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Deux noms de famille pour une même personne : Pierre La Liberté ou Domagné (Domaigné)


jeudi 27 avril 2017, par Nicole Chachagne

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Mon arrière, arrière grand-père s’appelle Pierre La Liberté. Il est né le 03 février 1792 à Ceaucé dans le département de la Mayenne. Aujourd’hui, son village a été annexé avec le « Ceaucé » du département voisin de l’Orne. Il a été déclaré illégitime.

Baptême de Pierre La Liberté :

« L’an mil sept cent quatre vingt douze, le troisième jour du mois de février, a été baptisé par moi vicaire soussigné, Pierre La Liberté, né de ce jour provenant des œuvres de René Domagné et d’un père inconnu. Le parrain a été Pierre Jousse qui a signé avec nous et la marraine Marie Louvel qui a déclaré ne savoir, fille qui a déclaré ne savoir de ce interpellé. »

A sa naissance, sa mère Renée Domagné, née le 17 janvier 1752, a déjà quarante ans.

Baptême de Renée Domagné :

« Renée née du mariage de Michel Domaigné et de Barbe Leblanc du lieu de … a été du 17 janvier 1752 baptisée par nous vicaire. Le parrain a été Ernie … et la marraine Renée Leblanc ; le premier a signé avec nous. »

Elle a eu au moins un autre enfant avant Pierre, il s’agit de Michel Domagné, fils aussi naturel né le 01 juillet 1775 à Ceaucé (AD Orne page 24) – A noter que contrairement à Pierre, il porte le même nom que sa mère. Il s’est marié le 28 thermidor an 10 (28 aout 1802) à Poulay 61 avec Jeanne MAHEREAULT – (acte mariage page 62 AD Poulay)

Baptême de Michel Domagné :

« Le premier juillet 1775 par nous vicaire soussigné a été baptisé Michel né d’aujourd’hui des œuvres de Renée Domagné, suivant le témoignage que nous en ont donné Michel Domagné son père et Jeanne Domagné sa sœur ainsi que Marie … veuve de Jacques Boullant, faisant la fonction de sage-femme. Le parrain a été Michel Domagné son dit père et marraine Jeanne Domagné sa dite sœur du village de Lamegrie canton de Normandie, lesquels ont déclaré ne savoir signer. »

Il n’y a pas d’autres enfants et leur mère ne s’est jamais mariée.

Donc, le père de Pierre est inconnu. En fait, il s’agit de trouver pourquoi né de père inconnu, il ne s’appelle pas comme sa mère et son frère « Domagné », mais « La Liberté ». D’autant plus que ce nom va changer sans arrêt, selon les actes.

En 1811, il a 19 ans et il est temps qu’il aille effectuer son service militaire. Il rentre donc dans l’armée pour une période comprise entre le 08 novembre 1811 et septembre 1817.

Son incorporation s’est faite sous le nom de Laliberté, au 15e régiment d’Infanterie légère, au 2e bataillon, puis un an après, le 18 novembre 1812 il entre au 13e régiment d’Infanterie légère. Ensuite, il a été envoyé à Tulle en Corrèze, et c’est de là qu’il est parti faire la campagne d’Allemagne avec Napoléon pendant l’année 1813. Il a le grade de Voltigeur car sa taille le lui permet.

Le 15 juin 1815, de nouveau l’empereur fait campagne. Il envahit la Belgique. Le 16 juin c’est la bataille de Fleurus et enfin Waterloo le 18 juin 1815. Le
24 septembre 1815 il et congédié de l’armée. Il a 23 ans.

Avant de partir à l’armée, il a appris le métier de Tisserand. Il reprend donc cette activité et il vit sa vie de célibataire pendant trois ans. C’est pendant cette période qu’il a rencontré Jeanne Joly ; elle a 32 ans soit 6 ans de plus que lui. Mais rien n’empêche, ils célèbrent leur mariage le 03 août 1818 à Poulay en Mayenne sous le nom de La Liberté, et d’ailleurs il était temps car un enfant s’annonçait déjà.

Extrait du mariage de Pierre La Liberté et Janne Joly :

« L’an mil huit cent dix huit, le trois août, par devant nous maire officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu le sieur Pierre La Liberté, âgé de vingt six ans, tisserand, natif de la commune de Ceaucé, domicilié de cette commune, fils naturel de Renée Domagné d’une part, et Janne Joly âgée de 32 ans de la commune de Champéon domiciliée de cette commune, fille majeur ……………. nous ont requis de procéder à la célébration du mariage ……….. »

Moins de neuf mois après, le 01 avril 1819 arrive une première fille Désirée, Jeanne, Renée La Liberté. Un an et demi après, le 12 décembre 1820 une autre petite fille arrive dans le foyer, c’est Jeanne. Celle-ci pour une raison inconnue, ne s’appelle pas La Liberté, mais reprend le nom de Domagné. Pourtant le mariage s’est fait sous le nom de La Liberté.

