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Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac


vendredi 1er novembre 2002, par Jean-Yves Le Lan

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Le 30 décembre 1758, dans le chantier de la Compagnie des Indes de Lorient, rive droite, une flûte [1] est lancée [2]. Ce navire se nomme le Massiac. Il porte le nom du secrétaire d’état à la Marine de l’époque, Claude de Massiac [3].

Dans le chantier de Lorient, les autres navires de la Compagnie mis à l’eau, en 1758, sont : le Chameau (750 tx) en janvier, le Boulongne (600 tx) et le Boutin (600 tx) en septembre, la Subtile (190 tx) en novembre et la Gracieuse fut commencée. Deux vaisseaux pour le Roi furent aussi construits et lancés cette même année, le Robuste (1600 tx) et le Solitaire (1100 tx). Seuls le Massiac, le Boulongne et la Subtile furent entièrement construits dans l’année.

Le Massiac est bâti sous les plans d’Antoine Groignard [4], ingénieur constructeur du Roi et de la Compagnie. C’est un voilier qui appartient à la catégorie des navires de 900 tx construits et conçus par cet ingénieur et les autres navires du même tonnage sont : le Berryer, le Bertin, le Duc de Choiseul, le Penthièvre et le Duc de Duras [5].

Le Massiac fut construit à la journée et le prix de la main d’œuvre du gros œuvre s’éleva à 55 743 livres. Le coût global peut-être évalué, à partir des données de Philippe Haudrère, à 223 200 livres [6].

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Le Massiac
Vue de l’arrière de la maquette du Massiac
au musée de Port-Louis
Cliché du Musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis

Les principales caractéristiques du Massiac sont :

  • Longueur : 140 pieds [7].
  • Largeur : 35 pieds.
  • Tirant d’eau : 18 à 19 pieds.
  • Creux de la cale : 15,4 pieds.
  • Hauteur d’entrepont : 5,1 pieds.
  • Port en tonneaux [8] : 900 à 950 tx.
  • Déplacement [9] : 1604 tx.
  • Nombre de canons : 24 de 12 et 8 livres.
  • Nombre de sabords : 48.
  • Mâture : 1 grand mât, 1 mât de misaine, 1 mât d’artimon et un mât de beaupré à l’extrême avant.

Le Massiac fut en service pour la Compagnie des Indes de 1759 à 1770 [10] . En avril 1770, à la dissolution de la Compagnie des Indes, il est vendu à la Marine Royale [11]. A sa rentrée à Lorient en avril 1771, il est remis à la Marine Royale et est alors estimé à 53 924 livres [12].

Ensuite, il est vendu en octobre 1771 à l’armement Foucault [13]. Pour cet armement, il naviguera jusqu’en 1173. Il était destiné à transporter des marchandises entre Lorient et l’île de France, les Indes ou la Chine. Il effectua les sept voyages [14] au long cours suivants, toujours au départ de Lorient :

  • Le 1er voyage aux Indes du 22 mars 1759 au 27 janvier 1760 avec pour capitaine Nicolas-Charles Claëssen.
  • Le 2e voyage aux Indes du 27 mars 1760 au 19 février 1761 avec pour capitaine Alexandre-Georges Chaigneau.
  • Le 3e voyage à l’île de France du 2 février 1762 au 10 janvier 1764 avec pour capitaine Louis de Winslow.
  • Le 4e voyage aux Indes (Pondichéry) du 23 février 1766 au 20 avril 1768 avec pour capitaine Jean-François Haumont et René Bouvet.
  • Le 5e voyage à l’île de France du 7 août 1768 au 23 mai 1769 avec pour capitaine François Villebague-Ribretiere.
  • Le 6e voyage aux Indes du 20 mars 1770 au 27 avril 1771 avec pour capitaine Joseph Huot de Vauberey.
  • Le 7 ème voyage en Chine de1771 au 13 juillet 1773 avec pour capitaine Villepirault [15].

