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Une histoire familiale de Jean Genet : Anthelme, François, Clothilde et François l’épicier... (2e partie)

Le jeudi 21 mai 2015, par Jean-Marc Barféty

Parler d’histoire familiale pour Jean Genet est presque antinomique, tant le personnage ne semble se rattacher à aucune famille, lui l’enfant de l’Assistance publique. Et pourtant, il a existé une famille Genet avant que Jean Genet n’apparaisse, même si cette histoire familiale semble entourée de la plus grande obscurité.

Anthelme Genet, le père de François Genet

Nous ne savons évidemment rien de la jeunesse d’Anthelme Genet, l’arrière-grand-père de Jean Genet. Nous le retrouvons en avril 1825 lorsqu’il épouse Claudine Miraillet, de Cheignieu. Douanier à Morestel dans l’Isère, où naît sa fille aînée Julie en 1826, il revient ensuite comme cultivateur à Vollien. Devenu veuf en 1828, il se remarie rapidement, le 11 mai 1830, avec Pierrette Laperrière, d’Anglefort, un bourg de l’Ain, au sud de Seyssel, au bord du Rhône, à une vingtaine de kilomètres au nord de Cuzieu. De ce mariage sont issus 7 enfants, tous nés à Vollien, dont l’aîné François :

  • François, né le 1er juin 1831
  • Jean Louis, né le 4 août 1833
  • Dodon, né le 4 juillet 1837 (à l’usage, il se prénomme Claude, plutôt que le très inhabituel Dodon)
  • Julie, née le 14 juin 1840
  • Louis, né le 13 janvier 1844, dont on perd la trace. Il n’a pas laissé de descendance.
  • Louise, née le 26 février 1846
  • Julie, née et morte le 18 septembre 1853.

Nous savons fort peu de choses de la vie d’Anthelme Genet et Pierrette Laperrière. Cultivateurs à Vollien, ils sont morts à un âge avancé : 81 ans pour Anthelme Genet [1] et 79 ans pour Pierrette Laperrière [2]. Ils laissent un modeste patrimoine foncier, qui appartient majoritairement à l’épouse : une simple maison à Vollien, comprenant une cuisine, une chambre, un galetas et une cave, un jardin, quelques près, terres et vignes totalisant 1 hectare et 30 centiares. Comme on l’imagine, un patrimoine qui permet de vivre que très chichement. Autre complément de ressources, ils sont parents nourriciers d’enfants de l’Hospice de la Charité de Lyon. Au gré de l’état civil, on repère Jean Pierre Gonnand, enfant de la Charité de Lyon, mort chez eux le 10 mars 1845, âgé de 15 jours. On trouve deux autres décès en mai 1847 et juin 1848. Cela prend une résonance particulière lorsqu’on connaît l’histoire de leur arrière-petit-fils [3] !

La modestie de ce patrimoine explique aussi que parmi les 6 enfants, seule une fille est restée au pays. Julie Genet, la fille aînée du premier mariage, épouse Louis Gros, cultivateur de Vollien. Elle aura une descendance qui restera dans la région et que l’on suit jusqu’au milieu du XXe siècle.

François Genet

Comme pour son père ou ses frères et sœurs, nous ne savons rien de sa jeunesse. Il a cependant bénéficié d’un minimum d’éducation, lui permettant l’accès à la lecture et l’écriture. On le retrouve pour la première fois le 9 avril 1855 lorsqu’il achète une vigne d’une dizaine d’ares à Cuzieu pour 100 francs [4]. Il paye cette acquisition avec l’argent gagné comme domestique en service chez M. Saint-Pierre de Virieu-le-Grand [5]. C’est une démarche conforme à la mentalité de ces petits propriétaires. Tous les efforts sont tendus vers la constitution, puis le maintien d’un patrimoine, aussi modeste soit-il [6]. On le retrouve ensuite le 19 janvier 1858 lorsqu’il épouse à l’âge de 27 ans Marie Louise Pilloux, fille unique de Philibert Pilloux [7], charron à Virieu-le-Grand. Quelques jours auparavant, ils sont passés à l’étude de Me Jurron, notaire à Virieu [8]. Là-aussi, le contrat est classique dans ce milieu de petits propriétaires. L’épouse apporte une dot, qui n’est composée que de ses espérances futures et de son trousseau. L’époux est déjà riche d’une somme de 1 000 francs, somme importante pour l’époque, composée d’argent comptant, de créances et d’un livret d’épargne. En revanche, ses parents ne lui donnent quasiment rien, seule sa mère lui fait donation de 200 francs. Comment et où François Genet a-t-il pu économiser cette somme ? Qualifié de cultivateur, ce n’est sûrement pas en exploitant le très modeste domaine de ses parents ni sa toute récente vigne qu’il a pu se constituer ce pécule. A-t-il pu économiser suffisamment sur ses gages de domestique ? On peut aussi imaginer, simple conjecture, qu’il a déjà fait ses premières armes dans le commerce.

