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Le Charolais, un terroir au cœur de la France et de l’Europe

Le Charolais, une entité originale... et ses EuroCharolais


mercredi 3 septembre 2014, par Fernand Laurent

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S’il est un vocable, ancien, qui revient d’actualité, vocable usité - donc un peu usé ? - et à multiples facettes, on devrait dire à champ sémantique large, c’est celui de « pays ».

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Et le Charolais est vraiment un « pays ». Si la notion actuelle, de contrat de pays, en a réduit les limites, il fut nettement, disons officiellement « limité » dès 1237, par l’achat qu’en fit le duc Hugues IV de Bourgogne. Il reste plus vaste, au sens géographique, quand on en fait le portrait géologique, climatique ou économique, car on a tendance alors, à l’étendre à tout l’arrondissement de Charolles, le plus vaste du département de Saône et Loire.

Pour revenir à l’essentiel, nous respecterons l’ouvrage de Hubert ELIE, « Le Charolais dans l’Histoire Européenne » et le résumé qu’en firent, sous la direction de Michel JOURNOT, des élèves du Lycée de la Ville, pour une plaquette intitulée : « 1684, en Charolais ». Nous verrons pourquoi cette date, en fin de récit.

L’historique « Charolais » reste un « pays », modeste en ses dimensions - accordons-lui un carré, aux côtés de 40 km, un peu mordillés : un vrai timbre-poste sur la carte de France ! Modeste en ses altitudes : la Montagne ou Butte de Suin frôle les 600 m et la Loire à Digoin est encore à 220 m. Rien ne serait à citer, hormis sa race bovine, à robe toute blanche... que les plus fins palais reconnaissent comme donnant la meilleure de toutes les viandes rouges...
Et pourtant quelle aventure extraordinaire que celle vécue par cette « pastille comtale » qui, loin de toute frontière - la plus proche était alors, à près de 100 km, si on considère la Franche-Comté, terre « étrangère » et même 150 km, si on se réfère à la Suisse, fut un temps, une enclave. Et la plus européenne de toutes !

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Le CHAROLAIS vers 1500. Ce que l’on vient d’apprendre en 2011

Grâce à J.P. Valabrègue, linguiste nord-charolais, qui a traduit du latin, un texte perdu de Malteste (16e s) nous avons une image inédite de ce lointain Charolais ; le livret est un quasi reportage...

Les 6 cerches de feux du Comté de Charolais communiquées par les AD21 de Dijon, en mars 2011, éclairent d’un jour nouveau le Charolais du 15° siècle. D’après les spécialistes, elles n’auraient pas encore été l’objet d’une étude approfondie. On peut définir maintenant la population de chaque paroisse et l’évolution de ces mêmes populations sur plus de 150 ans. La cerche de 1543, permettant même, de connaître les métiers et de deviner le niveau de vie de nos ancêtres, les manants de ce temps. Ces obscurs si souvent écartés, oubliés...

Les cartes de la synthèse des 6 cerches de ces 80 paroisses, seront bientôt accessibles à tout internaute intéressé par le Charolais.

Son AVENTURE DIPLOMATIQUE EUROPÉENNE, unique en France

XVe Siècle : Le Charolais entre dans la grande Histoire de France

1390, Philippe le Hardi, Duc de Bourgogne, achète le Comté de Charolais aux Armagnacs... Déjà des noms qui résonnaient encore dans les manuels de nos Collégiens, avant l’An 2000. De plus, Philippe est frère de Roi, branche des Valois... Il s’est vu confier le Duché de Bourgogne en apanage, donc héréditaire... Le Comté sera doté de ses États particuliers comme une grande province, où siègeront les délégués de sa Noblesse, de son Clergé et son Tiers état...

En 1405, Jean sans Peur, fils de Philippe, obtient de Charolles, 2000 francs pour honorer ses devoirs de tuteur des enfants du Roi. Geste banal, dans les relations suzerain-vassaux...

Mais ici, la somme si importante pour Charolles, aura une conséquence imprévisible, exceptionnelle... presque 100 ans plus tard !

