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"Champagne" pour tout le monde ? Ou pas ...

jeudi 26 octobre 2017, par Franck Boulinguez

Vous connaissez toutes et tous, la passion qui me pousse à vouloir faire vivre une image au travers d’une histoire documentée en m’appuyant sur les formidables outils que sont les archives numérisées et accessibles en ligne...
Voici aujourd’hui une "carte-photo" qui me laisse sur ma soif...

Nous sommes, un peu plus d’un an après le décret de "mobilisation générale", en pleine Première Guerre Mondiale...
Le 16 août 1915 (année à confirmer), "L." écrit à son frère depuis Véretz (37)

Véretz le 16/8 1(5)

Cher Frére

Je profite de vous écrire en vous envoyant
notre photographie avec un peu de notre maison
J’espére que vous étes toujours en bonne santé Tant
qu’à nous nous sommes de même, j’en envoi à
tout le monde de la famille, François m’avait
envoyé la sienne ses temps – ci , j’ai réclamé celle [à/de] jean
mais il m’a répondu qu’il ne pouvait se faire faire ou il
est aussi quand il va allé en permission il se fera faire avec
toute sa famille. J’ai toujours de bonne nouvelle d’Emile, dans
1 mois j’espére qu’il sera auprés de nous. Mes parents vous envoie
leurs meilleurs salutations, je vous embrasse.
Votre sœur dévouée à vous [signature]

Que savons nous ?

"L." est une femme puisse qu’elle signe "Votre sœur dévouée à vous "

Il est question dans cette correspondance d’échanges de photographies entre les différents membres de la famille : François qui a déjà fait parvenir la sienne, Jean qui attend d’être en permission pour se faire tirer le portrait, Emile qui doit les rejoindre prochainement, les parents toujours vivants et enfin notre "L." et le frère à qui elle écrit...

J’ai cru déchiffrer "Champagne" pour la signature seulement voilà :

  • Aucun "Champagne", ni de patronymes approchants, dans le recensement de Véretz en 1911 (celui de 1921 n’est malheureusement pas accessible en ligne).
  • Pas de naissances, ni de mariages ou de décès, dans les Tables Décennales qui correspondent à cette époque de cette même commune.
  • En remontant le temps, classe après classe, de 1915 jusqu’en 1899, je n’ai retrouvé qu’un seul sieur "Champagne" sur les registres matricules d’Indre et Loire :
    Champagne Louis, né le 22 mai 1879 à Montreuil Bellay (49) et demeurant à Saint-Pierre-des-Corps (37). Louis est menuisier, il est le fils de Louis et de Marie Briset. [1]

Une recherche rapide dans l’Etat-Civil de Saint-Pierre-des-Corps (commune située à moins de 10km de Véretz) nous indique la naissance le 18 mars 1905 [2] d’un fils de Louis : René Louis Henri. Mais Louis CHAMPAGNE est mariée à Hélène Germaine Marie HUMEAU... Point de "L" dans les prénoms de son épouse, certainement une fausse piste aussitôt abandonnée...

Les recherches sur Généanet ou sur Filae sont restées pour le moment vierges de tout rapprochement possible, probable ou certifié ...

Quelques questions...
  • Qui sont les 3 personnages de cette carte-photo ?
  • "Champagne" est-il le bon patronyme ?
  • Quel est le prénom de "L." ?
  • Est-elle mariée ? Signe-t-elle sous son nom de jeune fille ou sous son nom d’épouse ?
  • Qui est ce frère à qui elle écrit ?
  • Qui sont, dans cette fratrie, François, Jean et Emile ?
  • Quelle est cette demeure à Véretz ("un peu de notre maison") dont le soubassement est en "pierres de cave", surmonté d’un liseré de briques [3] et construite en tuffeau dont on aperçoit un petit bout de façade ?

Autant de questions qui resteront sans réponse, faute d’éléments nominatifs ou descriptifs suffisants dans cette correspondance familiale.

A moins de votre phénoménale capacité (qui m’épate chaque semaine) de découvrir des pistes ou des documents oubliés...


Lors de la rédaction de cet article, notre ami Michel Guironnet m’a fait parvenir un lien vers le photographe qui a "tiré" cette photo.
Je vous invite à le découvrir sur ce site formidable que je ne connaissais pas : Portrait sépia

Merci Michel !


[1] Archives Départementales d’Indre-et-Loire : Fiche Matricule n° 1783 FR_AD37_1R702/1899 Vue 441/816

[2] Archives Départementales d’Indre-et-Loire : Naissances, 1903-1905 FR_AD37_6NUM8/233/004 Vue 64/88

[3]  ... lorsque le tuffeau est en contact avec une pierre plus dure, la roche la plus tendre se dégrade plus rapidement à cause de la rétention d’eau. C’est pourquoi au XIXe siècle, on retrouve une brique entre le tuffeau et les pierres froides du soubassement. La perméabilité de la brique favorise l’évaporation de l’eau et évite la stagnation de l’humidité dans le tuffeau. - http://www.parc-loire-anjou-touraine.fr/fr/telechargements/architecture-et-habitat/referentiel/fiche4-tuffeau-bassedefinition.pdf

Messages

  • Quelques précisions finales :
    Onésime Constant Gasnier est né le 15 août 1867 à Morée, fils d’Augustin Pierre Onésime Gasnier, chauffournier, et de Constance Laigret. Il est représentant de commerce pour la manufacture de passementeries pour ameublements Bassereau, quai de la Poissonnerie à Tours (v. recensement de Tours, 1911, 6NUM5/261/011/1911 page 125 en ligne, boulevard Thiers n°157). Il est mort dans sa 97e année, le 3 janvier 1964, à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire).