Tout de suite après le mariage, il vient vivre à Virieu-le-Grand, où, au début, il est toujours cultivateur. Comme son grand-père Marin Genet, il entre « en gendre » dans la famille Pilloux, opportunité pour un fils de famille sans patrimoine. Cela veut aussi dire qu’il a toutes les qualités requises pour que ses beaux-parents l’agréent comme gendre. Ils ont d’ailleurs un petit domaine à Virieu, composé de 2 vignes, une terre et une maison. Il est clair que ce n’est pas suffisant pour faire vivre une famille qui s’est très rapidement constituée après le mariage avec l’arrivée de deux enfants :

  • Jules Philibert, né à Virieu-le-Grand le 2 avril 1859 (le prénom d’usage est Philibert)
  • Marie Françoise, née à Virieu-le-Grand le 17 juillet 1861

En même temps, signe de son installation dans la vie, après le début modeste, il commence à se constituer un patrimoine foncier. Le 4 février 1860, il achète un petit domaine de 39 ares, composé de vignes, terre et bois à Virieu-le-Grand pour la somme de 900 francs qu’il paye comptant [9]. Le 30 avril 1863, il poursuit ses acquisitions par l’achat d’une vigne, d’une terre hautinée, d’un petit jardin au village (96 m2 !) et d’une écurie pour la somme de 1 600 francs, qu’il ne paye qu’en partie [10]. C’est aussi à ce moment-là qu’il commence à s’endetter. On sait qu’à la même époque, le 16 décembre 1861, son frère Claude Genet lui prête 1 500 francs.

L’écurie, entourée de 2 granges, se situe dans la partie basse du village, dans une zone où le bourg est en train de se développer, descendant des hauteurs où il se trouvait. Ce développement est aussi lié à la construction de la gare et la constitution d’un quartier autour [11]. Ainsi, François Genet transforme (ou remplace) cette écurie en une nouvelle maison, qui va lui permettre de s’installer comme marchand-épicier [12]. C’est d’ailleurs sous cette appellation d’épicier ou marchand-épicier qu’à partir de ce moment-là, il est qualifié dans les actes le concernant [13]. Comment interpréter cette installation ? En ce début de Second Empire, j’y vois cet esprit entrepreneur qui se diffuse dans la société. Ce choix de quitter la terre, choix probablement contraint car elle ne permet pas de vivre, a été aussi celui de ses deux autres frères et de deux de ses sœurs. En ouvrant une épicerie, cela lui permet de rester au pays, encore à la différence de ses frères et sœurs qui doivent tous s’exiler, et de pouvoir accéder à un statut social supérieur [14]. Enfin, Virieu-le-Grand connaît un regain de prospérité dans la deuxième moitié du XIXe, consécutive à l’arrivée du train et à l’apparition d’une industrie de fabrication de chaux qui attire une main d’œuvre étrangère [15]. L’augmentation générale du niveau de vie qui en découle est propice au commerce. François Genet, que l’on imagine entreprenant, veut tenter sa chance.

Cette ascension sociale (nous verrons bientôt ce qui me permet de le dire) est endeuillée par le décès de son épouse le 16 juin 1866, à l’âge de 28 ans, le laissant avec deux jeunes enfants de 7 et 5 ans.

