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La catastrophe du cuirassé Iéna


mercredi 1er juin 2005, par Jean-Yves Le Lan

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Le 12 mars 1907, l’Iéna est dans le bassin Missiessy à Toulon, les travaux de visite de la mèche du gouvernail et de carénage du bâtiment sont presque terminés. Tout paraît normal dans la vie du bâtiment.

Les circonstances de la catastrophe

Le 12 mars 1907, l’Iéna est dans le bassin Missiessy à Toulon, les travaux de visite de la mèche du gouvernail et de carénage du bâtiment sont presque terminés. Tout paraît normal dans la vie du bâtiment. Après le déjeuner l’appel est fait. Les hommes de l’équipage regagnent leur poste. Les ouvriers détachés de l’arsenal pour la réparation de l’Iéna ne sont pas encore remontés sur le cuirassé pour reprendre les travaux interrompus par le repos du midi. Après 13 h 30, une explosion a lieu dans la soute à munitions de 305 mm arrière, gagnant l’ensemble du bâtiment. Le cuirassé Patrie amarré dans la darse voisine défonce la porte du bassin d’un coup de canon pour inonder le bassin.

Selon Eric Gille, "l’explosion de l’Iéna est attribuée à un court circuit dans une soute à poudre noire, et non comme on le crut à la poudre B. Une réglementation très stricte des installations électriques est établie pour éliminer ce danger."

Mais d’après le rapport de la commission d’enquête parlementaire d’Ernest Monis, la raison est due à l’inflammation spontanée de la poudre B. C’est ainsi que le rapport conclut :
"L’étude du rôle joué par la poudre B dans l’explosion de l’Iéna n’a fait ressortir aucune différence entre cet accident et ceux qui l’on précédé. La première manifestation de la catastrophe a consisté en la brusque apparition sur l’arrière de l’Iéna d’une flamme de poudre B. Cette flamme partait de la soute 5 tribord ou soute de 100.
L’inflammation de cette soute n’a été provoquée par aucune intervention humaine ni par aucune des causes accidentelles en avant : explosion de torpilles, court-circuit, ondes hertziennes, affolement de la pompe Rateau et ses conséquences supposées ; elle n’est attribuable qu’à la décomposition spéciale à la poudre B. Cette décomposition dont le principe est inhérent à la poudre, a pu être précipitée par la réunion de trois circonstances fâcheuses :

1. La soute était située sous le compartiment des dynamos dont la température était constamment élevée.

2. Elle était dépourvue d’appareil réfrigérant ; pour l’aérer on était obligé de l’ouvrir pendant une heure le matin au risque d’y introduire à certains moments de l’air plus ou moins humide.

3. Le stock de munitions, enfermé dans cette soute dangereuse, était formé jusqu’à concurrence de 80 % de vieilles poudres dont l’accumulation avait inquiété le commandant Adigard, qui avait fait, à la date du 7 novembre 1906, dans un rapport à l’amiral Touchard, commandant de l’escadre, des réserves sur la avaries qui pourraient résulter de leur présence à bord de l’Iéna. D’autre part, cette soute était contiguë à une soute de poudre noire et les dangers de ce voisinage immédiat étaient encore augmentés par le fait qu’en vue d’un noyage simultané des deux soutes, elles communiquaient par une ouverture pratiquée dans la cloison qui les séparaient. L’inflammation de la soute 5 paraît avoir provoqué l’explosion des soutes de poudre noire et l’incendie des autres soutes de poudre B de l’arrière.
Partout l’incendie a trouvé un aliment trop facile dans le linoléum et la peinture."

La poudre B est de composition instable (seules les munitions à poudre B ont été conservées à bord pendant les travaux). Cette poudre est utilisée pour éviter la fumée qui réduit les cadences et gêne les corrections de tir. Pour la confectionner, on dissout la nitrocellulose dans de l’éther avec le risque de combustion spontanée que cela comporte. Le noyage des soutes n’a pu être effectué par le collecteur de noyage du navire, qui en cale sèche, n’était pas alimenté par la mer. Le raccordement est prescrit depuis mais on a surtout ordonné de débarquer les munitions d’un bâtiment entrant dans un bassin.

