2009 08:24, par André VESSOT

        Bonjour,

        Je ne connaissais pas votre patronyme, merci pour toutes les explications que vous donnez. Il semblerait que mon patronyme que l’on trouve aussi sous la forme Vessou Vessoux, Vessaud, Vesseau ..., et qui est localisé dans le Rhône et la Saône et Loire, ait la même origine.

        Bien cordialement.

        André

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      • un lieu-dit au vessat et les vessats à leynes dans le dép ;71 en saone et loire ,un dommaine viticole ,issue du cépage chardonnay et du beaujolais rosé. dans le gard dép ;30, à montpezat au lieu-dit « prou-vessat » une eau de source d’excellente qualité,elle est trés pure sur le plan bactériologique,pas de traces de pesticides ou de nitrates, champ dit prou-vessat.dans l’aveyron dép ;12 à saint andré de vézines ,le village « vessac » d’une architecture traditionnelle caussenarde,l’un des plus beaux du causse noir,menhir et tumulus de vessac ,ce menhir est le grand de l’aveyron 4m ,dans les causse noir. un autre menhir christianisé du « vaysse » en grès 1.50m à lévèzou. vessac fut érigé en baronnie au XVIIe siècle,au profit des malhac seigneurs de saint andré .depuis le XVIe siècle. dans le gard dép ;30, à montpezat un lieu-dit « prou-vessat » une eau de source d’une excellente qualité,elle est trés pure sur le plan bactériologique pas de traces de pesticides ou de nitrates. patrick vessat.

        Répondre à ce message

    • > Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 24 mai 18:49, par Elisabeth Boileau

      Je pense que « les Places » comme « les Loges »sont des lieux-dits faisant référence aux lieux de mise à l’écart des malades de la lèpre.

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 08:17, par Jean Claude

    Bonjour,
    vous citez à juste titre « Essertines » qui veut dire « petits essarts ». Il existe à Bergerac (24) un lieu-dit « Les Sardines » qui était ni plus ni moins qu’un « L’essartin » (en occitan « un petit essart ») !

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 08:55, par PELOTIER

    Beau travail, félicitations. Lors de mes dépouillements des communes des Alpes-de-Haute-Provence, je rencontre souvent le patronyme : EYSSAUTIER / ISSAUTIER.Probableement celui qui essarte, qui manie : « l’eyssade », nom provençal d’un instrument spécialisé dans ce travail.

    Merci et amitiés
    Francis PELOTIER.

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 08:59, par Lo de Pibol

    Excellent petit article. Il existe à Manhac en Aveyron une ferme s’appelant « le Désert ». Puis-je en conclure que le nom a pour origine un lointain essartage ? C’est la conclusion à laquelle j’aboutis car le lieu est loin d’âtre désertique...

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 09:05, par bble335

    A quoi correspondent exactement les noms de parcelles et de lieux-dits, déjà très nombreux en Normandie au temps de Gilles de Gouberville, tels que « les ventes », « la fieffe un tel » ...?
    René LEPELLEY professeur de l’Université de CAEN indique que, dans le Cotentin au moins, une « brise » était une partie de forêt mise en culture ; ce qui expliquerait l’origine de Montaigu la BRISETTE par exemple.

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 09:07, par ROMAN

    toponymie---Vaisse
    à CORDES(sur Ciel depuis 1993)-ville nouvelle (bastide)fondée en 1222 en limite nord des propriétés du Comte de Toulouse : la 1re église,hors la ville, est placée sous le vocable« Notre Dame de la Vaisse »,située à mi-pente de la colline (lieu fourni en noisetiers ?) les registres paroissiaux orthographient tant bien que mal Vaisse,Vaysse,avec 2 points sur l’y,Baisse, Baïsse, car le LLie est l’usage,aussi avec le LH,iLL,et B et V s’interchangent- d’où le patronyme VAISSETE, aussi avec Y—
    Question : quel est le sens de « TRIGODINA », lieu -dit fréquent dans le Quercy(LOT), et le Rouergue ?

