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Religieux indigne ou Religieux indigné ?


jeudi 31 octobre 2019, par Nicole Graillot

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A Saint Sulpice en Pareds -paroisse du canton de la Chataigneraie en Vendée, c’est Messire Jacques AUDUIT [1], bachelier en Théologie, qui officie en tant que Prêtre Prieur de 1695 à 1743. Durant cette période, il va, sans faillir, administrer les sacrements de baptême, mariage et sépulture, enregistrant et signant les actes de sa main. A quelques exceptions près toutefois, puisque les 13 et 14 Novembre 1703, deux actes portent la signature de "DELAHAYE religieux de l’estroite observance de Saint François du couvent de Fontenay".

1) Mariage de François de BERTHON et Damoiselle Louise Marguerite DE REBOUL

Source : Archives départementales de Vendée - Saint-Sulpice-en-Pareds Registres paroissiaux - Baptêmes, Mariages, Sépultures 1700-1750 (Vue 23)

Aujourdhuy treziesme Novembre mil sept cent trois ont esté conioint par le Mariage François de BERTHON Sieur de la Fenestre [2] et Damoiselle Louyse Marguerite de REBOUL par moy Jacques DELAHAYE religieux de l’estroite observance de St François du couvent de Fontenay et tenant la place et faisant les fonctions curiales pour Me Jacques ODOÜIT Prêtre Prieur de cette paroisse de St Sulpice et on le dit Sieur Capitaine au régiment de marine et Damoiselle de REBOUL déclaré qu’ils légitiment Innocent François et Marie Françoise, leurs enfans qui sont venus d’eux auparavant le présent Mariage et les adoptent pour succéder à leurs successions, De tout quoy j’ay octroyé le présent acte et estoint présents Jacques ODOÜIT Marchand,Simon BIDAULT, huissier royal et notaire, Jacques BIDAULT fils dudit Simon, qui sont avec Moy soussignés
approuvé en interligne les mots « Capitaine au régiment de marine »
Signé : F (frère) J DELAHAYE religieux indigne
François de BERTHON, Louise Marguerite de REBOUL,

JPEG - 14.8 ko
Ssignature de Jacques AUDOUIT - Prieur de St Sulpice en Pareds

2) Baptême de Jean, fils de Louis BOUCHER et Marie CHASTENIER

Source : Archives départementales de Vendée - Saint-Sulpice-en-Pareds Registres paroissiaux - Baptêmes, Mariages, dépultures 1700-1750 (Vue 24)

Ce jourd’huy quatorze Novembre mil sept cent trois a esté baptisé par moy F (frère) J Delahaye Religieux de St François
du Couvent de Fontenay, Jean fils de Louis BOUCHER et Marie CHASTENIER. A esté parain Jean CHASTENIER, marenne
Jeanne CH………. de la paroisse de *St Cire [3]. Tous lesquels mont déclaré ne scavoir signer.
Signé : F J DELAHAYE - R. Ind.

Vous remarquerez la mention « Religieux indigne » ou « R. Ind. » dont il a fait suivre sa signature.
Que signifie t-elle ?
Devons-nous lire « indigne » ou « indigné » ?

Le contexte entourant ces deux évènements présente un point commun.
Dans le premier cas, il s’agit de la célébration d’un mariage légitimant deux enfants conçus hors mariage.
Dans le second, ce n’est pas un baptême « ordinaire », en effet, l’acte ne précise pas que le petit Jean soit un enfant légitime, de même Marie CHASTENIER n’est pas dite épouse de Louis BOUCHER. Il semble donc, dans ce cas également, que les parents soient en situation irrégulière (concubinage – union clandestine d’un couple protestant …. etc…).

Lors d’une récente réunion du Cercle généalogique à Milhaud (Gard), le sujet ayant été évoqué, les avis étaient partagés.
Trois hypothèses ont été émises :

A) Religieux indigné

J. DELAHAYE, religieux de l’estoite observance de Saint François, a témoigné ainsi de sa désapprobation, outré par la situation scandaleuse aux yeux de l’église, de ces parents illégitimes.

