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De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ?

ou les causes des décès des paroissiens d’un village de la Creuse.


jeudi 30 juin 2016, par Serge Bouvart

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Léobon Pataux, dont on a déjà parlé, curé de Saint Quentin La Chabanne de 1862 à 1889, généalogiste et historien, a aussi tenu un registre nommé « nécrologie ».

Ce n’est pas l’habituel registre de catholicité. C’en est un, supplémentaire, où notre curé notait, entre autres, la cause du décès de chacun de ses paroissiens (seules 11 causes manquent).

Le registre commence en octobre 1862 (Léobon vient d’être nommé) et se termine en mars 1885, nous ne savons pas pourquoi (il ne meurt qu’en 1889).

De quoi mourait-on ? Les 517 décès inscrits vont nous le dire et nous informent un peu sur l’état de santé de la population.

La naissance et les premières années de la vie :

15 enfants sont morts-nés, dont deux jumeaux et un enfant né avant terme. 1 enfant est dit issu de cousins germains (ce qui revient plusieurs fois dans le registre ; enfants anémiés, une muette).

10 enfants vivent moins de 20 jours (anémie, faible constitution, « produit syphilitique », né avant terme).

24 meurent entre 1 mois et 1 an (beaucoup par suite de convulsions, par anémie, croup, variole ou coqueluche, catarrhe).

De 1 à 10 ans, 68 enfants. Croup et convulsions sembles les causes les plus fréquentes, suivies par l’anémie, le rachitisme, 1 cas de typhoïde, 6 de Phtisie, 2 accidents (écrasé par une voiture et un enfant brûlé).

De 10 à 20 ans :

11 garçons et 6 filles (8 par phtisie, 1 variole, 1 méningite, 1 typhoïde, 1 anémie (issu de cousins germains), 1 rougeole, 1 dysenterie, 1 congestion cérébrale.

A noter le cas du jeune François L., 13 ans, ouvrier tuilier, qui meurt d’épuisement par le travail.

Si on ne compte pas les enfants morts-nés, 102 enfants n’ont pas atteint l’âge de 20 ans soit environ 20% des décédés.

De 21 à 60 ans :

154 personnes. La cause principale en est la phtisie (51) dont une « par imprudence coupable » (?).

3 femmes meurent par accident de couches et 5 des suites de couches.

1 femme trouve une mort violente.

2 hommes meurent par accident (chute), 1 femme (suite à une cuisse cassée).

1 homme par empoisonnent aux champignons, 1 suicidé par strangulation et 2 par alcoolisme.

3 femmes meurent à cause du « retour d’âge ». Le curé considère l’âge de 41 ans comme critique pour les femmes.

On trouve 5 cancers (tous chez des femmes) dont 3 de l’utérus, 4 cas de syphilis et 3 de choléra.

On meurt de la gastro entérite (3), de la variole (6) de la typhoïde (3) et entre 55 et 60 ans souvent d’épuisement (5). Les maladies de cœur sont peu nombreuses (4)

Plus de 60 ans :

Ce sont les plus nombreux (251). La personne la plus âgée est Louise Charière 99 ans. Les causes sont dues à la vieillesse et a l’épuisement (77) et aux maladies qui en découlent. Les pneumonies sont nombreuses (17) ainsi que l’hydropisie (22). Suivent les fluxions de poitrines, fièvres diverses.

Le curé n’indique que 2 personnes séniles (82 et 84 ans).

70 personnes ont entre 61 et 69 ans, 105 ont entre 70 et 79 ans et 123 ont plus de 80 ans soit 23% des décédés.

Michel D., 81 ans, aurait pu vivre plus longtemps mais a été victime d’un taureau furieux.

Il semble que le plus difficile était d’atteindre l’âge de 10 ans. Passé ce cap, si on n’était pas trop anémié, si on échappait à une ou deux de ces maladies mortelles qui seraient aujourd’hui prévenues par une simple vaccination, la variole ou la phtisie (tuberculose), par exemple, grande pourvoyeuse du cimetière, on pouvait espérer vivre assez vieux.