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 22 février 2009 18:19, par J.RIGOUSTE

      Le nom de lieu « Triguedina(t) », « Trigadino », « Trigodinna » et autres variantes est fréquent dans le Lot (11 ), la Dordogne (6),le Lot-et-Garonne, l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne (4), le Tarn (3) et l’Aude (2). Il est issu du composé occitan : verbe triga « il (me) tarde » + nom dinnar « dîner, souper » ; formation sans doute ironique, pour désigner un lieu où les journées de travail devaient être très longues...

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 09:22, par Christian Marty

    Bonjour,

    Article très interessant. Je note cependant une information trop restrictive à propos des « sauvetés et bastides gasconnes ».

    Ce mouvement de création de villes nouvelles aux 13e et 14è siècles, s’étendit sur tout le Sud-Ouest de la Guyenne au midi toulousain, et non seulement en Gascogne.

    Le premier exemple de bastide cité, est celui de Montauban, mais il est controversé car la création de la préfectrure de Tarn et Garonne date du milieu du 12è, donc un siècle plus tôt que le mouvement des bastides.

    Amicalement.

    christian82

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 09:46, par Jean MAUGEAIS

    Ii existe en Anjou de nombreuses métairies appelées « Gagneries ». S’agit-il de terres « gagnées » sur la forêt ou la lande ou bien s’agit-il de terres de rapport ?
    J. Maugeais

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 09:52, par Daniel Duplessis Kergomard géologue en retraite

    La France était beaucoup moins en friche qu’on ne l’imagine du temps des gaulois même avant l’ arrivée des romains : voir dans la revue « Pour la Sciences »le dossier sur les gaulois : « Dossier pour la Sciences » n° 61 oct-dec 2008 .
    On sait maintenant que la Gaulle couverte de forêt relève de la légende et non de la réalité ce qui n’empéche pas la réalité de la toponymie

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 11:01, par jml

      Donc les termes lier à l’expansion du 10/11e siécle sont des reconquètes sur les abandons entre 500 et 750 de zones exploitées par les gaulois et les gallo.

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 14:29, par Jean-Pierre Rajchenbach

      je suis en train de travailler sur l’occupation du sol et le peuplement dans la vallée de la Garonne en amont de Bordeaux. Je peux confirmer que les traces d’un peuplement antérieur à l’époque romaine sont quasi permanentes. Leur abondance laisse fort peu de place aux culture et aux incultes. On pourrait donc imaginer une occupation continue du sol proche d’un tissu urbain. Cependant,cette situation est impossible dans une société où les activités primaires sont fondamentales. Il faut donc imaginer des situations d’abandon et de reconquête et une mobilité des populations dans l’espace acquis. Les concessions claniques se redistribuent, selon des échéances difficiles à préciser, les espaces qui sont sous la même autorité. Une société très organisée est nécessaire pour ces remembrements périodiques peut-être liés à un imaginaire de type cosmique . La datation reste imprécise et peut aller de la fin du néolithique au second âge du fer mais les rares trouvailles archéologiques privilégient le peuplement de Halstatt.

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      • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 8 avril 2009 09:29, par alodia

        Bonjour, Dans le cadre de ce travail sur l’occupation des sols et le peuplement de la vallée de la Garonne, avez-vous accès à des documents anciens(en Dauphiné on a des « terriers » ou des livres des seigneuries. Ces documents sont précieux pour connaître les personnes installées dans une région. Nous cherchons les premières traces de nos familles (seigneurs dont les terres n’ont pas fait l’objet de recherchs) originaires de cette région. Ils sont alliés aux Comminges et aux d’Armagnac par des liens de vassalité encore en vigueur (12è, 13è siècles).

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 10:29, par françoise EYCHENNE

    Le nom d’EYCHENNE que l’on trouve écrit au 18e siecle ESCHENE ou ECHENE est le deuxième nom de famille de l’Ariège.C’est aussi le nom d’un hameau et même celui d’une hauteur « le pic d’EYCHENNE » . Pourrait-il avoir pour origine ces défrichements du Moyen Age sur des terres plantées de chênes ? Le mot « chêne » existe bien dès l
    la fin du 12e siecle...
    Françoise EYCHENNE

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 22 mai 00:30, par Jean-François CARBONNE dit Leychert Garenne

      Je découvre tardivement cet article et ce forum très intéressants.

