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Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon

Le vendredi 30 janvier 2026, par Raymond Ouimet

Il y a de nombreuses années j’ai rédigé, dans La Gazette du vendredi, un article consacré à une « fille du roi », Catherine de Baillon, arrivée en Nouvelle-France à l’été 1669. Fille du défunt Alphonse de Baillon (v. 1590–1648), écuyer et sieur de la Massicotterie, et de Loyse de Marle (1612–1680), seigneuresse de Ragonant, Catherine appartenait à une lignée aux ramifications notables. Elle avait notamment pour oncle un personnage au nom évocateur : Jehan de Fleury, époux depuis 1645 de sa tante maternelle, Catherine de Marle.

JPEG - 17.9 kio
L’arrivée de filles du roi à Québec en 1667
Oeuvre d’Eleanor Fortescue Brickdale (1871-1945),
Archives nationales du Canada.

Jehan de Fleury, né au début du XVIIe siècle, était le fils de René Fleury (v. 1580–1645), architecte et contrôleur général des bâtiments du roi ainsi que des ponts et chaussées de France, et de Marie Rousseau. Homme de réseaux et de responsabilités, Jehan fut tuteur et curateur de son neveu Anthoine de Baillon, futur gouverneur de Pont-de-l’Arche. Tout au long de sa vie, il accumula titres et fonctions. Dès 1645, il est mentionné comme chevalier de l’ordre du Saint-Empire – un honneur prestigieux dont l’origine demeure, à ce jour, enveloppée de mystère.

En 1650, il est désigné lieutenant de la galère La Patronne. Il faut dire que son beau-frère, Jean Desmaretz, sieur de Saint-Sorlin – proche du cardinal de Richelieu et du duc de Montausier – occupait le poste stratégique de secrétaire général de la marine du Levant. Les connexions familiales n’étaient pas sans influence.

Jehan de Fleury ne manquait pas de ressources : en 1651, il prête 1 000 livres à Louis Le Vau, architecte du roi. En 1669, il est qualifié de lieutenant de la louveterie du roi, gentilhomme de la grande bannière et de la vénerie royale. Il convient aussi de noter que son neveu Anthoine de Baillon épousera, en 1683, Marie-Marthe Deruel de Beauregard, dame attachée à la maison du duc de Montausier – preuve que les alliances familiales demeuraient solides.

À cette époque, l’étoile de Jehan de Fleury paraît s’être ternie. Résidant au quai des Célestins, à Paris, il est accablé par les dettes. En 1686, il perd la terre de Violette, située à Combs-la-Ville, un bien que ses parents lui avaient transmis en 1644.

Quant à savoir quand Jehan de Fleury et son épouse Catherine de Marle sont décédés, le mystère reste entier — tout comme les circonstances de l’attribution de son titre de chevalier du Saint-Empire.

Quelqu’un aurait-il des informations à partager sur ce personnage intrigant et sa famille ?

Merci à tous pour votre aide...

Sources :

Archives départementales des Yvelines, minutier de Lagranche, 25 et 26 novembre 1645.
COLLIN, Eugène, Combs-la-Ville à travers les âges, 1er janvier 1922.
OUIMET, Raymond et MAUGER, Nicole, Catherine de Baillon – enquête sur une fille du roi, Québec, éditions du Septentrion, 2023.

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