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A propos des guerres de Vendée , une bouteille à la mer : on recherche l’épée de Louis Bodin de la Gueffrie de Boismé (79)


jeudi 18 mai 2017, par Jean-Pierre Mortaud

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La numérisation des Registres paroissiaux mis en ligne par les Archives de Niort a permis aux amoureux de l’histoire de découvrir pour certains de leurs ancêtre des destins étonnants dont le souvenir s’était totalement perdu. Ainsi mes cousins et moi, en explorant la lignée de chacun de nos grands- parents, après avoir eu la chance de les connaître tous les quatre, avons trouvé et mis en forme pour nos petits-enfants une multitude d’informations absolument ignorées dans nos familles.

Nous avons eu confirmation que ces ancêtres avaient été laboureurs dans le bocage ou meuniers en Gâtine pour la plupart, mais nous ne soupçonnions pas que, pris dans les querelles religieuses vers 1700 puis dans les évènements des Guerres de la Vendée à la fin du 18e siècle, ils avaient connus tant de tribulations :

  • Une « vieille tante Guerineau du Breuil-Bernard-Pugny » sortie de Vernoux-en-Gâtine, émigra au Canada en 1740 pour avoir la paix et une meilleure vie sans doute.
  • Au printemps de 1793, un aïeul Fouchereau abandonna Chiché avec sa famille pendant sept ans pour se réfugier successivement à Nueil-les-Aubiers, Terves et Sanzay alors que son demi-frère montait sur l’échafaud à Niort en 1794 et que son beau-père Lucet décédait cette même année dans les prisons de la ville.
  • A la génération suivante et dans la même lignée, en 1829, un autre dont le frère aîné avait fait sept années de service militaire, entra dans la « bande à Diot » de Boismé pour ne pas servir Louis Philippe, y fit cinq années, fut condamné à mort par contumace puis arrêté sur trahison et envoyé au bagne en 1835 ; le cadet s’engagea « pour racheter sa conduite » et fut successivement cavalier, gardien de la Marine et garde champêtre à Rochefort sur mer où il se noya dans le port en 1873.
A propos de Diot, figure légendaire du bocage bressuirais : Jean Guyot dit Diot est né le 24 février 1790 à Courlay près de Bressuire (79). En 1812, il est à Wagram. En 1815, il embrasse la cause royaliste. En 1817, il est dit cultivateur et il entre dans la Gendarmerie. Il est réformé en 1818 et s’installe cabaretier à Boismé, fief des la Rochejacquelein. En 1821, fort sans doute de ses appuis politiques locaux, il est réadmis dans la Gendarmerie dont il démissionne en 1824. En 1829, il embrasse la cause légitimiste et commence à rassembler une troupe d’une soixantaine d’hommes, des réfractaires et quelques déserteurs, qui entretiennent l’agitation dans le bocage. En 1832, il participe à l’affaire dite de la duchesse de Berry qui échoue à soulever la Vendée. Il est au Portugal en 1832 car il a été condamné à mort par contumace en France. En 1840, il revient au pays en profitant de l’amnistie. Ses comparses emprisonnés voire condamnés au bagne sont libérés. Le 22 mars 1841, il meurt à Poitiers d’un coup de corne de vache (sic) en revenant de la foire de la mi-carême. Il est enterré dans cette ville dans le cimetière de la Pierre levée où sa tombe a été restaurée récemment par les soins de l’Ordre national de la Légion d’honneur car il avait été fait chevalier à la Restauration.
  • Dans la branche des Bodin de Boismé, deux frères, Louis et Antoine, ont de leur côté pris les armes à la Révolution « pour Dieu et le Roy ». Ils habitaient à la Gueffrie où cette famille résidait déjà en 1734, exploitant les terres des La Rochejacquelein. Bel exemple d’une fidélité qui se perpétue puisque notre cousin Pierre Bodin, aujourd’hui à la retraite, n’a quitté ce village qu’en 1984 pour le Logis de Clisson où il réside encore.
  • Antoine Bodin (1766-1850), en 1793, fut Lieutenant dans le Bataillon de Bressuire de la Grande Armée catholique et Roya (blessé au combat et pensionné sous la Restauration), il retourna au combat en 1815… Une très jeune femme du château de Clisson, Louise de la Rochejacquelein, fit de lui un portrait resté dans la famille (Louise étant décédée en 1832 à l’âge de 28 ans, on peut penser que le tableau a été peint vers 1826) ; les traits sont si fidèles que Pierre Bodin qui le détient a reconnu lors d’une cérémonie récente un parent éloigné à sa seule ressemblance avec le « cadre ».

  • Louis, son aîné de deux ans, fut Capitaine de Paroisse à Boismé, à la même époque, et reçut en récompense à la Restauration une épée d’honneur.

Raconter cette histoire émouvante et simple à la fois n’a qu’un seul objet : remercier d’avance les nombreux descendants de ces deux frères Bodin de la Gueffrie, disséminés dans le bocage et alentour, de bien vouloir regarder dans leurs greniers...

L’épée de Louis s’y trouve peut-être encore, à moins qu’elle ne soit pieusement conservée dans une armoire ou au contraire exposée dans le séjour d’une maison …. sans exclure qu’elle ait été enlevée à la famille lors des perquisitions vexatoires des années 1830.

Selon la formule consacrée : pour toute information écrire... au rédacteur de ce texte. Alors, c’est sûr, une fête aussi suivra (cf. Article du 4 avril 2017 paru dans le Courrier de l’Ouest, page Bressuire).

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