      Bonjour Françoise,

      C’est une bonne question mais je ne crois pas que le patronyme et le toponyme EYCHENNE qui sont typiquement Ariègeois, proviennent de défrichements.
      Les lieux dénommés EYCHENNE ou EYCHENAT en Ariège, (à Esplas-de-Sérou, Rimont et Massat), se situent sur la ligne de partage entre les deux dialectes ariègeois, (languedocien et gascon).
      Un essart se dit « eychert » en fuxéen et « eishartic » ou « eishart » en gascon. On trouve d’ailleurs dans la vallée de Massat, à moins de 2 km d’Eychenne, un hameau nommé « Eycherboul », qui est clairement un essart, tout comme dans la vallée voisine de Saurat, le lieu-dit « Eychervidal » qui est l’essart de la famille Vidal, toujours présente à Saurat. Il y a aussi en Ariège la commune de « Leychert », dont l’article élidé a été agglutiné.
      Quant au mot « chêne », il n’était pas utilisé dans la région au Moyen Age, on trouve « cassagne » en fuxéen et « casse » ou « casso » en gascon, d’ailleurs pour le même hameau Eychenne de Massat, un hameau voisin se nomme « La Cassagne ».
      Pour votre patronyme EYCHENNE, dont le centre de gravité est aussi placé à Esplas-de-Sérou, il est probablement issu du toponyme. Il pourrait s’agir d’un lieu où pousse l’absinthe, « eishent » ou « eishen » en gascon. Il vous reste à parcourir les garigues des lieux-dits « Eychenne » de l’Ariège, et si vous y trouvez de l’absinthe, vous serez fixée !

      Amicalement,
      Jean-François CARBONNE dit Leychert Garenne

      Répondre à ce message

  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 10:30, par FOUILLAND

    Bonjour,
    Etude intéressante qui va susciter de nombreuses réactions ...Pour ma part je peux rajouter deux patronymes VERCHERE & DEVERCHERE ( Voir les variantes Généanet) assez courants dans le « Triangle infernal »des départements 42 / 69 / 71. Origine : Du latin Vercaria « Terre à cultiver » Terrain en friches situé près de la maison Cf : De claude Michel :Le Parler de Roanne et du Roannais Huguet Editeur
    Bien cordialement

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 10:40, par fg.Gardey

    J’ai assez facilement retrouvé l’origine de ma Famille en Bourgogne , dans un petit village. Dans ce dernier un lieu dit porte encore actuellement sur les Cartes
    I.G.N. l’appellation « POIRIER GARDEY » c’est a dire mon Nom de famille. A quelle époque, et pourquoi cette colline porte notre Nom ? La toponymie n’a
    pas livré ses secrets...
    Si un lecteur peut m’aider... Merci par avance.
    fg.Gardey

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 10:58, par D. Chancel

    L’une des explications de ces défrichements du XIe siècle semble être (au moins dans les Alpes) la conséquence d’un réchauffement climatique qui a permis de meilleures récoltes et donc une baisse de la mortalité infantile, d’où augmentation de la population et nécessité par la suite de gagner de nouvelles terres.

    Voir notamment à ce sujet les résultats des fouilles effectuées en Isère sur le site de Colletière au bord du lac de Paladru où « il y a un peu moins de mille ans, des hommes se sont installés près du lac [dont le niveau avait baissé à cause du réchauffement], ont organisé leur vie sur ses rives, puis ont abandonné leur habitat après trente ans [quand le niveau du lac a remonté], laissant à la nature le soin de conserver la mémoire de leur passage.Aujourd’hui, le site de Colletière fait l’objet d’une fouille archéologique minutieuse et d’une longue recherche faisant appel à de multiples techniques. Les chercheurs, privilégiant l’interdisciplinarité, ont chacun permis d’écrire un chapitre de l’histoire des Chevaliers-Paysans de l’An Mil. »

    Cf. : « Des Burgondes à Bayard, mille ans de moyen âge, recherches archéologiques et historiques », par Michel Colardelle et Jean François Reynaud, 1981, et « Chevaliers-paysans de l’an mil au lac de Paladru », par Michel Colardelle et Eric Verdel, 1993.

