
- L’arrivée de filles du roi à Québec en 1667
- Oeuvre d’Eleanor Fortescue Brickdale (1871-1945),
Archives nationales du Canada.
Jehan de Fleury, né au début du XVIIe siècle, était le fils de René Fleury (v. 1580–1645), architecte et contrôleur général des bâtiments du roi ainsi que des ponts et chaussées de France, et de Marie Rousseau. Homme de réseaux et de responsabilités, Jehan fut tuteur et curateur de son neveu Anthoine de Baillon, futur gouverneur de Pont-de-l’Arche. Tout au long de sa vie, il accumula titres et fonctions. Dès 1645, il est mentionné comme chevalier de l’ordre du Saint-Empire – un honneur prestigieux dont l’origine demeure, à ce jour, enveloppée de mystère.
En 1650, il est désigné lieutenant de la galère La Patronne. Il faut dire que son beau-frère, Jean Desmaretz, sieur de Saint-Sorlin – proche du cardinal de Richelieu et du duc de Montausier – occupait le poste stratégique de secrétaire général de la marine du Levant. Les connexions familiales n’étaient pas sans influence.
Jehan de Fleury ne manquait pas de ressources : en 1651, il prête 1 000 livres à Louis Le Vau, architecte du roi. En 1669, il est qualifié de lieutenant de la louveterie du roi, gentilhomme de la grande bannière et de la vénerie royale. Il convient aussi de noter que son neveu Anthoine de Baillon épousera, en 1683, Marie-Marthe Deruel de Beauregard, dame attachée à la maison du duc de Montausier – preuve que les alliances familiales demeuraient solides.
À cette époque, l’étoile de Jehan de Fleury paraît s’être ternie. Résidant au quai des Célestins, à Paris, il est accablé par les dettes. En 1686, il perd la terre de Violette, située à Combs-la-Ville, un bien que ses parents lui avaient transmis en 1644.
Quant à savoir quand Jehan de Fleury et son épouse Catherine de Marle sont décédés, le mystère reste entier — tout comme les circonstances de l’attribution de son titre de chevalier du Saint-Empire.
Quelqu’un aurait-il des informations à partager sur ce personnage intrigant et sa famille ?
Merci à tous pour votre aide...
Sources :
Archives départementales des Yvelines, minutier de Lagranche, 25 et 26 novembre 1645.
COLLIN, Eugène, Combs-la-Ville à travers les âges, 1er janvier 1922.
OUIMET, Raymond et MAUGER, Nicole, Catherine de Baillon – enquête sur une fille du roi, Québec, éditions du Septentrion, 2023.
Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon
Messages
1. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 30 janvier, 08:49, par Jean-Philippe
Bonjour,
Sur Geneanet, vous avez une lettre de bénéfice d’inventaire en date du 1er avril 1690, en faveur de sa fille Françoise :
https://www.geneanet.org/registres/view/3742/21?individu_filter=52805103
Bonnes recherches,
1. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 2 février, 16:58, par Raymond Ouimet
Un grand merci pour votre information.
Raymond Ouimet
Gatineau (Québec)
2. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 30 janvier, 11:23, par GUILLEMENOT GOURNAY M France
Bonjour, A ma connaissance le Saint Empire était lié aux familles régnantes d’allemagne, d’Autriche ou de Prusse. Avez vous chercher de ce coté ? Ils ont peut être émigrés dans un de ces pays et y sont décédés. Bon courage pour la suite de vos recherches. MFG58
1. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 2 février, 17:04, par Raymond Ouimet
Bonjour,
Il a sans doute servi le Saint-Empire pour bénéficier de ce titre de chevalier.
Merci d’avoir réagi à mon texte.
Raymond Ouimet
Gatineau (Québec)
3. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 2 février, 13:48, par Makine Richir
Bonjour,
Etes-vous certain que c’est ordre du Saint-Empire et non pas l’ordre du Saint-Esprit ?
Bonne journée
Cordialement
Makine
1. Jehan de Fleury, une énigme qui s’ajoute à celle de Catherine de Baillon, 2 février, 17:01, par Raymond Ouimet
Oui, j’en suis certain, car Jehan de Fleury est qualifié chevalier du Saint-Empire dans plusieurs documents.
Merci d’avoir réagi à mon texte.
Raymond Ouimet
Gatineau (Québec)