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Le Premier Convoi - 1848


mercredi 6 novembre 2019

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Le 22 février 1848, Paris se soulève contre le roi Louis Philippe. La Deuxième République est proclamée ; Alphonse de Lamartine impose le drapeau tricolore.
Des Ateliers Nationaux destinés à procurer du travail aux chomeurs parisiens sont créés puis fermés rapidement par l’assemblée conservatrice.

Fin Juin une nouvelle insurrection est réprimée dans le sang.
Pour se débarasser des fauteurs de troubles on leur propose de créer des colonies agricoles en Algérie.
Un décret du 20 septembre 1848 stipule que les colons devaient partir le plus vite possible.

Arrivés en Algérie, la déception est grande : ni bananiers, ni orangers, ni champs de blé : la terre est couverte de ronce, l’armée les accueille souvent l’arme au bras, comme des émeutiers. Les maisons prévues sont à construire, l’eau manque, le climat est malsain.

Michèle Perret nous invite à embarquer avec eux dans ce passionnant roman qui raconte l’histoire de ce premier des dix-sept convois, en octobre 1848.

L’auteur : Michèle Perret, née en Algérie, agrégée de lettres modernes et professeur honoraire des Universités, médiéviste, linguiste et romancière, est spécialiste de l’histoire de la langue française. Dans ses écrits littéraires, elle s’intéresse surtout au Maghreb colonial et post colonial. Son dernier livre "Les arbres ne nous oublient pas" a été primé, en 2016, par le jury de LADELF - Méditerranée.

Un avis : Voici un passionnant roman historique, très bien documenté, sur un épisode de l’Histoire rarement évoqué sous la forme littéraire. Nous sommes en octobre 1848, au lendemain d’une énième fièvre révolutionnaire. La Deuxième République, à peine proclamée, décide de se débarrasser des fauteurs de troubles et d’exporter ses miséreux outremer afin de peupler l’Algérie de colons. Au fil du récit, nous suivons toutes les péripéties de ce premier convoi d’émigrés : les épreuves d’un voyage éprouvant sur les canaux, le Rhône et la Méditerranée, l’installation sur une terre inconnue et inhospitalière... et les premières déconvenues. En lisant ce beau roman historique, on pense immanquablement au récit de Norbert Truquin, Les Mémoires d’un prolétaire, lui aussi expatrié dans l’Algérie coloniale. A noter le rôle, le dévouement et la part prépondérante des femmes, les colonnes, superbement mis en scène par Michèle Perret. A lire absolument !

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7 Messages

  • Le Premier Convoi - 1848 8 novembre 10:07, par Danielle Camus

    je viens justement de faire des recherches sur un membre de ma famille parti par ce convoi ; il existe une liste partielle des « partants » dans laquelle il ne figure pas et puis les archives de Paris étant incomplètes , peut-être en saurai-je davantage sur cette famille .
    Merci pour cette info .

    Répondre à ce message

    • Le Premier Convoi - 1848 12 novembre 17:58, par SACCO Annie

      Bonjour,
      J’ai une famille, dont le couple et un des enfants sont mes sosas, qui est parti en Algérie par le 14e convoi.
      Il semblerait que la pauvreté auraient incité les autorités à demander à des familles « volontaires » d’aller mettre en culture un terrain en Algérie, pendant 3ans, nourriture et abri fournis pendant ces années.
      Il faudrait donc distinguer les partants pour « punition » des partants volontaires pour cause de pauvreté

      Mon couple est le suivant :
      Charles LALLEMENT et Marie Louise HÉRANT partis avec leurs trois enfants dont le dernier est resté en terre algérienne
      J’ai ,en note dans généatique ce qui suit :


      Charles parmi les « transportés » en Algérie de l’insurrection de 1848 ?
      Non.Il était volontaire , comme beaucoup de familles dans le besoin après la Révolution de 1848, pour aller mettre en culture un lopin de terres en Algérie , durée trois ans logé ,nourri avec sa famille.Après le drame de son enfant d’un an décédé en janvier 1849 à l’hôpital de Guelma, sont-ils restés les trois ans ?Des épidémies eurent lieu.
      On le retrouve à Petit-Montrouge en 1852, pour la naissance d’un enfant, le Petit-Montrouge qui deviendra en 1860 le 14e arrondissement où les LALLEMENT—SÉJOURNÉ ont vécu un certain temps

