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Louis Empain et L’Oiseau-Blanc


jeudi 1er juin 2006, par Pierre Chartrand †

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L’Oiseau-Blanc
Dessin réalisé par Élise Morin.
Sainte-Marguerite du Lac Masson. avril 2006

Introduction

En 1934, Louis Empain découvre le Canada. Ce jeune baron belge, âgé de 26 ans, fait la navette entre l’Europe et l’Amérique. Il a été fait baron en avril 1923. Son père, le général-baron Édouard, ayant obtenu du roi Albert Ier pour son fils cadet une extension du titre et l’autorisation de le porter du vivant de son père. Car, en Belgique, normalement, seul le fils aîné peut hériter d’un titre par ordre de primogéniture. À la mort de leur père, le 22 juillet 1929, les deux jeunes frères et barons, Jean l’aîné, né en 1902 et Louis le cadet, né en 1908, se retrouvent à la tête d’un conglomérat d’entreprises et d’une « fortune considérable, au sens propre inestimable. » [1].

Certains ont affirmé que la fortune des Empain rivalisait alors avec celle des Rothschild. À la fin d’une importante entrevue que le baron Louis accorda à un journaliste du quotidien Le Devoir publiée le 17 août 1936, Alfred Ayotte n’hésitait pas à écrire que : « Le baron peut bien prendre tous les risques, il en est capable. Ne chuchote-on pas qu’il est le troisième homme le plus riche du monde ? »

Depuis deux ans, Louis s’intéresse au Canada et plus particulièrement au Québec. C’est ici qu’il veut investir et c’est au Canada qu’il investira jusqu’à ce que la Seconde guerre mondiale vienne stopper ses activités. Ce jeune homme plutôt timide tient dans sa mire, une jeune canadienne, Geneviève Hone, d’origine belge ; elle deviendra sa femme en 1938.

Louis est un amateur de voile. Depuis 1933, il est membre de la Ligue Maritime Belge. Il en assume la présidence de 1934 à 1936. En 1939, il hérite d’un mandat d’administrateur de 5 ans. En 1950, il est cité comme Président honoraire. En 1962, il est toujours administrateur de la Ligue.

Dans la nécrologie que fera paraître sa famille dans La Libre Belgique, le jeudi 3 juin 1976, il est écrit qu’il était « un passionné de voile et de nature » et qu’il « fut président de la Ligue maritime belge et de l’IBIS (École des cadets.) »

Dès avant 1936, Louis possède un voilier plutôt modeste, un deux-mâts, le « Maria Catarina », qui mouille dans le Midi. Son frère aîné Jean, est déjà propriétaire d’un yacht somptueux, le Héliopolis qui a déjà appartenu à l’empereur d’Allemagne, Guillaume II. Est-ce la raison qui pousse le puîné à se porter acquéreur en Grande-Bretagne d’un somptueux yacht-voilier ?

Printemps 1936

Ce serait au printemps 1936 que Louis Empain aurait débarqué à Portsmouth pour prendre livraison de son nouveau jouet : un schooner auxiliaire à 3 mâts qu’il aurait acheté à la fin de l’année précédente. Ce yacht fut construit en 1927 par la firme J. S. White & Co Ltd de Cowes. Les plans sont de J. M. Soper. La voilure est de Ratsey et Laptlorn.

Cette goélette, qu’il va baptiser L’Oiseau Blanc, véritable bijou d’architecture, a tout pour le ravir : c’est « un véritable petit palais flottant ! » écrit un journaliste du quotidien Le Soleil de Québec, évalué à une somme considérable. » Un autre journaliste préfère parler du « yacht princier » du baron.

Une chronologie du yacht-voilier : de 1927 à 2006

Ce magnifique voilier, baptisé par son nouveau propriétaire Xarifa, a été construit en 1927 par les chantiers J. S. White & Co Ltd d’East-Cowes, pour Franklin M. Singer, « le yachtman américain bien connu, qui a déjà fait flotter son guidon sur plusieurs yachts du même nom. »
 [2].