    Juliette Maria Hérault, dame Gasnier, est née le 5 avril 1875 à Tours, chez ses parents, 20, rue du Renard, et est décédée, un mois après son mari, le 7 février 1964 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire). Son père, Louis Hérault, était terrassier (en 1894 il est dit cimentier), sa mère était née Anaïs Nathalie Lodreau. Peut-être a t-il construit la maison de Véretz ?

    Marcelle parait être fille unique (v. recensement de 1911). Elle est décédée à Tours en 1973.

    On retrouve, dans le recensement de 1876 à Véretz, un certain Jean Baptiste Hérault, 37 ans, serrurier, 3, place du quai, sa femme, née Berthe Augey-Tancogne, 28 ans, et leur fils Eugène, âgé de 7 ans, né à Tours le 13 décembre 1869. Il s’agit peut-être de parents de Mme Gasnier.

  • Bonjour,

    Je vous apporte la solution : c’est champagne pour...Monsieur et Madame Gasnier et leur fille Marcelle !

    Marcelle est née à Paris (6e), le 12 août 1893 (je pronostiquais qu’elle soit née entre 1893 et 1896). Elle a épousé à Tours, le 29 septembre 1913, François Champeyrol (1880-1956), adjudant de cuirassiers, celui-là qui a reçu la Légion d’honneur en 1922. En septembre 1913, elle vivait chez ses parents, ce qui était l’usage. Entre septembre 1913 et août 1914, j’ignore où elle a pu vivre ; peut-être a t-elle suivi son mari dans une de ses garnisons ?
    Je pense qu’elle est revenue vive chez ses parents dès la mobilisation, Monsieur et Madame Gasnier, demeurant à Tours, 157, boulevard Thiers (aujourd’hui il se nomme boulevard Jean Royer). Pour aller du 157, boulevard Thiers au 148, rue du Cluzel, chez le photographe qui a traité cette photo,il y a 90 mètres à faire. Peut-être que le photographe était un ami de la famille et que c’est lui qui est venu à Véretz et qui a pris la photo ? En tout cas, pour aller de Tours à Véretz, il n’y a que 9 kilomètres.
    Le père, l’homme sur la photo, qui est employé de commerce, Onésime Constant Gasnier, et la mère, née Juliette Maria Hérault, portent tous les deux les noms de vieilles familles de Véretz, peut-être qu’ils en sont originaires ? Marcelle est âgée d’à peine 22 ans, sa mère a 40 ans (elle l’a eue à 18 ans), le père doit avoir la quarantaine.
    Enfin, je pensais lire un "S", mais c’est un "G", pour Gasnier.D’ailleurs, très souvent et jusqu’au milieu du XXe siècle, les femmes signaient X femme X. ici, c’est Gasnier Champeyrol.
    Pour ce qui est de Jean et Émile, ce sont les frères de François Champeyrol, qui, au surplus, avait d’autres frères et sœurs.
    Je pense que Marcelle devait être dyslexique, car elle signe dans le même style son acte de mariage.
    Enfin, pour trouver l’endroit exact où la photo a été prise, il faudrait compulser les recensements, mais celui de 1921 n’est pas consultable en ligne.

  • Je regarde à nouveau cette photo pendant ma pause déjeuner :

    • La femme qui écrit semble être la jeune femme en appui sur la chaise, âgée d’environ 20 ans, avec ses parents
    • Elle semble écrire à l’un de ses beaux frères, car elle dit "mes parents", sinon elle dirait "nos parents"
    • Véretz est une toute petite commune se situant à quelques kilomètres de Tours, au début du XXe siècle, il y avait déjà des résidences secondaires. Je pense que cette photo a été prise à la belle saison (mai, juin, juillet, puisqu’elle est écrite en août, et qu’elle parait contente et pressée de l’envoyer), dans le jardin d’une résidence secondaire (j’ai eu immédiatement l’intuition qu’il s’agit ici de la résidence secondaire d’un négociant, pourquoi pas un négociant en vin).
    • Si elle écrit à son beau frère, elle évoque François et Jean comme faisant partie de la famille, pour Emile, je pense qu’il s’agit de son mari, et si elle est âgée de 20 ans environ, cela situe sa naissance vers 1893-1896.
    • Cette photo, porte le cachet d’un photographe de Tours : soit celui-ci a fait les 9km pour aller à Véretz soit il s’agit d’une photographie qu’on lui a demandé d’éditer ou de développer, soit le photographe est l’homme sur la photographie, avec sa femme et sa fille, dans le jardin de sa maison de Véretz (j’en doute cependant car André Boucher s’est marié à Tours en 1924, alors âgé de 47 ans).
    • Je pense donc que la famille représentée est originaire d’une ville voisine, plus grande (Tours par exemple), qu’elle possède la maison de Véretz où elle va en week-end ou en villégiature, que la femme qui écrit est la femme d’Emile Champeyrol, qu’elle est âgée d’environ 20 ans, et que la famille ne connait pas de deuil récent.
  • Bonjour,