Ce que nous raconte Léobon Pataux pour Saint Quentin La Chabanne, est sans-doute un bon reflet de ce qui devait se passer plus ou moins dans beaucoup d’autres villages français (ex : le village des Roches en Isère).

P.-S.

Ce registre a été numérisé et dépouillé, mais ne peut être publié sur internet (moins de 150 ans pour certains actes). Si vous avez un ancêtre décédé dans cette commune (1862-1885) je peux éventuellement, si elle est indiquée, vous en fournir la cause.

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13 Messages

  • bonjour, Serge

    Ce document rare est vraiment très précieux et on y voit bien que ,si l’espérance de vie était plus faible ,c’était surtout à cause de la mortalité infantile :on peut noter peu de cancers mais le diagnostic était sans doute plus rare et l’épuisement pouvait recouvrir bien des causes...
    Merci de nous avoir fait part de cette découverte .
    Bien cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

  • Document très interessant
    Le prêtre était souvent présent dans les cas de malaldie en donnant les derniers sacrements.
    La cause du décès dû à une phtisie par imprudence coupable a peut être été révélée en confession ...
    J’ai une aïeule dcd en 1720 d’apoplexie. Ce genre de détail était très rare !
    Bonne journée
    Annick

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 1er juillet 2016 14:21, par Martin Chantal

    D’où l’utilité des vaccins, on mourrait de la rougeole, du tétanos, de la typhoide et j’en passe. Curieux siècle que le notre qui fait un déni. Document effectivement très précieux pour raviver la « Mémoire » collective.
    Bien cordialement
    Chantal

    Répondre à ce message

    • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 3 juillet 2016 08:44, par Raymonde Brothier

      Bonjour, tout a fait de votre avis au sujet de vaccin !
      Il y en a certains à utiliser avec prudence, mais il faut penser que les vaccins actuels ne sont pas non plus ceux d’il y a 50 ans...Pourquoi ne voit-on plus de variole ou de polio, par exemple ? C’est comme l’eau du robinet qui est qualifiée dédaigneusement de « traitée » ...mais en 1947 et en 1950 j’ai eu la typhoïde et la « jaunisse » (hépatite) justement parce que l’eau n’était pas traitée ! La généalogie m’a appris à ne pas être systématiquement nostalgique.
      Bien cordialement
      Raymonde.

      Répondre à ce message

  • Document exceptionnel. Dommage qu’on n’en trouve pas plus souvent... Les actes de décès ne portent que rarement la cause, sauf accident (tombé d’un arbre, noyé, brûlé dans un incendie, je n’ai guère trouvé autre chose, sauf l’apoplexie, assez courante dans le Nord Vaucluse, et qui pouvait signifier à peu près n’importe quoi...)
    Etude très intéressante.
    Amitiés généalogiques.
    Brigitte

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 1er juillet 2016 14:53, par Jean Porchet

    Cet article très intéressant va dans le sens de ce que j’avais remarqué en faisant ma généalogie : à chaque naissance de jumeaux/jumelles les enfants décèdent presque toujours dans les jours suivants et souvent aussi la mère car un accouchement long dans des conditions très sommaires ne favorisait pas la vie... De même j’ai trouvé une proportion d’enfants mort-nés très forte avant les années 1900.
    Souvent à cette époque les femmes ont une dizaine d’enfants dont 2 ou 3 mort-nés et encore 2 ou 3 qui décèdent avant leur 10 ans, et quand la femme meure le mari se remarie et recommence à faire autant d’enfants...

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 1er juillet 2016 18:07, par Raymond Ouimet

    Bonjour,

    Je suis étonné par le nombre de personnes décédées à 80 ans et plus, ce qui semble indiquer que l’âge limite de la vie n’a pas beaucoup augmenté depuis cette époque.

    Raymond Ouimet

    Répondre à ce message

    • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 2 juillet 2016 07:13, par Serge Bouvart

      Bonjour,
      Il y a effectivement un bon nombre de personnes qui ont plus de 80 ans.

