www.histoire-genealogie.com


----------

Accueil - Articles - Documents - Chroniques - Dossiers - Album photos - Testez vos connaissances - Serez-vous pendu ? - Entraide - Lire la Gazette - Éditions Thisa


Accueil » Articles » L’expérience de la mer » Généalogie et science au service de l’identification d’un squelette

Généalogie et science au service de l’identification d’un squelette

L’inconnu de Vanikoro repose désormais à Brest


jeudi 24 mai 2012, par Anne marie Guillot

Répondre à cet article

Le 1er août 1785, La Boussole et L’Astrolabe, respectivement commandées par Jean-François Galaup de La Pérouse et Paul-Antoine Fleuriot de Langle, quittent la rade de Brest pour un voyage de circumnavigation sans retour. Les navires sont retrouvés dans la faille de Vanikoro.

L’association Salomon, aidée de la Marine Nationale s’est fixé un objectif démesuré : retrouver la trace des membres de l’équipage (marins et savants).

En 2003 un squelette est découvert, lors des fouilles de La Boussole. Depuis cette date, scientifiques et généalogistes s’efforcent de l’identifier.

Premières investigations menées sur le squelette

Il s’agit d’un homme âgé de 30 à 35 ans avec une incertitude de 5 à 6 années, qui mesure environ 1,68 mètre avec une incertitude de 4 centimètres. Sa dentition est bien entretenue, ce qui est inhabituel à l’époque et exclut la possibilité qu’il s’agisse d’un marin. Ses dents sont abrasées comme par un effet de mastication et il est légèrement prognathe. Le péroné droit présente une fracture diaphysaire nette, transversale, sans que l’on puisse déterminer si cette fracture est ou non post-mortem. Il a été victime dans l’enfance ou l’adolescence d’une fracture de l’humérus gauche et de la clavicule droite. Il doit être gaucher, possède une musculature peu à moyennement développée, ce qui semble exclure encore les marins astreints de longues années aux manœuvres. D’autre part, il a été découvert dans le gaillard arrière de la Boussole où résidaient les officiers et les savants.

Des indices supplémentaires : les objets trouvés à proximité du squelette

Près du corps sont retrouvés : cinq boutons d’habit en laiton dont l’un porte, gravées, une couronne et les initiales RV, quatre autres en laiton sans marque distinctive, trois boucles de soulier en argent, un crucifix, une boîte en bois qui avait contenu un missel, un pistolet aux initiales GJC ou GH, d’autres objets aux initiales RV, une canule, un nombre très important de pièces de vaisselle aux armes ecclésiastiques (chapeau, cordon à douze houppes, six de chaque côté, posées sur trois rangs, et sur l’écu un cœur percé d’une flèche, indiquant une appartenance aux génovéfains, ordre religieux auquel appartient l’abbé Mongez aumônier de l’expédition et scientifique reconnu dans la minéralogie et la physique).

Deux portraits robots

Deux portraits robots de l’inconnu de Vanikoro sont réalisés à partir du crâne du squelette :

  • l’un d’eux par ordinateur par les services de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale),
  • l’autre en collaboration avec le docteur Jean-Noël Vignal, anthropologue médico-légal de cet institut par la sculptrice Elisabeth Daynes.

Qui est donc l’inconnu de Vanikoro ? Généalogie et recherche ADN au service de son identification

Peu d’hommes embarqués sur la Boussole peuvent correspondre au portrait de l’inconnu. Après consultation du rôle de l’équipage, quelques scientifiques ou certains officiers, tout au plus, répondent aux caractéristiques du squelette.

Voici ce qu’en dit l’Association Salomon : « si l’on répertoriait les nombreux objets retrouvés dans la Faille depuis le passage de la Marine nationale en 1964, en fonction de leur appartenance, tous les faisceaux nous dirigent vers Mongez ou Lepaute d’Agelet : le crucifix, la petite boîte aux huile saintes frappée des armes du roi de France, la vaisselle de Mongez, la pierre d’autel. Il y a aussi ceux qui pourraient appartenir à Lepaute d’Agelet : lunette astronomique, quart de cercle et autres instruments d’observation. »

L’enquête s’oriente de plus en plus vers l’abbé Mongez. Détail troublant, Mongez avait publié une étude sur l’appareil d’Albert Pieropan destiné à réduire les fractures des jambes, prouvant ainsi qu’il était concerné par le sujet. Rappelons que le squelette trouvé avait eu une fracture du péroné.