Comme on l’a vu pour son père, et selon un usage qui semble assez largement répandu dans la région, il se remarie rapidement, tout juste un an après le décès de sa première femme. Le mariage célébré à Virieu-le-Grand le 11 juin 1867 voit s’unir François Genet, marchand-épicier de 36 ans, et la jeune Clotilde Genet, modiste, seulement âgée de 21 ans.

Clotilde Genet

Avant de poursuivre, quelques mots sur Clotilde Genet, la grand-mère de Jean Genet. Elle est née le 14 novembre 1845 à Virieu-le-Grand, fille de Jean Genet, dit Peland, charpentier, et Jeanne Vettard [16]. Elle est enregistrée à l’état civil sous le prénom de Claudine, mais son prénom d’usage sera toujours Clotilde, comme l’atteste sa signature elle-même. Elle a un frère, Claude Genet, qui assurera la continuité de la famille à Virieule-Grand, aussi comme charpentier, et une soeur, Marie Josephte Genet. On trouve cette famille Genet dès le XVIIIe siècle à Virieu-le-Grand. Il n’y a aucun lien apparent avec la famille Genet de l’époux. C’est une simple coïncidence. Comme on l’a dit, il y a de nombreuses familles Genet dans cette région, dont certaines étaient distinguées par un surnom héréditaire. Dans le cas présent, ils sont généralement surnommés Peland (ou Pelan).

Comme souvent dans ces bourgs, chefs-lieux de canton, c’est surtout une famille d’artisans ou commerçants, ce qui n’exclut pas une activité de cultivateur et, plus particulièrement à Virieu-le-Grand, de vigneron. Le grand-père de Clotilde, un autre François Genet, est meunier. Ses oncles Anthelme et François sont respectivement charpentier et tailleur d’habits. Sa tante Magdeleine Genet est fabricante d’étoffes à Lyon. Son cousin germain Joseph Genet est aubergiste, puis épicier. Clotilde Genet est elle-même qualifiée de modiste et sa soeur Julie de tailleuse.

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Signatures au bas de l’acte de mariage de François Genet et Clotilde Genet (Virieu-le-Grand, 11 juin 1867). La signature de François Genet est la première en haut à gauche, suivie de celle de son épouse Clotilde Genet, puis des pères des époux et de Joseph Genet. Les mères des époux ne savent pas signer.

François Genet, épicier

Le contrat de mariage qu’ils passent le 11 mai 1867 [17] est très instructif sur l’évolution sociale de François Genet. En effet, là où il apportait 1 000 francs en 1858, il apporte, 9 ans plus tard, un patrimoine composé des biens immobiliers qu’il a achetés pour une valeur de 2 500 francs, sans compter l’augmentation de valeur suite à la construction de la maison, des meubles, des créances « pour raison de son commerce sur diverses personnes » et enfin des « marchandises de toutes sortes composant son fond de marchand épicier », le tout est estimé à 3 000 francs, dont 2 000 pour les marchandises. Clotilde n’arrive pas sans rien, car elle possède les « marchandises, ustensiles et accessoires de toute sorte composant le magasin de modiste qu’elle exploite à Virieu-le-Grand », estimées 1 500 francs et quelques créances qu’elle possède sur diverses personnes « à raison de son état et de fournitures par elle faites ». Ainsi, ce jeune couple débute dans la vie avec un patrimoine immobilier, complété d’une masse active de 5 000 francs. On voit le chemin parcouru par chacun d’eux, ce qui leur permet d’ailleurs d’être autonomes et de ne bénéficier d’aucuns dons ou legs anticipés de la part de leurs parents, à la différence de nombreux mariages à cette époque. Vu leurs propres situations, les parents auraient été bien en peine de le faire.

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Carte postale (vers 1905) représentant la place de Virieu-le-Grand. On y voit l’ancienne épicerie Genet, alors tenue par Louise Clerc, probablement guère changée depuis le temps de François Genet.
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L’épicerie
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Vue récente de la Place Honoré d’Urfé à Virieu-le-Grand.

