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Emma Marie Loof, la flamande


jeudi 1er avril 2010, par André Vessot

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Originaire de Flandre occidentale, mon arrière grand-mère Emma Marie Loof émigre vers l’agglomération Lilloise avec sa famille à l’âge de 4 ans. Nous allons découvrir ensemble son histoire.

La région d’origine des grands parents maternels de Marie Deroubaix, ma grand mère, est située en Flandre occidentale à mi-chemin entre Courtrai et Gand, dans l’ancien département français de la Lys. C’est à Waregem, commune de plus de 7000 âmes, que Jean-Baptiste Loof et Amélie Degezelle se marient le 16 août 1832. Jean-Baptiste est originaire d’Anzegem [1], bourg qui dépendait autrefois de la Haute Châtellenie d’Audenarde, tout comme son père, son grand-père et son arrière grand-père.

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Anzegem, commune d’origine des Loof

Amélie est née à Ingooigem, commune rurale de moins de 2000 âmes, dont une grande partie du territoire était recouverte de bruyères et de bois.

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Amélie Degezelle, mère d’Emma

Le parrain d’Emma n’était pas le roi des belges

Emma Marie Loof naquit à Waregem pendant l’hiver 1850, deux jours après Noël, 7e de sa fratrie. D’après les dire de ma grand-mère maternelle, la légende voulait que pour le 7e garçon, le parrain soit le roi des belges [2]. Le sort en a voulu autrement puisque le n° 7 a été une fille. Les lecteurs de cet article pourront sans doute m’en dire plus sur cette coutume ou apporter les corrections nécessaires. Son parrain est Henri Loof, son frère aîné, qui a déjà 15 ans. Sur l’acte de naissance, son père est mentionné comme charpentier.

Il semblerait que Waregem, qui a connu une évolution démographique importante [3], traverse une période difficile. L’essor économique de la commune ne débutera effectivement que vers 1896. La disette contraint la famille Loof à émigrer vers l’agglomération Lilloise, à Wazemmes.

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Emma Marie Loof

Wazemmes, Moulins



Les communes de Wazemmes et des Moulins, rattachées à Lille en 1858 (sous le Second Empire) sont intimement liées à l’histoire industrielle et ouvrière de la région Lilloise. Les premières filatures de lin sont implantées aux Moulins vers 1840, et avec elles les habitations ouvrières (les courées).

Le 10 février 1850, Victor Hugo part pour Lille avec l’économiste conservateur Adolphe Blanqui, frère du révolutionnaire [4], qui veut lui montrer dans quelles conditions affreuses vivent des milliers de prolétaires. Ce qu’il découvre, dans les caves de Lille - devenues avec lui tristement célèbres - dépasse encore ce qu’il appréhendait [5]. L’extrême pauvreté qu’il découvre provoque chez lui une prise de conscience aiguë de l’injustice sociale qui règne dans ce pays. Elle lui inspirera l’un de ses poèmes dans « Châtiments »



Un jour je descendis dans les caves de Lille ;


Je vis ce morne enfer.


Des fantômes sont là sous terre dans des chambres ;


Blêmes, courbés, ployés ; le rachis tord leurs membres


Dans son poignet de fer.


 


Sous ces voûtes on souffre, et l’air semble un toxique ;


L’aveugle en tâtonnant donne à boire au phtisique ;


L’eau coule à longs ruisseaux ;


Presque enfant à vingt ans, déjà vieillard à trente,


Le vivant chaque jour sent la mort pénétrante


S’infiltrer dans ses os ...


 


Là, frissonnent, plus bas que les égouts des rues,


Familles de la vie et du jour disparues.


Des groupes grelottants ;


Là, quand j’entrai, farouche, aux méduses pareille,


Une petite fille à figure de vieille


Me dit : j’ai dix huit ans ! ...


 


Caves de Lille ! On meurt sous vos plafonds de pierre !


J’ai vu, vu de ces yeux pleurant sous ma paupière,


Râler l’aïeul flétri.