Extrait acte de Naissance de Désirée, Jeanne, Renée Laliberté :

« L’an mil huit cent dix neuf, le premier avril, par-devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay canton du Horps, département de la Mayenne est comparu Pierre La Liberté, âgé de 28 ans, tisserand, lequel nous a déclaré un enfant du sexe féminin, née de ce jour au lieu de la Tabotière, sur les sept heures du matin, de lui déclarant et Janne Joly son épouse, auquel ils ont donné le nom de Désirée, Jeanne, Renée. Sur présence des sieurs Nicolas Joly âgé de vingt trois an, tisserand, domicilié de la commune de …. Et Michel Ruppe âgé de vingt trois ans, maréchal de la dite commune qui a signé avec nous. Le dit Joly a déclaré ne savoir signer … »

Extrait acte de Naissance de Jeanne Domagné :

« L’an mil huit cent vingt, le douze décembre par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de vingt huit ans, tisserand, lequel nous a déclaré un enfant du sexe féminin, née d’hier sur les dix heures du soir au village du Bois du Feu, de lui déclarant et de Janne Joly son épouse, auquel ils ont donné le nom de Jeanne…. »

Cette histoire de nom perturbe un peu ma généalogie, je l’avoue. Le fait de passer d’un nom à l’autre devient très pénible, surtout sans savoir le pourquoi de l’affaire !

Six mois après la naissance de Jeanne, la petite Désirée meurt le 18 juin 1821, elle a tout juste deux ans. Elle aussi n’échappe pas à l’énigme du nom. Elle nait sous La Liberté et meurt sous Domagné.

Extrait acte de Décès de Désirée Domagné :

« L’an mil huit cent vingt et un, le dix huit juin, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de vingt neuf ans, tisserand, lequel nous a déclaré que Désiré âgée d’environ deux ans, est décédée d’hier sur les sept heures du matin, au lieu du Bois du Feu, fille de Pierre Domagné et de Janne Joly, nous avons arrêté le présent acte en présence ….. »

Le 05 septembre 1822, Jeanne son épouse met au monde un garçon Pierre, François Domagné à 18 heures ; mais c’est aussi à cette heure là qu’elle est morte en lui donnant la vie.

Extrait Acte de Naissance de Pierre François Domagné :

« L’an mil huit cent vingt deux, le cinq septembre, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de trente ans, tisserand, lequel nous a déclaré un enfant du sexe masculin né d’hier au lieu du Bois du Feu, à dix heure du soir de lui déclarant et de Janne Joly son épouse, auquel ils donnent les noms de Pierre, François. Nous avons arrêté le présent acte en présence des sieurs … »

Extrait Acte de décès de Jeanne (Janne) Joly :

« L’an mil huit cent vingt deux, le cinq septembre, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de trente ans, tisserand lequel nous a déclaré que Jeanne (Janne) Joly, âgée de trente six ans, est décédée sur les six heures du soir au lieu du Bois du Feu, femme de Pierre Domagné et née de Pierre Joly et de Jeanne Alexandre. Nous avons arrêté le présent acte en présence des sieurs …… »

Trois jours après le départ de Jeanne, sa femme, le 09 septembre, Pierre s’en va lui aussi rejoindre sa mère. Et comme il écrit que cela ne s’arrêtera pas là, c’est au tour de Jeanne, sa fille, âgée elle aussi de deux ans, de partir les rejoindre tous, le 18 novembre 1822.

Extrait Acte de décès de Pierre, François Domagné :

« L’an mil huit cent vingt deux, le neuf septembre, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de trente ans, tisserand, lequel nous a déclaré que Pierre, François âgé de quatre jours est décédé d’hier au lieu du Bois du Feu sur les sept heures du soir, fils de Pierre Domagné est défunte Jeanne Joly. Nous avons arrêté le présent acte en présence des sieurs …. »

Extrait acte de décès de Jeanne Domagné :

« L’an mil huit cent vingt deux, le dix huit novembre, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne est comparu Pierre Domagné, âgé de trente ans, tisserand, lequel nous a déclaré que Jeanne, âgée de deux ans est décédée d’hier dans sa maison, à cinq heure du soir, au lieu du Bois du Feu, fille du légitime mariage de Pierre Domagné et défunte Janne Joly nous avons arrêté le présente acte de décès en présence des sieurs …. »

Il ne reste plus personne dans son foyer ; une femme et trois enfants partis en quelques mois. Il a 30 ans seulement et tout à reconstruire.

Pourtant, il n’a pas perdu de temps et il n’est pas resté veuf longtemps.

En fait, quatre mois après, il se remarie le 19 janvier 1823 à Poulay, sous le nom de Domagné, avec Marie Jarry. Sa nouvelle épouse à 40 ans soit dix années de plus que lui. Il exerce toujours le métier de Tisserand.