    Je suis archiviste paléographe, et je suis spécialiste des correspondances militaires de la guerre 1914-1918 et vais tenter de vous aider en vous donnant mon point de vue.
    Tout d’abord, sans la moindre hésitation, cette femme signe "S. Champeyrol". Partant du principe que le François, dont elle parle, porte ce nom, j’ai recherché un François Champeyrol. J’qi immédiatement trouvé, parmi les dossiers des titulaires de la croix de la Légion d’honneur un François Champeyrol, né le 7 mars 1880 à Lamazière-Basse (Corrèze) et mort le 24 avril 1956 à Savigné (Indre et Loire), près de Veretz...
    François Champeyrol était lieutenant trésorier au 6e cuirassier, or il se trouve que cette année, par hasard, j’ai travaillé sur le capitaine Juillet, qui était le deuxième trésorier du 6e cuirassier...
    Si cette femme porte le nom de son mari, Champeyrol, à Veretz, peut-être qu’elle s’y est mariée, car on se mariait généralement dans l pays de la femme, et les personnes, sur la photo, ses parents, portent un autre nom.
    Je pense vous avoir donné la clé pour résoudre ce mystère. Bien à vous

  • Bonjour Martine,
    Vous avez raison il y a un Champigny garde barrière. Le Emile décoré doit être Emile Jean CHAMPIGNY Né à BRASLOU le 14/03/1890, décoré de la médaille militaire le 19/04/1916, blessé, réformé, puis titulaire d’une pension de 658 francs à jouissance du 17/06/1917. Il est mort à BRASLOU le 14 mars 1920, jour de son trentième anniversaire.
    Il était du 129° RI. Grave blessure crânienne avec trépanation.

  • Bonjour,

    Au tableau d’honneur de l’Illustration, on trouve aussi un Léon Champigny caporal au 28e d’infanterie.

    Anne

    • Deux suggestions ,
      Premièrement ,je verrai bien un employé de chemin de fer dans l’homme de la photo .Veretz n’est pas très loin de Saint Pierre des corps ,des hommes de toutes régions venaient y travailler,comme on le voit sur le recensement de 1911 .De plus en 14 les employés des chemins de fer ( ici compagnie d’ Orléans ) étaient mobilisés sur leur poste par affectation spéciale .
      Deuxièmement si on retient le nom Champigny ,on trouve un Emile Champigny décoré de la médaille militaire ,soldat au 9 ème RI .Jo du 21 juin 1916 .Je n’en sais pas plus.

    • Bonjour Martine,
      Vous avez raison il y a un Champigny garde barrière. Le Emile décoré doit être Emile Jean CHAMPIGNY Né à BRASLOU le 14/03/1890, décoré de la médaille militaire le 19/04/1916, blessé, réformé, puis titulaire d’une pension de 658 francs à jouissance du 17/06/1917. Il est mort à BRASLOU le 14 mars 1920, jour de son trentième anniversaire.
      Il était du 129° RI. Grave blessure crânienne avec trépanation.

  • Deux suggestions ,
    Premièrement ,je verrai bien un employé de chemin de fer dans l’homme de la photo .Veretz n’est pas très loin de Saint Pierre des corps ,des hommes de toutes régions venaient y travailler,comme on le voit sur le recensement de 1911 .De plus en 14 les employés des chemins de fer ( ici compagnie d’ Orléans ) étaient mobilisés sur leur poste par affectation spéciale .
    Deuxièmement si on retient le nom Champigny ,on trouve un Emile Champigny décoré de la médaille militaire ,soldat au 9 ème RI .Jo du 21 juin 1916 .Je n’en sais pas plus.