En retour, Jean sans Peur accorde une faveur flatteuse à Charolles : son fils aîné aura le titre de Comte de Charolais. Titre banal que Philippe le Bon, ne portera pas mais qu’il n’oublie pas de décerner à son propre fils, Charles, le lendemain de sa naissance : 11 novembre 1433. Petit territoire donc petit titre. Mais Charles n’est pas un enfant effacé... Très vite, son caractère et ses prouesses le font désigner par son seul titre, réduit au surnom de « Charolais », avant celui plus connu de « Téméraire ». Philippe de Commynes, lui-même, en ses Chroniques, en use ainsi.

Ici, nous abrégeons la vie politique et surtout militaire du dernier Duc « Valois » de Bourgogne, Charles devenu le Téméraire. Ses excès amènent la ruine du « presque - Grand Duché d’Occident ». Sa mort sous les murs de Nancy le 5 janvier 1477, réjouit Louis XI et pousse Marie, sa fille unique, à l’exil. Elle trouve à Wien, et le refuge et l’époux. Le plus puissant souverain d’Europe ! La dot énorme qu’elle aurait pu lui présenter, est bien réduite : Flandre et Pays-Bas et une moitié seulement de la Bourgogne, la Comté, dite Franche-Comté... Et en 1499, Maximilien obtient que Charles VIII, lui restitue le Charolais, dot personnelle de sa jeune et déjà défunte épouse. Elle était Comtesse de Charolais, bien entendu !

Ainsi, le Comté de Charolais devînt-il autrichien. En 1477 et 1478, il y eut une brève « mutemaque » (mot hollandais francisé ), rébellion menée par un Seigneur de La Guiche qui visait à soustraire notre contrée, à l’armée et à la fiscalité de Louis XI... Ce mouvement moins violent que chez les Comtois, traduisait la même frayeur suscitée par l’« Araigne ».

Écrire que les Habsbourg d’Autriche ne sillonnèrent jamais le Charolais, serait manquer de précision. Ils firent visiter notre Comté par une mission « administrative et fiscale » Luxembourgeoise dans l’été 1500. Une lettre des AD 25, à Besançon, nous révèle encore la pose, en 1542, d’un vitrail « aux escussons de l’Empereur », dans la verrière de l’église St Nizier de Charolles...

XVIe siècle : « Au cœur de la diplomatie européenne ! » (Hubert ELIE).

Longtemps, en la Cité du Téméraire, il fut entendu que ni Autrichien, ni Espagnol, n’atteignît jamais nos terres charolaises. Et pourtant dès 2008, la rectification s’imposa comme nous venons de le prouver. La nouvelle suzeraineté, quant à elle, Madrid la revendiqua, de 1506 à 1684. Ses Archives Royales en font foi !

Revenons à Marie de Bourgogne, réfugiée ô combien protégée, à la Cour de Vienne. De son hyménée impérial, naissent, Philippe (le Beau) puis Marguerite (d’Autriche). Quand ce jeune et bel Archiduc se marie, en 1504, il devient Roi d’Espagne (sous le nom de Felipe 1er) et emporte « virtuellement » ses fiefs français, aux mêmes archives... Dont le modeste Comté de Charolais.

Dans la série des abondantes possessions de la couronne d’Espagne, on aurait pu croire que la petite « pastille comtale » serait tombée aux oubliettes de l’Histoire. Que nenni ! Plusieurs traités internationaux vont mentionner, en des alinéas discrets, mais néanmoins réels, cette revendication permanente des Rois d’Espagne et de Navarre, même devenus Empereurs, comme Charles Quint, de retrouver cette terre de leurs ancêtres qu’était encore le Comté de Charolais, puisque dans le long ruban de leurs titres de possessions, il fut toujours ajouté « Comte de Charolais » !