Extrait acte de Mariage de Pierre Domagné et Marie Jarry :

« L’an mil huit cent vingt trois, le dix neuf janvier, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps département de la Mayenne, et comparu Pierre Domagné, âgé de trente ans, tisserand natif de Ceaucé et domicilié de cette commune, fils de Renée Domagné et veuf de défunte Jeanne (Janne) Joly d’une part, et Marie Jarry, fille majeur âgée de quarante ans, née à Saint-Loup du Gast, domiciliée de cette commune née du légitime mariage de défunt René Jarry et de défunte Jeanne Gontier…. lesquels nous ont requis de procéder à la célébrations de leur mariage ….. »

Marie met au monde une petite fille Marie-Françoise Domagné le 21 juillet 1825. Se sera sa seule enfant avec Marie.

Extrait acte de Naissance de Marie-Françoise Domagné :

« L’an mil huit cent vingt cinq, le vingt et un juillet, par devant nous maire et officier de l’état civil de la commune de Poulay, canton du Horps, département de la Mayenne, est comparu Pierre Domagné, âgé de trente deux ans, tisserand, lequel nous a déclaré un enfant de sexe féminin, née d’hier au village du Bois du Feu, sur les dix heures du soir, née de lui déclarant et de Marie Jarry son épouse, auquel ils ont donné le nom de Marie-Françoise, en présence des sieurs ….. »

Entre cette année là et 1832, ils ont déménagé sur la commune de Mayenne. Pierre y exerce maintenant le métier de Mercier. Sa mère, âgée, vit avec eux Grande Rue. Elle s’éteint le 04 janvier 1832 à leur domicile, elle a 83 ans et son fils 40.

Acte de décès de Renée Domagné :

« L’an mil huit cent trente deux, le quatre janvier à cinq heure du soir, par-devant nous adjoint au maire et par délégation officier public de l’état civil de la ville de Mayenne, chef lieu du …. Département de la Mayenne, sont comparus Julien Martin, marchand, âgé de trente et un ans, et Jean Alexandre B… Cordonnier, âgé de soixante quinze ans, voisin de la défunte, domicilié de cette ville, lesquels nous ont déclaré que Renée Domagné, Fileuse, âgée de quatre vingt trois ans, native de Ceaucé, domicilié en cette ville, non mariée, fille de défunts Michel Domagné et Barbe Leblanc, est décédée de ce jour à deux heures du soir au domicile de Pierre Domagné, son fils, Mercier, demeurant Grande Rue en cette ville, et ont les déclarants dits ne savoir signer le présent acte après leur en avoir donné lecture… »

Vingt et une années se sont écoulées depuis leur mariage. Nous sommes le 01 janvier 1844 et ce début d’année commence par un nouveau coup du destin. Marie décède ce jour là, à l’hôpital de Beaufort a Corné dans le département du Maine et Loir. Elle le laisse seul avec leur fille unique âgée de 18 ans.

Extrait acte de décès de Marie Jarry :

« Du registre des actes de décès de la commune de Beaufort pour l’année mil huit cent quarante quatre, a été extrait ce qui suit : l’an mil huit cent quarante quatre, le premier du mois de janvier, acte de décès de Marie Jarry, âgée de soixante cinq ans, profession de …. Née à Saint-Loup-du Gast, arrondissement de Mayenne, département de la Mayenne, demeurant à Corné, fille de défunts René Jarry, journalier et de Jeanne Gauthier. Epouse de Pierre Domagné, décédée ce jour à six heures du matin, à l’hospice civil, sur la déclaration faite à nous adjoint au maire de la ville de Beaufort, remplissant par délégation les fonctions d’officier de l’état civil, par les sieurs Etienne Moreau et Louis D…, domestiques à l’hospice civil de cette ville, qui ont déclaré ne savoir signer …. »

Est-ce que Marie-Françoise est partie ou bien le fait qu’il ne puisse pas vivre tout seul ? Le fait est qu’il convole en juste noce pour la troisième fois, en reprenant le nom de La Liberté. Nous sommes le 19 février 1846, il a 54 ans et il épouse à St Fraimbault de Prière en Mayenne, Françoise Saulnier âgée de 33 ans.

Extrait de l’acte de Mariage de Pierre Laliberté et Françoise Saunier :

« L’an mil huit cent quarante six, le dix neuf février à dix heures du matin, par devant nous Julien Richard, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de prières, canton de Mayenne département de la Mayenne, est comparu Pierre Laliberté, Fondeur, âgé de cinquante quatre ans, né à Ceaucé, arrondissement de Domfront et domicilié en cette commune, veuf de Marie Jarry, décédée commune de Corné canton de Beaufort, arrondissement de Beaugé département de Maine et Loir, fils majeur de défunte Renée Domagné décédée ville de mayenne et Françoise Saunier, ouvrière, âgée de trente trois ans, née à Commer, et domiciliée en cette commune, fille majeure de François Saunier, non présent, mais dont l’absence de son domicile ledit François Saunier avant sa disparition été en cette commune et Julie Bansard, décédée en cette commune, lequels nous ont requis de procédé à la célébration du mariage projeté entre eux, dont les publications ont été faite les ………. déclarons au nom de la loi que Pierre Laliberté et Françoise Saunier sont unis par le mariage …. »

Ils élisent domicile au hameau de La Chesnay sur la commune de St Fraimbault. Il travaille toujours, mais exerce la profession de Fondeur d’étain. Françoise est Tisserande.