Description de l’explosion

Peu après 13 heures, une flamme jaillit sur le navire par tribord, sous la forme d’un faisceau régulier allant de la cheminée arrière jusqu’à la tourelle arrière de 305 mm. A 13 h 55, deux détonations rapprochées se produisent, suivies de cinq autres. Des débris sont projetés dans le bassin et sur le terre-plein tribord jusqu’à 500 m du navire, rendant particulièrement difficiles les opérations de secours. Pour éviter les dangers d’explosion, on remplit la cale et la porte du bassin est défoncée par un coup de canon tiré de la Patrie amarrée dans la darse voisine. A 16 heures, aucune autre explosion n’est à craindre.
Le second maître mécanicien Le Formal, embarqué sur l’Amiral-Baudin, a assisté à la catastrophe et raconte en ces termes à la commission d’enquête judiciaire ce qu’il a vu :
" Le 12 mars, vers 1 heure 40 environ, je me dirigeais vers l’Iéna où j’allais voir un camarade.
Je me trouvais exactement le long du bassin que venait de quitter le Masséna, dans la matinée, et à l’hauteur de la tourelle arrière de 305 de l’Iéna, dont j’étais séparé par une distance d’environ 40 mètres, et j’avais les yeux fixés sur le compas de la passerelle arrière, lorsque subitement, je vis surgir un faisceau de flammes s’étendant de l’arrière de la cheminée arrière jusqu’à l’avant de la tourelle arrière de 305. Les flammes étaient bleues et mélangées de jaune rouge, formant une gerbe, limitée horizontalement et s’élevant uniformément à la hauteur de la hune arrière. A ce moment là, il n’existait aucune trace de fumée.
Je restai quelques secondes immobile et saisi de stupeur, puis machinalement je fis quelques pas, poursuivant mon chemin vers l’Iéna, dans l’attente anxieuse de ce qui allait survenir.
Je ne savais que penser et j’étais dans l’attente d’une explosion que je ne voyais pas se produire.
Je trouvais le temps très long, et cette détonation que je croyais toujours imminente, finit par se faire entendre au bout d’un temps que je crois pouvoir dire être au moins de dix secondes.
Cet intervalle entre l’apparition des flammes et le bruit de l’explosion, je l’estime au chiffre de secondes que j’indique, sans crainte d’exagération parce que c’est pour moi un minimum.
Pour ma part, j’ai perçu très nettement les bruits produits par cette explosion.
J’ai d’abord entendu une détonation sourde et aussitôt après une deuxième détonation beaucoup plus tonnante. Bien des témoins ont pu croire qu’il ne s’était produit qu’une seule détonation, tant elles ont été rapprochées."
Le témoin décrit alors les fumées qui ont apparu après la première explosion.
Il ajoute :
"Du côté tribord, également, avant la première explosion, j’avais vu les flammes sortir également par toutes les issues débouchant sur le pont (panneaux et manches à air) et aussi par les hublots et sabords."

Les dégâts

Après la catastrophe, l’Iéna est dans le bassin Missiessy qui a été inondé par le défonçage du bateau-porte par un coup de canon tiré par la Patrie. Le bâtiment est maintenu par un ensemble de madriers que l’on appelle des accores. Ces accores ont pour but de maintenir latéralement le navire lors de la mise au sec pour que la quille porte parfaitement sur la ligne de tins disposer au fond du bassin et aussi pour l’empêcher de déverser dans le bassin.
Les dégâts causés par les explosions sont considérables, ne laissant aucune chance aux marins se trouvant dans la zone lors de l’accident. Le coeur de l’explosion se situe sous la tourelle de 305 mm arrière dans les soutes à munitions se trouvant à l’arrière du compartiment dynamos et dans les fonds du navire. La cloison principale étanche74 (cloison avant des soutes et cloison arrière de la chambre des machines) est complètement déformée et déchirée à sa partie supérieure.
Les effets de la catastrophe ont été doubles car il y a eu les explosions avec l’effet de souffle et les projections métalliques et l’incendie avec les ravages des flammes et des fumées. Le rapport de la commission d’enquête du Sénat décrit en ces termes l’accident et les dégâts :
" La flamme, partant, de la région des soutes arrière et d’un point à préciser, avait lancé la brusque ascension de ses gaz enflammés par les monte-charges, les manches à air, les descentes, fissurant, brisant tous les conduits, se répandant sous le pont, du couple 78 au couple 61, à tous les étages et sur le pont, partout dévorant instantanément le linoléum et les peintures, brûlant profondément le métal lui-même ; elle allait de l’arrière de l’Iéna jusqu’à la tourelle de 305 avant, restée indemne, et atteignait même au delà les appareils de la passerelle du blockhaus et le mât de hune après son passage, les ponts supérieurs restaient affaissés sur toute la région arrière, surtout autour du grand mât ; et depuis, dit l’ingénieur Davaux, cet affaissement a continué, « malgré une forêt d’épontilles ». Les tôles et barrots des ponts supérieurs, complètement brûlés, n’ont plus aucune résistance. Les explosions, quand vint leur tour, éventraient le navire et lui faisaient, à tribord et à bâbord, des déchirures allant sensiblement du couple 74 au couple 84, et montant jusqu’à la chaise de cuirasse, détruisant toutes les machines qui se trouvaient dans cet espace."