Cet Américain était l’un des nombreux enfants - certains disent 22 - d’Isaac Singer, roi de la machine à coudre et multimillionnaire. Sur un site Internet consacré à Hans Hass (voir plus bas), il est plutôt écrit que celui qui a commandé le yacht qui fut construit en 1927 était le Roi de la machine à coudre : Singer. L’information est fausse. Car Isaac Merrit SINGER né en 1811 est décédé en 1875. Il ne pouvait donc pas commander ce bateau en 1927. C’est, en 1863, après avoir vendu une grande partie de ses parts dans sa compagnie, qu’il a déménagé en Grande-Bretagne. Il serait décédé à Torquay [3] dans le Devonshire.

Franklin Morse Singer, lui, est né en 1870 du second mariage d’Isaac Singer avec Isabella Eugenie Boye, née à Paris en 1841 de parents français et anglais. Le couple aurait eu six enfants, dont deux filles et quatre garçons : Winnaretta, Isabelle, Mortimer, Washington, Paris et Franklin. Après la mort de son mari en 1875, Isabelle retourna à Paris et, détail curieux, devint le modèle du sculpteur français, Frédéric Auguste Bartholdi pour la Statue de la Liberté, inaugurée en 1886 dans le port de New York [4].

Le bateau est racheté en 1930 et baptisé Radiant par Edward Mauger, homme d’affaires anglais, propriétaire de nombreux journaux et qui sera anobli avec le titre de baron d’Iliffe en 1933. « La goélette auxiliaire Xarifa, vendue récemment par M. F. M. Singer, à Sir Edward Hiffe (sic), portera désormais le nom de Radiant. » [5].

Trois ans plus tard, on peut lire dans la même revue : « La belle goélette anglaise Radiant (ex-Xarifa), de 380 tx, est arrivée le 4 à la marée du soir et s’est placée au quai de la Bourse [Rouen] ; elle venait de Cowes, ayant à bord son propriétaire, Sir Edward Manger (sic) Iliffe, le grand propriétaire de journaux d’outre-Manche, et 7 invités. Elle est repartie dans la soirée du dimanche 6 pour Ouistreham. » [6].

C’est Lord Iliffe qui va vendre la goélette Radiant au baron Empain.

Dans le mensuel maritime belge au nom plus qu’étrange de « Wandelear et sur l’eau », on peut lire en 1936 ce qui suit : « Nous apprenons avec grand plaisir que Monsieur le Baron Louis Empain s’est rendu acquéreur d’un schooner auxiliaire à 3 mâts de 380 Tonneaux. Ce yacht qui prendra le nom de L’Oiseau-Blanc est l’ancien Radiant, ex Xarifa ... Il [le yacht] est certainement une des plus belles unités actuellement à flot. Par l’acquisition de cette belle unité, le Baron Louis Empain se place définitivement à la tête du yachting belge. Nous le félicitons bien sincèrement et souhaitons à L’Oiseau-blanc une belle carrière sportive. » [7].

Pour ce jeune célibataire de vingt-huit ans, timide avec les femmes, quelque peu timoré, c’est sans doute une façon de se revaloriser, lui qui manque parfois d’assurance.

Il vient d’ailleurs de se lancer un véritable défi : entreprendre la traversée de l’Atlantique sur son trois-mâts jusqu’à Montréal où il a commencé à établir ses quartiers d’homme d’affaires. La revue belge note : « Nous apprenons qu’en avril prochain, L’Oiseau-Blanc, sous le commandement du Capitaine Carlier, quittera l’Angleterre pour le Canada où son propriétaire réside actuellement pour affaires. »

Il ne semble pas que le voyage se soit fait de l’Angleterre vers le Canada, comme nous le verrons dans un prochain article. À la fin de l’été, Louis compte revenir en Europe à bord de son yacht. Non sans avoir au préalable organisé une croisière pour des amis canadiens et européens sur le Saint-Laurent et dans le golfe. Depuis deux ans, sur les transatlantiques les plus renommés, il multiplie les aller-retour entre la Belgique et le Canada où il compte investir une faible part de son fabuleux héritage.