Les enfants arrivent vite. A Virieu-le-Grand, naissent :

  • Jules Marie, né le 22 juillet 1868 et mort le 2 août 1868
  • Jean Marie, né le 15 juillet 1869 et mort le 22 juillet 1869
  • Gabriel François, né le 28 août 1870 (le prénom d’usage est Gabriel)
  • Léontine Clotilde, née le 15 juillet 1877 (le prénom d’usage est Léontine)

[1Anthelme Genet est mort à son domicile de Vollien le 28 août 1881.

[2Pierrette Laperrière est morte accidentellement à La Rochette sur la commune de Chazey-Bons le 21 mars 1887. Un entrefilet dans le Courrier de l’Ain (n° 37, 26 mars 1887, p. 3) relate les circonstances : « Une pauvre femme, Annette X..., âgée de 84 ans et habitant Volliens, canton de Virieu-le-Grand, revenait de Bons où elle avait acheté quelques provisions. Son fils qui l’avait quitté en route pour aller préparer la maison et faire le feu, fut bientôt inquiet. Il se remit en marche et retourna du côté de Bons. Ne l’ayant pas aperçu sur la grande route, il s’informa aussitôt. Des personnes qui passaient lui indiquèrent où ils avaient rencontré une femme dont le signalement correspondait à celui de sa mère. Il suivit ce chemin, et, quelques instants après, il se trouva en présence du cadavre de sa mère. Celle-ci s’était égarée malheureusement et, ayant fait un faux pas, avait roulé dans un précipice. La gendarmerie a fait une enquête et, d’après son rapport, tout idée de crime ou de suicide doit être écartée. » Malgré l’erreur sur le prénom et l’âge, il n’y a pas de doutes qu’il s’agisse d’elle.

[3Sur ce sujet, on peut lire la très intéressante étude sur le « nourrissage » des enfants de la Charité de Lyon, dans Histoire du Valromey, d’Hélène et Paul Perceveaux, pp. 429-436 (Virieu-le-Grand est tout proche de cette petite région du Bas-Bugey). On y apprend que, mise en place au XVIIIe siècle, cette organisation a eu son maximum d’ampleur entre 1820 et 1840. La première année, une famille nourricière touchait une gratification de 72 francs, somme qui va ensuite en décroissant jusqu’à la douzième année.

[4Vente par Jean Michaud, propriétaire, Vollien par acte devant Me Jurron, notaire, Virieu-le-Grand, 9 avril 1855 (n° 99) (ADA 3E20216).

[5Les Saint-Pierre sont une famille notable de Virieu-le-Grand, issue de Robert Saint-Pierre (1748-1819), de Reims, installé à Virieu comme huissier avant la Révolution. En 1855, il existe deux branches, celle de Joseph, huissier, mort en 1854, représentée par son fils Marin, aussi huissier, et celle de Jean, boulanger, mort en 1855, représentée par Joseph, cultivateur. C’est dans une de ces familles qu’il a servi.

[6La parcelle inclut un « grangeon ». Comme le dit le Baron Raverat : « On appelle grangeons de simples petites maisonnettes bâties à l’endroit le plus favorable de la vigne. Dans les plus grands, se trouvent pressoirs, cuves, tonneaux et tout l’attirail de l’exploitation. Dans les autres, le vigneron réunit sa famille et ses amis. […] Tout Bugiste a son grangeon, de même que tout Marseillais a sa bastide ; […]. Dès qu’un ouvrier a amassé quelques économies, vite il achète un petit coin sur la colline, l’entoure d’un mur de pierres sèches, le défriche, y plante quelques ceps, se sert pour le fumer du crottin qu’il n’a pas honte de ramasser lui-même sur la grande route ; et voilà un homme heureux, et voilà aussi un grangeon de plus. A la possession d’un grangeon, se bornent les vœux et l’ambition d’un Bugiste ; avant de l’avoir, c’est son rêve de chaque instant. L’a-t-il enfin, c’est son bonheur, sa vie ; il lui consacre tous ses loisirs ; il y vient chaque jour. » op. cit., pp. 74-75.

[7L’orthographe est fluctuante : Pillou, Pilloux, Pilloud. Le père de Philibert Pilloux, aussi prénommé Philibert, est un enfant de l’hôpital général de la Charité de Lyon, né en 1762, et placé en nourrice à Virieu-le-Grand. Il y a fait souche.