La fille aux yeux hagards de ses cheveux vêtue,


Et l’enfant spectre au sein de la mère statue !


Ô Dante Alighieri !


 


Victor Hugo


Les Châtiments - Livre sixième


La famille Loof s’installe à Wazemmes

Les Loof s’installent donc à Wazemmes, 3 rue de l’Ouest, sans doute en 1853, car le 8 février 1854 Amélie accouche d’une petite fille, Stéphanie . Je sais peu de choses sur les conditions d’existence de la famille d’Emma, probablement meilleures que celles décrites par Victor Hugo, même s’ils côtoyaient la misère autour d’eux. Le père était ébéniste et sans doute son métier arrivait-il à faire vivre sa famille. Après Stéphanie c’est à Marie de montrer le bout de son nez en octobre 1856 à Wazemmes ; l’acte de naissance indique que ses parents sont domiciliés 4 rue des Stations. Le 6 juillet de l’année suivante c’est la fête, à l’occasion du mariage d’Henri le fils aîné.

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Stéphanie Loof

Elle avait à peine 11 ans quand nous avons perdu notre père

Hélas les deuils succèdent aux festivités, Jean-Baptiste Loof décède le 26 avril 1862. Il est suivi de près par deux de ses enfants, Marie en 1864 qui n’a pas encore 8 ans [6]. Puis Désiré, 6 mois plus tard, âgé de 21 ans, qui était mécanicien chez Vanoutrive et Rousseaux, fabricants de peignes pour filature. Je ne sais rien sur les causes de ces décès mais il est sûr que la mortalité, infantile notamment, était assez élevée à cette époque dans les quartiers populaires de Lille, du fait des conditions de logement et de vie, mais aussi des épidémies [7].

Mais je laisse Stéphanie [8] évoquer cette période très dure pour la famille Loof et parler de sa sœur Emma qui a été obligé de commencer à travailler très jeune. « ... Elle avait à peine onze ans quand nous avons perdu notre père, il est mort quinze jours après sa 1re communion, de sorte que grand-maman est restée veuve avec 6 enfants, dont deux encore plus jeunes que ta mère, une plus jeune sœur et moi. Elle s’est donc mise de suite à l’ouvrage elle a d’abord débuté à border des rideaux chez une dame qui occupait plusieurs fillettes, cette dame leur donnait un ouvrage à faire sur autant de temps, la première qui avait fini avait une remise et la première arrivée aussi, et bien vois comme ta mère était sérieuse dès son plus jeune âge. C’était elle qui était la première à tout, et plus tard quand elle a eu la hardiesse d’acheter une machine de 350 francs pour travailler à la maison, six mois après on en rachetait une seconde pour moi qui avait alors près de quinze ans, et pour cela il nous fallait payer 50 francs par mois en plus de vivre, et ta mère ne s’en effrayait pas, mais nous allions tous les mois pendant deux ans à Notre Dame de grâce prier pour notre réussite, et grâce à Dieu nous avons toujours eu de l’ouvrage, car ta mère savait faire n’importe quel ouvrage ».

Les archives familiales ne donnent pas d’autre information sur la vie d’Emma Marie Loof, sinon qu’elle était giletière et habitait 13 rue du Bas-Jardin à Lille, lors de son mariage en 1880 avec Victor Jean-Baptiste Deroubaix. Mais nous en reparlerons dans le prochain article sur l’enfance lilloise de Marie Deroubaix.

Liens

Sources

  • Photos (collection personnelle)
  • Archives familiales (correspondance, faire-part de décès)
  • Archives départementales du Nord
  • Archives municipales de Lille
  • Archives de l’Etat à Courtrai
  • État-civil d’Anzegem
  • Paroisse de Waregem (baptême Emma Marie Loof)

P.-S.

