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Le lavoir de la grille

Cliché d’Antoine Carcenac


mercredi 1er septembre 2004, par Michel Carcenac

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Dans la vallée de la Croux, ce lavoir est fort apprécié, le ruisseau est rapide, l’eau est claire, mais il est à quinze cents mètres de Belvès. Après s’être éreintées toute une journée, gelé les mains et les genoux en hiver, ces pauvres femmes doivent remonter une côte dure, le linge mouillé et pesant sur une brouette. Antoine amène sa lavandière au lavoir et la ramène avec sa camionnette.

Zéphyrin, possède cinquante-deux chemises, une par semaine. Cependant, les cols sont en celluloïd et donc toujours impeccables, de même que les manchettes.

La lessive se fait une fois par an. Le linge est mis à tremper dans un cuveau de bois de pin avec un sac de cendres de peuplier ou de noyer tamisées, et il subit alors les différentes opérations effectuées par les « lessiveuses ». Cette lessive est ensuite confiée aux lavandières qui effectuent un travail plus pénible en plongeant, battant, frottant, essorant et tordant. Cette opération s’effectue en été, car on peut faire sécher le linge sur l’herbe coupée.

Avec l’arrivée de l’eau courante en 1908, cette grande lessive annuelle est remplacée par des lessives faites plus souvent, tous les huit ou quinze jours. Les produits, comme la Saponite, sont arrivés. Malgré tout, les lavandières continuent d’aller au lavoir, sauf pour le petit linge, et cela a duré a duré jusqu’à l’arrivée des machines vers 1960. Les femmes allaient chez les particuliers chercher avec une brouette la panière de linge sale et rapportaient le linge égoutté mais encore mouillé. De nos jours, bien que possédant des machines, les Portugaises se rendent encore au lavoir des Fontaines où elles échangent des cancans, se disputent et parfois même se crêpent le chignon. Les lavoirs ont toujours été des lieux de rencontre privilégiés pour les femmes, Homère le savait.

Sur le cliché, on remarque la grande table de pierre dure sur laquelle la femme frotte et savonne avec le gros cube de savon de Marseille et la brouette spéciale où l’on posera directement le linge mouillé.

Pour lire l’interview de Michel Carcenac

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10 Messages

  • > Le lavoir de la grille 25 avril 2005 16:38

    Bonjour
    il y a un petit probleme technique lorsqu on affiche la page des photos : un texte se mets en sur- impresion, ce qui fait qu on n’arrive à lire ni le texte original, ni l’autre !
    F.PELATAN

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    • > Le lavoir de la grille 25 avril 2005 17:01, par Thierry Sabot

      Je viens de vérifier la page en question : pour moi pas de problème d’affichage ou de lecture !

      Quel navigateur web utilisez-vous ?

      Cordialement.

      TS

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  • > Le lavoir de la grille 24 mai 2005 10:14, par Jacqueline Crédou

    Bonjour,et bravo pour ces très belles photos , c’est GENIAL !

    Elles me font regretter de rien avoir sur mon village de St-Evarzec en Finistère où ma GM faisait ses lessives au lavoir ruisseau à 1km de chez elle . La brouette était chargée ! caisse en bois pour s’agenouiller,bacs, lessiveuse,et bien sur le linge de 3 semaines pour le blanc , les couleurs étant lavées toutes les semaines ! Au retour,tout ce linge ( bouilli,javellisé +passé « au bleu »)était soigneusement mis à sècher sur les fils tout autour du jardin ,et faisait l’admiration des passants ! Quant au repassage , il se faisait au fer à charbon , opération délicate , pas question d’avoir la moindre trace noire sur ce linge plus blanc que blanc ,et surtout pas sur la coiffe Bretonne qui devait être impeccable , les mauvaises langues jugeaient ces dames d’après l’aspect de leur coiffe , et les rideaux de la maison !!!
    J’ai en mémoire l’odeur de ce linge impeccable ,et l’armoire où il était soigneusement rangé !
    D’accord nos GM étaient femmes au foyer ,mais quel travail ! Aucun lave linge n’a pu en faire autant !!!
    Merci d’avoir réveillé ces souvenirs.
    Cordialement,
    J.Crédou
    J
    Jakline

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    • > Le lavoir de la grille 4 septembre 2007 15:06

      jacqueline,

      Connaissez vous Louise Bourbigot (jeune fille : crédou) ?
      je suis son petit fils. frédéric.