L’Association Sine Dolo, dont les membres fondateurs descendent de cette famille remettent à l’association Salomon qui pilote les recherches, deux portraits de Jean-André Mongez, l’un de face, l’autre de profil ainsi qu’un portrait d’Antoine Mongez, son frère. Les deux frères présentent tous deux, un léger prognathisme comme le squelette.

La ressemblance entre les portraits robots et ceux de l’Abbé sont certes troublants mais, seule une étude comparative de l’ADN du squelette et d’un porteur d’ADN mitochondrial (transmissible uniquement par les femmes) d’un descendant Mongez est susceptible de confirmer l’hypothèse qu’il s’agit bien de l’Abbé.

Sine Dolo établit alors un arbre généalogique exhaustif (plus de cinq cents descendants de la famille Mongez). Restait à retrouver parmi eux, un descendant porteur de ce fameux ADN. Pour cela, il fallut partir de la sœur de l’Abbé Mongez et descendre de femme en femme jusqu’à nos contemporains.

Après un long travail de généalogie, Sine Dolo retrouva un descendant de la famille Diday qui a pu fournir des poils de barbe d’un individu décédé en 1924. L’ADN contenu dans ces poils a été comparé avec celui du squelette par des équipes scientifiques qui en ont déduit qu’« ’il n’y a pas incompatibilité » entre l’ADN de ce descendant Mongez et celui du squelette trouvé à Vanikoro. Cela est insuffisant pour apporter la preuve que le squelette et Mongez sont une seule personne.

Pourtant, au regard de tous les indices dont on dispose, les personnes impliquées dans la recherche de l’identification de l’inconnu penchent de plus en plus vers la piste de Jean André Mongez. L’association Salomon encourage vivement Sine Dolo à continuer sa recherche généalogique avec pour objectif de trouver d’autres porteurs de l’ADN mitochondrial de l’Abbé Mongez.

La chance de retrouver d’autres indices comme des poils de barbe étant minime, Sine Dolo reprend alors ses recherches généalogiques avec deux objectifs :

  • tout d’abord retrouver d’autres personnes porteuses de ce fameux ADN. Après avoir épuisé les pistes des descendants d’une sœur de l’Abbé Mongez, il faut reprendre la recherche en descendant cette fois à partir de la mère de l’Abbé.
  • ensuite, découvrir quel est leur lieu de sépulture pour envisager une éventuelle exhumation aux fins de comparaison d’ADN.

Sine Dolo est actuellement sur la piste de plusieurs descendants, décédés, de cette famille et répondant à ces exigences.

Mais avant d’envisager un prélèvement d’ossement, un certain nombre de conditions doivent être remplies. Il faut, en premier lieu, que les restes ne soient pas mélangés à d’autres corps ce qui se produit quand plusieurs personnes sont enterrées dans la même concession, en pleine terre. Cela suppose des archives funéraires bien tenues pour obtenir cette information.
Ensuite, avoir l’accord de descendants.

Dans bon nombre de cas, la première condition a été remplie. Pour la seconde, Sine Dolo se heurte à des difficultés juridiques ou administratives : accord des conservateurs, autorisation du Procureur.

Le squelette repose désormais à Brest

Malgré les fortes présomptions qu’il s’agisse de Mongez, la preuve formelle n’a pu être apportée à ce jour. Un lieu de sépulture devait pourtant être trouvé à celui qui est encore « l’inconnu de Vanikoro ».

Après avoir été exposé au Musée de la Marine à Paris, le squelette est oublié, pendant plusieurs années, dans les réserves d’un grand musée parisien. L’historien brestois Alain Boulaire sensibilise alors les autorités pour qu’il ait une sépulture à Brest, port de départ de l’expédition.