Et les habitants dudit comté, ces modestes villageois répartis en 83 paroisses, que virent-ils comme modifications ? Certainement peu de choses... On dit que, certains, à Charolles, tentèrent de « jouer » sur la dualité de suzeraineté, car fiscalement et judiciairement, ils relevaient de la Franche-Comté autrichienne devenue espagnole. En réalité, chaque fois que le Roi de France reconnaissait l’enclave dans une signature diplomatique, il s’empressait, dès le retour au calme, d’envoyer des agents assermentés, vérifier que tout continuait comme auparavant ! Ce qui obligeait son adversaire castillan à reformuler la même précision possessive, à chaque traité suivant. Et au même titre que tout autre contrée acquise par une guerre...

Et là, ce sont les traités de Senlis (1493) de Noyon (1516) de Madrid (1526) de Cambrai (1529) de Cateau-Cambrésis (1559) d’Aix la Chapelle (1668) et de Nimègue (1678) pour les plus importants. Tous traités qui impliquaient les souverains les plus influents du moment, qu’ils soient d’Espagne, d’Autriche, de Hollande ou les Princes Allemands du Saint Empire.

1684. La fin de cette aventure diplomatique

Enfin, en 1684, un événement peu glorieux va éteindre cette « braise » qui couvait ainsi depuis 1477, soit 207 ans !

Le prince de Condé ayant militairement, contre le Roi de France, rendu service au Roi d’Espagne, celui-ci reconnut en 1659, lui devoir 600 000 écus d’or. Comme le paiement total tardait vraiment trop, la famille de Condé obtint du Parlement de Paris en 1684, l’extinction de cette dette, par la confiscation à son profit, du Comté de Charolais, dernière propriété espagnole sur le sol de France et de valeur équivalente. Qui plus est, sur le sol bourguignon dont un prince de Condé était gouverneur, en ce dernier quart de siècle.

Maintenant, si vous cherchez sur votre atlas historique, vous verrez un tout petit « timbre » de couleur, au cœur de la France des XVIe et XVIIe siècles, si petit que bien peu de lecteurs se posent la question de savoir ce qu’il fait ici.

Et si un jour vous traversez Charolles, ne cherchez pas indéfiniment, car de souvenirs ibériques, il n’y en a pas... Quoique, à l’ombre de la Tour du Téméraire, rien ne vous empêche alors, de laisser aller votre imagination, en savourant... un téméraire... par exemple.

Encore une autre énigme ?

Notre petit Comté aurait pu n’être que le héros de cette originale Aventure Diplomatique si un dernier mystère ne venait susciter de nouvelles questions.

En février 2009, les archives parisiennes du Ministère des Affaires Étrangères nous avertissent que le traité de Nimègue qu’elles gardent précieusement, recèle un ajout secret ! Si secret que personne n’en avait entendu parler depuis 1678. Et que cet ajout signé de la main - même de Louis XIV, rendrait le Charolais, non au Roi d’Espagne, non au Prince d’Orange, Stathouder des Provinces Unies mais au Comte d’Auvergne ! Pourquoi cette ultime fantaisie qui ne fut jamais appliquée ?

Plus sérieusement... Qui pourrait nous expliquer, pourquoi ce si petit territoire, ne fut jamais oublié alors que les Grands de cette Europe-là, avaient bien d’autres sujets de préoccupation ? Quelle lignée de discrets diplomates n’oublia jamais, en plus de 200 ans, notre si petit territoire, au Cœur d’une Europe sans cesse remaniée ?

Les EUROCHAROLAIS

Leur histoire :

Un groupe d’Internautes répartis sur les 7 pays concernés par l’AVENTURE DIPLOMATIQUE EUROPÉENNE. Créé lors de l’enquête Européo- Historico- Biblio- Pédagogique, en septembre 2007, ce Groupe - « EuroCharolais » en un seul mot soudé ! Gage du respect de solidarité et d’égalité entre ses correspondants issus des 7 pays, le néologisme est volontairement exclusif ! - fédère des Correspondants qui ont accepté d’aider au moins une fois, l’enquête à propos des livres scolaires en usage dans chacun des 7 pays, lorsque des chapitres évoquent l’État Bourguignon au 15e siècle ou l’Empire de Charles Quint au 16e siècle.