Un an après leur mariage, une petite Anne, Françoise Laliberté naît le 19 avril 1847. Puis va suivre Pierre, Eugène Laliberté né le 22 février 1849, mon arrière grand-père ; il sera son seul fils.

Acte de naissance de Anne-Françoise Laliberté :

« L’an mil huit cent quarante sept, le dix neuf avril à six heures du soir, par devant nous julien Richard, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, canton de Mayenne, département de la Mayenne, est comparu Pierre Laliberté, fondeur, âgé de cinquante cinq ans, domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, née d’aujourd’hui à onze heures du matin, de lui déclarant et de Françoise Saunier âgée de trente cinq ans, son épouse, auquel il a déclaré vouloir donner le prénom d’Anne Françoise, les dites déclaration et présentation faite en présence de Julien Fevre, tisserand, âgé de quarante cinq ans, domicilié en cette commune et de René Gontier, cultivateur, âgé d quarante six ans domicilié en cette commune. Le père et les témoins ont déclaré ne savoir signer l’acte de naissance après lecture faite … »

Acte de naissance de Pierre, Eugène Laliberté :

« L’an mil huit cent quarante neuf, le vingt deux février, à quatre heures du soir, par-devant nous Robert Julien, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, canton de Mayenne, département de la Mayenne, est comparu Pierre Laliberté, fondeur, âgé de cinquante sept ans, né à Ceaucé (Orne) et domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né d’aujourd’hui à une heure du matin, de lui déclarant et de Françoise Saunier, âgée de trente six ans, son épouse, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Pierre, Eugène. La dite déclaration et présentation faites en présence de Mathurin Bellon, tisserand, âgé de vingt huit ans et domicilié en cette commune et de François Bellon, tisserand, âgé de vingt quatre ans, aussi né et domicilié en cette commune. Les déclarants et les témoins ont déclarés ne savoir signer le présent acte après lecture faite ..... »

Le 13 octobre 1851, c’est au tour de Clémence, Marie Laliberté de venir rejoindre le cocon familial, hélas pas pour longtemps, car huit jours après sa naissance elle meurt le 19 octobre.

Acte de naissance de Clémence, Marie Laliberté :

« L’an mil huit cent cinquante un, le treize octobre à une heure du soir, par devant nous Robert Julien, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, canton de Mayenne, département de la Mayenne est comparu Pierre Laliberté, fondeur, âgé de cinquante neuf ans, domicilié en cette commune, au bourg, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, née d’hier à neuf heures du matin, au domicile de ce lieu, de lui déclarant et de Françoise Saunier son épouse, âgée de trente neuf ans, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Clémence Marie. Les dites déclarations et présentation faites en présence des sieurs Julien Lefevre, tailleur, âgé de quarante quatre ans, oncle de l’enfant, domicilié en cette commune et Modeste La Haye, Instituteur, âgé de trente deux ans, domicilié en cette commune. Après lecture faite, le père a déclaré ne savoir signé. Les deux témoins ont signé avec nous un registre…… »

Acte de décès de Clémence, Marie Laliberté :

« L’an mil huit cent cinquante un, le dix neuf octobre à quatre heures du soir, par devant nous Robert Julien, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, canton de Mayenne Est, département de la Mayenne, sont comparus les sieurs Pierre Laliberté, fondeur, âgé de cinquante neuf ans, père de la défunte et domicilié en cette commune au bourg, et Julien Lefevre, tailleur, âgé de quarante quatre ans, oncle de la défunte et domicilié en cette commune, lesquels nous ont déclaré que Clémence, Marie Laliberté, âgée de huit jour, fille de Pierre Laliberté et de Françoise Saunier, est décédée aujourd’hui à onze heures du matin au domicile de son père, après lecture faite, le père a déclaré ne savoir signer, l’autre témoin a signé avec nous au registre …. »

Enfin le 21 juin 1853 arrive Marie-Louise Laliberté. Se sera sa dernière enfant. Il faut dire qu’il a 61 ans.

Acte de naissance de Marie-Louise Laliberté :

« L’an mil huit cent cinquante trois, le vingt et un juin, à six heures du soir, par devant nous Robert Julien, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, est comparu Laliberté Pierre, fondeur, âgé de soixante et un ans, domicilié en cette commune au bourg, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin, née d’aujourd’hui à deux heures après-midi, de lui déclarant et de Françoise Saulnier son épouse, âgée de quarante ans, et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie-Louise. Lesquelles déclarations et présentations faites en présence des sieurs Jacques Gobard, chef cantonnier, âgé de trente ans, domicilié en cette commune à la …. et de René Cottereau, tisserand, âgé de quarante trois ans domicilié en cette commune. Après lecture faite le père et un témoin déclarent ne savoir signer …. »

Ils déménagent encore une fois et sont maintenant au hameau De la Lande des
Carreaux. La vie étant de plus en plus dure, Françoise et Pierre sont déclarés comme indigents.