C’est Louis qui a baptisé son nouveau rejeton : « L’Oiseau Blanc ». Il aime les couleurs. Ne vient-il pas d’entreprendre à Sainte Marguerite du Lac Masson dans les Laurentides, à 80 km de Montréal, avec l’aide du brillant architecte belge, Antoine Courtens, la construction d’un complexe récréo-touristique et d’un hôtel qu’il va nommer : hôtel de la Pointe Bleue. Dans ce complexe, Courtens a dessiné une magnifique salle de bal art-déco, laquelle sera inaugurée en grande pompe en 1937 par le jazzman, Benny Goodman : elle sera baptisée Blue Room.

Il a armé son navire. En a confié le commandement à un compatriote belge, le capitaine Carlier. Et pour les quatre mois qui viennent, il peut compter sur une quarantaine d’hommes d’équipage, tous belges, semble-t-il. Car il a déjà prévu l’organisation d’une croisière qu’il compte offrir à une douzaine d’amis - européens et canadiens - dont sa future femme, Geneviève Hone, canadienne et d’ascendance liégeoise par son père.

On peut imaginer la surprise de cette jeune fille de 27 ans à l’arrivée dans le port de Montréal de ce superbe yacht-voilier. Car, depuis qu’ils ont fait connaissance il y a quelques mois dans un modeste hôtel des Laurentides, Geneviève ne pouvait imaginer que ce jeune baron qui lui fait sa cour, « sans trop de charme, taciturne, négligé dans sa tenue » [8] ne cherchant jamais à l’impressionner par son apparence, puisse être à la tête d’une telle fortune.

L’un des marins de L’Oiseau Blanc , interviewé le 30 juillet 1936 par un journaliste québécois, confirmera que le bateau a bien été construit en 1927, à Cowes, ville principale de l’île de Wight, sur la côte de la Manche, dans le sud de l’Angleterre. Si l’on se fie à son témoignage, le yacht avait participé à plusieurs courses internationales et en avait gagné certaines.

Les caractéristiques principales de L’Oiseau Blanc (ex-Radiant)

Longueur hors-tout : 44,88m

Longueur de flottaison : 36,48m

Largeur au maître-couple : 8,55m

Tirant d’eau : 4,55m

Tonnage : 380 tonneaux

Surface de voilure : 723,32 m2

Pomme de mât à 33 mètres au-dessus de la mer

Propulsion par : semi-diesel, 4 cylindres, permettant de filer huit à neuf nœuds.

Pour les passionnés de la voile, je voudrais ajouter les détails suivants extraits de la revue Le Yacht [9].

« La coque a été construite sous la surveillance de Lloyd’s et a reçu la plus haute cote. Le gréement est celui de goélette-ketch. La voilure bien divisée, permet l’emploi d’un équipage réduit ; de plus, la manœuvre s’effectue à l’aide de guindeaux et de cabestans électriques.
Le pont est très dégagé ; il comporte un seul deck-house, placé à l’arrière du grand mât, et mesurant 5,50m sur 3,35m, et un petit abri placé plus en avant. Bien que le yacht soit spécialement destiné à naviguer à la voile, le moteur est suffisant pour lui imprimer une bonne vitesse. Ce moteur est un semi-diesel Gardner à 4 cylindres développant 140 CV. Une dynamo de 12 kw couplée avec un moteur à essence de 18 - 24 C V fournit l’énergie électrique aux pompes de cales et aux auxiliaires de bord.
La chambre des moteurs est située dans la partie avant, après le poste, disposée pour recevoir 10 hommes et la cuisine. De chaque bord on trouve les chambres du capitaine et des officiers, l’office, une chambre d’invité et une chambre de domestique. Viennent ensuite les appartements du propriétaire et de ses invités, munis de tout le confort moderne et décorés avec un goût parfait. Le salon occupe toute la largeur du bateau. En arrière de cette vaste pièce, un couloir donne accès à la chambre du propriétaire, longue de 4,60m et à la salle de bains. Une très belle chambre d’invité, également avec salle de bains aménagée à tribord. Enfin, la partie arrière comprend encore 4 chambres séparées. »
 [10]