Les généalogistes et lecteurs du Nord pourront sûrement me dire à quoi correspondent aujourd’hui les 2 rues de Wazemmes que je cite :

  • Rue de l’Ouest
  • Rue d’Aboukir

Notes

[13 066 habitants en 1796, 3 245 en 1801, 4 289 en 1846

[2Léopold 1er, premier roi des belges (21/07/1831 à 10/12/1865)

[34 743 habitants en 1801, 7 603 en 1846, 9 162 en 1910

[4Auguste Blanqui

[5Tiré de « Victor Hugo » d’Alain Decaux

[6Ses parents habitent alors 37 rue d’Aboukir

[7Choléra en 1849 et 1866. Vers 1850 à Lille la mortalité infantile est importante dans les quartiers ouvriers : 1/5 des enfants n’atteignent pas 1 an, 1/4 meurent avant l’âge de 3 ans et la moitié décèdent avant 24 ans

[8Lettre du 02/06/1901 de Stéphanie Loof à Marie Deroubaix, sa nièce et filleule

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32 Messages

  • Emma Marie Loof, la flamande 1er avril 2010 16:36, par Jan Deloof

    J’ai lu votre article avec beaucoup de plaisir. Vous savez peut-être que le nom Loof est probablement une flamandisation du picard ’louf’ (français ’loup’)et qu’à l’origine (avant le 16e siècle) était connu comme ’De Loof’, donc ’le loup’. En réalité, mes ancêtres s’appelaient De Loof, sauf pendant une courte période pendant laquelle ils séjournaient à Anzegem. L’administration de ce village ne connaissait que la forme ’Loof’. Ainsi, mon arrière-grand-père est connu comme Jan Baptist De Loof, mais son frère né à Anzegem comme Leo Loof. Ce Leo est allé chercher une meilleure vie en France, comme tant d’autres. Mais nous ne sommes pas de la même ligne que Emma Marie.

    Vous savez certainement aussi que la Flandre historique (la Flandre Française, les provinces Flandre Orientale et Occidentale en Belgique, et la Flandre Zélandaise aux Pays-Bas) a toujours été une région riche et prospère, sauf précisément pendant ce maudit 19e siècle.

    Bien à vous, Jan Deloof.

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 1er avril 2010 17:37, par André Vessot

      Merci pour votre message, j’ai été très intéressé par vos explications sur l’origine du patronyme Loof ainsi que sur la situation économique de la Flandre historique au 19e siècle.
      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 12:03, par J.-P. Chaineux

      Bonjour,

      On sait qu’en flamand, « de loof » se traduit par « le feuillage », « la frondaison ». alors pourquoi ne pas voir dans le patronyme De Loof l’exact correspondant en flamand du Laverdure, nombreux dans le Nord et l’Est de la France ?

      Bien à vous
      Jean-Pierre Chaineux

      Répondre à ce message

      • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 14:33, par André Vessot

        Bonjour et merci pour cette possible origine du patronyme « Loof » "De Loof". Bien cordialement.

        André VESSOT

        Répondre à ce message

      • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 18:09, par jan deloof

        Pour la signification de ’Loof’, je suis le dr. Frans Debrabandere dans son « Verklarend Woordenboek van de Familienamen in België en Noord-Frankrijk ».

        C’est vrai, ’loof’ signifie en néerlandais ’feuillage’, mais ce mot a de tout temps été neutre, donc ’het loof’. Il est peu probable que le nom ’De Loof’ ait quelque chose à voir avec la verdure.

        Une seconde possibilité serait ’loof’ comme ancien adjectif signifiant ’épuisé’, ’fatigué’. Mais ici le dr. Debrabandere a également ses doutes : ’De Loof’ est un nom typique de la Flandre proprement dite (les provinces belges de la Flandre Occidentale et de la Flandre Orientale) et devrait normalement se prononcer et s’écrire « De Love » et non pas « De Loof ». Voir la multitude de noms similaires : De Groote/Degroote, De Bruyne/Debruyne, De Blonde/Deblonde etc.