Dans cette catastrophe, il y a eu 117 morts et 33 blessés.

Après la catastrophe, monsieur Thomson, le ministre de la Marine, se rend sur les lieux pour se faire une opinion sur l’ampleur des dégâts. Il est accompagné par les autorités de la Marine et par des ingénieurs de l’arsenal.

La recherche des morts

Une fois l’incendie complètement éteint, il a fallu explorer l’ensemble du navire pour retrouver toutes les personnes ayant péri lors des explosions ou celles qui sont décédées asphyxiées par les fumées dégagées par l’incendie. Voici la liste complète des 100 corps ayant été retrouvés à l’intérieur du Iéna (Pour certains, l’identification n’a pas été possible) :

  • Balen, canonnier breveté.
  • Bodenès, second maître canonnier.
  • Gallen, canonnier.
  • Thomas, lieutenant de vaisseau.
  • Gié, officier mécanicien.
  • Baucle, quartier-maître torpilleur.
  • Adigard, commandant.
  • Vertier, commandant.
  • Latty, second maître fourrier.
  • Roustan, médecin de 2e classe.
  • Gicquel, fusilier.
  • De Buonavita, timonier.
  • Regnier, timonier.
  • Le Doriol, quartier-maître manoeuvre.
  • Pouillot, second maître mécanicien.
  • Cicion, ouvrier mécanicien.
  • Isoird, chauffeur auxiliaire.
  • Leguen, canonnier breveté.
  • Le Capelain, canonnier breveté.
  • Caussidère, second maître mécanicien.
  • Huelvent, quartier-maître mousqueterie.
  • Jouanne, ouvrier mécanicien.
  • Rouault, ouvrier mécanicien.
  • Hervé.
  • Boudot.
  • Estève, officier mécanicien.
  • Gouenou, chauffeur breveté.
  • Bonniou, chauffeur breveté.
  • Ledet, chauffeur breveté.
  • Ricard, chauffeur breveté.
  • Rougier, chauffeur breveté.
  • Gloaguen, maître mécanicien.
  • Berthèle, quartier-maître chauffeur.
  • Choimet, ouvrier mécanicien.
  • Lhostis, chauffeur auxiliaire.
  • Félici, chauffeur auxiliaire.
  • Scala, chauffeur auxiliaire.
  • Guillen, chauffeur auxiliaire.
  • Mevel, chauffeur auxiliaire.
  • Le Bozec, chauffeur auxiliaire.
  • Briens, chauffeur auxiliaire.
  • Gueguen, second maître mécanicien.
  • Hazebrouk, chauffeur breveté.
  • Ortolan, élève mécanicien.
  • Ricouard, ouvrier mécanicien.
  • Chevert, second maître mécanicien.
  • Bozec, ouvrier mécanicien.
  • Chaussignaud, ouvrier mécanicien.
  • Goujon, fusilier breveté.
  • Mazel, ouvrier mécanicien.
  • Jay, ouvrier mécanicien.
  • Charvey, ouvrier mécanicien.
  • Leroy, quartier-maître chauffeur.
  • Milhoud, quartier-maître mécanicien.
  • Premel, quartier-maître chauffeur.
  • Sichriste, ouvrier mécanicien.
  • Sciorato, élève mécanicien.
  • Maulin, second maître mécanicien.
  • Voisin, quartier-maître mécanicien.
  • Descamps, ouvrier mécanicien.
  • Camusat, maître mécanicien.
  • Danielou, torpilleur breveté.
  • Amigas, quartier-maître mécanicien.
  • Aglantier, élève mécanicien.
  • Grandin, chauffeur auxiliaire.
  • Le Fleur, ouvrier mécanicien.
  • Bonneric, ouvrier mécanicien.
  • Campion, quartier-maître chauffeur.
  • Lassus, maître mécanicien.
  • Vaillant, ouvrier mécanicien.
  • 29 non identifiés.