Malheureusement J. DELAHAYE ne nous a pas laissé d’autres exemples .
La mention de « Religieux indigne » au bas d’un acte que nous aurions pu qualifier de" légitime" nous aurait permis de d’écarter cette première hypothèse.

B) Religieux indigne

C’est par humilité que le J. DELAHAYE se qualifie lui-même d’indigne, selon l’une des définitions du Dictionnaire de L’Académie françoise, 1st Edition (1694).

C) Religieux indigne

Ni Curé, ni prêtre, J. DELAHAYE, s’estimait indigne d’accomplir à la place de Jacques AUDOUIT : Prêtre Prieur, les fonctions curiales puisqu’il n’était pas investi de cette dignité ecclésiastique.

Au fur et à mesure des débats, la conviction des partisans de la première hypothèse a fléchi et à l’issue de la réunion, les avis penchaient plutôt vers les deux autres :

  • B - Religieux se donnant le titre d’indigne par humilité ou encore
  • C - Religieux se considérant indigne d’une charge dont il n’avait pas la légitimité.

Faute d’éléments probants, nous sommes restés sur ces explications hypothétiques sans avoir pu répondre définitivement à la question qui reste donc posée : Religieux indigne ou Religieux indigné ?

Personnellement, j’opterai plutôt pour religieux indigne pour la raison C.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Sources : Archives départementales de Vendée Dictionnaire de l’Académie françoise.

Notes

[1Jacques AUDOUIT (C’est un homonyme de notre Prêtre dont la signature est différente, de plus il est précisé que ce témoin est marchand), Simon et Jacques BIDAULT.

[2Fenetre Gautron – village de Saint Sulpice En Pareds

[3Paroisse de Saint Cyr des Gâts

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20 Messages

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 31 octobre 08:41, par martine hautot

    Bonjour,
    Je dirais B:titre qu’on se donne par humilité,d’autant que ce religieux appartient à un ordre de St François qui prône l’humilité .

    Cf le dictionnaire national ou dictionnaire universel de la langue française de Bescherelle (1856)

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k50452b/f228.image.r=%22religieux%20indigne%22

    Cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 31 octobre 14:38, par Franck Boulinguez

    Tout comme Martine, Je penche pour la solution B.
    On retrouve cette expression marquant l’humilité assez couramment dans divers documents d’époque.

    Cordialement
    Franck

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 07:43, par Cécile Kza

    comme Martine et Frank, je penche pour la deuxième solution : Religieux se donnant le titre d’indigne par humilité ou encore, je pense qu’il agit par obéissance et ne juge pas la charge qu’il remplit

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 08:43, par Roland Carrier

    Bonjour
    Sans hésitation B
    Mon arrière-grand-tante était carmélite. Elle signait toutes ses lettres sœur Marie Colombe de l’Enfant Jésus religieuse carmélite indigne (ou en abrégé RCI). Sa nièce et filleule (ma grand-mère) m’a dit que c’est par humilité. Je pense que toutes les carmélites signaient ainsi.
    Bonne journée
    Roland

    Répondre à ce message

    • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 6 novembre 17:21, par ELCHINGER

      Je confirme les dires de Roland CARRIER dans sa note du 1.11.2019.
      Sainte Elisabeth de la Trinité, carmélite du carmel de Dijon, décédée en 1906, signa une partie de sa correspondance
      « Sr M. Elisabeth de la Trinité r.c.i. »
      La solution B est, à mon avis, la seule qui tienne la route.
      Robert Elchinger

      Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 09:10, par Christiane CONVERT

    Bonjour,
    Je suis d’accord aussi avec la solution B pour les mêmes raisons que mes prédécesseurs.
    J’ajouterai que la solution C ne tient pas la route : le religieux remplaçant était obligatoirement prêtre sinon on ne lui aurait pas confié la tâche de délivrer des sacrements.
    Bien à vous
    Christiane

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 10:45, par VAL dominique

    En 1210, le pape Innocent III approuve verbalement la nouvelle communauté. Saint François choisit le nom de frères mineurs par référence aux « plus petits d’entre nous » dont parlent les Évangiles.