      Il ne faut pas cependant pas confondre l’âge limite qui n’a pas du trop varier (on a sans doute des personnes très âgées et quelques centenaires de plus) avec l’espérance de vie qui au 19e siècle est bien plus basse qu’aujourd’hui.

      Cette espérance de vie aurait pratiquement doublé au 20e siècle (Vaccination, progrès de la médecine).

      D’une moyenne de 82 ans en 2012 en France, on devait être autour de 46 ou 47 ans pour l’espérance de vie au 19e à Saint Quentin La Chabanne.

      Cordialement,
      Serge

      Répondre à ce message

      • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 2 juillet 2016 13:55, par Mcheline Pasquet

        Bonjour Serge, Je vous remercie d’avoir publié ce document qui est super intéressant. Quelle bonne idée a eu ce Curé. Souvent lorsque je fais ma généalogie et que je vois des décès d’ancêtres même lointains, je me pose la question : Je voudrais bien connaître la cause. J’ai déjà rencontré dans les archives del’Aisne un couple décédé à un ou deux jours voire même le même jour. Mais hélas, je reste sans réponse. Peut être y a t il d’autres Curés qui ont eu la même idée mais il faut tomber sur le registre ??? Ils mentionnent quelques fois le temps et la température ou qui à payer la chasuble mais je n’ai jamais trouvé de document comme le votre. Merci de nous le faire partager. Bien Cordialement Micheline

        Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 2 juillet 2016 23:26, par Raymonde Brothier

    De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ?
    Le maire de Vivonne (Vienne) plein de zèle précisait aussi la cause du décès de ses administrés.(D1818-1822)Les noms des maladies rapportés « par l’officier de santé » sont souvent mystérieux : ainsi Marie-Jeanne Pillet est décédée de « fièvre muqueuse adenamique » un autre de « leucophematie simptomatique » S’il se trouve un médecin parmi les lecteurs peut-il nous renseigner ?, mais il y avait aussi des personnes qui mourraient de « caducité d’âge » c’est déjà plus rassurant. Il y avait là aussi des enfants morts nés,des décès de femmes en couches,à 6 mois on mourrait de la coqueluche, à 6 ans de la rougeole et à 15 ans de phtisies...de leucémie ou cancer généralisé « appauvrissement du sang » peut-être d’AVC « apoplexie »
    le maire (ou le scripteur) a cessé d’indiquer les causes du décès au cours de l’année 1824, on a dû lui dire que ce n’était pas réglementaire. Il est a noter toutefois, que les transcriptions des décès de soldats en campagne, et pas seulement à Vivonne donnaient souvent la cause du décès : Ainsi François Renaud est décédé « d’un coup de feu » à Wagram (Vivonne 1807-1812 vue 42)
    Prenez garde à la maladie vérunimeuse et bien cordialement
    Raymonde

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 12 juillet 2016 00:51, par Jacques Colombani

    Les épidémies de peste ont fait beaucoup de victimes. C’est ainsi que j’ai découvert que Marie de Saint Just, ancêtre en ligne directe de mon épouse à la génération 10, est morte en 1586 de la peste, ainsi que plusieurs de ses enfants.
    La peste a certainement réduit la durée de vie de bien des personnes du fait d’une contagion très rapide dans certaines villes et communes.

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 4 août 2016 16:42, par brégéras andré

    Bonjour à tous,
    Les « anciens » le sont devenu ...normal , l’air du Limousin !
    Par contre à Saint Amant-Jartoudeix , là ou j’ai trouvé des ancêtres que j’ai consultés sur place je me suis posé cette question ( a la vue de la taille énorme de l’école) comparativement à l’environnement composé de landes ,de bosquets de châtaigniers et de petites prairies : comment vivaient-ils ???
    Surement très chichement pour se nourrir d’où le résultat !
    Cordialement,ab.

