On ne peut rester en chemin. Je me devais de terminer l’histoire du vieux curé Annet, certes anecdotique, mais aussi révélatrice d’une époque. Nous en sommes à l’interrogatoire. Jusque-là, on ne sait pas grand-chose en fait des symptômes précis que présentait le vieux curé. La famille avait-elle raison d’invoquer la démence, pour faire annuler le testament qui la spoliait d’une partie de ses droits légitimes ? Allait-elle réussir ? Claudine en a-t-elle fini avec les problèmes d’argent, entre ses deux familles ? Une période bien difficile, qui se poursuivra de fait jusqu’au décès d’Antoine en 1842 et même au-delà.
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Une famille de paysans, les Pras, originaires d’un village du Forez
Cette histoire est tirée d’une chronique familiale qui parcourt le temps sur presque quatre siècles… un voyage au long cours, présentée ici par petites étapes. Une publication beaucoup plus détaillée a déjà été diffusée par l’auteur auprès de sa famille.
C’est l’histoire – ou plutôt les histoires - d’une famille de paysans, celle des Pras originaires d’un village du Forez, situé aujourd’hui dans le département de la Loire, sur le versant sud des Monts de la Madeleine. C’est grâce à la découverte par son auteur d’un grand nombre de documents que cette chronique a pu voir le jour, mais aussi grâce à de multiples recherches.
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Claudine et les siens face au vicaire. Retour sur les Claude et fin d’une époque (épisode 31)
10 octobre 2013, par Danièle Treuil † -
Mes ancêtres, les premiers Pra, aussi loin qu’ils m’apparaissent (épisode 32)
17 octobre 2013, par Danièle Treuil †Jusque-là, nous avons remonté le chemin de mon histoire familiale en partant de mon arrière-grand-père Claude jeune, mort en 1905, pour arriver à son père Antoine né dix ans avant la Révolution Française ; un parcours mouvementé qui a pris du temps, car l’époque est compliquée – plus rien n’est comme avant - et nous en avions de nombreux témoignages. C’est « le temps des ruptures ». Parvenue là, j’étais vraiment impatiente de savoir comment l’histoire de cette lignée Pras avait commencé, d’autant plus que j’avais dépouillé entre-temps les plus anciens parchemins transmis par la famille et découvert par d’autres voies les ancêtres de Claudine, qui m’avaient déjà transportée en des temps lointains.
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« Les pères de nos aïeux » (épisode 33)
7 novembre 2013, par Danièle Treuil †Après avoir exploré les lointains, je vous propose de reprendre la route, celle de la lignée de ceux qui furent mes ancêtres paternels, pour retourner par petites étapes vers la Révolution. J’ai évoqué, dans l’épisode précédent, le premier couple que nous avons pu identifier de façon certaine dans les registres : jehan praa oblette et marguerite, qui sont nés à la fin du règne de François Ier. Nous n’avions aucun document dans le lot familial, comme c’est aussi le cas pour leur fils anthoine et le petit-fils, just. Je les ai appelés « les pères de nos aïeux », il fallait tout découvrir à leur sujet.
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« Les pères de nos aïeux » face aux calamités de leur temps (épisode 34)
14 novembre 2013, par Danièle Treuil †Je continue à progresser dans la lignée de mes ancêtres, avec just, le fils d’anthoine et de jane buysson. Il est le premier d’entre eux dont le parcours tout entier s’inscrit dans le 17è siècle, puisqu’il est né en 1615 et qu’il décède un peu avant 1670. Je n’avais pas non plus de document le concernant dans le lot familial. Comme pour son père et son grand-père jehan praa dict oblette, c’est par les registres que j’ai pu établir la liste de ses enfants, non son mariage. Mais la période est plus proche et plusieurs actes le concernant figuraient dans le dépôt effectué en 2004 par le notaire de St Just-en-Chevalet. Une chance !
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« Les pères de nos aïeux » : La parentèle de just et les communautés familiales (épisode 35)
21 novembre 2013, par Danièle Treuil †Parmi les actes transmis en 2004 aux archives de St-Étienne, par la voie du notaire de St-Just-en-Chevalet, plusieurs nous parlaient des sœurs de Just, les Claudine, et de leurs descendants. Quant au lot transmis par la famille, les premiers documents concernaient Estienne Pra Oblette et son épouse Denyse Sagnollonge, ceux que j’ai pris longtemps pour mes ancêtres directs. Ces textes permettent d’approcher certains aspects de leur vie quotidienne et la place que tenaient les communautés familiales, dans l’univers de l’époque. Je prends donc à nouveau un chemin de traverse pour vous en parler.