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 12:05, par Sandrine

    Bonjour,

    Je choisis la B.
    Une sage femme ayant droit de baptiser un enfant dans l’urgence, je pense qu’un moine a toutes les « compétences » pour être autorisé à le faire aussi.
    Je penche donc pour l’humilité :)

    Bonne journée
    Sandrine

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 13:39, par Agnès HECTOR

    Bonjour,
    Pour moi aussi, incontestablement la version B. L’expression est effectivement courante.
    Cordialement,

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 1er novembre 15:22, par Robert

    Bien sur c’est la raison B. A l’époque comme aujourd’hui On pouvait être à la fois religieux de St François et prêtre. Et s’il a pu présider un mariage et un baptême, c’est qu’il était prêtre. Il l’a célébré avec autorisation et délégation du curé local.Le indigne est une habitude de style des ordres religieux qui rappellent ainsi à tous et à eux mêmes, leur indignité et les encourage à l’humilité.

    Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 08:36, par Jean-Pierre LAROCHE

    Voir lien https://cgf-bzh.fr/autour-de-la-genealogie-2/autour-de-la-genealogie/geneadico/

    INDIGNE – Titre que certaines personnes se donnent par humilité. Exemple : Signé : Un tel, prêtre indigne, capucin indigne. Serviteur indigne. J’osai, moi indigne, retoucher son ouvrage. Voir aussi : Prêtre indigne.

    PRÊTRE INDIGNE – Titre que certaines personnes se donnent par humilité. Exemple : Signé : Un tel, prêtre indigne, capucin indigne. Serviteur indigne. J’osai, moi indigne, retoucher son ouvrage. Le « testament » du futur saint Yves de Tréguier (1297), qui est en fait plutôt l’acte de dotation de la chapellenie de Kermartin, débute par ces mots : Ego Yvo Helorii sacerdos indignus et servus Christi vilissimus (« moi, Yves [fils de] Helori, prêtre indigne et le plus vil serviteur du Christ »). La protestation d’indignité est un lieu commun en milieu sacerdotal au Moyen Âge et se prolonge comme une formule rituelle à l’époque moderne. (Merci à André Yves Bourgès pour la citation)

    Répondre à ce message

    • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 17:35, par Nicole Marceline GRAILLOT

      Merci à tous pour vos messages qui m’ont conduite à revoir ma copie.

      Suite à la remarque de Suzanne et Franck, et à une petite recherche complémentaire fructueuse, l’hypothèse « A » ne tient plus.

      L’unanimité des autres messages concernant la solution « B » m’ayant convaincue, je ne peux que la tenir pour vraie et je ne manquerai pas de transmettre vos informations lors de la prochaine réunion du cercle généalogique CGL de Milhaud.

      Merci encore

      Répondre à ce message

  • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 12:19, par suzanne

    Bonjour,
    Pourquoi penser que le baptême est celui d’un enfant illégitime ?
    Peut-être que tout simplement le « remplaçant » des registres paroissiaux rédige t il simplement d’une manière différente que « le titulaire » ces jours-là ?

    Répondre à ce message

    • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 14:45, par Franck Boulinguez

      Comme Suzanne, je pense que si l’enfant était illégitime, cet « indigne » homme d’église l’aurait signalé dans cet acte. Il faudrait trouver un mariage antérieur afin de confirmer.

      Les recherches sur cette époque sont compliquées pour nous non spécialistes : J’avoue franchement ne pas avoir de compétences pour les périodes antérieures à la création de l’état civil tel qu’il existe actuellement.