    Répondre à ce message

  • De quoi mouraient nos ancêtres au 19e siècle à la campagne ? 5 août 2016 23:44, par GRAILLOT Nicole

    Les épidémies, les famines ont décimé un grand nombre de nos ancêtres. Le manque d’hygiène, l’ignorance, les pratiques ancestrales désastreuses, la misère etc... ont été à l’origine de bien des décès, mais les registres des sépultures (BMF) et des décès (NMD) ne délivrent que très rarement la cause des décès.
    C’est pourquoi les extraits ci-dessous, glanés au cours de mes recherches généalogiques et relatifs à des décès enregistrés en Vendée et dans le Loiret aux XVIIIe et XIXe siècles m’ont semblé intéressants, en complément de cet article

    1) Extraits du registre BMS tenu par le Prieur Curé ROBIN - paroisse de Cézais - Vendée
    Source : AD85 - Cezais Registres paroissiaux - BMS 1711-janv.1793

    Le Prieur Curé ROBIN signera les registres paroissiaux à partir d’Avril 1779, après le décès du Curé Jean Artus BOUCHER qu’il remplacera, mais ce n’est que le 31/07/1784 que la cause de décès sera mentionnée pour la première fois dans les actes. Cela se poursuivra jusqu’au 10 Juillet 1792 date à laquelle le Curé ROBIN enregistrera son dernier acte sur le dernier registre paroissial de Cézais.

    Vue 420/464
    « Le trente un Juillet mil sept cent quatre vingt quatre par moi sousigné a été inhumé le corps de Pierre BESLI laboureur, décédé la veille écrasé par les roues de sa charrette agé d’environ quarante ans »

    Vue 424/464
    Le dix huit fevrier mil sept cent quatre vingt cinq par moi soussigné a été inhumé le corps de Jean CHATAIGNER décédé la veille agé de quatorze ans rachitique ………
    et
    Le sept fevrier mil sept cent quatre vingt cinq par moi sousigné a été inhumé le corps de Jacques CAILLÉ domestique décédé la veille de la petite verolle a l’age de vingt et un ans…………

    Vue 425/464
    « Le premier jour de mai mil sept cent quatre vingt cinq par moi sousigné a été inhumé le corps de Françoise BRAY décédée la veille d’une fièvre pourprée à l’age d’environ sept ans »……

    Vue 426/464
    « Le vingt quatre août mil sept cent quatre vingt cinq par moi sousigné a été inhumé le corps de Pierre BASIREAU laboureur ……. décédé la veille d’une hidropisie d’estomac a l’age d’environ soixante quinze ans »……..

    Vue 427/464
    « L’onze octobre mil sept cent quatre vingt cinq a été inhumé le corps de Perrine ROUSSEAU décédée la veille d’une fièvre maligne agée d’environ quarante six ans »…….
    et
    « Le trois novembre mil sept cent quatre vingt cinq a été inhumé le corps de Louise BOUNIN femme de Jean BOISDÉ métaïer en ce bourg décédée la veille d’une fièvre maligne agée d’environ cinquante ans »…….

    Vue 429/464
    « Le cinq mars mil sept cent quatre vingt six a été inhumé par moi sousigné le corps de Pierre CAILLÉ décédé la veille a l’age d’environ quatre ans infirme depuis la naissance » …..
    et
    Le dix neuf avril mil sept cent quatre vingt six a été inhumé le corps de Marie SUIRE femme de Louis CHARON charbonnier décédée la veille a l’age de quarante deux ans hidropique……..

    Vue 432/464
    « Le treize septembre mil sept cent quatre vingt six par moi sousigné a été inhumé le corps de Louis BOUILLAUD* décédé la veille d’une fievre putride l’age d’environ douze ans » ………….
    *fils de Mathurine FROUIN veuve de Jean BOUILLAUD laboureur
    et
    « Le dix sept septembre mil sept cent quatre vingt six par moi sousigné a été inhumé le corps de Pierre BERTON, fils légitime de Jacque BERTON sabottier ……. décédé la veille des suites d’une hernie ombilicale a l’age de deux ans et demi »……….

    Vue 433/464
    « Le vingt septembre mil sept cent quatre vingt six par moi sousigné a été inhumé le corps de Pierre GODREAU laboureur décédé la veille d’une fièvre putride a l’age de trente sept ans » ………….