Louis Empain se défera de son yacht rapidement. Les événements tragiques qui se sont produits lors de la croisière ont dû influencer sa décision. Je n’ai pu déterminer avec exactitude en quelle année il le revend. Fort probablement avant la guerre et peut-être dès 1937 ou 1938. Le yacht est alors baptisé Capitana, [11] puis Georgette (ou vice-versa, si Pierre Bastide a raison), puis Capitone. Et, en 1951, Hans Hass, l’équivalent allemand du commandant français Jacques-Yves Cousteau, rachète le bateau pour une somme de près d’un million de marks et lui redonne son nom d’origine : Xarifa. Pendant près d’une décennie, Hass va mener à bord de ce navire plusieurs expéditions scientifiques dans le Pacifique et l’Océan Indien [12].

Puis, en 1960, Hass vend le Xarifa à un milliardaire italien résidant à Monaco : Carlo Traglio qui en est probablement encore le propriétaire. L’ancien Oiseau Blanc mouille présentement - le 11 mars 2006 - dans le Port Hercule à Monaco et a été entièrement radoubé en 1970. Il est encore aujourd’hui l’un des plus beaux yachts du port de Monte-Carlo [13].

Un ami internaute français, Jean Laffay m’a fait parvenir récemment un point de presse, titré « Monaco Classic Week : régates de yachts de tradition et défis de classe J », datée du 29 juillet 2005 prouvant que le Xarifa est toujours « vivant et en bonne forme » : «  Près d’une quarantaine de yachts (à voile et à moteur) triés sur le volet, ont d’ores et déjà confirmé leur participation. C’est ainsi que l’on pourra découvrir lors des régates de yachts de tradition... ; Xarifa, une goélette à trois mâts de 43 m lancée en 1927 ou ...  » [14].

P.-S.

Note de l’auteur : Cette recherche plutôt technique consacrée au yacht-voilier de Louis Empain sera suivie incessamment d’un second article qui relatera, au quotidien, la traversée de l’Atlantique de L’Oiseau-Blanc et la croisière organisée par le baron pour un groupe d’amis canadiens et européens sur le fleuve et dans le golfe Saint-Laurent en juillet 1936.

Notes

[1Toussaint, Yvon, Les Barons Empain, Fayard 1996, p. 213

[2Le Yacht, Nº 2311, 9 juillet 1927, p. 346

[3Ville de l’Angleterre méridionale (Devon) sur le littoral de la Manche. Station touristique fréquentée. (Le Petit Robert). Située non loin de l’Île de Wight.

[5Le Yacht, Nº 2491, 20 décembre 1930

[6Le Yacht, 12 août 1933

[7Wandelear et sur l’eau, Nº 159, mars 1936, p. 150. Cette revue était l’organe officiel du Ministère de la Marine et de la Fédération du Yachting belge.

[8Toussaint, Yvon, op. cit., p.237

[9Le Yacht, Nº 2320, 10 septembre 1927

[10Toutes ces informations m’ont été fournies par un ami français, internaute, M. Bernard Pharisien qui, à Paris, a su dépouiller un certain nombre de documents au Musée de la Marine. Nous lui en sommes fort reconnaissant. Bernard Pharisien a publié en 1998, Célébrités d’Essoyes ; en 2001, L’Exceptionnelle famille Hériot - au sein de laquelle a grandi Virginie Hériot (1890 - 1930) qui deviendra l’une des grandes navigatrices du XXe siècle ; et, en 2003, une remarquable biographie du grand comédien Pierre Renoir.