Le retour de ces voyages s’est toujours effectué sur Lorient.

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Le Massiac
Coupe du Massiac revenant de Chine avec une cargaison de porcelaines, de thé et de soieries
Cliché du Musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis.

Pour ces navigations, le Massiac a eu un effectif d’équipage variable allant de 159 à 199 marins. A chaque voyage, quelques décès furent dénombrés, de 1 à 16 marins sont morts en cours de navigation ou en escale. Le Massiac pendant ces voyages a très souvent transporté non seulement des marchandises mais aussi des passagers et des soldats.

En 1765, le Massiac subit une opération de radoub [16]. Il fut échoué, le 21 juin 1765, sur la cale de Caudan, en même temps que la frégate le Duc de Choiseul. Pendant cet entretien, il y eut quelques modifications. Celles qui nous sont connues sont :

  • Le déplacement du mât de misaine vers l’arrière en raison de la prise de poids du navire et de l’augmentation de la surface des voiles. Ceci amena à l’égalité du mât de misaine et du grand mât suivant les principes de M Bourdé. Cette modification fut un succès car le capitaine Haumont écrivit « le Massiac s’est bien trouvé de l’égalité des mâts à tous égards ».
  • Le déplacement de la cale à eau au milieu. Cette modification fut moins heureuse car elle a rendu humide la partie généralement la plus sèche du navire occasionnant des dommages aux marchandises.
  • Le remplacement des 24 canons par 20 canons de fer de 8 forés.
  • La suppression de la dunette et la galerie arrière, qui fut envisagée pour alléger le navire, afin qu’il se fatigue moins, ne fut pas effectuée.

Pendant ces voyages, durant la guerre de sept ans, le Massiac fit une prise et participa aux opérations dans l’océan Indien sous les ordres du chef d’escadre Grout de Saint Georges.

La prise faite par le Massiac fut au départ de son 3e voyage. Le 27 février 1762, il arraisonne la Betty, un senau anglais. La Betty est rançonnée puis relâchée [17].

Dans l’océan Indien, l’escadre de monsieur Grout de Saint Georges fit prisonnier 7 navires et l’équipage du Massiac fut concerné pour le partage des prises suivantes, le vaisseau le Walpoold, le brigantin l’Aiderabax, le senau l’Avanture, le both l’Heureux [18] et le senau le Désir [19].

Le Massiac a donc servi 11 années pour la Compagnie des Indes, 1 année pour la Marine Royale et 2,5 ans pour l’armateur privé Foucault. Il a effectué 7 voyages au long cours à l’île de France, aux Indes et en Chine, et de nombreux marins ont donc servi à son bord. Parmi ces marins, nous trouvons un personnage connu comme Julien Crozet [20] qui a donné son nom à l’archipel français de l’océan Indien méridional au sud de Madagascar et qui a embarqué sur le Massiac pour le voyage de l’île de France à Lorient en 1760, et des marins inconnus comme le novice François Thoumelin qui fit le voyage aller à l’île de France en 1762.

Pour se faire une idée de l’allure de ce valeureux navire, le mieux est de se rendre au musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis où il existe une maquette du Massiac de belles dimensions (plus de 3 mètres) et une autre maquette à une échelle plus réduite montrant comment étaient embarquées les marchandises à son bord. 

Notes

[1Différence entre une flûte et un vaisseau : Sur une flûte, seulement trois ou quatre sabords étaient percés dans l’entrepont et n’étaient pas destinés à recevoir des canons. Par contre un vaisseau avait son premier pont (entrepont) percé par une batterie. Les sabords étaient ouverts dans l’axe des entre-sabords du second pont et généralement celui-ci comptait un sabord de plus.

[2Geneviève Beauchesne - Historique de la construction navale à Lorient de 1666 à 1770 - SHM - Vincennes -1980.

[3Jacques Vichot - Répertoire des navires de guerre français - Edité par l’Association des amis des musées de la Marine - 1967.