      Répondre à ce message

      • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 8 novembre 18:43, par Jean THIESER

        Dans les actes de baptême ou de mariage que j’ai consultés, il est généralement utilisé une formule du type « né de la légitime union de ... ses père et mère légitime ». Le prêtre insiste sur le côté naissance légitime.
        Pour un acte de naissance ou de mariage d’un enfant naturel le prêtre précise de façon tout aussi insistante : par exemple à Marspich en Moselle naissance de Jean Hagen en 1761
        « est né le fils naturel de Marie Haguene dont le père nous est inconnu et a été baptizé le mesme jour ; on lui a imposé le nom de Jean »

        Au mariage du même Jean Hagen à Marspich en 1787 : « ont été marié par nous ... Jean Hagen fils naturel de feu Marie Hagen de la paroisse de Marspich d’une part, ... »

        Pour moi ceci confirme que la réprobation des naissances est faite dans la façon de rédiger les actes, il n’y a donc aucune raison pour que le scribe manifeste son indignation.

        Et la formule d’humilité est très courante, Anatole FRANCE l’emploie dans son roman « La rôtisserie de la Reine Pédauque » pour un des personnages qui se présente comme « frère ange capucin indigne ».

        Répondre à ce message

    • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 17:16, par Nicole Marceline GRAILLOT

      Bonjour,

      Merci pour votre remarque qui s’avère exacte en effet, j’ai retrouvé aujourd’hui un acte de mariage aux noms de Louis BOUCHER et Marie « CHASTANIER » (et non « CHASTENIER ») qui pourrait correspondre et qui a été célébré le 25 novembre 1700.
      A cette époque cette notion de fils ou fille légitime figurait expressément dans les actes de baptêmes, il est étonnant que notre Religieux n’ait pas jugé important de le préciser, mais peut-être est-ce une simple omission de sa part ?

      Cette information complémentaire invalide totalement l’hypothèse A - Merci encore

      Répondre à ce message

      • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 2 novembre 21:11, par Franck Boulinguez

        Ce qui confirme qu’à cette époque, ce qui n’est pas écrit est « logique » ou « normal »...
        Si l’enfant était illégitime, le rédacteur de l’acte l’aurait signalé.
        J. DELAHAYE, remplaçant l’officiant habituel n’a pas jugé nécessaire d’écrire : « enfant né la légitime union de... »

        Cordialement.
        Franck

        Répondre à ce message

        • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 3 novembre 10:41, par Nicole Marceline GRAILLOT

          Bonjour,

          Cet argument ne me semble pas suffisant pour attester les informations qui ne sont pas précisées dans les actes, à moins d’être confirmées par un fait probant. Dans le cas présent, le mariage des parents célébré antérieurement à la naissance de leur enfant, lève le doute.
          Si les curés prenaient la peine de préciser « fils ou fille légitime » systématiquement dans les actes de baptême et mariage, c’est qu’il était important que cette information soit stipulée, ne serait-ce que pour l’établissement des successions.
          Pour moi, généalogiste amateur, je ne me contente pas de simples suppositions aussi logiques soient-elles, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une filiation.
          Je précise que le terme d’enfant naturel était quelquefois employé pour des enfants légitimes, mais dans ce cas le curé précisait : fils (fille) naturel(le) de X et Y, mariés.
          Bon dimanche,
          Cordialement,
          Bobinette

          Répondre à ce message

          • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 7 novembre 11:13, par Colette Boulard

            J’ai pour ma part rencontré dans l’ancien Maine des actes de baptême ne précisant pas le fait que l’enfant était légitime (l’anormalité, le péché étant notés ad vitam aeternam), et même parfois des actes parmi les plus anciens qui ne mentionnaient que les nom et prénom du père, avec ou sans son âge. Le patronyme seul, la lignée patriarcale seule ayant semble t-il valeur, la mère ne comptant guère aux yeux de certains prêtres, alors, vous voyez...