Les funérailles

Le 17 mars 1907, les funérailles des victimes de l’explosion du Iéna ont lieu en présence de monsieur Fallières, président de la République. La cérémonie d’hommage est célébrée pour l’ensemble des 117 victimes (100 à bord du Iéna et 17 aux alentours).

Les caractéristiques et un bref historique du Iéna sont donnés en pièce jointe.

Word - 33 ko
Caractéristiques et bref historique du Iéna

Bibliographie

  • de Balincourt (commandant) - Les flottes de Combat en 1909 - Editions Berger -Levrault et Cie, Editeurs - 1909.
  • Gille (Eric) - Cent ans de cuirassés Français - Marines Editions - 1999.
  • Monis (Ernest) - Rapport N° 244 concernant la catastrophe du Iéna de l’année 1907 du Sénat - P. Mouillot, imprimeur du Sénat - 1907.

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19 Messages

  • > La catastrophe du cuirassé Iéna 28 juin 2005 17:10, par Pierre Degoutas

    Bonjour
    Article,tres complet.Felicitations

    Peut-on savoir si l’equipage etait complet ? et qui etaient le commandant et ses officiers ?
    Cordialement : Pierre Degoutas

    Répondre à ce message

    • > La catastrophe du cuirassé Iéna 28 juin 2005 18:00, par Jean-Yves Le Lan

      Bonsoir,

      Merci pour vos encouragements. Je ne sais pas si l’équipage était au complet à bord mais probablement que non car il y aurait eu plus de morts (Equipage de 30 officiers et 668 hommes). Je n’ai pas le détail du commandement du navire et la liste des officiers. Au Service Historique de la Défense - département Marine à Toulon, il existe un dossier sur le Iéna à la cote " 47C - Cuirassé IÉNA (1899-1907)". Il est fort probable que dans ce dossier, il y ait ces éléments.

      Je peux seulement vous indiquer que le commandant était le capitaine de vaisseau Adigard que l’on retrouve dans la liste des morts.

      Que parmi les morts, il y avait les autres officiers suivants :

      • le capitaine de vaisseau Vertier, Chef d’état major,
      • le lieutenant de vaisseau Thomas, second du bâtiment,
      • les mécaniciens Gié et Estève,
      • le médecin major Roustan,
      • l’enseigne de vaisseau Roux.

      Bien cordialement

      Répondre à ce message

      • > La catastrophe du cuirassé Iéna 21 avril 2007 22:47, par PEPE 79

        Bonsoir,
        Une victime de la catastrophe du cuirassé IENA est enterrée dans mon village , sa stèle est ornée d’une ancre de marine et fait mension du drame ; je suis ancien marin et je voudrais sortir de l’oubli ce marin en essayant de retracer sa courte existence dans le journal communal ; il s’agit de l’ouvrier mécanicien VAILLANT Maxime , né à VALLANS dans les 2 Sèvres ( 79 ) en 1886 et donc décédé en 1907.

        Je pense qu’il a effectué son cours de spécialité à l’Ecole des ouvriers mécaniciens de Lorient entre 1902 et 1906.

        Si vous pouviez m’aider à étoffer mon article , merci d’avance.

        Sincères salutations

        Répondre à ce message

        • > La catastrophe du cuirassé Iéna 22 avril 2007 08:29, par Jean-Yves Le Lan

          Bonjour,

          Sur Maxime Vaillant, je n’ai pas d’élément car je n’ai effectué aucune recherche sur le personnage.

          Dans une précédente réponse, j’ai indiqué qu’au Service Historique de la Défense - département Marine à Toulon, il existe un dossier sur le Iéna à la cote " 47C - Cuirassé IÉNA (1899-1907)". Il est donc possible probablement de trouver des éléments supplémentaires sur l’équipage et sur le navire dans ce dossier.

          Il existe un ouvrage qui retrace l’histoire de l’école des apprentis mécaniciens de Lorient mais je ne l’ai pas sous la main. Voici les références exactes de l’ouvrage : L’école des apprentis mécaniciens – Lorient 1900-1940, Michel Corlobé, LIV’EDITIONS, 1995.