[11Il existe au Musée de la Marine un Fonds Pierre Bastide, du nom du donateur. Cet amoureux de la navigation, sans quitter Paris, a collectionné de nombreux documents et rédigé des fiches. Ces dernières sont petites, carrées (environ 4cm x 4cm) et l’écriture est minuscule. Sur celle de l’Oiseau-Blanc, on peut lire, entre autres : « Xarifa, puis Radiant, puis L’Oiseau-Blanc. Devient ensuite Georgette, puis Capitana (en 1939). Navigue sous le nom de Capitana dans la marine marchande sous pavillon américain, puis islandais. » Pierre Bastide a, par ailleurs, peint L’Oiseau-Blanc (sans doute à partir d’une photo.) L’aquarelle est répertoriée sous la cote : Ico/49210, nº 99.

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18 Messages

  • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 12 août 2007 13:13, par Ricardo Ben-Oliel ,law professor at Haifa University,Israel

    Dear Mr. Pierre Chartrand
    I read with great interest your article on Louis Empain et L’Oiseau-Blanc.
    The fact is that my father, Clementino Benoliel de Carvalho,that in 1939
    was living in the Cape Verde islands,bought an yacht named Capitana.
    I remember that my father referred the fact that it had belonged to a famous
    Mr. Singer.The description of the yacht seems to me very similar to that I heard
    from my father,that at that time was the owner of a very important company in Cape Verde,
    whose name was Antonio Miguel de Carvalho & Co.
    Most probably this Capitana is the actual Oiseau-Blanc.
    If possible,I should be very grateful for receiving information that could give an answer to
    my question.
    May thanks and regards

    Ricardo Ben-Oliel

    Répondre à ce message

  • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 6 février 2008 15:37, par smith benoliel de carvalho

    om pere a ete un des proprietaires pendant la guerre quand le nom etait CaPITANA. je desirai obtenir un dessin un
    peut plus grand. Possible ?
    mon e-mail smithncarvalho@sapo.pt
    le nom de pere n,est pas mentionee dans votre article. Son nom etait Clementino Benoliel de Carvalho son entreperise etait Antonio Miguel de Carvalho & Cia a S.vicente dans les illes du cabo verde. Je crois qu,il etait proprietaire dans les annés 1939 -1942.J ai encore quelques fourniures originel. Pardon pour mon français.

    mes compliments

    smith benoliel de carvalho

    Répondre à ce message

    • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 6 février 2008 19:20

      Cher Monsieur,

      Veuillez m’excuser : votre premier message rédigé en anglais ne m’était jamais parvenu.

      Je ne suis pas présentement au Québec mais je vais vous répondre dans les jours qui viennent et je serai probablement en mesure de répondre à votre demande.

      Je vous remercie d’avoir pensé à me recontacter. Vous pouvez continuer à m’écrire en anglais même si j’ai bien compris votre message en francais.

      à bientôt.

      Pierre Chartrand

      Répondre à ce message

      • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 17 juillet 2011 00:13, par Xavier CORBIN

        Monsieur,

        Je suis tombé par hasard sur votre échange avec le fils d’un ancien propriétaire de xarifa-oiseau blanc-capitana.

        Il se trouve que j’envisage d’acquérir ce yacht de la famille de carlo traglio, aujourd’hui décédé.

        Si je donne suite à ce projet, d’ici fin d’année, je serai très intéressé à retrouver des photos et informations sur les aménagements de xarifa avant la guerre de 1940.

        En effet, s’il est vrai que le yacht est parfaitement entretenu à ce jour, ses aménagements-pour partie d’un style rappelant les années 1970- sont plus conformes à ceux d’un « house-boat » qu’à ceux d’un navire armé pour la haute mer.
        Je vais donc devoir faire réaliser des travaux d’aménagements et souhaiterait pour cela m’approcher autant que possible de sa version originale.

        Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite bonne réception de la présente.