        La signification la plus probable reste une flamandisation du picard ’louf’, un nom qui existe également en Flandre. Mais dans mes recherches je n’ai trouvé nulle part une administration qui ait confondu ’louf’ et ’loof’. C’est peut-être une indication que l’explication du dr. Debrabandere n’est pas exacte non plus, mais faute de mieux, je tiens à cette explication ’louf’ , ’loof’ , signifiant ’wolf’ = ’loup’.

        Bien à vous, Jan Deloof

        Répondre à ce message

        • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 18:36, par André Vessot

          Merci pour ces explications complémentaires qui semblent effectivement bien étayées. Quoiqu’il en soit les deux significations ne manquent pas de charme et j’avoue que « Le loup » me plaît bien.
          Meilleures salutations.

          André VESSOT

          Répondre à ce message

        • Emma Marie Loof, la flamande 4 avril 2010 18:58, par J.-P. Chaineux

          Bonjour,

          Que puis-je ajouter à ce sommet d’érudition ?

          Sinon peut-être qu’il faudrait vérifier que, dans les cas où il s’utilise comme patronyme, un nom puisse ne pas rester neutre : on trouve ainsi des Debeen, Deboek, De Kruis, De Herdt, etc, tous ces noms étant neutres en Néerlandais.

          Enfin, pour être complet, il faut noter qu’en picard — comme en wallon d’ailleurs — un loup se traduit généralement par « leu ». On peut d’ailleurs vérifier que les ’Leleu’ sont incomparablement plus nombreux dans la région Nord- Pas de Calais que les ’Louf’, et plus encore que les ’Leloup’.
          Affaire à suivre donc.

          Ceci étant posé, je comprends parfaitement qu’il soit plus valorisant de porter un patronyme rappelant le loup plutôt que de la verdure ou un gars fatigué...

          Bien à vous

          Jean-Pierre Chaineux

          Répondre à ce message

          • Emma Marie Loof, la flamande 5 avril 2010 08:08, par André Vessot

            Bonjour,

            Merci pour ce nouveau complément d’information sur le patronyme Loof. Habitant à Lyon, je n’avais pas réfléchi sur l’origine de ce patronyme avant de faire mes recherches généalogiques dans le Nord et la Belgique.

            Merci donc de nous faire part de ces connaissances. Ce forum permettra peut-être d’en savoir plus, mais je ne suis pas assez connaisseur pour trancher. Bien cordialement.

            André VESSOT

            Répondre à ce message

          • Emma Marie Loof, la flamande 6 avril 2010 17:23

            Je n’ai aucune autorité linguistique particulière mais il me semble que Loof est un « O » long et ne rend pas le « ou » bref français (de loup) qui serait plutôt transcrit « loef » sans doute, faute de mieux. Donc « loof » pour « loup » français me semble douteux. D’autre part « loof » (feuillage) correspondant au haut allemand « Laub » me semble aussi douteux , on attendrait une diphtongue « luif » ou « louf » . Mais encore une fois, je peux me tromper.

            a Blanchard

            Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 2 avril 2010 11:20, par Anik Boudart

    La coutume belge, toujours en vigueur actuellement, veut en effet que le roi des Belges soit parrain du 7e fils dans une famille ; c’est également valable pour les filles : dans ce cas, c’est la reine qui est marraine. Je ne sais pas comment s’organisent les démarches, mais la famille reçoit une lettre de confirmation signée du souverain et un cadeau à certaines occasions.

    Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 10:11, par D’HAENE

    Merci pour cet article qui me ramène vers la famille de mon père, né à Lille, comme son père en 1882, fils d’émigrés flamands de Roselare et Zwyjnaerde, demeurant aussi à Wazemme (famille D’HAENE et VERBEKE).
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 11:10, par André Vessot

      Merci pour votre message, je réside à Lyon mais je reste très attaché à mes origines du Nord et de Belgique, nous avons donc une partie d’histoire commune, la Flandre et Wazemmes.
      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 14:16, par choucky