          Pour étoffer votre article, vous pouvez bien sûr utiliser les éléments que j’ai affichés sur cette page en y faisant référence.

          J’ai lu votre discussion sur le forum « Anciens cols bleus » concernant vos recherches sur Maxime Vaillant. Il y a quelques anciennes cartes postales d’affichées que vous pouvez probablement utiliser pour illustrer votre texte.

          Bien cordialement

          Jean-Yves Le Lan

          Répondre à ce message

  • > La catastrophe du cuirassé Iéna 29 décembre 2005 10:58

    29 décembre 2005

    Bonjour, et merci pour cet article qui me permet d’identifier plus précisement et de dater des images non légendées que nous conservons dans les collections des Archives municipales de Marseille

    Bien cordialement

    Marie-Noëlle Perrin
    chargée des collections iconographiques

    Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirassé Iéna 4 janvier 2008 17:49, par Carville André

    Bonjour
    Je suis particulièrement interessé par la catastrophe du Iéna car, d’après ma famille, j’aurais eu un oncle, Pierre Alazet, mécanicien, qui y a été tué et dont le corps n’a pas été retrouvé. Peut-être fait-il parti des corps non identifiés. Y aurait-il eu une liste de ces personnes non identifiées ? j’ai écrit il y a quelques années à Toulon mais, sans sons numéro matricule, que je ne connais pas, je n’ai pu avoir de réponse.A qui dois-je m’adresser pour avoir ce renseignement.Il devait avoir un grade car j’ai une photo de lui et il a une casquette avec un un galon ?
    Merci si quelqu’un peut m’orienter.
    A. Carville

    Répondre à ce message

    • La catastrophe du cuirassé Iéna 4 janvier 2008 19:43

      Bonsoir,

      Je ne connais pas de liste de personnes non identifiées. Elle devait être possible à établir car les personnes non identifiées faisaient partie de l’équipage du Iéna ou étaient des employés de l’arsenal.

      Pour avoir le numéro de matricule de votre oncle, il faudrait retrouver ses papiers militaires (livret militaire ou autres papiers). Ne les avez-vous pas dans votre famille ?

      Une autre piste, est de retrouver son nom sur le rôle d’équipage du Iéna. Ce rôle est au Service historique de la Défense – département Marine à Toulon. Vous pouvez toujours leur faire une demande écrite mais je ne sais pas s’ils répondent. Le mieux serait de vous rendre sur place et de commencer par les rôles de 1907.

      Voici les références :

      BR-4E-0084 IÉNA Cuirassé 1904

      BR-4E-0219 IÉNA Cuirassé 1905 V-1

      BR-4E-0220 IÉNA Cuirassé 1905 V-2

      BR-4E-0353 IÉNA Cuirassé 1906 V-1

      BR-4E-0354 IÉNA Cuirassé 1906 V-2

      BR-4E-0489 IÉNA Cuirassé 1907 V-1

      BR-4E-0490 IÉNA Cuirassé 1907 V-2

      Bien cordialement

      Jean-Yves Le Lan

      Répondre à ce message

      • La catastrophe du cuirassé Iéna 12 janvier 2008 20:43

        Merci pour votre réponse même si elle ne m’apporte pas beaucoup d’eau à mon moulin. Peut-être me décideraie-je à aller à Toulon avec les cotes que vous m’avez communiquées.
        Cordialement à vous
        A. Carville

        Répondre à ce message

      • La catastrophe du cuirassé Iéna 2 septembre 2008 12:27, par Aryane

        Tout d’abord, merci pour votre article. Il m’a permis de retrouver la trace de mon arrière grand-père Jean François Marie BALEN, qui était cannonier sur le Iéna. Je recherche aujourd’hui de nouvelles informations sur lui. Je vais à Toulon dans une quinzaine de jours et je profiterai de vos conseils en allant au Service historique de la Défense afin de consulter le dossier sur le Iéna.

        Merci infiniment

        Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirassé Iéna 28 janvier 2011 17:47, par ardisson marc

    Bonjour et merci de cet article qui m’a permis de réaliser une exposition cartophile sur la catastrophe du IENA. Je me suis permis de récupérer des informations dans vos articles pour illustrer l’expo. Un grand nombre de Cartes Postales Ancienne ont étés publiés pour cet événement très dramatique. Merci encore. Cordialement. Marc Ardisson. Ci-joint le début de l’expo.