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« Les pères de nos aïeux » : Estienne et Claudine Roche (1656-1720) : Ils ont traversé le règne de Louis XIV (épisode 36)
28 novembre 2013, par Danièle Treuil †C’est dans le contexte familial et villageois, évoqué dans l’épisode précédent, que nous allons enfin rencontrer les premiers ancêtres de notre lignée directe à nous avoir transmis des documents (y compris les deux actes concernant estienne et denyse, cités dans l’épisode 35). Il s’agit d’estienne pra oblette, fils de just, et de son épouse claudine roche. Ils vont vivre eux aussi, tout un temps, en communauté “chez roche”. Leur parcours, qui suit les aléas du règne de Louis XIV, traverse des passages particulièrement catastrophiques, du fait des grandes froidures qui s’abattent par deux fois sur le pays, des disettes et des épidémies qui s’ensuivent… et aussi des guerres incessantes menées par le Roi Soleil.
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« Les pères de nos aïeux » : Face aux “années de misère”, Estienne et Claudine, un couple qui se bat (épisode 37)
5 décembre 2013, par Danièle Treuil †Après son mariage, survenu en 1686, estienne a quitté son oncle et sa tante sagnollonge, pour “venir gendre” dans la ferme de son beau-père, installée à Roche, tout près de celle de ses “parents adoptifs”. Né Pra Oblette, il devient pra Roche, selon la coutume, avant de s’éteindre “pra borjas”. A la mort de son beau-père qui survient quelques années plus tard, comment va-t-il gérer le bien et préparer un avenir à ses enfants, alors que guerres, catastrophes climatiques, famines se succèdent … “Les années de misère” comme les nomme l’historien Marcel Larchiver, en évoquant “le Temps du Grand Roi” !
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« Les pères de nos aïeux » : Une famille à découvrir : mes ancêtres Roche (épisode 38)
12 décembre 2013, par Danièle Treuil †Après avoir évoqué dans les épisodes 28 à 31 mon aïeule Claudine Coudour, l’arrière-grand-mère de mon père Georges – qui nous a conduits jusqu’aux lointains ancêtres Michel - nous voici de nouveau en présence d’une autre Claudine. C’est l’épouse d’Estienne Pra, née environ cent vingt-cinq ans plus tôt. Elle ouvre aussi un chemin vers une lignée très ancienne, celle des Roche car elle apporte – dans sa corbeille de mariage pourrait-on dire - quelques documents, dont le premier daté de 1615 est le plus vieux parchemin transmis par voie familiale. Un hasard extraordinaire nous a permis d’en découvrir un autre et de remonter encore vingt-cinq ans en arrière. Je vous propose donc une nouvelle bifurcation pour cheminer quelque temps au sein de sa famille, qui est aussi celle de l’une de mes aïeules.
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« Les pères de nos aïeux » : Les Roche rebondissent… Nouvelles alliances avec les Tamain et les Canard (épisode 39)
19 décembre 2013, par Danièle Treuil †Je n’ai pas tout à fait terminé la promenade du côté de chez Roche. Comment cheminer du document de 1615 jusqu’à Claudine ? Dans le lot transmis, se trouvait un parchemin magnifique, par sa conservation et son écriture, en fait le premier contrat de mariage, daté de 1656, dont nous disposions. Les futurs époux portent les patronymes Roche et Tamain. Je supposais que le lien était proche avec Claudine, mais de quelle façon ? Leur mariage par ailleurs est « atypique », j’essaie de comprendre pourquoi. Deux points à éclaircir… qui illustrent ce que j’ai appelé « l’aventure généalogique ». Ce document et les deux suivants aident à comprendre par ailleurs que depuis la vente forcée de 1615, la famille roche a pu rebondir et qu’elle peut s’appuyer sur un réseau de nouvelles familles.
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Mathieu Pra Borjas et Marguerite Magnard des “années de misère” au temps des Lumières (épisode 40)
9 janvier 2014, par Danièle Treuil †Après le détour du côté de mes ancêtres Roche, je reprends le chemin de la lignée “Pra”. L’un après l’autre, depuis les temps lointains où nous les avons rencontrés, ils nous mènent progressivement jusqu’à la Révolution de 1789, moment charnière du récit. C’est là en effet, que nous allons retrouver les arrière-grands-parents de mon père Georges et leurs deux fils Claude, dont l’histoire a fait l’objet de la première partie de cette chronique.