[8Contrat de mariage devant Me Jurron, notaire, Virieu-le-Grand, 26 décembre 1857 (n° 207) (ADA 3E20218). Marie Louise Pilloux sait signer.

[9Vente par Claudine Bal, épouse de Louis Marin Livet, propriétaire, cultivateur, Rossillon, par acte devant Me Jurron, notaire, Virieu-le-Grand, 4 février 1860 (n° 18) (ADA 3E20221).

[10Transport de leurs droits successifs par Louise et Annette Bal, de Virieu-le-Grand, par acte devant Me Jurron, notaire, Virieu-le-Grand, 30 avril 1863 (n° 36) (ADA 3E20224).

[11Le tronçon Ambérieu-Seyssel, de la ligne de chemin de fer Lyon-Genève, est inauguré le 7 mai 1857. Virieu-le-Grand est une gare importante, permettant de desservir ensuite le sud du département et Belley. La prolongation vers Genève entre en exploitation le 16 mars 1858. Cela met Virieu-le-Grand à 85 km de Lyon et 70 km de Genève. C’est un facteur important de prospérité pour le bourg. (Source : Histoire du Valromey, d’Hélène et Paul Perceveaux, pp. 449)

[12Description en 1879 : « Une maison d’habitation, située à Virieu-le-Grand, quartier du Coter, bâtie en pierres et maçonnerie, ayant cave, magasin et arrière-magasin, au rez-de-chaussée et un étage au-dessus, avec toit à deux pentes, recouvert en tuiles plates.
La façade principale sur la route, par laquelle on pénètre dans la maison, a au rez-de-chaussée une ouverture pour la porte du magasin avec une enseigne sur le mur « Genet, épicier » et une fenêtre au premier étage, fermant avec volets peints en gris.
La façade sur rivière, au couchant, a une grande ouverture au rez-de-chaussée et une au premier étage. »
Cette description correspond aux images que l’on en a sur les cartes postales du début du XXe siècle. Seule l’enseigne a changé avec le nouveau propriétaire.
Les granges qui l’entourent seront aussi transformées, l’une en café et l’autre en une maison avec commerce (charcuterie).

[13La première mention connue est le 15 décembre 1866. La maison a été construite vers 1865, car elle apparaît sous cette nouvelle dénomination fiscale dans le cadastre en 1867 (il y a toujours un décalage d’à peu-près deux ans).

[14Un autre grand écrivain a eu des grands-parents épiciers. Louis Proust (1801-1855) et son épouse Virginie Torcheux (1808-1889), les grands-parents de Marcel Proust, ont tenu une épicerie de village à Illiers (Eure-et-Loir), première étape de l’ascension sociale de la famille.

[15Cette prospérité se traduit dans l’évolution de la population. Partant d’un niveau de 800 personnes dans les années 1830-1840, la population croît régulièrement jusqu’à un maximum de 1 207 en 1901. La population amorcera ensuite un lent déclin jusqu’à un palier bas de 845 en 1954. Depuis, la population a repris sa croissance.

[16Jean Genet Peland (Virieu-le-Grand 7 novembre 1812 - Virieu-le-Grand 10 mai 1887) est le fils de François Genet et Marguerite Billet. Jeanne Vettard (Virieu-le-Grand 9 février 1813 - Virieu-le-Grand 14 novembre 1896) est la fille de Louis Vettard, cultivateur à Virieu-le-Grand et de Denise Manjot. Ils se marient à Virieu-le-Grand le 21 février 1843. Au moment de leur mariage, lui n’apporte que ses « linges et vêtements » et « les outils de sa profession » et elle apporte : « 1° une armoire ou garde-robe en bois noyer à deux portes, 2° une chaîne à col à deux rangs avec croix, le tout en or, 3° une somme de 450 frcs en argent comptant. » (Contrat de mariage Me Jurron, notaire, Virieu-le-Grand, 30 janvier 1843 – ADA 3E20076).

[17Contrat de mariage devant Me Brochard, notaire, Virieu-le-Grand, 11 mai 1867 (n° 58) (ADA 3E20227).

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