[4André Garrigues - Guide du visiteur du musée de la Compagnie des Indes à la citadelle de Port-Louis - 1997.

[5Jean Boudriot - Compagnie des Indes 1720-1770 - Collection Archéologie Navale Française - Edité par l’auteur à Paris - 1983.

[6Philippe Haudrere - La Compagnie Française des Indes au XVIII siècle (1719-1795) - Tome 2 - Edt Librairie de l’Inde - 1989.

[71 pied = environ 33 cm.

[81 tonneau égal 978,78 kg. Ce tonnage était le poids de matériel d’armement : artillerie, munitions, mâture, voiles, équipage et vivres que la coque pouvait porter à pleine charge.

[9Le déplacement total était une notion nouvelle à cette époque.

[10René Estienne - Conservateur -Les armements au long cours de la deuxième compagnie des Indes (1717-1773) - Service Historique de la Marine à Lorient - 1996.

[11Le Massiac est classé vaisseau de 56 dans l’acte de cession au Roi du 24 avril 1771 et sur la liste de Lorient du 1 septembre 1771 (A.N. B5.8) mais ne reçut jamais cet armement.

[12Alain Demerliac - la Marine de Louis XV - Nomenclature des navires français de 1715 à 1774 - Editions Omega - Nice 1995 - pages 52 et 179.

[13SHM de Lorient - N° 1P244 - liasse 25 - pièce 1 - Liste des armements faits à Lorient après la liquidation de la Compagnie des Indes de 1770 à 1788.

[14Les dates correspondent aux dates d’armement et de désarmement du navire et pas obligatoirement aux dates de départ de Lorient et de retour à Lorient.

[15Les archives consultées sont contradictoires, avec une période de chevauchement entre la fin de l’armement pour la Compagnie des Indes et le début de l’armement Foucault.

[16Carénage.

[17SHM de Lorient - N° 1P254a - liasse 1 - pièce 48 - Répartition des parts de la prise La Betty à l’équipage du Massiac.

[18Un doute subsiste sur ce navire car le document concernant la répartition des parts de prise est manquant dans le dossier du SHM de Lorie

[19SHM de Lorient - N° 1P255 - liasse 20 - pièces 26, 27, 29, 30, 31 et 32 - Calcul des parts de prises respectivement du Désir, de l’Avanture, du Walpoold, de l’Aiderabax, du Lefpidwed et du William (le document concernant l’Heureux est absent de la liasse).

[20SHM de Lorient - Rôle de désarmement du Massiac du 27 janvier 1760 - 1P197b.

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17 Messages

  • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 21 avril 2005 14:44, par M. Crumbach

    Bonjour,
    je suis en possession d’un écrit original « dénomination de curateur » du 10.05.1764, où est cité Louis Guiraud, habitant de Lussans (Gard), mort le 12.10.1762 sur le vaisseau Le Massiac de la Compagnie des Indes allant à l’Ile Maurice (?). Si cela vous intéresse, je pourrais vous en faire parvenir une photocopie...
    Cordialement
    M. Crumbach

    Répondre à ce message

    • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 1er mai 2005 17:07, par Jean-Yves Le Lan

      Bonsoir,

      Merci pour votre proposition et cela m’intéresse beaucoup car je travaille actuellement sur le décès des marins en mer.
      S’il n’y a pas trop de pages, j’en veux bien une photocopie avec les références exactes du centre d’Archives et la cote du document.
      Je vous rembourserai bien sûr les frais.