Ces internautes nont aucun engagement contractuel, les uns vis-à-vis des autres, mais ils admettent la courtoisie citoyenne au sein de tout dialogue eurocharolais ; ils n’ont aucune cotisation ; ils acceptent de rester EuroCharolais et peuvent demander à quitter le Groupe, à tout moment. Ils ont été inscrits parce qu’ils avaient à un moment, accordé « un coup de pouce » (ex : une photo, un décryptage, un texte, une idée...). En décembre 2011, ils sont une trentaine.

Les 6 autres pays concernés autour de la France : L’Autriche dont l’Archiduc fut le premier nouveau suzerain, la Belgique qui garde tant de souvenirs bourguignons, l’Espagne qui ne cessa de vouloir recouvrer notre petit Comté, le Luxembourg qui donna le premier « enquêteur officiel » de l’Archiduc, les Pays-Bas qui reconnaissent devoir plusieurs structures administratives aux Bourguignons et la Suisse, toute proche, qui accepte d’exposer, depuis 2008, le « Trésor de Bourgogne » saisi à l’armée du Téméraire, voici plus de 500 ans...

Leurs actions déjà menées

L’Enquête Européo-Historico-Biblio-Pédagogique a permis de démontrer que cette « Aventure » apparaît dans tous les atlas des 7 pays et dans presque tous les manuels scolaires qui évoquent les 15e et 16e siècles, dans les 7 pays. La nuance qui distingue, s’établit à l’importance accordée par chaque programme scolaire qu’il soit national ou régional pour la Belgique, l’Espagne ou la Suisse.
La demande parfois exaucée de rectifier les erreurs relatives à l’Empire de Charles Quint, lorsque l’éditeur des Guides Touristiques Verts, Bleus... « oublie » le Charolais. Les précisions apportées par nos Amis EuroCharolais des 6 autres pays, pour l’un des 10 traités de « l’Aventure » ou sur l’un des acteurs de l’Aventure.

Des directions de recherches historiques nouvelles qui après avoir acquis les copies originales des 10 traités, s’attachent à sortir des fonds d’archives des documents révélateurs de ce passé si exceptionnel qu’il suscite trop souvent beaucoup d’incrédulité. Les causeries lancées fin 2011 qui, en chaque ville ou village charolais, pourront créer un certain intérêt pour ce passé charolais si original, puisque les « cerches » s’adaptent parfaitement à l’histoire locale de chacun.

Leurs vœux

Il reste 2 mystères à résoudre :

Qui pendant 2 siècles a réussi à glisser la présence du Comté de Charolais, à la table des négociations internationales, alors que le Charolais est minuscule ?
Où est le récit du Voyage de Jo Wouters, cet homme qui accompagnait le Luxembourgeois François de Busleyden, envoyé en mission administrative par Maximilien d’Autriche, en Franche-Comté et qui aurait visité le Charolais dans l’été 1500 ?

Comme le « Trésor de Bourgogne » gardé par les Suisses lors des combats de Morat en 1476, a été présenté en 2008 à Berne, en 2009 à Bruggen et en 2010 à Wien, les EuroCharolais souhaitent que ledit Trésor soit un jour, présenté à Dijon.

Ils souhaitent encore que Charolles soit désignée « filleule de Dijon » pour que Charolles obtienne le label (à créer) « Cœur d’Europe ». Avec ses 80 autres paroisses charolaises, elle a été le seul exemple, dans toute l’Histoire de France, d’une enclave qui aura vécu une telle Aventure Diplomatique Européenne.

Pour que leurs vœux soient pris en compte, ils imaginent un ou des jumelages avec des Cités équivalentes à Charolles et pourquoi pas, un voyage EuroCharolais vers ces autres cités qui gardent un peu de leur histoire locale.
Enfin, les premières causeries « A.D.E. + cerches locales » connaissent un succès encourageant, en cet automne 2011. Dix sont déjà prévues pour ce printemps 2012... Le thème « Les EuroCharolais » aurait-il déjà, le vent en poupe ?