        Xavier CORBIN

        Répondre à ce message

        • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 10 avril 2012 15:35, par ANTIQUA

          Monsieur
          j’ai lu que vous envisagiez d’acquérir ce yacht il y a 1 an, pourriez-vous me dire si c’est fait car si c’est le cas je pourrais vous adresser quelques informations sur ce yacht

          Répondre à ce message

          • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 14 avril 2012 20:22

            Bonsoir,

            Comme vous me l’avez demandé, je m’adresse a vous via le forum (???) afin que vous me communiquiez les informations concernant Xarifa, dont vous m’avez parlé par mail.

            Répondre à ce message

            • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 15 avril 2012 10:48

              Il se trouve que j’étais intéressé par ce yacht.
              En début d’année j’ai dépêché un expert qui m’a fait part de graves problèmes de structure (sous plancher) et une érosion avancée de nombreuses plaques d’acier sur la coque.
              Les travaux qui ont été réalisés depuis des décennies n’ont pas concerné les structures et superstructures.
              L’acier aussi s’érode au fil des années, et les travaux nécessaires à sa remise en état ne serait-ce qu’à ce niveau, démontage complet, découpe et remplacement des plaques, atteindraient le même coût que la construction d’une nouvelle unité,voire même plus (examinez par exemple le yacht de 46m sur le lien suivant)
              http://www.largeyachtforsale.com/large-yacht-for-sale-new-construction150motor-sailor.html
              1,2M€ à négocier pour une structure conforme aux règles LLOYDS
              C’est la raison pour laquelle ce yacht est à vendre depuis 5 ans, prix départ 5,5 M€, et au prix actuel il n’est même pas intéressant...

              Répondre à ce message

          • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 15 avril 2012 12:57

            Bonjour,

            j’ai bien recu votre message, pourriez-vous me faire parvenir le détail de cette expertise ?

            merci

            Répondre à ce message

            • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 15 avril 2012 15:10

              Je suis désolé mais c’est ma société qui l’a conservé, de toute façon je ne suis pas sûr qu’elle vous l’adresse du fait du prix de cette expertise dont le montant s’est élevé à plusieurs milliers d’euros et de la confidentialité du document par rapport à l’expert, ce n’est pas un document public et nous ne sommes pas une entreprise de Brokage ou autre activité marine.
              Mais sachez que la sortie du navire et la location d’un espace à sec sur le port à Monaco se prévoit bien à l’avance...
              En ce qui nous concerne, après plusieurs recherches et beaucoup de déceptions, nous avons opté finalement pour un navire récent. Le refit « agrée » revient quasiment au même prix que le neuf, parfois plus cher car lorsque vous commencez à démonter, vous retirez finalement tout car les différents travaux que les propriétaires engagent ne sont que des travaux visibles, facilement accessibles, tout ce qui est fond de cale, personne n’y intervient car le démontage du décor intérieur laisse toujours des traces et les coûts sont excessifs alors que les fonds doivent aussi être entretenus sauf sur les navires en matériaux composites ou en alluminium.
              Les marins jusque-là disaient toujours qu’il fallait laisser la rouille, ça préserve le bateau...
              Je vous souhaite bonne chance dans cette aventure si vous poursuivez.

              Répondre à ce message

              • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 15 avril 2012 15:18, par Thierry Sabot

                Bonjour,

                Pour la confidentialité de votre échange, je vous invite à le poursuivre en privé et non plus sur ce forum. Merci pour votre compréhension.

                Sincères salutations,

                TS

                Répondre à ce message

    • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 17 juillet 2011 00:28, par Xavier CORBIN

      Sir,

      I just read your messages with Mr Chartrand.

      I’m interested to puchase now xarifa-oiseau blanc-capitana, for sale since carlo traglio died.

      The yacht’s interiors need to be removate, the yacht is in well condition but not able to sail far.
      To manage this project, I’ll be very interested to collect informations about the yacht until WW2.