    Vue 440/464
    « Le huit decembre mil sept cent quatre vingt sept par moi sousigné a été inhumé le corps de René VINIER mendiant de cette paroisse décédé la veille d’ hydropisie a l’age de cinquante huit ans »……..

    Vue 446/464
    Le vingt-deux avril mil sept cent quatre vingt neuf, par moi sousigné a été inhumé le corps de Louise BALQUET* ……… décédée la veille par l’ignorance et la maladresse des sages-femme, a l’age de quarante cinq ans
    *épouse d’un bordier

    Vue 448/464
    « Le seize juillet mil sept cent quatre vingt neuf par moi sousigné a été inhumé le corps de Marie RAMBAUD* décédée la veille d’une hidropisie de poitrine a l’age de cinquante quatre ans »
    *épouse d’un journalier
    et
    « Le dix-huit septembre mil sept cent quatre vingt neuf a été inhumé par moi sousigné le corps de René BOBINET, laboureur demeurant a la Demière de cette paroisse décédé la veille d’une révolution d’asthme a l’age de cinquante six ans ».

    Vue 449/464
    Le vingt neuf septembre mil sept cent quatre vingt neuf Pierre BOISMOREAU laboureur décédé d’une attaque d’appoplexie à l’age d’environ soixante seize ans« Vue 451/464 »Le vingt sept fevrier mil sept cent quatre vingt dix par moi sousigné a été inhumé le corps de Pierre BAUDRI décédé la veille des suites d’une pleuresie a l’age de vingt neuf ans"……..

    Vue 452/464
    « Le dix sept aout mil sept cent quatre vingt dix a été inhumé le corps de Françoise fille de Pierre PAILLAT, laboureur, décédée la veille d’une coqueluche a l’age de deux ans »………

    Vue 453/464
    « Le quatre septembre mil sept cent quatre vingt dix a été inhumé le corps de Marie AYRAUD, fille de Sebastien AIRAUD maréchal …… décédée la veille a l’age de vingt un ans d’une fièvre »………

    Vue 455/464
    « Le six février mil sept cent quatre vingt onze a été inhumé le corps de Jacques DUTAUD garçon demeurant au moulin Cresson de cette paroisse décédé la veille d’une fièvre putride a l’age de vingt un ans »

    Vue 458/464
    "Le trente novembre 1791 par moi sousigné a été inhumé le corps de Marguerite Fleurisson* ………
    décédée d’une attaque d’appoplexie a l’âge de quarante neuf ans"
    * fermière

    2) registre des décès de Courtenay
    AD45 - EC 3818 – Courtenay – 1856/1862 – Décès

    Les causes de décès ci-dessous précisées, sont stipulées en gras en marge des actes. Cela de la vue 1 à la vue 18. Soit de Janvier 1853 à Janvier 1854.
    Fièvre nerveuse - Hypertrophie du cœur - Hépatite chronique - Convulsions (2 cas) - Hydropisie de poitrine - Maladie de la moële épinière - Squirrhe utérin - Fièvre typhoïde - Poitrinaire - Fièvre inflamatoire - Cancer à l’estomac - Phthysie - Apoplexie foudroyante (3 cas) - Fièvre typhoide ataxique - Sénilité - Inflamation chronique de l’estomac - Phthysie pulmonaire - Pleuro pneumonie ataxique - entérique chronique - Paralysie - Pleurésie chronique - Catarrhe pulmonaire - Dégénérescence de l’estomac -
    On relèvera aussi un décès pour cause inconnue et un enfant mort-né

    3) Mémoire historique sur la fièvre catarrhale bilieuse - la Forêt sur Sèvre et environs - 1784 - 1785
    Source : La Maraichine normande
    http://shenandoahdavis.canalblog.co...