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 11:23, par Evanescent

    Bonjour,

    article très intéressant qui donne envie de comprendre l’origine d’autres mots. Ainsi : « laisson » ou « lesson » en Champagne Haute-Marne. qui peut dire ? Merci.

    Monique

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 12:01, par CHIARA Daniel

    Bonjour,

    J’ai placé le site de l’I.G.N. dans mes favoris pour mes recherches généalogiques.
    Le travail fait par André PEGORIER est très instructif et devrait apporter des réponses aux questions que nous nous posons sur chaque lieu ou lieu-dit rencontré.

    Merci pour vos articles,

    Cordialement

    Voir en ligne : Les noms de lieux en France

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 16:08, par grigri03

    Bonjour, je trouve cet article trés interressant. Mais je suis surpris de ne pas voir apparaitre le toponyme Brousse ou La Brousse. Y a t-il une raison à cela ? Merci de m’éclairer. Continuez c’est un plaisir de vous lire.

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 février 2009 16:16, par ROMAN

      un hameau,actuellement « Les Brousses »,sur la commune de Palladuc(63),qui existe sur la carte de Cassini,« les brosses », pourrait signifier "les bruyères, en occitan auvergnat

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      • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 février 2009 13:08, par Anne CLAUDEL

        Vous trouverez bon nombre de réponses à votre question dans les articles de VILLOUTREIX Marcel : Les noms de lieux en Limousin, témoins de l’histoire d’une région, 2002, suppl. n°6 et 7 de Travaux d’Archéologie limousine
        du «  », Introduction à la toponymie, Paris : Christine BONNETON Editeur, 1995, 231 p. BIBLIM 910.014

        Par ailleurs, j’ai de nombreuses références bibliographiques sur les patronymes et les toponymes. Si cela intéresse quelqu’un, je me ferai une joie de les partager Anne CLAUDEL

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        • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 20 décembre 2013 14:42, par GIORGI Jean-Jacques

          Bonjour Madame,
          Je fais des recherches généalogique sur l’Allier. J’ai des ancêtres dans la région de lAPALISSE : BAIN, JABOIN BOUEROT REURE COQUET et j’aimerais connaitre l’etymologie de ces noms ainsi que des lieux dits : Gléné, Glénnet Tabarin, Trin, Tesche.
          avec mes sincéres remerciements.
          Bien cordialement.
          JJG

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          • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 20 décembre 2013 20:02, par g p ROMAN

            en réponse à questionnement de jourd’hui par le canal H/G,ma source principale est la carte de Cassini,pour les lieux dits,qu’il faut ensuite "interpréter,en parcourant les registres,paroissiaux et républicains-et c’est d’autant plus aisé que l’on est issu du secteur,que l’on y conserve des autochtones,pas encore dans la naphtaline-la région de Lapalisse n’est pas une de mes chasses-,et je ne peux faire plus pour ce cas—je conseille d’absorber un cordial,avant d’entreprendre des recherches......... ;généalogiques

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          • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 mai 22:47, par bruno Reure

            Bonjour

            Reure est un toponyme se trouvant en Loire en effet comme La Reure.
            Il vient de rouvre, le chêne, en languedoc. Donc un lieu composé de chênes. Roure en dérive.
            Bruno Reure

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        • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 26 mai 08:37, par Dominique Janoueix - Decad

          Bonjour,
          Il y a eu la génération des corréziens qui ont quitté la région. Je fais partie de la génération suivante, celle qui a malgré tout gardé des attaches souvent par le biais des grands-parents (les miens sont décédés pour la dernière, ma grand-mère en 1986). Depuis, 2 ans je me suis installée en Haute-Corrèze où il ne me reste que de la famille éloignée. Je recherche des références d’ouvrages concernant l’histoire de cette partie de la Corrèze (en fait au nord d’Egletons, le plateau de Millevaches). Beaucoup de noms de familles sont des éponymes (il existe un hameau « le Janoueix » sur la commune de Meymac). J’ai découvert l’origine du hameau Lerhm à Combressol sur ce forum. Si vous avez des références de livres sur l’histoire de la Haute Corrèze (« oubliée », comme le dit le titre d’un livre trouvé chez EMMAUS), je suis intéressée. En effet, je ne limite pas mes recherches généalogiques à une liste de noms. J’essaie de comprendre par le peu de renseignements que les registres apportent la vie des mes ancêtres et de la région (durée de vie, mortalité infantile, origine des noms, métiers...). J’ai les livres de M. Parinaud sur le secteur de Meymac. Cordialement.
          Mme Dominique Decad - Janoueix