      Thanks for your answer,

      Best regards,

      Xavier CORBIN

      Répondre à ce message

  • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 26 avril 2010 17:12, par Brian Kennedy

    I have this photo taken in early 1940s at the harbour in Aberdeen, Scotland by a local photo-journalist (my late uncle.) On the rear of the photo, he has written :

    Luxury Yacht to Fish Carrier

    Once the « Radiant » the pride of a rich American, now the « Capitana » used as a fish carrier by an Icelander to carry fish to the Continent.
    Even Now, despite the rust and green paint, you can see the lines of a fast yacht.
    Picture shows the « Capitana » in Aberdeen Harbour, back from the Continent and getting stores ready for the journey back to Iceland.

    Répondre à ce message

    • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 31 mai 2010 16:27, par Brian Kennedy

      Since my last post regarding this yacht, I have been in touch with Smith Benoliel de Carvalho who has confirmed that his father (Clementino Benoliel de Carvalho) owned the vessel from 1939 until 1942.

      However, seeing the Reykjavík registration on the old photo (attached), I made contact with the Icelandic authorities who advised me that the ’Capitana’ was owned by an Icelandic merchant, Magnus Andresson, who used the ship to transport fish from Iceland to Britain and the continent . He owned the ship from 11 Sept. 1941 to 8 May 1947 when it was sold to a new Danish owner.

      There is an article by Benedikt Alfonsson in 1980 about sailing ships in the Icelandic magazine ’Sjomannabladid Vikingur’, volume 42, issue 4-5, pages 31-43. In that article is a short interview with the former captain of the ship 1944-1947, Gudjon Finnbogason, where he describes the ship and voyages between Iceland and Britain transporting fish.

      Perhaps the new Danish owner then used the vessel as a coal freighter as mentioned in the dokofunk website

      Voir en ligne : dokofunk

      Répondre à ce message

      • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 5 juillet 2013 12:39, par Vanessa

        Dear Brian,

        We are the current owners of Xarifa (before named Capitana, Georgette, L´Oiseau Blanc).

        We are compiling information concerning the ship (pictures, documents, articles about its history). We would be very grateful if you could contact with us to send it.

        Best regards

        Répondre à ce message

        • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 14 janvier 2019 16:55, par Georges Vander Beken

          Hello !
          You might be interested to know that my father was a crew member of the yacht « l’Oiseau Blanc » when she crossed the Atlantic in 1936, and unfortunately ran aground in the Saint Lawrence River.
          I must have a dozen personal photos taken by my father which could interest you.
          Best regards,
          Georges Vander Beken.

          Répondre à ce message

  • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 5 octobre 2015 10:09, par DECRE Bernard

    Bonjour,
    Je voudrais en savoir un peu plus...Le Baron Empain en appelant sa goélette
    L’Oiseau Blanc, en 1927 n’a t il pas fait ce choix en hommage à l’avion de Charles Nungesser et de François Coli qui en 1927 tentaient la première traversée de l’Atlantique à bord de « l’Oiseau Blanc » ?
    Merci de me dire

    Répondre à ce message

    • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 5 octobre 2015 10:38, par Xc

      Bonjour

      C’est exact, le navire actuellement baptise Xarifa, a fait l’objet d’un refit en espagne il y a un an et demi et est disponible au charter si ca vous tente.

      Bonne reception

      XC

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  • Louis Empain et L’Oiseau-Blanc 12 décembre 2017 15:13, par DECRE Bernard

    Depuis 2008 je suis sur la recherche de l’avion « L’Oiseau Blanc », l’avion de Nungesser et Coli, qui s’est abimé en mer près de Saint Pierret Miquelon après avoir réussi la première traversée de L’Atlantqiue d’Est en Ouest, mais s’étant fait tirer dessus par un bootlegger et aussi par un US Coast Guard a du tenté un amerrissage dramatique devant Saint Pierre le 9 mai 1927
    Mervi pour vos aides précieuses...
    B.Decré
    Membre du YCF

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