Et désormais un livre :

L’aventure européenne du Charolais

L’aventure diplomatique européenne du comté de Charolais commence en 1390. Elle rebondit avec la disparition de Charles le Téméraire en 1477. Ce livre présente l’enchaînement (digne d’un feuilleton diplomatique) qui fit que le comté du Charolais fut, aux XVIe et XVIIe, siècles sur les tables de négociations de douze traités internationaux. Des rois, des reines, deux empereurs, des drames et beaucoup de pièces d’or en furent les guides, le tout sans intervention d’aucune armée. Et pourtant, quelle aventure jusqu’en 1684 !… Un cas unique dans l’histoire de France pour une petite enclave territoriale éloignée des frontières.

Pour tout renseignement : Fernand LAURENT, coordinateur des EuroCharolais à Malessard, 71120 Changy près Charolles. fernand.laurent[arobase]wanadoo.fr 

L’auteur, Fernand Laurent, est Brionnais d’enfance et Charolais d’adoption. Ancien professeur au collège public de Charolles, il a présidé les fêtes cantonales du Tricentenaire de 1684 et celles du Bicentenaire de la révolution de 1789. Aujourd’hui à la retraite, il a repris ses recherches sur cette aventure européenne méconnue. Avec les internautes de son G.7, il a tissé depuis 2007 des liens de sympathie partagés avec les six autres pays concernés par cette aventure. Ses travaux sont uniques et inédits, ils mettent à jour une passionnante et très surprenante histoire du Charolais. 

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22 Messages

  • > Le Charolais, une entité originale 13 janvier 2007 15:39, par Jean-Luc SUING

    J’ai été très interessé par cet article et cherche tous renseignements sur (le comte) Alberic de SUIN ou les habitants du château qui s’élevait sur la butte de SUIN.
    En effet, Maxime SUIN est arrivé en Flandres ( entre Bondues et Linselles ) vers 1545 et je cherche toute information qui le relierait à la Bourgogne car je suis persuadé ( sans preuves ) qu’elle est sa terre d’origine.

    Répondre à ce message

    • > Le Charolais, une entité originale 14 janvier 2007 09:12, par Fernand LAURENT

      Désolé, cher Jean-Luc, mais je n’en sais pas plus sur l’enquête flamande que vous menez. Avez-vous pensé aux Archives Départementales à Mâcon, à celles de l’Académie (rue Sigorgne à Mâcon, toujours) de Bourgogne à Dijon et à celles, municipales, de Charolles ? Et pourquoi pas à celles d’Autun ? Bon courage et bonne chance. Toutefois, vous pouvez me contacter encore par mèl car je suis tout proche de Suin que j’aperçois chaque matin ! F.L.

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    • > Le Charolais, une entité originale 19 septembre 2008 14:36, par Jade Vuaillat

      Bonjour,

      Je vous avais répondu il y a qques temps quant à l’origine du patronyme Suin, ou De Suin. j’ai enfin eu le temps de faire un travail approfondi et grâce à un exemplaire du guide que Roger Beaufils a écrit en 1934, vous trouverez-ici ( http://suin.c.la ) des renseignements fort intéressants, entre autre une photo du chateau de Suin d’après une estampe de l’an 900 lequel fût détruit pendant les guerres de religion (1522 et plus) et dont il ne reste aujourd’hui qu’une tour .
      Ce chateau appartenait aux seigneurs Beatrix de Suin, J de Suin etc... et à la paroisse de Sedunus devenue Suin.

      Vous apprendrez beaucoup et je suis à disposition pour plus de renseignements. Je suis actuellement sur Suin, commune où réside mon petit père d’un très grand âge que j’accompagne ce qui me laisse du temps pour parfaire ces infos ;
      Ainsi ai-je pu renseigner Wikipédia.
      Je poursuis mes recherches, et espère qu’elles vous seront utiles.