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 22 février 2009 11:55, par mbbgers

    beau travail en effet et merci à toutes les personnes qui apportent des précisions - auriez vous une explication pour BAN ??? est-ce une bande de terre, un espace entre deux champs ? ou bien est-ce en relation avec un bannat ? merci à vous. Micheline 32

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 février 2009 08:20, par André VESSOT

    Bonjour Thierry,

    J’ai beaucoup apprécié cet article et l’important forum qu’il a suscité, qu nous permet de nous enrichir mutuellement. Le lien entre défrichement au Moyen-âge et toponymie est fort intéressant.

    Bien amicalement.

    André

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 février 2009 13:12, par Anne CLAUDEL

    Féliciations pour cet article ; j’ai de nombreuses références biblio sur le sujet dont je peux vous faire profiter.
    Quant à moi, je m’interroge sur la signification du nom d’un hameau de la paroisse des Mars (7 km d’Auzances) en Creuse : le Barnicaud. Si quelqu’un a une idée... Merci d’avance

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 23 février 2009 18:40, par monna le guisquet

    en Bretagne,les lieux-dits sont,sauf en pays gallo,en général d’origine bretonne,parfois altérés par francisation(ex ; Croissant ar alouette,qui est une déformation de Croaz-Hent:carrefour)
    Par contre M. Falc’hun,pretre et docteur es lettres à Rennes, a publié il y a une quarantaine d’années une étude sur la comparaison entre la toponymie ancienne en Bretagne et les mots gaulois connus(ex. dol:méandre.)
    En outre je voulais signaler qu’en Bretagne le défrichement s’effectuait à l’aide d’une « marre »,qui est en fait une « tranche »arrondie et aiguisée de trois cotés.
    Monna Le Guisquet.

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    • La toponymie en centre Bretagne 21 mai 15:29, par LE MARCHAND Monique

      Bonjour,
      Comme outil de défrichement, je connais le marret (sans doute diminutif du mot marre). Mon père l’utilisait encore il y a 20 ans.

      Je suis originaire de la région de Mûr de Bretagne, dans les Côtes d’Armor, en pays gallo mais où les noms de lieu ont surtout une consonance bretonne. Y a-t-il eu une étude publiée sur les noms de lieux de cette région ?

      J’ai connu un gallois, M. Humphrey Humphreys qui travaillait là-dessus dans les années 70 mais je ne sais pas s’il y a publié quelque chose là-dessus.

      Merci d’avance pour toute information. Monique Le Marchand

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  • Un ouvrage traite des noms de lieux en rapport avec les arbres et la forêt (des défrichements jusqu’à l’apparition de « terres nouvelles ») :
    ARBRES & LIEUX de Poitou, Charentes et Vendée.
    Pour plus d’infos : http://arbresetlieux.free.fr/

    Meilleures salutations
    Jo

    Voir en ligne : ARBRES & LIEUX de Poitou, Charentes et Vendée

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 13 mai 2009 05:56, par Thierry Sabot

      Bonjour,

      Merci pour cette information.
      Est-ce qu’il serait posssible de recevoir un exemplaire de votre ouvrage en service de presse pour une présentation dans la Gazette web de ce site + une interview par mails pour Geneablog ?

      Merci,

      cordialement,

      TS

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 12 juin 2009 17:52, par usclat

    je vous remerci de cette article qui m’a permis de comprendre mon nom qui est usclat

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 7 août 2010 19:26, par eveleclercq

    j’habite un village de normandie dont 2 lieux se nomment « les cesnes » et « le bout des cesnes »
    il s’agirait de termes liés aux défrichements, le bout des cesnes se prolongeant par un lieu-dit « la bruyère » aboutissant sur une forêt
    merci pour toute réponse

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  • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 5 juin 2011 23:12, par Georges

    De nombreux noms de lieux ne sont pas forcément les noms de lieux d’aujourd’hui, par exemple cela dépendanit de la prononciation du prêtre très souvent, ce qui donne pas mal d’erreurs d’interprétation parfois.

