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Les territoriaux en 1915

Cliché d’Antoine Carcenac


vendredi 27 août 2004, par Michel Carcenac

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Les soldats, ici Sous-la-Brèche, se rendent place d’Armes pour une revue. Les tenues sont disparates, mais tous les calots sont du 93e.
Antoine Carcenac a pris de nombreuses photographies des soldats stationnés à Belvès. Le 93e régiment territorial d’infanterie est arrivé à Belvès le 25 mars 1915, il en est reparti en septembre 1916.

Ces militaires logent chez l’habitant, dans les locaux du cours complémentaire de filles, dans des hangars sur des paillasses. Ils manœuvrent à Tournehill, le plateau qui domine Belvès au nord. Les Territoriaux sont des hommes âgés qui ont été arrachés à leur famille. Les femmes sont restées seules à la maison, assurant le travail de la ferme. Des convalescents sont hébergés à l’Ecole primaire supérieure de garçons.

L’arrivée de militaires met de l’animation dans un bourg où la plupart des hommes sont partis sur le front et la receveuse des postes se plaint que son travail s’est accru considérablement. Le 20 juin 1915, elle demande au conseil municipal une augmentation de salaire pour le porteur de dépêches. Il touchera cinquante francs par an en supplément, à partir du 1er avril 1915 et pendant toute la durée de la guerre.

Dans le canton voisin, le Buisson est considéré comme quartier militaire, avec un colonel. C’est un centre d’instruction des 108e et 96e régiments d’infanterie. A Cadouin, est basée la 32e compagnie du 108e RI. Chaque ferme doit accueillir une escouade ; les hommes couchent dans les greniers, les hangars à tabac. La cuisine, « la roulante », est installée à Paleyrac et de là, les repas sont répartis dans les cantonnements.

Au Buisson, le champ de manœuvres est aux Sycomores. A la Merlin, on s’entraîne à creuser des tranchées où, enfant, Albert Castanet va jouer le jeudi. Les fantassins marchent sur le circuit Le Buisson-Limeuil-Audrix-Le Coux et manœuvrent dans les bois et sur les tertres. On creuse également des tranchées au Coux, dans un endroit que l’on continue d’appeler : « les Tranchées ». Aux Bouygues, commune du Buisson, des soldats découvrent en creusant, un cimetière dit « mérovingien ». sur une carte postale expédiée de Limeuil, il est écrit : « Notez bien sur vos tablettes que nous venons de prendre le pont de Trémolat. »

La ligne de chemin de fer Paris-Périgueux-Agen-Tarbes a été déclarée « voie stratégique ». Les trains circulent sans arrêt, amenant des blessés au Buisson d’où ils sont répartis dans le Sud-Ouest. Les soldats qui montent au front, depuis Tarbes et Agen, prennent également cette ligne.
Albert Castanet, qui a dix ans à cette époque, est souvent à la gare, éberlué de voir tant d’agitation. Avec les copains, il récupère les épaves, masque à gaz, casques...

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Découvrir Le Périgord d’Antoine Carcenac  : (photographies 1899 - 1920).

Pour lire l’interview de Michel Carcenac

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