            Je pense aussi à une petite commune qui, en plein XIX ème siècle, rédigeait mal ses actes, d’où des erreurs importantes et, plus tard, de nombreux recours auprès du tribunal. Exemple : une jeune fille ne pouvait se marier, sa naissance ayant été mal prise en compte. Des homonymies, des confusions entre cousins, voisins, des erreurs de dates, etc... Les jugements et reprises d’actes, rectifiés, abondent, qui outre la défaillance juridique communale constatée, lui occasionnaient beaucoup d’écriture fastidieuse. Croyez-vous que cela aurait fait prendre plus de sérieux, de compétence et de rigueur ? Que nenni, il fallut à la commune des décades pour évoluer.

            Répondre à ce message

            • Religieux indigne ou Religieux indigné ? 8 novembre 19:55, par Nicole Marceline GRAILLOT

              Bonjour,

              Je suis tout à fait d’accord avec vous concernant le style très restrictif de certains actes, d’autant plus lorsqu’ils sont très anciens et que les règles concernant l’enregistrement de l’état civil n’avaient pas encore été instituées.
              Ce qui est inhabituel concernant les actes de baptême cités dans cet article c’est qu’ils sont tirés d’un registre où le caractère légitime ou illégitime des naissances était toujours précisé.

              Pour apporter de l’eau à votre moulin concernant les erreurs d’enregistrement dans les actes, j’ai trouvé un exemple particulièrement « gratiné » dans un acte de mariage ayant été célébré à Auzay, petit village de Vendée le 25 octobre 1826 -
              AD85 - AUZAY – État Civil– NMD – 1820/1827 – vues 191 à 193/246
              et dont la transcription est
              « Sont comparu François S....., garçon, âgé de vingt-sept ans, majeur, domestique en cette commune depuis plusieur année. Né dans la commune de St Pierre le Vieux, le quatrième jour complémentaire de l’an sept de la République, suivant son acte de naissance, délivré par GIRAUD, Maire du dit St Pierre le Vieux, qui a été an Registré du sexe féminin aux lieus du sexe masculin. Il ont eu recour à la visite par monsieur Paul Charles BRISSON, Docteur en medesinne de lospice de Fontenay le Comte, Département de la Vendée,
              Certifie avoir visité ce jourd’huy, dans la commune d’Auzay, à l’heure de midi, dans une chambre particulière de la maison de René CHAIGNE, appartenant la dite maison à monsieur Paul BABIN, propriéttaire et en présance de quatre témoin,
              (Savoir : MIGNONNEAU Michel, maréchal - DELAUNAY Pierre, cultivateur – MORIN Jacques, cultivateur et CHRETIEN Jean, aussi cultivateur. Tous les quatre de la commune d’Auzay), le nommé S.... François et avoir reconnu qu’il réunis tous les sine (signes) caractéristiques et bien prononcé du sexe masculin. Qu’il représante une constitution et un état de santé qu’il rendent (qui le rendent) apte à contracter mariage et que sy cet individu est le même qui a été désigné sous le prénom de Françoise, dans l’acte de naissance, dressé par l’agent municipal de la commune dudit St Pierre le Vieux, canton de Mailzay ( Maillezais), à la date du quatrième jour complémentaire de l’an sept de la République, nous pansont que l’insertitude du sexe ne peut offrir aucun prétexte pour retardé ou empecher la célébration du mariage dudit S..... François, que nous déclarons positivement aitre du sexe masculin. »

              Un vrai conseil de révision ! Une procédure plutôt inhabituelle pour surmonter ce type d’erreur dans un acte de naissance.
              Une situation plutôt gênante pour le futur marié, l’acte ayant été lu à tous les présents avant signature par les témoins.

              Cordialement,
              Bobinette

              Répondre à ce message

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