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    • Les défrichements du Moyen Age et la toponymie 21 mai 10:48, par Michel ESCANDE

      Je pense qu’il ne faut pas toujours uncriminer « le prêtre » Ainsi sur la vallée de la Lémance (limite dpts 47 & 24) mes ancètres, charbonniers,se sont installés en 1459, sur un terrain rempli de broussailles - en patois « gailhost ». Lorsque les géomètres de Cassini sont passés, ils ne parlaient pas patois. Quand ils ont demandé à Antoine Escande, charbonnier, comment s’appelait sa ferme, il a répondu « phonétiquement » Galost« qui a été traduit par Gallau Ce terme a encore été modifié lors du relevé »Napoléonien" et transcrit en Gallan.
      On trouve maintenant sur les cartes de l’ IGN : Galan...

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  • Les défrichements du Moyen Âge et la toponymie 21 mai 07:08, par Michel Guironnet

    Bonne idée Thierry de remettre cet article à l’honneur.
    Il n’a pas pris une ride !

    En Ardèche, à Pailharès, non loin de La Batie d’Andaure, berceau de mes ancêtres, il existe un hameau Guironnet.

    Est-il le « point de départ » de mon nom de famille ?
    Déjà, en 1326, est connue une Arthaude Guironnet, originaire de cet endroit.

    Amitiés.
    Michel Guironnet

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  • Bonjour,

    Nous recherchons l’origine de notre lieu-dit « Les vignauderies » commune de Fresnay-en-Retz« (ONNOD-RAEZ en breton) ; on nous a dit qu’il est possible que ce soit »les vignes au Denis" nom du propriétaire de ce lieu. Qu’en pensez-vous ?

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  • Les défrichements du Moyen Âge et la toponymie 21 mai 11:35, par Dominique d’Asnières

    Merci et bravo pour cette étude tout à fait palpitante ...
    Deux questions si quelqu’un peut me répondre :
    1/Le Bissonais peut il être rataché aux défintions du premier paragraphe de l’article de Mr Sabot par dérivation de Buissonnet ?
    2/ Je n’arrive pas à trouver l’origine exacte du village de mes ancêtres sus-nommé « WAVIGNIES » dans l’Oise.En décomposant j’y vois bien des « vignes » mais le WA ou « OUA » dans une écriture assez ancienne ? merci d’avance pour vos éclairages ...
    Amitiés toponymiques
    Dominique

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  • Il y a un lieu dit " Les Essarts Cuenot dans le Doubs Nord en bordure du Doubs dans une boucle de la riviere le Doubs. Ou s’etait installee une verrerie qui suite a des eboulements n’existe plus ! Du moins c’est ce que je sais.
    C’est donc un lieu qui tient son nom des gens qui s’appelaient cuenot ou d’un proprietaire du terrain qui s’appelait Cuenot ou ancore de celui qui s’y est installe avant ou pour construire la verrerie. Ce n’est pas si loin
    C’est tres pratique pour connaitre ses origines. Il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui s’appellent du nom d’un village, d’un lieu qui existe encore et ou il n’habite plus. Ey meme ou il n’y a plus de personnes du nom .

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  • Les défrichements du Moyen Âge et la toponymie 21 mai 19:18, par Michel viret

    Bonsoir ! Article très intéressant et a conserver mais je réussit pas à l’imprimer . Avez vous un conseil pour cela .
    Moult maerci

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  • Les défrichements du Moyen Âge et la toponymie 25 mai 23:40, par Jocelyne Cathelineau

    Bonjour
    Pour « Les Places » je ne sais pas mais ce peut être une déformation de « plessis » qui veut dire « haie » : encore une histoire de limites...
    Les lépreux étaient confinés en dehors des villes dans des maladreries (qui ont souvent laissé des traces dans la toponymie). Les « Loges », je l’ai lu je ne sais où, désignaient les habitats provisoires des charbonniers, qui restaient une saison en forêt pour faire le charbon de bois, et se construisaient des huttes. A noter que lorsque je rencontre ce toponyme, c’est toujours en forêt ou bordure de forêt.
    Article très intéressant, mais comme vous le voyez, on peut en rajouter.

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