      Quant à moi, je recherche une éventuelle généalogie de la famille Suin. Y a t’il des renseignements en ligne ?
      Je vous remercie,

      Bien à vous,
      Jade Vuaillat

      Voir en ligne : Suin

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      • > Le Charolais, une entité originale 27 septembre 2008 13:34, par Jade Vuaillat

        NOTA BENE ERRATUM : Dans mon message précédent, j’évoque une tour qui serait un vestige du chateau fort. J’ai appris cette semaine par Monsieur le Maire que la tour n’a rien d’un vestige de chateau fort mais qu’elle aurait été construite par les Allemands lors de la guerre de 40.

        Veuillez rectifier et accepter mes excuses. Jade

        Répondre à ce message

    • > Le Charolais, une entité originale 24 septembre 2009 15:39, par anthony

      Bonjour Jean-Luc,

      Avez vous trouvé des réponses à vos questions concernant le nom Suin ?
      Je porte aussi le nom de Suin et ma famille est du Nord de la France depuis de nombreuses générations.

      Anthony

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      • > Le Charolais, une entité originale 20 avril 2010 18:47, par Jean-Luc SUING

        Bonjour Anthony,
        Je répond très tardivement à votre demande mais mes précédents essais de réponses s’étaient perdu ( je ne sais pourquoi ).
        Depuis je me suis éloigné de la souche Charolaise des « SUIN » car j’ai ( en plus de la descendance de Maxime (né 1545)) trouvé son père et son grand père sur LAMBERSART à côté de LILLE. Mahieu SEWIN était donc propriétaire sur LAMBERSART début 1500 et j’ai les actes de son partage et les actes des mariages de ses enfants. les écrits sur Lambersart son nombreux et je ne désespère pas de remonter encore. Je suis à votre disposition pour l’arbre.

        Répondre à ce message

    • > Le Charolais, une entité originale 18 août 2010 14:14, par F.L. coordinateur des EuroCharolais

      Cher Monsieur,
      Voici bien longtemps que nous n’avons échangé de message... Un petit groupe d’érudits du village de SUIN vient de décider d’en écrire l’histoire... Ils seraient heureux d’avoir votre aide puisque vous êtes de ladite famille seigneuriale ; en retour, ils accepteraient volontiers de vous montrer ce qu’ils ont déjà pu découvrir sur ce sujet. Si vous vous me donnez vos coordonnées, je vous transmettrai les leurs.
      Cordialement à vous. F.L. coordinateur des EuroCharolais.

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  • Le Charolais, une entité originale 5 août 2007 13:43, par Samuël Lucas

    J’ai lu avec attention votre article au sujet du Charolais. Je voudrais apporter deux remarques. La première est que l’archiduc Philippe le Beau envoya, du 22 octobre 1499 au 17 juin 1500 en Charolais et en Franche-Comté, son principal conseiller, François de Busleyden archevêque de Besançon, et Jean Wouters de la Chambre des Comptes à Lille pour en dresser l’état des lieux. La deuxième remarque est que Philippe le Beau s’est marié le 20 octobre 1496 à Liers et non en 1504

    Répondre à ce message

    • Le Charolais, une entité originale 27 septembre 2007 09:08

      Samuël, bonjour,

      Et merci de vous intéresser à cette « pastille comtale » ! Tout précision supplémentaire rectifiant mes données, me convient parfaitement. Cependant, sur quelles preuves vous appuyez-vous pour me donner ces 2 précisions « capitales » pour moi : 1) un émissaire autrichien à Charolles ! 2) la date du mariage certes mais elle n’entraîna la suzeraineté sur le Charolais que lorsque la demande fut faite et que la réponse fut donnée ! N’est-ce pas ?

      Cordialement et toutes mes excuses pour le retard à vous répondre. F.L.

      Répondre à ce message

      • Le Charolais, une entité originale 27 septembre 2007 18:45, par Samuël Lucas

        Cher Monsieur,
        Je vous communique mes renseignements. Pour ce qui est de la venue de François de Busleyden et de Jean Wouters en Charollais, j’ai trouvé ce renseignement aux Archives du Nord à Lille, Voyage du 29 octobre 1499 au 17 juin 1500 (B 2169, f° 89v°) et dans l’article de M. Cauchies : Un maître des comptes flamand en Franche-Comté : Jean Wouters, la Chambre des comptes de Dole et l’entrée en scène de Philippe le Beau (1499-1500).
        Dans le livre du même auteur, Philippe le Beau le dernier duc de Bourgogne, Brepol , ce dernier écrit p.96 ... le jeune Habsbourg (Philippe le Beau) s’en vient dans celle de son pays d’Artois s’acquitter de son devoir entre les mains du chancelier, Guy de Rochefort, le 5 juillet 1499, Flandre et Artois, mais aussi du Charolais, .....