En 1857, ayant obtenu la médaille de St Hélène délivrée par Napoléon III aux soldats de Napoléon 1er encore vivants et pour avoir fait des campagnes militaires avec l’empereur, l’état français prenant connaissance qu’étant à la tête d’une famille encore en bas âge, et n’ayant pour tout moyen d’existence que son état de Fondeur d’étain, reconnaît qu’il est dans une position très nécessiteuse et lui octroie un secours viager de 250 francs et un autre de 40 francs.

Avant de s’en aller définitivement, Pierre, a le temps d’assister au mariage d’Anne le 12 septembre 1873 à St Georges de Buttavent.

Pierre, Eugène et Marie-Louise se marient la même année. Pierre le 15 février 1885 et Marie-Louise le 03 juillet 1885, mais mon arrière, arrière grand-père n’est plus de ce monde depuis 10 ans. Il est décédé le 08 aout 1875 à l’âge de 83 ans.

Acte de décès de Pierre La Liberté :

« L’an mil huit cent soixante quinze, le huit août à dix heures du matin, par devant nous Girault François, maire et officier de l’état civil de la commune de St Fraimbault de Prières, canton de Mayenne est, arrondissement de Mayenne, département de la Mayenne, sont comparus Laliberté Pierre, Eugène, fondeur d’étain, âgé de vingt sept ans, fils du défunt et Foucher René, tisserand, âgé de cinquante et un ans, voisin du défunt, tous les deux domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclarés que La Liberté Pierre, fondeur d’étain, âgé de quatre vingt quatre ans, né à Ceaucé, département de l’Orne, époux de Saunier Françoise, fils naturel de défunte Domagné René, est décédé hier à huit heures du soir en son domicile aux Landes des Carreaux en cette commune, ainsi que nous nous en sommes assurés. L’un des témoins a déclaré ne savoir signer le présent acte de décès que l’autre témoin a signé avec nous après que lecture leur en a été donnée… »

Donc mes questions :

  • Qui peut m’aider à comprendre ce changement de nom sans arrêt ?
  • Où trouver, où chercher un document qui pourrait m’éclairer ?
  • Une déclaration de grossesse pourrait peut-être m’en dire plus sur l’identité de son père ? Mais dans ce cas où la trouver ?

J’ai déjà interrogé les archives de Mayenne mais il m’a été répondu qu’ils ne possédaient pas ce genre de document pour l’année concernée et que de toutes façons c’était très difficile de les trouver car ceux-ci, en général, ne sont pas classés.

Je vous remercie d’avance pour votre aide...

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26 Messages

  • Bonjour, Nicole

    Je ne pense pas que vos trouviez un document pour expliquer ces errements . Voici comment je vois l’affaire:quand naît le fils de Renée Domagné, de père inconnu en 1792 ,en pleine période révolutionnaire,l’enfant porte naturellement le nom de sa mère « Domagné » mais il reçoit aussi deux prénoms :un prénom chrétien classique « Pierre » et un prénom révolutionnaire « La liberté. » J’ai à la même époque dans ma généalogie une petite « Catherine Vérité » . Après la révolution ces prénoms idéologiques disparaissent et on prend ,dans le cas qui nous concerne ici, le second prénom pour un nom de famille !
    Pierre lui-même ne savait peut-être pas ce qu’il en était.
    Bien cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

    • Bonjour Martine

      Merci pour ce nouvel éclairage ; franchement je n’ai jamais pensé que La Liberté pouvait être un second prénom. Pourtant maintenant, cela me parait vraiment plausible.Dans ce cas, effectivement, je ne trouverai jamais d’autre document pouvant m’aider à comprendre ces allers/retours sur son nom.
      Malgré tout, s’est étrange quand même car lors d’un établissement d’un acte quel qu’il soit, au départ c’est tout de même Pierre qui donne son identité. Il devait bien savoir que son véritable nom était Domagné. Apparemment, cela ne le dérangeait pas beaucoup alors ...

      Cordialement
      Nicole Laliberté/Chachagne

      Répondre à ce message

  • Bonjour Nicole,

    L’officier d’état-civil était forcément quelqu’un d’un peu intimidant, notamment du fait qu’il possédait un pouvoir un peu magique, celui de l’écriture.
    Pierre Laliberté/Domagné n’ignorait probablement rien de ses origines, mais la question de la fidélité à son patronyme n’avait aucun sens à l’époque où la mémoire familiale était orale et ne remontait guère au delà de la génération parentale et n’était pas non plus destinée à durer au delà de la mort de ses enfants. Pierre a donc donné aléatoirement un patronyme ou l’autre selon la préférence du clerc qui lui non plus ne s’offusquait pas davantage de ces « allers-retours »....
    J’en veux pour preuve que dans les régions de bilinguisme, telles que la Lorraine ou l’Alsace, on traduisait très souvent les patronymes au gré du rédacteur de l’acte, donc les « Becker » devenaient « Boulanger » ou vice-versa, les « Gilles » devenaient « Schilles » (prononcer « chilesse » dans ce cas), les « Wagner » devenaient « Vannière » ou « Charron », aléatoirement,etc..., sans que cela ne pose de problème aux intéressés qui, si j’ose dire, n’étaient pas là « pour la ramener » et qui pouvaient donner leur nom dans une langue ou dans l’autre, selon la personne à laquelle ils s’adressaient....
    Dans la cas de Pierre, il est clair que « Laliberté », est un patronyme révolutionnaire qui devait bien convenir à l’officier d’état-civil à sa naissance, alors que « Domagné », nom de commune, rappelait trop l’ancien régime. Apparemment, Pierre s’est bien accommodé des deux, ça ne lui posait pas de problème et sans doute n’avait-il pas de préférence concernant cette question d’ordre purement administratif que d’ailleurs, il n’a jamais dû se poser.