      J’ai interrogé, moyennant un don, le groupe

      GAMT(généalogie Algérie Maroc Tunisie)


      Bonjour,

      Dans notre base de données figurent les mêmes renseignements que ceux dont vous disposez concernant le couple LALLEMENT/HERANT (ou HERAUT) et de leurs 3 enfants.
      Cette famille est partie de Paris par le 14° convoi le 26/11/1848 - arr. Marseille : 13/12/1848 - dép. Marseille : 14/12/1848 à bord de la corvette « l’Orénoque » - arr. Stora (port de Philippeville) : 15/12/1848 - destination : colonie peuplée d’Héliopolis.

      Le retour en France s’est, probablement, effectué isolément ou en petit groupe et nous n’en avons aucune trace.

      Vous pourriez, éventuellement, vérifier leur présence à Montrouge aux AD-92 (voir archives en ligne) dans le recensements de 1851 (s’il existe).

      Cordialement,
      Le secrétariat de GAMT le 26-09-2016


      Je vous mets l’adresse du site fort intéressant !
      http://www.genealogie-gamt.org/

      J’ai également cherché sur internet ce que fut le navire « Orénoque » et la ville d’Héliopolis en Algérie .

      Annie LALLEMENT-SACCO

      Répondre à ce message

  • Le Premier Convoi - 1848 15 novembre 12:51, par languillat

    Bonjour,
    Le 2 fois arrière grand père de ma femme, Jean PIJONNET, sellier puis Ingénieur au Portugal ° à Nevers 1826-10-08, x à Nevers 1851-12-02 avec Jeanne NIAUDOT, cabaretière,a été le 25/10/1851 : arrestation à Nevers
    Nouvelles locales : M. le général PILLION vient d’être investi du commandement de l’état de siège du département. Par arrêté de M. le général PILLION, commandant de l’état de siège de la Nièvre, en date du 25 octobre courant ont été fermés les établissements appartenant aux ci-après nommés, savoir : (8 noms)
    Pigeonnet, cabaretier rue de la Barre ;
    Pivert, cabaretier rue de Paris.
    Samedi dernier, des le matin un déploiement de forces inusité sur plusieurs points de la ville avait jeté dans ces quartiers quelque émotion qui fut bientôt calmée. Il s’agissait de perquisitions à faire chez plusieurs individus connu pour professer les opinions les plus exaltés. Ces perquisitions ont amené la saisie de papiers, correspondances, écrits socialistes, emblèmes de toutes sortes. A la suite de ces perquisitions, ont été arrêtées les personnes dont les noms suivent (nb 8)