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      • > Le lavoir de la grille 21 novembre 2007 21:38

        Bonsoir Frédéric,
        Désolée , je découvre seulement vôtre message , pouvez vous m’en dire un peu plus sur Louise Bourbigot : lieu + dâtes éventuelles , nom des parents ...
        Je suis la nièce de Louise Bourbigot, née Crédou ,soeur de mon père François Crédou , veuve de Joseph Bourbigot ...fille de François Credou et Françoise Le Goff , née à St- Evarzec le 2 /01 / 1926 . Elle habite actuellement Concarneau . Peut-être sommes nous cousins ? Je fais de la généalogie , inscrite au CGF et au CGD (cercle de généalogie du dauphiné )j’habite Grenoble depuis 1966.
        Si vous voulez continuer la discussion , mon adresse e-mail : credoujaklin@yahoo.fr
        A bientôt peut-être , c’est avec plaisir que je vous répondrai.
        Jakline CREDOU

        Répondre à ce message

      • > Le lavoir de la grille 24 novembre 2007 00:30

        Bonsoir Frédéric ,
        Dans ma réponse du 21 / 11 mon adresse e-mail comporte une erreur , la revoici : credoujakline@yahoo.fr
        Ne seriez vous pas le fils de mon cousin germain Hervé Bourbigot ?
        A bientôt pour confirmation , kénavo !
        Jakline

        Répondre à ce message

  • > Le lavoir de la grille 13 septembre 2005 12:15, par Christelle

    Bonjour et bravo pour cet article.
    Je souhaiterais vous demander si vous saviez où je pourrais trouver des vêtements du début du siècle, en effet, nous jouons dans une pièce « le lavoir » et la pièce se situe à Amiens en 1914.
    Il nous faudrait du linge car nous allons laver, trier, repasser pendant 1h30.
    Bien entendu, notre budget n’est pas énorme.......
    Merci

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  • Le lavoir de la grille 23 mai 2008 21:13

    Ma grand’mère était originaire du Périgord et j’ai souvent entendu parler de ces lessives faites une fois par an avec la cendre de bois dans une grande bassine en cuivre. Elle donnait un nom particulier : faire la « bugade ». Je possède toujours un petit récipient en cuivre avec un très long manche qui servait à arroser le linge. Je n’ai pas de nom précis pour ce dernier article.

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  • Le lavoir de la grille 18 juillet 2014 17:39, par PETIT

    J’ai moi-même connu à la campagne chez ma grand-mère où nous passions nos vacances, le temps de la lessive qu’on faisait bouillir dans une grande bassine remplie de l’eau que l’on avait été cherché à la pompe, sur la cuisinière à bois. Puis, le linge un peu essoré, pour le rincer on le descendait dans une brouette au lavoir installé sur le ru , petit cours d’eau dont la source était à un petit km. Il fallait à genoux dans une caisse en bois garnie de paille pour plus de confort, le plonger dans l’eau froide du ruisseau (agréable en été, moins l’hiver sans doute) puis le battre pour faire partir le plus d’eau possible en renouvelant l’opération plusieurs fois. Entre 2 rinçages, le linge était posé sur des barres de fer installées derrière pour égoûter le plein d’eau. Quand je dis « on » c’était plutôt ma mère et ma grand-mère. J’avais entre 5 et 10 ans et si j’aidais un peu au début trouvant même cela un peu amusant, très vite j’abandonnait le linge pour jouer plutôt à faire le cochon pendu sur les barres au grand dam des laveuses car je risquais de salir la barre et donc le linge. Un autre jeu consistait à essayer d’attraper les têtards qui se faufilaient au milieu du linge. Et comme nous étions plusieurs enfants, c’était à celui qui trouverait le têtard avec le plus de pattes, le summum étant celui qui avait déjà 4 pattes donc bientôt grenouille. Donc souvenir de vacances pour moi, mais heureusement que adulte j’ai connu la machine à laver, la plus belle invention pour les ménagères !!!

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  • Le lavoir de la grille 19 juillet 2014 03:26, par Christine Mathieu

    Dans mon village jurassien, le lavoir était aussi appelé :
    « le café des femmes »

    Répondre à ce message

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