    Ou alors il en a peut-être joué....
    Ce qui poserait d’autres questions, mais je n’y crois pas trop.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

    • Bonjour

      Merci pour votre réponse. Moi aussi, pendant un temps, j’ai penché pour une identité aléatoire, selon que peut-être Pierre avait quelque chose à cacher. Mais au final pourquoi en jouer sur les actes de naissance ou décès des enfants ? et puis, je n’ai rien trouvé laissant pensé qu’il aurait fait quelque chose d’inavouable. Ou alors je ne cherche pas au bon endroit ? Mais vous-même vous pensiez à quoi en soulevant cette question ? en tout cas merci encore pour ces éclaircissements.
      Cordialement,
      Nicole Laliberté/Chachagne

      Répondre à ce message

      • Bonsoir Nicole,

        Je ne pense à rien, même si une idée a pu me traverser l’esprit à la lecture de votre texte, à savoir qu’on mourrait vite dans l’entourage de Pierre, surtout les enfants. Mais la mortalité infantile était importante à cette époque et un homme seul à fortiori, était mal préparé à assumer de jeunes enfants au quotidien, il manquait de « compétences » encore plus que de « moyens ».
        Une chose milite en sa faveur, c’est qu’il a finalement pu avoir des enfants adultes et vous en êtes issue.

        Pour le reste, j’en reste à mon interprétation, c’est que la question de la fidélité à son patronyme, si elle vous interpelle (ce que je comprends bien) était le cadet de ses soucis, d’autant qu’elle ne l’empêchait pas de vivre et qu’elle n’ajoutait rien à sa vie non plus !

        Un peu comme si on vous demande aujourd’hui l’accès à votre boîte mail, vous allez répondre que ça n’a strictement aucune importance, alors que ce sera probablement un élément d’identification essentiel dans cent ans, que vos descendants considèreront comme une partie de leur héritage familial...
        .

        Répondre à ce message

  • J’ai aussi ce cas dans mes ancêtres pour une naissance en 1813. L’enfant a un nom de famille aléatoire donné au moment de son inscription à l’état civil, comme on le faisait pour les enfants trouvés. Car à la naissance la mère ne pouvait pas aller en mairie et c’est un parent ou la sage-femme qui fait cette démarche à sa place.
    Il m’avait été expliqué que l’enfant sans père devait être reconnu par sa mère pour pouvoir porter son nom. Le mère devait donc aller en mairie quelque temps après la naissance pour faire cette démarche administrative.Souvent les mères ne le savaient pas ou n’en voyait pas la raison. Dans mon cas l’enfant, né dans un petit village, a quand même porté le nom de sa mère sans démarches particulières. Il y a aussi des cas où l’enfant naturel n’a pas du tout de nom de famille, et au fil des actes il a soit le nom de famille de sa mère, soit son 2° ou 3° prénom devient nom de famille, avec là aussi des fluctuations au gré des actes de mariage, décès.

    Répondre à ce message

    • Bonjour Marie-Christine

      Merci pour votre avis. Mais alors, si sa mère ne l’a pas reconnu tout de suite, je devrais trouver une « reconnaissance » dans les archives ? Je n’ai rien trouvé dans ce sens. En plus ce n’est pas une jeune fille, elle a 40 ans et doit bien savoir les démarches à effectuer en pareille circonstance, d’autant plus qu’elle a déjà eu un enfant. En tout cas, j’aimerai quand même bien voir ce que dit la déclaration de grossesse. Hélas, rien ne dit qu’elles seront un jour numérisées, mais bon, on ne sait jamais, j’ai lu que le département de l’Eure voisin allait bientôt mettre en ligne les siennes.
      Encore merci pour votre aide.
      Cordialement
      Nicole Laliberté/Chachagne

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  • Je pense que la Révolution Française a supprimé les déclarations de grossesse. Il faudrait chercher à partir de quelle date cela a eu lieu, je n’ai pas trouvé.
    Je n’avais pas fait attention en vous lisant : en fait votre Pierre a eu ce nom de La Liberté à son baptème et non pas en mairie ! Certainement par excès de zèle du vicaire qui a voulu prouver qu’il était un bon révolutionnaire (juillet 1790 : les prêtres doivent prêter serment au pouvoir civil). L’état civil a été créé par décret du 20 septembre 1792...
    Renée Domagné, même âgée de 40 ans, ne pouvait pas savoir que la nouvelle loi lui demandait de reconnaitre son enfant, qui plus est né avant l’établissement de l’état civil. Le maire de la commune n’en savait peut-être pas plus.
    Quant aux changements de nom au gré de la vie de Pierre : de mémoire familiale mes ancêtres n’étaient pas appelé par leur nom de famille mais par un surnom familial qui n’apparait jamais dans les documents officiels.