    • Pigeonnet, cabaretier
      Les arrestations se sont opérés dans le plus grand calme et n’ont pas excité en faveur des personnes qui en étaient l’objet la moindre manifestation de sympathie, soit dans la population, soit parmi leurs amis, dont pas un seul ne s’est montré.
      En revanche, les affiches contenant la proclamation du général commandant l’état de siège ont été arrachées dans la nuit. C’est ainsi que pour cette fois, s’est traduit la haine profonde de ces hommes qui prêchent la désobéissance aux lois et la révolte contre ceux qui les font exécuter.
      Un grand nombre de socialiste de la Nièvre, bien connus, ont pris la fuite.
      (2 MI art 130 Journal de la Nièvre 28 /10/1851 mardi n° 124)
      22/01/1852 : Rade de Brest à bord du Duguesclin poême « Notre amour à la France » ne serait donc pas de lui compte tenu de sa condamnation postérieure. (photos courriers et documents détenus par Monique Alexandre, branche Parreira-Acreman, 06/2011)
      Le Duguesclin était un bateau ponton en rade de Brest où transitaient les forçats envoyés au bagne.
      29/01/1852 : Décision Cn Militaire de Nevers : Transportation à Cayenne (3 U 5 Nevers Tribunal 1er Instance 3 U 255)
      10/03/1852 : Départ pour le Fort d’Ivry à Paris. Infos de Michèle Meneteau (livre de Jean Pigeonnet)
      (selon Michèle, le jugement aurait eu lieu à Bourges ou Nevers)
      Embarque au port du Havre pour le bagne d’ Afrique.
      Cité dans la liste nationale des déportés en Algérie de 1852 avec l’écriture patronymique PIGEONNET Jean : Marié, 1 enfant, se déclare né en 1826 à Nevers. Profession : Sellier, Cabaretier.
      Une liste des décédés en Algérie a été dressée par l’Amicale Généalogie Méditerranée, mais pas de PIJONET ou de PIGEONNET dans cette liste. (courriel du 03 novembre 2007 de DANIEL Danièle-Alice http://www.bgo.atmedia.fr )
      12/02/1853 : demande en grâce
      Expéditeur : 2e Division 1er Bureau
      Destinataire : Ministre de la Police Générale
      À Monsieur le Ministre de la Police Générale
      J’ai l’honneur de vous adresser une demande en grâce formée par le Né Jean Pigeonnet, condamné politique, transporté en Algérie, demeurant à Nevers.
      Cet individu m’est recommandé par Mr le maire de Nevers qui croit à sa sincérité de faire repentir
      Je pense, Monsieur le Ministre, qu’il n’y aurait pas d’inconvénient à accorder la grâce de ce père de famille, tout en le maintenant sous la surveillance de la haute police.
      ( A.D. Nevers 12/2002 photocopie : M 1685 Sûreté générale coup d’état 1851, dossier individuel).
      21/03/1853 : communication par le ministère au prefet de la Nièvre de 27 recours en grâce adressés à l’Empereur par les inculpés politiques de votre département dont les noms suivent : Nevers 210 Pigeonnet Jean cabaretier à Nevers,Etc.
      réponse du prefet : N° 22 : Pigeonnet Jean cabaretier Nevers Signalé comme entreprenant ; recommandé Aujourd’hui par le Maire. (M 1655 Nevers Condamnés politiques liste nominative 1848 - 1861)
      27/04/1853 : Gracié
      04/05/1853 Avis de grâces accordée Paris N° 210
      Monsieur le Préfet, j’ai l’honneur de vous informer que par décision en date du 27/04/1853, S.M.S. a daigné faire une remise de la mesure de sûreté gle à laquelle le sr. Pigeonnet Jean cabaretier à Nevers a été soumis par la commission départementale mixte de la Nièvre.
      Je vous invite à prendre les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de cette mesure de clémence. Vous veillerez également à ce que la famille du condamné soit avisée de la décision de S.M.S.
      Agréez, Monsieur le Préfet, l’assurance de ma considération distinguée.
      Le Ministre Secrétaire d’État au Département de la Police Générale, Pr le Ministre et par aut on le Chef de Cabinet Thieblin
      (A.D.Nevers 12/2002 photocopie : M 1685 Sûreté générale coup d’état 1851, dossier individuel)
      Nous avons la chance d’avoir des écrits de cet ancêtre.
      Si vous avez besoin d’info, voir adresse courriel Cordialement

    Répondre à ce message

  • Le Premier Convoi - 1848 19 novembre 08:32, par Michele Perret

    Bonjour à tous et merci à Histoire-Généalogie d’avoir publié un compte rendu de mon livre.
    Pour répondre aux questions :
    1) On trouve une liste des colons admis à partir en annexe dans mon livre. Deux autres liste plus tardives se trouvent sur le site de J.P. Marchand indiqué dans la bibliographie.
    2) Vos remarques sont exactes, les transportés de 1848 n’était pas punis. C’étaient en effet des volontaires qui fuyaient la misère et la répression

    Répondre à ce message

    • Le Premier Convoi - 1848 20 novembre 19:22, par SACCO Annie

      Bonjour Michèle,
      Je voudrais commander votre ouvrage et je n’y arrive pas
      Comment faire s’il vous plaît ?
      mon adresse al.sacco@wanadoo.fr
      Mille mercis
      Annie

      Répondre à ce message

      • Le Premier Convoi - 1848 20 novembre 21:04, par Michèle Perret

        Le livre est disponible dans les librairies en ligne : Amazon, FNAC etc.

        Il peut être commandé chez votre libraire (15€) :
        Michèle Perret, Le premier convoi 1848, éditions Chèvre feuille étoilée,
        Il le receevra dans les trosi jours ouvrable

        Ou directement chez l’éditeur : Anouk Trévisan 04 67 73 75 45
        HTPS ://WWW.CHEVRE-FEUILLE.FR

        Bonne lecture

        Michèe
        M

        Répondre à ce message

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