Le Ministère de la Marine inhume donc le corps, le 29 juin 2011, dans l’enceinte de la Préfecture Maritime, près du château-musée, sous une rose des vents, réalisée en plusieurs tons de marbre, par le sculpteur Joël Kerhervé. Il devient le symbole de tous les savants et marins morts en mer pour la France.
Sans troubler la quiétude des lieux, les visiteurs du musée peuvent apercevoir le monument, derrière une barrière métallique qui sépare le musée de la Préfecture Maritime.

PNG - 205.4 ko
Le monument à la Préfecture Maritime de Brest
(photo A.M. Guillot)

Sur la plaque de marbre du monument à la Préfecture Maritime de Brest, au milieu de la rose des vents, sont gravés ces mots :

ICI REPOSE L’INCONNU
MEMBRE DE L’EXPEDITION
DU CAPITAINE DE VAISSEAU
DE GALAUP DE LA PEROUSE
DECOUVERT A VANIKORO LE 22 NOVEMBRE 2003

EN HOMMAGE A TOUS LES MARINS ET SAVANTS
DES EXPEDITIONS SCIENTIFIQUES FRANCAISES
PERIS EN MER

INHUME SOLENNELLEMENT LE 29 JUIN 2011

REQUIESCAT IN PACE

JPEG - 79.9 ko
Au premier plan, dans l’enceinte du Musée, la plaque où figurent les noms des membres de l’expédition
Au second plan, dans l’enceinte de la Préfecture Maritime, derrière une barrière métallique,
la rose des vents sous laquelle ont été déposés les restes du mystérieux inconnu
(photo A.M. Guillot)
JPEG - 80.8 ko
Côté musée, le nom de l’Abbé Mongez figure parmi les disparus (Photo A.M. Guillot)

Alain Conan, président de l’association Salomon ainsi que le plongeur Jean-Pierre Folliard qui découvrit le squelette dans la faille de Vanikoro étaient présents à cette cérémonie, ainsi que le Préfet maritime, l’Amiral Anne-François de Saint-Salvy qui fit une allocution, l’amiral Jean-Louis Battet et le maire de Brest, François Cuillandre qui déposa une gerbe. Marc La Pérouse représentait la famille de l’illustre navigateur et Anne-Marie Guillot celle des descendants de Jean-André Mongez et l’association Sine Dolo.

Les honneurs militaires ont été rendus avec des délégations des bâtiments La Pérouse, Monge, Borda et Laplace. L’aumônier de la Marine se recueillit devant la pierre tombale et prononça un discours mais aucune bénédiction ne fut donnée.

Hervé Bédri, responsable de la gestion du patrimoine auprès de la Préfecture Maritime Atlantique, explique dans le Télégramme de Brest du 30 juin 2011 : « L’inconnu a été placé dans un petit cercueil construit par l’atelier menuiserie du service logistique de la Marine. Nous y avons déposé sa seule carte d’identité, le résultat de l’analyse ADN et un tube contenant du sable prélevé sur le site de l’épave à Vanikoro et des perles de verroterie offertes par l’expédition aux populations indigènes ».

Sources :

  • Dans Généanet, consultez l’arbre de la famille Mongez réalisée par Sine Dolo à l’identifiant amguillot. Contact : guillot.anne-marie@wanadoo.fr
  • Biographie de l’Abbé Mongez réalisée par Sine Dolo dans Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Andr%C3%A9_Mongez
  • L’Association Sine Dolo

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

20 Messages

  • Pierre Guéry est mon cousin au 7e degré. Il était armurier et horloger. Il devait régler à Brest, avant le départ des 2 vaisseaux, les horloges qui permettaient de faire le point. De la précision et de la fidélité de ces instruments, dépendait la localisation des bateaux. Il avait donc une fonction capitale pour l’expédition.
    Je suis volontaire pour comparer mon ADN avec celui des restes des marins retrouvés
    Emmanuel POTIÉ
    voir mon cousinage sur geneanet. Login : « empotie »