      Merci et bien cordialement

      Répondre à ce message

      • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 19 février 2006 09:58, par Mingant

        Bonjour
        Je possède une lettre partie de Pondichéry datée de janvier 1784, arrivée à L’Orient avec un cachet noir « COL. PAR/LORIENT » et adressée en Picardie. Compte-tenu du port d’arrivée, pouvez-vous me dire si à cette époque la Compagnie des Indes avait le monopole du commerce avec les Indes, ou bien s’agit-il plutôt d’un vaisseau de commerce n’appartenant pas à la Compagnie qui l’aurait transportée ? Merci de votre avis éclairé. Cette lettre parle de marchandises et de commerce local.
        Cordialement
        dm

        Répondre à ce message

        • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 19 février 2006 11:01, par Jean-Yves Le Lan

          Bonjour,

          Il a existé trois Compagnies des Indes :

          • La Compagnie des Indes Orientales créée par Colbert (1664-1719),
          • La Compagnie perpétuelle des Indes créée par Law (1719-1769),
          • La Compagnie de Calonne créée par Calonne (1785-1794).

          Vous pourrez lire un texte sur le sujet sur http://www.histoire-genealogie.com/article.php3?id_article=383

          Votre courrier daté de janvier 1784 et en provenance de Pondichéry ne correspond donc à aucune Compagnie des Indes. Il se situe juste après la guerre d’indépendance américaine. Pendant la période de 1769 à 1785, le commerce avec l’île de France (Maurice) et les Indes était assuré par des compagnies privées.

          Bien cordialement

          Jean-Yves Le Lan

          Répondre à ce message

          • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 29 juillet 2006 09:43, par MADEC Gabriel, historien (Annotation de la réédition de la Correspondance (...)

            Bonjour,
            j’ai annoté avec Thierry Lentz les 2e et 3e volumes de la Réédition de La Correspondance générale de Napoléon (FAYARD). Mais là n’est pas mon propos. Je possède un manuscrit d’un auteur anonyme sur la campagne d’Egypte de Bonaparte. J’ai fini par découvrir le nom de l’auteur après plus de 2 ans de recherches : Antoine Demory (ou De Mory) né en 1758 et agent divisionnaire des transports militaires. Je n’en sais guère plus sur l’auteur ; mais je crois savoir que plusieurs membres de la famille De Mory était très impliquée dans la Compagnie des Indes.

            En avez-vous connaissance ? Ce nom l’avez-vous rencontré dans vos recherches ? Si oui, pourriez-vous m’en dire davantage.
            Merci. Sincères salutations
            Gabriel MADEC.
            madec.gab@wanadoo.fr

            Répondre à ce message

            • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 29 juillet 2006 20:38, par Jean-Yves Le Lan

              Bonjour monsieur,

              Je n’ai pas trouvé ce patronyme au cours de mes recherches sur la Compagnie des Indes. J’ai regardé dans les noms des capitaines, des directeurs, des syndics et des engagés mais il n’y a pas de Demory ou De Mory. Il y a plusieurs milliers de personnes à avoir travaillé pour la Compagnie des Indes alors il se peut que la famille Demory y ait été impliquée.

              Désolé de ne pas pouvoir vous aider.

              Bien cordialement

              Jean-Yves Le Lan

              Répondre à ce message

              • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 15 février 2008 13:03, par Gabriel Madec

                Monsieur Le Lan, bonjour.
                C’était en 2006. Aujourd’hui je peux vous annoncer que le caissier général de la Compagnie des Indes s’appelait Pierre de Mory, depuis l’époque de Turgot jusque sous la Révolution ; il est décédé en 1790 ou 1791. Il fut également sous l’Ancien Régime caissier général de la Caisse d’escompte, l’ancêtre de la Banque de France. Avant sa mort, il était donc caissier général pour la liquidation de la nébuleuse Compagnie. C’est son fils Antoine, dit de Mory le Jeune, qui lui succèdera (l’auteur du manuscrit sur l’expédition d’Egypte). En 1793 il aura quelques ennuis pour avoir hébergé dans son hôtel le valet de chambre, et frère de lait de Marie-Antoinette, Josef Weber. La famille de Mory habitait à Paris, rue de Sèvres, l’hôtel dit des Oiseaux en raison des immenses volières établies dans le parc avec tous les volatiles exotiques ramenés par la Compagnie. C’est cet Hôtel, ou Maison, des Oiseaux qui deviendra par la suite le fameux Couvent des Oiseaux.
                Cordialement.