  • Bonjour,
    Permettez-moi quelques remarques.
    Avant de savoir qui est qui sur la photo examinons ce que nous pouvons y lire.
    Il s’agit à l’évidence d’une photo posée et mise en scène prise par un photographe professionnel.
    L’auteure écrit à "cher frère" en lui disant que "mes parents vous envoie leur meilleure salutations" ce frère n’est donc pas le fils des mêmes parents, donc c’est un "frère en loi" ou tout simplement un cousami à qui elle donne du "frère".
    Pour l’initiale du prénom de la signature, c’est probablement un "S" mais il se peut que cela soit aussi un "L" mal terminé.
    Pour ce qui est du patronyme qui commence par "CHAMP", une étude attentive de la forme des "p" du texte m’incite à penser qu’il est suivi d’un "i" lui-même suivi d’un gribouillis qui passe volontiers pour un "gn", la dernière lettre ressemble à un "y" contraint par la proximité des bords de la carte. Je lis donc CHAMPIGNY. Patronyme parfaitement abondant au pays du Saumur !
    Je conduis plusieurs recherches sur les documents en ligne dont les tables des registres de recensement... J’ai déjà éliminé de nombreuses fausses pistes, mais je garde l’espoir. Partant du pré-supposé que notre auteure à au moins un frère soldat, Je relève tous les CHAMPIGNY recensés dans les classes correspondantes. Je note leurs date et lieu de naissance et leurs parents, ensuite recherche les fratries dans les tables décennales correspondant aux divers lieux de naissance.
    Cordialement à tous
    René

  • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

    Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
    La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
    Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
    Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

    • Bonjour,

      J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

      Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
      Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
      Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
      usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
      Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
      Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
      Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
      D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
      Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
      Bonne continuation.

    • bonjour,

      Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
      On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
      Anne

    • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
      Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

  • Bonsoir,
    C’est fort plausible. Boucher est éditeur de photographies, format carte postale, mais cela signifie t’il qu’il serait toujours aussi le photographe ? Je possède un certain nombre de photos familiales en édition carte postale.

    D’autre part ce qui me gène dans le fait que sur la photo ce serait le père et non le mari, c’est que cette jeune femme écrit "notre" photographie, "notre" maison, pourquoi envoyer la photo de ses parents à un beau-frère ? Plus bas, elle écrit "mes" parents, elle fait donc bien la différence entre les 2 groupes. Certes c’est une interprétation.
    Anne

  • Bonjour, Anne
    Selon moi le cliché est l’œuvre d’un professionnel ,André Boucher de Tours (cf le lien en fin d’article ) les personnages seraient plutôt la jeune femme qui signe la carte postale et ses parents ,son mari étant à la guerre
    Bien cordialement,
    Martine

    • Bonsoir,

      Il manque quelqu’un sur cette photo et ce quelqu’un, c’est le photographe et qui, pour moi, n’est autre que le père de la jeune femme et le mari de la dame à la chaise.

      C’est une photo très étudiée, on aurait pu prendre les 3 personnes en ligne devant la maison mais on a préféré composer une petite scène de genre, ce qui rend cette photo si vivante.

      Enfin après examen attentif de la signature, j’opte pour le patronyme Champeyrol.

      Anne

    • Bonsoir,
      C’est fort plausible. Boucher est éditeur de photographies, format carte postale, mais cela signifie t’il qu’il serait toujours aussi le photographe ? Je possède un certain nombre de photos familiales en édition carte postale.

      D’autre part ce qui me gène dans le fait que sur la photo ce serait le père et non le mari, c’est que cette jeune femme écrit "notre" photographie, "notre" maison, pourquoi envoyer la photo de ses parents à un beau-frère ? Plus bas, elle écrit "mes" parents, elle fait donc bien la différence entre les 2 groupes. Certes c’est une interprétation.
      Anne

  • Bonjour", pour ma part j’e vois le nom "Chapeyret ou champeyrent" et non Champagne. L’initiale ne serait pas un L mais plutot un S majuscule.
    qu’en pensez vous ?

  • Bonsoir,

    Il manque quelqu’un sur cette photo et ce quelqu’un, c’est le photographe et qui, pour moi, n’est autre que le père de la jeune femme et le mari de la dame à la chaise.

    C’est une photo très étudiée, on aurait pu prendre les 3 personnes en ligne devant la maison mais on a préféré composer une petite scène de genre, ce qui rend cette photo si vivante.

    Enfin après examen attentif de la signature, j’opte pour le patronyme Champeyrol.

    Anne

    • Bonjour, Anne
      Selon moi le cliché est l’œuvre d’un professionnel ,André Boucher de Tours (cf le lien en fin d’article ) les personnages seraient plutôt la jeune femme qui signe la carte postale et ses parents ,son mari étant à la guerre
      Bien cordialement,
      Martine

    • Bonsoir,
      C’est fort plausible. Boucher est éditeur de photographies, format carte postale, mais cela signifie t’il qu’il serait toujours aussi le photographe ? Je possède un certain nombre de photos familiales en édition carte postale.

      D’autre part ce qui me gène dans le fait que sur la photo ce serait le père et non le mari, c’est que cette jeune femme écrit "notre" photographie, "notre" maison, pourquoi envoyer la photo de ses parents à un beau-frère ? Plus bas, elle écrit "mes" parents, elle fait donc bien la différence entre les 2 groupes. Certes c’est une interprétation.
      Anne

  • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
    Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

    • Bonjour,

      J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

      Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
      Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
      Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
      usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
      Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
      Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
      Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
      D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
      Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
      Bonne continuation.

    • bonjour,

      Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
      On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
      Anne

    • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

      Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
      La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
      Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
      Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

  • bonjour,

    Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
    On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
    Anne

    • Bonjour,

      J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

      Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
      Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
      Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
      usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
      Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
      Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
      Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
      D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
      Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
      Bonne continuation.

    • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
      Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

    • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

      Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
      La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
      Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
      Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

  • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
    Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
    Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
    Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
    D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
    Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
    Bonne continuation.

    • Bonjour,

      J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

      Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
      Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
      Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
      usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • bonjour,

      Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
      On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
      Anne

    • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
      Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

    • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

      Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
      La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
      Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
      Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

  • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
    usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • Bonjour,

      J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

      Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
      Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
      Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
      Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
      Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
      Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
      D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
      Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
      Bonne continuation.

    • bonjour,

      Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
      On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
      Anne

    • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
      Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

    • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

      Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
      La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
      Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
      Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

  • le genou me parait posé/appuyé sur la chaise, ce qui induit que le pied ne repose pas au sol, à l’équerre

    • Ma réflexion ne fera pas avancer vos recherches mais cette photo me pose questions :

      Vous ne trouvez pas que la femme de gauche a une position étrange pour une photographie de cette époque ? Qu’on se tienne à un dossier de chaise, d’accord mais ici il ne s’agit visiblement pas que de ça, la chaise étant retournée, l’assise vers la personne.

      On voit bien la marque du genou de cette femme mais... où est le reste de sa jambe ? Même si elle n’est pas très grande, on devrait au moins apercevoir la chaussure droite ou même simplement un rabat de sa jupe.

      Aurait-elle été amputée ?

  • Bonjour,

    J’ai pensé d’emblée comme bien d’autres qu’il s’agissait d’un "S" et non d’un "L" comme initiale du prénom. Si vous en êtes déjà convaincu, je préfère néanmoins vous renforcer dans cette conviction.

    Pour le reste, tout est bien étrange : une jeune femme qui vouvoie son frère en lui adressant une carte postale alors que les parents ne s’en donnent pas la peine (ni même n’y ajoutent un mot) et qui signe de son nom de famille plutôt que par son prénom, prénom par lequel le-dit frère devait certainement l’appeler même s’il la vouvoyait, avouez que c’est assez étrange !
    Je me suis demandé si le frère en question n’était pas tout simplement un "frère en religion", ce qui expliquerait cette distance affichée par la scriptrice, comme l’étrange formule "votre soeur dévouée à vous" avant la signature. Est-il supposé souffrir sur le front pour justifier une telle formulation ?
    Une chose parait sûre, c’est quelle se trouve dans cette maison avec ses parents (et je pronostique que c’est elle qui est à droite sur la photo puisqu’elle parait plus jeune que la femme à gauche qui serait donc sa mère)et que cette maison est inconnue du "frère" d’où le besoin de la décrire un peu. L’homme est donc son père, sinon il serait sur le front lui-aussi. Donc possiblement une famille dont les fils sont sur les champs de bataille, tandis que le reste de la famille (parents et unique fille) par son aisance matérielle a pu se replier à l’arrière dans une maison en Touraine, de bon confort et qui, arrivée là, renoue avec le reste de la famille absente.

    • le vouvoiement est beaucoup plus répandu, à l’époque, que de nos jours ; dans toutes les "classes" sociales : j’en ai pour preuve mon père disant toujours VOUS à sa mère,née vers 1875,d’un milieu de paysans sans terre, c’est à dire quasiment journalier,brassier,métayer...à la semaine,le seul petit bien foncier exploité situé à 800m d’altitude n’ayant pu l’être que sur hypothèque—
      usage ?,déférence ?-la mère est aussi considérée alors comme une "pièce rapportée" à la famille,sans pour autant une étrangère

    • Je comprends bien, mais votre père aurait-t-il vouvoyé sa soeur ? Ce qui me fait penser, comme une intervenante l’a suggéré habilement, que le "frère" est en réalité un beau-frère !
      Et non pas l’époux de la soeur (sinon les parents auraient griffonné un mot, voire auraient eu eux-mêmes l’initiative d’une correspondance à leur gendre), mais le frère de son mari (Jean ?), qui était donc bien son "frère", sans être le gendre de ses parents.
      Je note une chose, c’est que le père fait la lecture d’une lettre à voix haute et que les nouvelles apportées par cette lettre intéressent bigrement les trois personnages : le père resplendit et lit avec plaisir, tandis que la mère qui a dû arriver avec une chaise pour profiter assise de la lecture n’a pas eu le temps de s’installer, la fille regarde presque par dessus l’épaule de son père, c’est incontestablement un moment de communion où chacun est suspendu au même mot au même moment. Dans d’autres circonstances, la lettre aurait pu aller d’un personnage à l’autre, chacun en faisant une lecture personnelle. Cette lettre était donc attendue (donc immortalisée par la photo ?), les personnages savent qu’elle apporte des nouvelles bonnes (le père en a sans-doute déjà fait une lecture personnelle auparavant pour le savoir) et concerne la famille en général et non un de ses membres seulement. En revanche, elle ne concerne pas le destinataire de la carte, sinon le texte en aurait parlé. J’ai cru comprendre que la même photo avait été envoyée à divers membres masculins de la famille.
      Il est à noter aussi, que ces gens sont très bien habillés, et pourtant ce n’est pas un jour de fête, ni un jour férié puisque la lettre vient d’arriver par la poste et qu’il n’y a pas d’invités.... Le père, en particulier ne s’est pas endimanché pour la photo et avec son costume de mariage, son costume cravate, il est très "mode" pour 1917 (pas de col rigide, costume taillé sur mesure)avec des souliers vernis de qualité, c’est donc une tenue de tous les jours dans laquelle il est d’ailleurs parfaitement à l’aise. Les femmes sont également très bien vêtues, la mère particulièrement, elles ne portent pas de tablier, elles ne sont donc pas "aux fourneaux", même un jour ordinaire.
      D’où une hypothèse, puisqu’il s’agit de gens de moyenne à haute bourgeoisie, c’est que le père se trouve à Véretz pour cause de mutation professionnelle, peut-être un haut-fonctionnaire, ce en quoi, il répondrait à deux critères nécessaires ; une travail purement "tertiaire" et supposant une excellente apparence en lien avec ses obligations de représentation face à des publics divers et notamment des élus....
      Ce ne serait donc pas un "capitaine d’industrie" replié à l’arrière, loin des frontières, et donc ça pourrait expliquer un patronyme tel que "Champagnac" qui est forcément du Sud-Ouest. Ceci dit, je lis plutôt "Champagne", en ce qui me concerne.
      Bonne continuation.