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  • Bonjour,

    rappelons quelques étapes historiques sur le nom de famille : depuis Louis XI, il était interdit de changer de patronyme.
    Puis, sautons quelques siècles :
    À la Révolution, le décret du 24 brumaire an 2, « relatif à la faculté qu’ont tous les citoyens de se nommer comme il leur plaît, en se conformant aux formalités prescrites par la loi. ». Mais la réaction ne se fit pas attendre : décret du 6 fructidor an 2, rappelé par l’arrêté du Directoire exécutif du 19 nivôse an 6, puis la loi du 11 germinal an 11. Cette dernière a été abrogée par la loi du 8 janvier 1993. (voir Wikipedia et les liens cités dans l’article).

    La Révolution étant une période administrative confuse, cela a pu permettre le va-et-vient ultérieur sur le patronyme utilisé officiellement par votre ancêtre.
    En Corrèze, où a séjourné votre ancêtre, les 18è et 19è siècles, ont officiellement entériné au sein d’une fratrie soit le patronyme d’origine soit le surnom du père de famille (ou de la mère). Un père, ou une mère célibataire, nommé "Untel" ou "Untel dit Machin" ou "Machin" a des enfants nommés soit Untel, soit Machin (avec aussi des allers-retours comme dans votre cas) .

    Comme vous voyez, il y a des exceptions à la transmission traditionnellement attendue du patronyme. Les raisons sont sans doute multiples et variées, à l’époque, et bien souvent peu saisissables aujourd’hui dans nos sociétés plutôt normées.
    Amitiés.
    Sylvie

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    • bonsoir

      merci pour votre réponse. Mais mon ancêtre n’a pas séjourné longtemps en Corrèze puisque c’était juste le lieu de son incorporation dans l’armée. Sur sa fiche militaire il est bien nommé Pierre La Liberté fils de père inconnu et de Françoise Domagné.Dans ces conditions pourquoi ne pas avoir entériné le nom de sa mère qui était connu plutôt que La Liberté qui éventuellement ne correspondait à personne (ou peut-être son second prénom dit « révolutionnaire ».)

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  • nonobstant les histoires de second prénom ou de sobriquet familial, il faut remarquer le fait que le changement de nom se fait en 1820 ;Napoléon n’était pas encore mort, mais Louis XVIII était peut-être intervenu sur ce sujet. Il ne reprend le nom de LaLiberté que sous le régime de Napoléon III. C’est peut-être aussi une piste à creuser.

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  • Le nom donné en 1792 est à forte connotation révolutionnaire. En 1820, la société de la Restauration est très catholique et même dévote et c’est un nom encombrant. C’est sans doute pourquoi votre ancêtre reprend le nom de sa mère. En sens inverse, il semblerait qu’il ait voulu réaffirmer une conviction politique à la veille de la révolution de 1848 qui chasse Louis Philippe et se fait aussi contre le clergé. C’est au moins ce que semblent dire les dates.

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  • Bonjour,
    pour compléter je vous propose une autre piste : je suis d’accord avec la personne qui a émis l’idée du zèle du vicaire lors de sa naissance,il y a d’autres témoignages dans les archives en Maine et Loire qui vont dans ce sens. Et je pense que lors de son incorporation dans l’armée, il lui a été attribué un surnom (tous les soldats de l’ancien régime avaient généralement un surnom : vous pouvez le vérifier sur les registres de l’hôtel des Invalides - j’ai ainsi un ancêtre qui a été appelé « Beaufort » pendant toute sa vie militaire de 1675 à 1715 et Genebray comme son frère et ses soeurs dans les actes notariés ...
    Votre ancêtre a peut-être été invité à proposer un surnom et aura proposé « La Liberté » qui était le nom inscrit sur son acte de baptême et aura été conservé pour le reste de sa vie (il a été médaillé de St Hélène, a eu une pension à ce titre et il y a fort à parier qu’il est indiqué sur les actes « dit La Liberté » - les soldats et les ouvriers-compagnons avaient des surnoms qui étaient le plus souvent utilisés dans la vie quotidienne.
    A-t-il été ouvrier-compagnon ? Le lieu de décès de sa 2e femme à l’Hôpital de Beaufort en Maine et Loire m’intrigue : pourquoi si loin de la Mayenne ? Quel était son statut professionnel à cette époque ? Bien cordialement, Maryvonne