    Je suis 1 vieile dame de 83 ans . Mon mari ,aujourd’hui décédé,avait dans ses ascendants des LOUF . Je possède en particulier une image de décès d’un personne que je crois être une arrière grande tante : Mademoiselle Marie- Angèle LOUF née à Sainte-Marie-Kerque le 31 Dec 1860 . Décédée à Saint- Pierrebrouck le 22 Nov 1922 Je peux vous l’ envoyer .si vous le désirez Bien cordialement J . Manche

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 19 mai 2011 16:34, par Willy De Smet à 8500 Kortrijk

      Bonjour,
      J’ai lu votre message relatif à Emma LOOF la flamande.
      Je suis très intéressé dans l’arbre généalogie de la famille Louf. Ma femme (décédée en janvier 2009) s’apelle Maria Louf.
      Vous serait-il possible de m’envoyer vos données concernant les Louf, ainsi que la documentation que vous possédez, par.Ex. photos, images de décès etc.
      Je vous en remercie d’avance.
      Cordialement
      Willy De Smet

      Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 14:21, par Manche Jacqueline

    Je ne sais si mon précédent messge est parti : Donc je rrapelle que j’ai à votre disposition 1 image de décès de Mademoiselle Marie-Angèle LOUF née à Sainte-Marie-Kerque le 31 Dec 1860 et décédée à Saint-Pierrebrouck le 21 Nov 1922

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 3 avril 2010 16:50, par André Vessot

      Merci pour votre message, c’est très gentil à vous de me proposer ces informations. Je ne pense pas qu’il y ait un lien avec la branche de votre mari, car les Loof de ma lignée sont venus d’Anzegem et se sont installés sur la région de Lille et de Roubaix.
      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 5 mai 2010 19:39, par mmanfroy

    bonjour,

    concernant votre demande sur la rue d’Aboukir, il s’agit actuellement de
    la rue d’Iena et de la rue du marché, dans le quartier Wazemmes.

    information collectée à la mairie de Lille.

    marie

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 5 mai 2010 19:53, par André Vessot

      Merci pour cette information qui complète utilement cet article et pour moi maintenant ce sera plus parlant de savoir où mes ancêtres ont habité.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

      • Emma Marie Loof, la flamande 16 mai 2010 22:55, par Pierrick Chuto

        Bonsoir André,
        Je trouve toujours vos articles passionnants et vous en félicite.
        j’attends la suite.
        Pierrick Chuto

        Répondre à ce message

        • Emma Marie Loof, la flamande 22 mai 2010 20:57, par André Vessot

          Bonsoir Pierrick,

          Merci pour vos encouragements, la suite vient d’être publié cette semaine. Mais je crois, et sans doute est-ce aussi vrai pour vous, on a plaisir à faire partager le fruit de ses recherches et de ce qui nous tient à coeur dans notre histoire familiale.

          André VESSOT

          Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 8 octobre 2011 23:02, par viky

      je souhaite juste préciser que la rue d’aboukir n’existe plus aujourd’hui ! c’était une petite rue dont le début était rue d’Iéna et qui était parallèle à la rue du marché. Cette petite rue était composée de maisons mais aussi de « cours » comme on en voyait à l’époque.
      Une ancienne habitante de la rue d’aboukir.

      Répondre à ce message

      • Emma Marie Loof, la flamande 9 octobre 2011 09:37, par André Vessot

        Chère Madame,

        Merci pour votre commentaire qui me permet de mieux situer les lieux où ont vécu mes ancêtres.

        Bon dimanche, bien cordialement.

        André VESSOT

        Répondre à ce message

  • Emma Marie Loof, la flamande 24 novembre 2013 20:26, par Gaetan Loof

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’échange d’informations sur le patronyme Loof. Je suis un québécois d’origine francophone (province canadienne) et j’essaie d’obtenir des informations sur Jakob (ou Jacques) Loof (ou Louffe. Leoft, Deloux), mon ancêtre, arrivé au Canada entre 1776 et 1783 lors de la Révolution américaine. Il faisait partie des « mercenaires allemands » venus défendre les intérêts de l’Angleterre contre l’envahisseur américain. L’histoire révèle que ce groupe de mercenaires était constitué de soldats provenant de divers pays, dont la Belgique, la Hollande et l’Autriche.
    Quelqu’un peut-il me guider dans ma recherche d’informations pour identifier le pays d’origine de Jakob Loof ?
    Merci de votre aide.
    Gaétan Loof

    Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 25 novembre 2013 14:57, par André Vessot

      Cher Monsieur,

      Je pense effectivement que votre ancêtre venait de Belgique (Flandres) ou de Hollande. N’avez-vous aucun élément : acte de sépulture ou autre qui pourrait nous éclairer sur la famille de votre ancêtre ? Peut-être peut-on trouver la trace de ces mercenaires dans les archives canadiennes ?

      J’ai fait passer votre message à Monsieur Jean Deloof qui pourra éventuellement vous donner des éléments d’informations.

      Bon courage pour la suite de vos recherches.
      Bien cordialement.

      André Vessot

      Répondre à ce message

    • Emma Marie Loof, la flamande 25 novembre 2013 16:48, par Jan Deloof

      Sur Geneanet, on peut trouver des Loof en Allemagne et des Lööf en Scandinavie, mais la grande majorité des Loof peut être localisée en Flandre Oriëntale et Occidentale (provinces de la Belgique) et en Zélande (aux Pays-Bas). Il sera pratiquement impossible de trouver avec certitude l’origine de votre soldat Jakob Loof sans renseignements complémentaires.

      En général, le nom s’écrit De Loof ou Deloof, mais à Oudenaarde (Audenarde) et dans une petite région à l’ouest de cette ville historique, où se situe notamment Anzegem (ancienne orthographe Anseghem), on s’est mis dans la tête d’enregistrer les nouveaux nés comme Loof.

      Or, j’ai dans mes données un soldat Jacob Loof, né à Anzegem, qui se marie à Terneuzen (Zélande) en 1654 avec Janneke Seus. Cela ne prouve rien, mais sait-on jamais si un de ses descendants - notre Jakob de la période que vous citez - n’a pas été soldat à son tour ?

      Salutations cordiales de la Flandre au Québec.

      Répondre à ce message

      • Emma Marie Loof, la flamande 26 novembre 2013 21:57, par Gaétan Loof

        Un gros merci aux personnes qui ont bien voulu répondre à ma demande de renseignements au sujet du lieu d’origine de mon ancêtre Jakob Loof, un mercenaire allemand qui aurait adopté le prénom de Jacques une fois la guerre terminée pour mieux s’intégrer dans la communauté francophone du Canada. Je possède peu de renseignements crédibles qui pourraient orienter les recherches, mises à part les deux informations suivantes :

        • il faisait partie du régiment Brunswick de ce groupe de mercenaires. Les membres de ce régiment sont en grande partie arrivés au Canada au printemps et à l’été 1776.
        • sur l’acte de naissance de sa fille Marcelline née le 15 septembre 1797 et baptisée à la religion catholique (document dont j’ai copie), il est indiqué qu’elle est « née du mariage de Jacques Loof allemand et de Madeleine Bois ». Se peut-il que l’Allemagne de l’époque débordait les frontières actuelles avec la Belgique, la Hollande ou d’autres pays, expliquant ainsi le fait qu’il ait déclaré être allemand ?
          Encore une fois merci

        Répondre à ce message

        • Emma Marie Loof, la flamande 28 novembre 2013 08:38, par André Vessot

          Bonjour Gaétan,

          Je vous propose plusieurs pistes de recherche :

          • J’ai regardé sur internet le régiment de Brunswick, il y a pas de choses et d’autre part il semble que les archives canadiennes possèdent pas mal de documents sur cette époqie et sur ce régiment.
          • Il est fort probable que votre Jakob se soit marié au Québec, il serait donc intéressant de retrouver son acte de mariage qui vous en dirait certainement un peu plus.

          Je vous souhaite bon courage et réussite dans vos recherches qui seront sûrement passionnantes. Bien cordialement.

          André Vessot

          Répondre à ce message

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