        J’espère que ces renseignements vous sont utiles

        Répondre à ce message

        • Le Charolais, une entité originale 27 septembre 2007 21:10

          Cher Monsieur et Samuël, bonsoir,

          Je vous remercie de vos précisisons qui me sont fort utiles, évidemment. Si je pouvais avoir accès à ces ouvrages, je n’hésiterais pas à vous citer et à les citer dans une « actualisation » de mon texte. Si vous pouviez - même hors message m’indiquer votre région de résidence, je pourrais faire - peut-être appel - à vous pour une recherche voisine que j’ai entamée récemment. Bonne soirée. F.L. (retraité en Charolais).

          Répondre à ce message

          • Le Charolais, une entité originale 28 septembre 2007 17:09, par Samuël Lucas

            Cher Monsieur,

            Je suis contant que les renseignements que je vous ai fournis vous sont utile. Je vous communique mon adresse Mail : samuel.lucas@skynet.be

            N’hésitez pas à me contacter

            Samuël Lucas

            Répondre à ce message

  • Le Charolais, une entité originale 20 septembre 2008 16:54, par Fernand LAURENT

    Jade, bonsoir,
    Je reviens de (petites)vacances et n’ai trouvé vos messages qu’à l’instant ! Je vous répondrai plus sérieusement bientôt. Néanmoins, vos recherches et votre site m’intéressent beaucoup pour faire avancer mes propos sur ce « Charolais, une entité originale ». Donc, déjà : Merci ! et A bientôt. F.L.

    Répondre à ce message

    • Le Charolais, une entité originale 27 septembre 2008 13:31, par Jade Vuaillat

      Bonsoir Fernand,

      En poursuivant mes recherches, j’ai trouvé le livre de l’abbé Courtepée ( 1779) numérisé par google puis sur Wikipédia.
      Il s’agit du descriptif du duché de Bourgogne en 697 pages dont 160 environ se rapportent au Charolais.
      Je pense que vous ferez fortune d’infos et d’histoire...

      Je l’ai renseigné sur le blog http://suin.c.la. Par ailleurs j’ai entamé un second blog qui reprendra l’étude de la carte de Cassini, quelques poèmes et légendes. Pour l’heure il n’y a que de la poésie eu égard Suin, ses rochers et une historiette chaleureuse à l’auteur... etc http://suinlumierepoesie.c.la

      Au plaisir de vous lire, vous rencontrer peut-être ?

      Bien à vous
      Jade

      Voir en ligne : Suin, lumière et poésie :

      Répondre à ce message

      • Le Charolais, une entité originale 28 septembre 2008 15:04, par F.L.

        Jade, bonsoir,

        Enfin un peu de temps pour me pencher sur « Le Charolais » ... Il n’y a pas incompatibilité entre la présence des 2 tours (féodale et/ou 39-45). Sur le socle féodal (confirmé par vos recherches) les Allemands avaient bâti (re-consolidé ?) une petite tour de guet d’où ils pouvaient surveiller un vaste cercle de villages et de collines, de cette position dominante. Merci pour nous avoir signalé que « LE » Courtépée est maintenant numérisé. Mes recherches sont « + Charolais-global » j’entends l’Histoire originale de ce « Comté ». Un professeur de l’Université de Besançon, Paul Delsalle, spécialiste de la Franche-Comté sous Charles Quint, devrait me conduire à des c-r de visites des 16°et 17° qui donneraient des précisions peu ou pas connues.

        PS : Pouvez-vous mettre l’année à votre date de message, pour garder l’ordre chrono..? 2° PS, Bravo pour vos sites Suin & Poésie. Au plaisir de vous lire. F.L.