    Répondre à ce message

    • Merci pour votre message.
      Il faut d’abord que Emmanuel POTIE réponde aux caractéristiques du squelette : âge par exemple, et qu’il figure dans le rôle d’équipage comme étant membre de l’équipage de La Boussole puisque le squelette a été découvert sur ce vaisseau.
      Ensuite, il faut s’assurer que vous avez le même ADN mitichondrial que POTIE. Cet ADN ne se transmet que par les femmes. Il faut donc que depuis la mère de POTIE (ou sa soeur s’il en avait une) vous ne rencontriez aucun homme avant vous.
      Vous pouvez contacter l’Association Salomon pour plus de renseignements
      Bien cordialement
      Anne Marie Guillot

      Répondre à ce message

    • *J’ai étudié la vie de Pierre GUERY, aide horloger de Joseph LEPAUTE DAGELET embarqué avec lui sur la Boussole.
      J’ai réalisé son arbre généalogique et sa chaîne ADN.
      Il apparaît que :
      1) dans votre tabeau de cousinage avec lui vous êtes un cousin collatéral au 10° degré de la 7° génération,
      2) Malheureusement, comme vous le pensez, vous ne faites pas partie de sa chaîne ADN puisque vous ne pouvez pas avoir d’ADN mitichondrial uniquement transmissible par les femmes.
      Rassurez-vous vous restez apparenté à la famille GUERY et vous êtes un digne réprésentant de Pierre GUERY. A ce titre l’invitation à Brest le 17 juillet 2012 vous concerne.
      Amitiés
      Claude PARENT

      Répondre à ce message

  • Je suis très admirative de ce que peut faire la science dans ce cas.
    O. LEPERE

    Répondre à ce message

  • Je suis surpris de la mention de « descendants de Jean-André Mongez ». Un prêtre n’est-il pas voué au célibat ? Dans le cas de Jean-André Mongez, sa biographie ne fait pas mention d’un mariage suivi d’une entrée tardive dans les ordres.
    Que faut-il en conclure ?

    Répondre à ce message

  • Je suis surpris que mention ne soit pas faite des recherches importantes entreprises à propos de la famille de LEPAUTE DAGELET Joseph.
    un article a été publié par nos soins dans Neptunia N° 259 de septembre 2010 ,revue du musée de la marine.
    L’identification avec l’ADN était possible mais a été volontairement abandonnée .Les restes d’un descendant LEPAUTE devaient être exhumés au cimetière de Thonne-la long ’((Meuse)Toutes les formalités avaient été accomplies.

    Claude PARENT
    coadministrateur du forum et du site des « Amis et Cousins LEPAUTE »

    Répondre à ce message

    • Bonjour,
      Comme vous l’avez lu, mon article fait bien mention de Lepaute comme candidat possible.
      Le but de l’article est de montrer le rôle de la science dans la généalogie.
      Vos recherches sont tout aussi intéressantes et participent avec les nôtres au désir de faire avancer l’identification du squelette.
      Bien cordialement,
      Anne Marie Guillot

      Répondre à ce message

  • Article intéressant, mais j’ai eu la même réaction de surprise que Claude PARENT.
    Voici le lien vers notre site De la Lorraine à Vanikoro

    Cordialement
    Marie-Lise ROCHOY
    co-administratrice du site et de la liste de discussion Lepaute

    Répondre à ce message

  • Mon époux, Alain Degny, membre de l’Association des Amis du Musée de la Marine, s’étonne qu’il ne soit fait aucune allusion à l’hypothèse selon laquelle il pourrait s’agir de Jacques-Joseph Le Corre, chirurgien en second, puis chirurgien-major de La Boussole.

    Hypothèse retenue comme la plus probable par le Musée, dans la plaquette éditée à l’occasion de l’exposition Le Mystère La Pérouse, 2008.