    Répondre à ce message

    • La catastrophe du cuirassé Iéna 28 janvier 2011 18:54, par jylelan

      Bonsoir,

      Content que cet article ait pu vous servir pour exposition.

      Je ne pense pas que vous puisiez joindre une pièce jointe mais vous pouvez me l’envoyer à mon e-mail : jy.lelan@waika9.com

      Bien cordialement

      Jean-Yves Le Lan

      Répondre à ce message

    • La catastrophe du cuirassé Iéna 24 novembre 2011 03:04, par jean-pierre Luis

      Bonjour , Je possède un morceaux de métal déchiqueté provenant du cuirassé IENA du jour de la catastrophe portent les inscriptions suivante (souvenir de la catastrophe du l’iéna le 12 Mars 1h.40 et le dessin d’une ancre de marine et d’une étoile) peint en blanc au pinceau .Je ne ses pas d’ou vient se morceaux de métal et de qui dans ma familles , mes ses ma grand-Mère qui le posséder et que j’ais récupérer par ma mère.Ses en faisan des recherche sur inter -net que j’ais eut la confirmation de l’identité de se bout de métal (déchiqueté) . je suis a votre disposition si vous souhaiter une photo ou autre merci.

      Répondre à ce message

      • La catastrophe du cuirassé Iéna 24 février 2012 14:51

        Bonjour,

        je suis passioné par le cuirassé Iéna et je possède un peu plus de 500 photos et CPA sur ce cuirassé. J’ai également écris un livre pour les éditions Lela Presse sur les cuirassés Iéna et Suffren.
        Vous serait il possible de m’envoyer une photographie de ce « morceau de métal », une identification est peut être possible !

        Bien cordialement

        Philippe Caresse

        Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirassé Iéna 3 mai 2011 20:33, par rouxel

    merci beaucoup pour votre descriptif

    j’ai fait un lien vers votre page

    je suis le webmaster de l’espace tradition de l’école navale de Brest

    A votre disposition

    Voir en ligne : Fiche EV Roux

    Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirass Ina 18 juillet 2012 13:46, par Tauzin Philippe

    Bonjour,
    mon grand-oncle Pierre-Marie BOCLE (n en 1882 Plouha) fait partie des victimes du Ina,inexpliquablement son nom est orthographi Baucle.Je ne sais s’il a disparu ou s’il a t enterr et o ?
    Mon grand-pre ,marin galement,venait de manger avec son frre bord du bateau.Il franchissait la porte de l’arsenal lorsque l’explosion retentit.Retournant sur ses pas il comprit immdiatement qu’il y avait pas d’espoir de le revoir.
    Je n’ai pas plus de prcision sur ce grand-oncle et il est bien tard lorsque ses contemporains ont disparus de pouvoir poser les questions indispensables.
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirassé Iéna, un disparu authentifié ? 24 septembre 2012 14:53, par Chazerand Daniel

    Bonjour,
    J’ai été très intéressé par cet article car j’ai un lointain cousin qui a été, sans doute, tué dans cette catastrophe. J’ai retrouvé une photo de pierre tombale du cimetière de Toulon (que je pourrais vous envoyer en PJ si vous le souhaitez) sur laquelle est écrit :
    « A la mémoire de
    BIZOT Alfred
    Aspirant de 1re Classe
    ses chefs et camarades de l’IENA
    Mesnay Arbois 1885
    Toulon 1907 »

    Répondre à ce message

  • La catastrophe du cuirassé Iéna 3 novembre 2013 10:05, par Roland Gicquel

    Bonjour,

    Mon arrière grand-père Auguste Gicquel est une victime de l’explosion.
    Vous mentionnez son nom dans votre article.
    Est-il possible d’avoir communication d’archives ou références à ce sujet ?
    A. Gicquel, fusilier marin, a laissé un récit de la guerre des Boxers à laquelle il a participé en première ligne au sein de la colonne Seymour : http://koun.free.fr/Ancetres/Récit_Auguste_Gicquel.pdf

    Bien cordialement,

    Répondre à ce message

    • La catastrophe du cuirassé Iéna 5 novembre 2013 21:11, par jean-yves le lan

      Bonsoir,

      Les références que j’ai utilisées sont en note à la fin de l’article.Il vous faudrait en particulier consulter le rapport du Sénat N° 244.

      Bien cordialement

      Jean-Yves Le Lan

      Répondre à ce message

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