        Répondre à ce message

        • Le Charolais, une entité originale 2 décembre 2008 12:20, par Jade Vuaillat

          Bonjour !

          Le problème des tours semble résolu (guerre 39/45 et non pas féodales donc)

          Je me permets de vous signaler qu’il existe un forum d’histoire dans la hiérarchie usenet et que vous pouvez, soit sur généanet, soit via google créer facilement un forum pour accueillir les renseignements que vous cherchez. Ils sont largement fréquentés par les belges (entre autres).

          Je suis très intéressée par l’histoire du Charolais...

          Au plaisir,
          Bien à vous,
          Jade Vuaillat

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          • Le Charolais, une entité originale 2 décembre 2008 16:40, par F.L.

            Jade, bonsoir,

            Je vais reprendre ces jours-ci mes recherches sur le Charolais et en particulier sur ses relations « étrangères » via la Franche-Comté au 16° surtout. Avez-vous pu vous connecter à Europea le nouveau site ? 2 correspondants « Eurocharolais » l’un Belge et l’autre Hollandais me transmettent souvent des infos très utiles. Auriez-vous d’autres sources possibles à me recommander ? Au printemps, je devrais être en mesure de faire une causerie sur le sujet, à Charolles. Très cordialement. F.L.

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  • Bonjour,

    Je lis votre article aujourd’hui, malgré les quelques années qui nous séparent de sa publication. Le constat d’une certaine indépendance du Charolais par rapport au royaume de France m’amène à me poser une question concernant un de mes ancêtres, titré, « notaire au comté du charolais », dans les actes du début du XVIIIè siècle. D’autres sont titrés « notaire royal » dans les mêmes années ou avant 1684 à Charolles. L’administration du comté du charolais était-elle rattachée,ou « vassale » du roi de France. Les officiers (fonctionnaires) comme les notaires, étaient-ils nominés par le comte de charolais, l’Espagne, l’Autriche ? Par qui était gérés les dépenses (salaires d’officiers) et recettes (impôts) de ce comté ?
    J’ai trouvé aux archives nationales, la lettre de provision d’office de son fils, lui, notaire royal en 1722 en Charolai. Dans la notice de cette base est inscrit la phrase suivante :
    « on peut trouver copie des lettres de provision dans les archives de la juridiction où le nouvel officier était tenu de les faire enregistrer avant de pouvoir exercer. »
    (http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/arn/)

    Pourrais-je trouver cette copie aux archives départementales de Mâcon, de Besançon ou de Dijon ? Et-est ce que les mêmes lettres ont été faites par l’administration du Charolais avant 1684 sans passer par le roi et se trouverait aussi dans ces mêmes archives départementales ?

    Merci d’avance.

    Kévin.

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  • Le Charolais, un terroir au cœur de la France et de l’Europe 13 décembre 2014 14:29, par guerin yvonne

    pourquoi est il écrit dans vos textes"aucune trace dans le charolais des 200 ans de présence espagnole" ??????Il y en a pourtant ne serait ce que la similitude du patois charolais avec beaucoup de mots d’espagnol pour ne citer que marande "et merienda ,"mas que" et « mas qué » ,et bien d’autre encore !!!!!

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  • Le Charolais, un terroir au cœur de la France et de l’Europe 5 janvier 2015 16:26, par roselyne Tellier

    bonjour
    votre article est très intéressant
    Je suis en train de remonter la piste de mes ancêtres qui d’après la légende familiale seraient venus d’Espagne avec Charles Quint. En effet, ils s’appellent DALIGAND, ALIGANT, D’ALIGANT et pourraient être originaires d’Alicante.
    Ce nom est situé uniquement en Saône et Loire (du moins aux siècles passés)et les personnes les plus anciennes que je trouve sur les sites d’entraide habitaient La Chapelle au Mans et Neuvy Grand-Champ. Ces 2 villages font-ils partie des 80 paroisses dont vous parlez ?
    bien cordialement

    Répondre à ce message

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