    Gisèle Pisseloup

    Répondre à ce message

    • Bonjour,
      Il n’était pas question en si peu de pages de faire une étude complète sur les recherches menées pour l’identification du squelette trouvé à Vanikoro. Celle-ci a été faite par l’Association Salomon dans un merveilleux ouvrage « Le Mystère Lapérouse ou le rêve inachevé d’un roi  », Edition Conti.
      Le but de l’article présente trois aspects :

      • Il est contenu tout d’abord dans son titre, "Généalogie et Science au service de l’identification d’un squelette" : montrer la contribution de la Généalogie à l’identification d’un squelette aux côtés de sciences considérées comme plus nobles : l’histoire, la biologie, la médecine….
      • L’autre intérêt : exposer que si les hommes transmettent le patronyme (si important en généalogie), les femmes, quant à elles, transmettent l’ADN mitochondrial.
      • Enfin, si très souvent les généalogistes familiaux amateurs, comme beaucoup d’entre nous, recherchent leurs ascendants, dans le cas précis de notre recherche sur la famille Mongez, notre travail a porté sur la généalogie descendante à partir d’une sœur de l’Abbé Mongez et/ou de sa mère, jusqu’à atteindre nos contemporains. La méthode est différente de celle utilisée pour la généalogie ascendante. Menée par Fabien Cler, président de Sine Dolo, elle a permis de répertorier plus de cinq cents personnages, pour n’oublier aucun collatéral. La naissance d’un enfant mâle excluait sa branche descendante.
        Parmi les branches éligibles, actuellement, seule la famille Diday, a pu remettre à l’Association Salomon, une mèche de barbe d’un grand père, décédé en 1924, qui descendait par les femmes de la sœur de l’Abbé.
      • Sur ces poils de barbe, des séquences partielles d’ADN ont été obtenues mais provenant de personnes différentes. Ce qui laisse penser qu’ils ont été manipulés.
      • L’ADN a pu être extrait du fémur du squelette. Un profil partiel a été établi.

      En conclusion : Mongez n’est pas écarté mais on ne peut affirmer que lui et le squelette ne sont qu’une seule et même personne.

      Des analyses similaires pourraient, bien sûr, porter sur d’autres personnages embarqués sur la Boussole, qui répondraient aux caractéristiques du squelette (âge en particulier) et en faisant appel à la rigueur demandée par les Sciences (j’inclus la Généalogie).

      Bien cordialement,

      Anne Marie Guillot

      Répondre à ce message

  • J’avais suivi avec intérêt une émission consacrée à la découverte de ce squelette.
    La caractérisation principale du crâne retenue par les chercheurs était « l’abrasion importante de ses dents de devant », inhabituelle pour un officier ou un personnage présent sur le navire (hors l’équipage des marins)par rapport à l’estimation de son âge.
    L’hypothèse exposée au cours de l’émission était que l’usure particulière des dents de devant aurait été due à la mastication très fréquente d’un crayon. Cela amenait à l’orientation de l’attribution de l’identité de « l’inconnu » vers un des dessinateurs embarqués pour relever tous les éléments de botanique ou de géographie...

    Qu’en est-il de cette hypothèse ? A-t-elle été abandonnée ?
    Soazig v.

    Répondre à ce message

    • Cette singularité a fait penser qu’il s’agissait de Gaspard Duché de Vancy (1756-1788), peintre et dessinateur embarqué sur La Boussole, mais cette hypothèse a fait long feu.

      Gisèle Pisseloup

      Répondre à ce message

    • Bonjour,
      En effet, l’hypothèse que l’inconnu soit le dessinateur botaniste Duché de Vancy avait été un temps évoquée. Mais la recherche réserve des surprises. Il faut se rappeler que l’inconnu ne peut être qu’un homme embarqué sur La Boussole. Et, c’est bien le cas de Duché de Vancy. Mais, en 2003, un courrier du commandant de l’Astrolabe, Paul-Antoine Fleuriot de Langle, est retrouvé et acheté par la ville d’Albi à l’Hôtel Drouot. Il nous apporte des informations complémentaires sur le dessinateur.
      Datée du 27 septembre 1787, voici ce que dit cette missive : « Lapérouse m’a fait présent de M.Duché, qui est un sujet détestable ; il est heureusement trop maussade pour altérer la bonne intelligence qui règne à bord de l’Astrolabe où on ne le voit pas venir avec plaisir… ».
      Duché de Vancy a donc quitté la Boussole pour l’Astrolabe. Ce qui semble éliminer sa candidature.
      Mathieu Desachy, conservateur de la médiathèque, dépositaire du document s’enthousiasme : « Il suffit parfois de quelques mots sur une vieille lettre pour mettre à bas le travail des scientifiques. C’est le propre de la recherche… ».
      Le courrier avait été confié à Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps, débarqué à Petropavlovsk (Kamchatka) par Lapérouse en 1787.
      Pour autant, seule une comparaison d’ADN pourra lever les incertitudes.