    • bonjour,

      Mais est-ce le père ou le mari de la jeune femme ?
      On peut très bien faire une autre lecture. La jeune femme écrit "notre photographie" "notre maison", et plus bas elle dit "mes" parents. Elle s’appuie tendrement sur l’épaule de son mari pour lire la lettre ! Elle écrit à son beau-frère qui est au front et qui n’a peut être pas assisté au mariage tout récent lors d’une permission du mari et qui ne connaît pas encore sa belle-soeur. Les parents de la jeune femme soit habitent la même ville, soit sont en séjour chez leur fille qui va bientôt se retrouver seule car son mari va repartir sur le front. Quant à Emile, c’est peut-être un frère de la jeune femme, connu du beau-frère à qui elle écrit. On ne lui demande pas sa photo, à cet Emile.
      Anne

    • C’est une autre hypothèse, je vous le concède...!
      Elles sont toutes bienvenues, on n’en est pas déjà à éliminer certaines au profit d’autres !

    • Je ne suis pas d’accord avec vous : la femme située sur le côté gauche a eu le temps de s’asseoir : à cette époque les photos étaient inévitablement posées. Nous sommes tous d’accord pour comprendre que cette carte-photo a été envoyée à plusieurs personnes, pas de doute là-dessus.. Le cliché qui a été fait a sans doute été choisi parmi plusieurs clichés, plusieurs négatifs, pour être celui que l’on ferait tirer en plusieurs exemplaires -peut-être retouchés- à diverses personnes.

      Le cliché est une composition, et les trois personnes ont posé, se sont habillées pour la photo. La photo était prévue à l’avance, peut-être quelques temps après avoir reçu la lettre, ou en prévision d’un contexte, par exemple la fin de l’année, l’envoi des vœux, etc. Le photographe est soit un professionnel, soit un amateur aguerri qui possède un appareil photo, membre de la famille ou pas : ami, voisin... Mon grand père, photographe amateur, a pris des clichés de ses proches, bien habillés pour l’occasion. Il y avait aussi toujours un minimum de mise en scène. J’ai des tirages photos de cette époque, les enfants peuvent en outre sembler de milieu bourgeois au vu de leur habillement et chaussures, or ils ne l’étaient pas. Mais les photos étant ensuite parfois envoyées dans une lettre pour donner des nouvelles de la famille, on voulait se montrer sous son meilleur aspect. C’était un savoir-vivre et une représentation sociale.
      La photo n’a donc rien de spontané, si ce n’est, et encore, la femme qui pose son genou sur une chaise. Souffrait-elle, ce que tout le monde savait déjà , ou bien le photographe a t-il suggéré un peu de naturel, une spontanéité d’apparence ? peut-être...
      Oui, cette lettre qui est lue semble importante, et l’homme qui la lit (plus jeune qu’il n’en a l’air du fait de sa moustache) recompose peut-être une scène familiale récente. C’est vrai, il est tout à fait à l’aise, et je dirais juste qu’il ne ressemble ni à un paysan ni à un ouvrier endimanché. Ni maladresse, ni détail qui cloche sur lui. Il est peut-être allé chez le coiffeur très récemment, mais il est sans doute sous un aspect assez fréquent pour lui. Commerçant, petit patron, voire même employé supérieur ? C’est plutôt un "col blanc" sans timidité. Quant au fait que ce soit lui qui lise la lettre, c’est pour l’époque normal, c’est lui le seul homme de la photo. Il serait difficile d’imaginer ce rôle confié, laissé à sa femme, sa mère ou sa belle-mère, à moins que celle-ci n’occupe un statut particulier.
      Cet homme n’est pas au front : il est peut-être soutien, de famille, dispensé. Peut-être aussi est-il pour l’instant dispensé mais sera t-il appelé quelques temps plus tard, quand les besoins l’exigeront ! Beaucoup ont vécu cela.