                Répondre à ce message

    • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 14 février 2011 16:16, par guillemoto joel

      PARTICIPANT à un atelier sur la compagnie des indes nous sommes particulièrement intéressé sur de la documentation sur le navire Le Massiac

      Répondre à ce message

  • > Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 30 juin 2005 18:19, par go-to-mada

    Merci pour cet excellent article, je fais des recherches historiques concernant Madagascar

    Répondre à ce message

  • Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 16 octobre 2009 23:13, par guizouarn

    Monsieur,
    effectuant des recherches généalogiques, je souhaiterais savoir si vous possédez des informations sur Rolland-François Dufresne de Kerlan, enseigne sur Le Massiac lors du voyage en Chine de 1771 à 1773.
    Cordialement
    Guizouarn

    Répondre à ce message

  • Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 15 mars 2010 18:52, par André Miossec

    Bonsoir Monsieur Le Lann,
    Je viens de découvrir votre site à un moment où, justement, je me demandais si j’allais construire le modèle du Massiac ou d’une autre frégate de l’époque.
    Disposeriez-vous des plans de cette flûte ? Je connais leur existence à Vincennes, je connais même la série, mais allez donc, c’est une forteresse peu amène.
    Cordialement. AM

    Répondre à ce message

  • Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 13 décembre 2010 18:24, par Norman

    Bonsoir,
    Bravo pour votre article trés interressant. Je suis au Comité pour l’Histoire de ma commune :Saint-Contest (prés de caen)Je recherche plus d’informations sur une flûte de la compagnie des Indes : LE SAINT-CONTEST. Baptisé en l’honneur de François Dominique de Barberie , seigneur de Saint-Contest et ministre des affaires étrangères de Louis XV.Lancé à Lorient le 13 mai 1755, appareille pour les Indes le 7 septembre 1755. effectura plusieurs voyages commerciaux entre les Indes et saint-Malo jusqu’en 1757. Le 23 mars 1757 il est ancré devant Chandernagor et ssera coulé par l’attaque anglaise. Auriez vous possibilité d’avoir plus de détails sur ce navire ? merci d’avance.

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  • Une flûte de la Compagnie des Indes : Le Massiac 21 avril 2018 06:25, par Daniel Mège

    Voici la petite histoire de la création du très beau modèle exposé au musée de la Compagnie des Indes à la citadelle de Port-Louis.
    Le musée de la Compagnie des Indes de Port-Louis, dans les années 1985, a passé commande auprès du musée national de la Marine à Paris pour qu’il réalise une maquette de ce navire, une ancienne flûte de la Compagnie des Indes.

    Un dessinateur de la Marine, spécialisé dans les formes de navire, employé par le Musée, avait été chargé d’établir les plans pour la fabrication de la maquette du Massiac.
    De ce navire, le musée de la marine de Paris ne possédait que les plans concernant la coque.
    Rien sur le gréement ni la mâture.
    Pour cela, ce dessinateur étudiera à fond le “Rum” (orthographe non garantie), ouvrage historique d’architecture navale du XVIIIe siècle. Ainsi ont été recréés les plans manquants.
    Dans le livre, que j’ai pu feuilleter, étaient définis tous les éléments servant à la construction du navire. En fonctions des caractéristiques générales, du type de navire, l’on pouvait tout déterminer ; mâture, épaisseur des bordés, charpente, jusqu’aux calibres des canons et diamètres des cordages.
    On a pu reconstituer à l’échelle, pour l’atelier des maquettes du musée, tous les plans nécessaires pour refaire la coque, mâture et le gréement.

    C’est sous les toits du Musée que sont situés les ateliers. J’ai pu observer avec quelle qualité artistique qu’a été élaboré cette maquette qui attire maintenant de nombreux visiteurs à Port-Louis.

    Daniel Mège

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