      Bien cordialement,
      Anne Marie Guillot

      Répondre à ce message

      • Votre article aura, au moins, eu le mérite d’ouvrir un débat fort intéressant et de faire connaître le magazine Histoire-Genealogie.
        Il apparait que des articles complèmentaires sont nécessaires
        pour mieux cerner ce sujet qui passionne.
        Pour notre part,le groupe des Amis et cousins LEPAUTE fera un article sur l’astronome LEPAUTE DAGELET Joseph présumé également « l’inconnu de Vanikoro »
        Un liste des « inconnus » a été rédigée par l’association Salomon.
        Les descendants ou apparentés des marins des équipages LAPEROUSE devraient se rencontrer à Brest le 17 juillet 2012.

        Répondre à ce message

  • Nous étions avec mon épouse, présents à Brest ce 29 juin 2011 pour l’inauguration de la stèle à l’inconnu de Vanikoro. Cérémonie digne et remarquable en présence de nombreuses personnalités gravitant autour de l’expédition La Pérouse.
    Nous avons toutefois été étonnés, voir attristés de ne voir aucun représentants des Fleuriot de Langle et de n’entendre aucun parallèle entre l’inconnu de Vanikoro et le commandant de l’Astrolabe, Paul Antoine Fleuriot de Langle...pourtant, les deux seuls dont les dépouilles mortelles sont revenues au port de départ de l’expédition sont : l’inconnu de Vanikoro et Paul Antoine Fleuriot de Langle dont les restes reposent dans le choeur de l’église St Louis. En 1889, il reçu l’hommage de la nation par des funérailles nationales. Depuis, son nom semble être oublié...sera-t-il toujours l’oublié de l’Histoire ?
    Cordialement Jean Claude Thomas

    Voir en ligne : http://racines-et-patrimoine.fr

    Répondre à ce message

    • Nous n’avons pas compris pourquoi l’inauguration de la stéle de l’inconnu de Vanikoro le 29 juin 2011 fut réservée à un nombre trés restreint d’invités.
      Nous n’avons pas été avisés comme beaucoup d’autres descendants des marins de l’expédition Lapérouse.Nous avons lu les comptes-rendus dans les journaux.
      Le comble est que des représentants LEPAUTE (cousins proches de LEPAUTE DAGELET Joseph , présumé comme d’autres" l’inconnu " étaient en Bretagne.

      Il est heureux de constater que la manifestation prévue le 17 juillet 2012 à Brest répare cet « oubli de l’Histoire »
      claude PARENT
      responsable du groupe Amis et Cousins LEPAUTE

      Répondre à ce message

  • On peut espérer que, sur la plaque de marbre comportant l’inscription :

    EN HOMMAGE A TOUS LES MARINS ET SAVANTS
    DES EXPEDITIONS SCIENTIFIQUES FRANCAISES
    PERIS EN MER
    INHUME SOLENNELLEMENT LE 29 JUIN 2011
    REQUISCAT IN PACE

    le texte n’a pas été gravé avec cette orthographe mais que la dernière ligne est REQUIESCAT (avec un E) et qu’il s’agit dans l’article d’une simple faute de frappe. Si non... il n’y a plus qu’à refaire cette plaque.

    Par ailleurs, bien que ce ne soit pas en rapport direct, signalons qu’il y a à Paris (24 rue Violet ; 75015) une dame de LAPÉROUSE Marie-Laure qui a représenté la famille de LAPÉROUSE lors d’une célébration que je crois rècente. On trouve facilement ses coordonnées (Activité, tél. Mel.) sur les pages blanches.

    Répondre à ce message

https://www.histoire-genealogie.com - Haut de page




https://www.histoire-genealogie.com

- Tous droits réservés © 2000-2020 histoire-genealogie -
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Mentions légales | Conditions Générales d'utilisation | Logo | Espace privé | édité avec SPIP