  • Ma réflexion ne fera pas avancer vos recherches mais cette photo me pose questions :

    Vous ne trouvez pas que la femme de gauche a une position étrange pour une photographie de cette époque ? Qu’on se tienne à un dossier de chaise, d’accord mais ici il ne s’agit visiblement pas que de ça, la chaise étant retournée, l’assise vers la personne.

    On voit bien la marque du genou de cette femme mais... où est le reste de sa jambe ? Même si elle n’est pas très grande, on devrait au moins apercevoir la chaussure droite ou même simplement un rabat de sa jupe.

    Aurait-elle été amputée ?

  • Pour ma part, je lis "Champeyrat" ou "Champeyret".

    Bonnes recherches.

  • Bonjour,

    Je pense que si elle écrivait à un frère d’une congrégation quelconque, elle ne signerait pas "votre soeur".

    Cordialement ;
    Anne

  • Bonjour,
    "frère" étant écrit "Frère", il se pourrait que cette personne soit un homme d’église, pas forcément un parent.
    Qu’en pensez-vous ?

  • Bonjour,

    Après réflexion, je me demande si la jeune femme qui écrit, n’est pas tout simplement étrangère, d’où ces fautes d’orthographe et cette syntaxe bizarre.

    Elle aurait épousé un français et de ce fait, tardivement,se serait mise à parler notre langue, sans en connaître vraiment les bases.

    Monique

    • Bonjour,

      Hypothèse :

      Emile, Jean, François et frère anonyme sont frères.
      Emile est l’époux de S...
      Celle-ci vit chez ses parents puisque c’est la guerre.
      Lors d’une permission celui-ci, Emile, s’est fait prendre en photo avec sa jeune épouse et puis il est reparti au front.

      S (uzanne ?) fait le lien entre les uns et les autres, elle envoie cette photo aux siens, ici son beau-frère, a reçu celle de François réclame la photo de Jean et attend la permission d’Emile.

      Sur la photo, on voie le jeune ménage Emile et S... et la mère de la jeune S. Elle lui ressemble.

      Manifestement S... souffre de dyslexie, elle s’exprime par écrit avec difficulté, confond les termes (tant pour quant) et fait de très nombreuses fautes d’orthographe, ce qui ne facilite pas la compréhension.

      Cordialement.
      Anne

  • Bonjour,

    Hypothèse :

    Emile, Jean, François et frère anonyme sont frères.
    Emile est l’époux de S...
    Celle-ci vit chez ses parents puisque c’est la guerre.
    Lors d’une permission celui-ci, Emile, s’est fait prendre en photo avec sa jeune épouse et puis il est reparti au front.

    S (uzanne ?) fait le lien entre les uns et les autres, elle envoie cette photo aux siens, ici son beau-frère, a reçu celle de François réclame la photo de Jean et attend la permission d’Emile.

    Sur la photo, on voie le jeune ménage Emile et S... et la mère de la jeune S. Elle lui ressemble.

    Manifestement S... souffre de dyslexie, elle s’exprime par écrit avec difficulté, confond les termes (tant pour quant) et fait de très nombreuses fautes d’orthographe, ce qui ne facilite pas la compréhension.

    Cordialement.
    Anne

  • Bonsoir Colette et merci pour votre message.

    Nous sommes tous, je pense, d’accord sur le "S" et sur un "beau-frère" ou une personne équivalente, plutôt qu’un frère au sens littéral du terme. L’idée d’un personnage entré "dans les ordres" est tout aussi séduisante.

    Quant à la maison, c’est ma mission pour ce WE mais j’étais arrivé à la même conclusion que l’on voit un bout de façade "coté jardin" et non "coté rue".
    Ce qui va compliquer ma tâche...

    Encore merci
    Cordialement
    Franck

    • Je pense que l’auteur de la carte est la jeune femme à droite sur la photo, qui pose avec ses parents.
      Cette jeune femme (prénommée S.....) porte une bague à la main gauche qui ne semble pas être une alliance, mais peut-être une perle (bague de fiançailles ?) - Franck pourrait nous le préciser-, auquel cas Emile pourrait être son fiancé dont elle dit avoir toujours "de bonne nouvelle".

      Quant à la maison, je vois deux possibilités :
      1. Comme l’a suggéré Annie, la famille en exode y séjourne.

      2. La famille est une famille citadine qui possède une résidence secondaire à Véretz.

      Cordialement.
      Jacques

    • Bonjour Jacques,

      Après avoir "grossi" la main de la jeune femme, elle semble porter 2 bagues toutes les 2 portées à l’annulaire gauche : Une qui ressemble à une alliance et une autre "perlée" qui pourrait effectivement être une bague de fiançailles.