    4) Décès suite accouchement de deux jumeaux
    Thouarsais-Bouildroux Registres paroissiaux - Baptêmes, Mariages, Sépultures 1755-1770 (Vue 91 et 92 )

    2/02/1765 - Baptême de Pierre COUÉ fils de Mathurin COUÉ, caillerot et de defunte Marie GUILLEBOT
    2/02/1765 - Baptême de Jean COUÉ fils de Mathurin COUÉ, caillerot et de defunte Marie GUILLEBOT
    3/02/1765 - Sépulture de Marie GUILLEBOT décédée le 2/02/1765
    4/02/1765 - Sépulture de Jean COUÉ décédé à l’âge de 2 jours
    7/02/1765 - Sépulture de Pierre COUÉ décédé à l’âge de 4 jours

    5) accidents :
    Chute d’un cerisier - Saint-Sulpice-en-Pareds Registres paroissiaux - Sépultures juill.1645-juin 1680 (Vue 19)
    « Le 9 Juin 1680 décéda en la foy de l’église après la réception de la cérémoni de la pénitence, Hélène VANDÉ femme de Christophe DESCHAMPS, par la chute d’un »cerisier« et le lendemain, son corps fut inhumé au cimetière de ce lieu. L’estoit aagée de 48 ans ou environ »……..

    6) Mort ou blessures dûes aux guerres
    AD85 – Archives militaires de la guerre de Vendée, conservées au service historique de la Défense ( Vincennes) Pensions et gratifications attribuées aux anciens combattants des armées royales de l’Ouest (SHD XU 16, 29, 33-34, 36, 39, 65-66)

    "Coup de feu à la jambe droite, coup de biscayon* à la poitrine gauche, coup de bayonnette à la main droite.
    Estropié, a parfaitement servi, a constamment suivi le général CHARRETTE .Il était avec lui lorsqu’il fut pris, il le défendit, tua plusieurs soldats ennemis et ne quitta le général que lorsqu’il fut entre les mains de l’ennemi, il parvint à se sauver«  »2 coups de feu, un à l’auriculaire droit et l’autre au-dessus de la clavicule droite.
    A sauvé le Général CHARETTE sur son épaule à la déroute de l’île de BOUIN au passage d’une rivière et d’une portion de marais inondée« . »GUIBERT Marie , née à Thouarsais le 10 Janvier 1743 veuve de BOBINET Paul, soldat tué à la bataille de Luçon – 1 enfant – proposition d’ une pension de 40 francs«  »BOBINET Pierre âgé de 48 ans, domicilié à St Sulpice en Pareds, profession de Sabotier. Il semblerait qu’il soit le père de 7 enfants, a été blessé à Montsiraigné d’ un coup de sabre sur la tête, un sur les reins et deux sur le genou gauche. C’est une gratification de Cent francs qui sera proposée".

    7) Infanticide
    Bazoges-en-Pareds – AD2E014/1 - Registres paroissiaux - BMS 1676, 1737-1769 (Vue 219)

    L’an 1759 et le vingt et un de Février, ayant été averty sur les sept heures du matin par Jacquette CHEVRIER de cette paroisse que Jean GIRARD son fils se promenant la veille sur la brune le long de la rivière de Bazoges, aurait apperçu un enfant nouvellement né et tout nu, noyé dans la ditte rivière, flottant sur l’eau, et nous, surpris d’un tel crime si contraire à la nature, nous étant transporté audit lieu, nous aurions en effet apperçu ledit enfant, et après l’avoir fait tirer de l’eau en présence de la ditte Jacquette CHEVRIER, dudit Jean GIRARD, de Jacques et François AUGER, de Jean PLANCHER et de Jean Marc FROUIN, les tous de cette paroisse, nous aurions apperçu que ledit enfant femelle aurait été jettée dans l’eau il y aurait plusieurs jours, attendu qu’il avait en partir poury, un bras et une partie du côté gauche dévoré, et après l’avoir fait envelopper et mis entre deux lailles , nous l’aurions fait enterrer, sur les trois heures du soir, dans notre cimetière, sans cérémonie vû l’incertitude de la réception du Saint Baptême et pour obvier au scandale (le tout sans déroger au droit de la justice, si le cas y écheoit, ce qui serait à souhaiter si le coupable était connu).
    En présence de la ditte Jacquette CHEVRIER et dudit Jean GIRARD qui ne signent, ainsy que nos témoins cy-dessus nommés. LE COMTE Curé

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