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    • Bonjour

      Merci de votre attention à ma demande d’entre-aide.
      Je me suis moi aussi posé la question du pourquoi sa seconde femme était décédée à l’hôpital de Beaufort. Cela fait effectivement une centaine de kilomètres de Mayenne. Je n’ai rien trouvé pour m’éclairer. A cette époque Pierre est Mercier, et auparavant lors de son mariage il était Tisserand. Rien ne m’indique qu’il était compagnon. Par ailleurs, oui, j’ai également pensé que « La Liberté » pouvait être un surnom de soldat, mais pas le concernant lui directement, mais éventuellement celui de son père biologique (et dans ce cas se serait sa mère qui lui aurait donné ce nom ou second prénom lors de son baptême, comme pour marquer un « souvenir... ».
      Nul part effectivement je n’ai vu un document proposant Pierre « dit La Liberté », comme j’ai pu le rencontrer pour d’autres dans mes recherches. Sa fiche militaire de médaillé n’indique rien dans ce sens non plus.
      D’où vraiment pour en avoir le coeur net, il faudrait que je découvre la déclaration de grossesse qui était obligatoire à cette époque ; je pense que c’est le seul document qui m’orienterait peut-être.
      En attendant, je pense que je vais rester sur le fait que La Liberté ait été donné comme second prénom, et que le curé de l’époque n’a pas mentionné « Domagné » dans la marge de son acte de baptême, qu’il a juste noté les prénoms.
      Cordialement,
      Nicole

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      • Bonjour Nicole,
        j’ai trouvé une raison à la présence de Pierre La Liberté Domaingé à Corné : sa tante Jeanne Domaigné avait suivi son fils cantonnier à Corné (voir son décès le 1/9/1838 n°45 vue 117 et 118/191 dans les registres en ligne de Corné) Elle avait 81 ans et était « fille » - Le fils François Domaigné savait signer et vivait à La Grande Ouche à Corné - il était marié avec Julienne Leprince qui est décédée le 2 avril 1879 à Corné à l’âge de 80 ans... je n’ai pas trouvé mention de la date et lieu de mariage du fils François Domaigné (peut-être en Mayenne ? mais Julienne Leprince est fille de Pierre et de Jeanne Meslier - ce dernier patronyme est fréquent dans la région du Layon et du Saumurois) On peut ainsi comprendre que le patronyme Domaigné aura prévalu pendant son séjour à Corné puisque le cousin germain habitait la commune. Mais cela ne résout pas entièrement votre question puisque la période « Domagné » commence en décembre 1820 et se termine en février 1846 lors de son 3e mariage : la seule hypothèse que je trouve pour l’instant serait politique : il a été bonapartiste (c’est un des grognards de Napoléon) et il est favorable à Napoléon III (les prénoms des enfants Eugène et Marie-Louise sont des signes évidents à cette époque). Le cousin germain lui, donne le prénom de Victoire à sa fille née en 1821 et décédée le 23 mai 1834 à Corné, il se sentait donc très concerné par la politique. Bien cordialement, Maryvonne

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        • Bonsoir Maryvonne.

          Eh bien merci beaucoup pour toutes ses précisions. Je n’ai jamais cherché à savoir pourquoi Pierre s’était expatrié à Corné. En même temps, pourquoi aurait-il suivi sa tante là-bas ? D’autant plus qu’elle n’était pas seule apparemment puisqu’elle avait son propre fils. Je ne vois pas. En revanche, pour ce qui est du rapprochement avec Napoléon, là oui, maintenant que vous me parlez des prénoms, cela saute aux yeux qu’il y a un lien politique. Je vais creuser tout ça et essayer d’en savoir plus.
          Encore merci d’avoir pris le temps de faire toutes ses recherches pour moi.
          Cordialement
          Nicole Laliberté/Chachagne

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  • Bonsoir,
    un de mes ancêtres, enfant naturel, né en 1812 au Ferré en Ille-et-Vilaine, a été prénommé Julien Pierre La Liberté.
    Cordialement,
    Hélène Pierron.

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  • Bonsoir,
    Je crois utile de préciser quelques éléments évoqués dans certains messages.
    Les déclarations de grossesse sont en principe supprimées lors de l’instauration de l’état civil mais ce changement n’a pas été trés largement diffusé auprés des classes laborieuses. De plus , ces déclarations étaient souvent reçues par des notaires qui y trouvaient une petite source de revenus. Dans les départements 26 et 38 on trouve des déclarations de grossesse rédigées par des notaires et quelques maires jusqu’en 1835 ! Elles sont encore nombreuses
    de 1793 à 1810.
    En 1790,il n’y avait pas d’obligation de reconnaissance d’un enfant naturel , vous ne pouvez donc pas trouver l’acte
    correspondant . Depuis 12 ans j’ai lu quelques centaines d’actes de naissance d’enfants naturels : les reconnaisances par la mère sont très rares avant 1830 et deviennent plus régulières à partir de 1860 seulement.
    De 1793 à 1840, un certain nombre d’enfants naturels ont des actes de naissance ne leur attribuant pas de patronyme , pour la majorité d’entre eux c’est le patronyme de la mére et très rarement celui du père quand c’est lui qui déclare la naissance en reconnaissant l’enfant.
    Je termine en signalant un acte de naissance de décembre 1793 dans lequel la fille d’un animateur de la Socièté populaire locale reçoit l’unique prénom Liberté de conscience.
    Cordialement.

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