      Quand à la maison, je vais me mettre ce we en mode "promeneur à Véretz" armé d’un agrandissement de la carte-photo et d’un appareil-photo afin d’essayer de la "loger"...
      Un peu de marche me changera du clavier de l’ordi et ne pourra pas faire de mal 😉

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Frank,

      Je penche aussi pour un prénom commençant par S, et le fait que cette femme écrit à un beau-frère. Dans ma famille aussi, autrefois, les personnes se nommaient ainsi, en se vouvoyant si elles n’étaient pas intimes. Il y a encore l’hypothèse d’un "frère" car personne entrée dans les ordres, beau-frère ou pas.
      Pour ce qui concerne la maison, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une façade arrière sur jardin, sur le domaine intime, mais je peux me tromper. Quoiqu’il en soit cette maison, qui ne me semble pas très vieille (fin du XIX ème siècle ?, début du XX ème ?) ni très grande, présente, au-dessus du soubassement surmonté d’un cordonnet de céramique de couleur, un décor de façade composé d’une alternance d’un rang horizontal de pierre avec un rang de moellons et/ou tout venant enduit. Le rang de pierre est en ressaut (surépaisseur) par rapport à l’enduit, cela doit être ainsi au moins sur toute la hauteur de la fenêtre, donc du rez-de-chaussée, voire peut-être plus s’il y a un premier étage. Les volets battants sont peints de couleur claire, se confondent un peu avec la façade, mais ce décor créant un relief se lit tout de même clairement. Par suite, s’il s’agit d’une façade arrière, la façade principale doit être au moins aussi décorée, peut-être avec d’autres éléments se rajoutant. Evidemment, depuis 1915, des modifications ont pu intervenir, mais -à priori- pas au point de rendre lisse et plat ce qui ne l’était pas ! A supposer bien sûr que cette maison existe encore....

      Ces recherches sont toujours aussi intrigantes, agréables et distrayantes. Les réactions des uns et des autres intéressantes. Merci à tous

      Colette Boulard

    • Bonsoir,
      Pour embrouiller encore un peu plus la situation.
      Il existait des familles où les frères et soeurs se vouvoyaient. Ici,dans la formule de politesse, elle embrasse le cher frère, formule qui n’était pas galvaudée comme de nos jours.
      Parents est-il à prendre au sens restreint : père et mère ou plus large : beaux-parents ?

      Il est vrai que l’orthographe est surprenante !

      Anne

  • Bonjour à tous,

    En regardant le nom de famille de cette dame, ma première lecture m’a fait dire que ce n’était pas Champagne écrit là. Pour ma part, je lis CHAMPEYRET... c’est mon impression...
    Bon courage pour vos recherches !

    Cordialement,

    Nicole

  • Bonsoir,
    Pour embrouiller encore un peu plus la situation.
    Il existait des familles où les frères et soeurs se vouvoyaient. Ici,dans la formule de politesse, elle embrasse le cher frère, formule qui n’était pas galvaudée comme de nos jours.
    Parents est-il à prendre au sens restreint : père et mère ou plus large : beaux-parents ?

    Il est vrai que l’orthographe est surprenante !

    Anne

    • Je pense que l’auteur de la carte est la jeune femme à droite sur la photo, qui pose avec ses parents.
      Cette jeune femme (prénommée S.....) porte une bague à la main gauche qui ne semble pas être une alliance, mais peut-être une perle (bague de fiançailles ?) - Franck pourrait nous le préciser-, auquel cas Emile pourrait être son fiancé dont elle dit avoir toujours "de bonne nouvelle".

      Quant à la maison, je vois deux possibilités :
      1. Comme l’a suggéré Annie, la famille en exode y séjourne.

      2. La famille est une famille citadine qui possède une résidence secondaire à Véretz.

      Cordialement.
      Jacques

    • Bonjour Jacques,

      Après avoir "grossi" la main de la jeune femme, elle semble porter 2 bagues toutes les 2 portées à l’annulaire gauche : Une qui ressemble à une alliance et une autre "perlée" qui pourrait effectivement être une bague de fiançailles.

      Quand à la maison, je vais me mettre ce we en mode "promeneur à Véretz" armé d’un agrandissement de la carte-photo et d’un appareil-photo afin d’essayer de la "loger"...
      Un peu de marche me changera du clavier de l’ordi et ne pourra pas faire de mal 😉

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Frank,

      Je penche aussi pour un prénom commençant par S, et le fait que cette femme écrit à un beau-frère. Dans ma famille aussi, autrefois, les personnes se nommaient ainsi, en se vouvoyant si elles n’étaient pas intimes. Il y a encore l’hypothèse d’un "frère" car personne entrée dans les ordres, beau-frère ou pas.
      Pour ce qui concerne la maison, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une façade arrière sur jardin, sur le domaine intime, mais je peux me tromper. Quoiqu’il en soit cette maison, qui ne me semble pas très vieille (fin du XIX ème siècle ?, début du XX ème ?) ni très grande, présente, au-dessus du soubassement surmonté d’un cordonnet de céramique de couleur, un décor de façade composé d’une alternance d’un rang horizontal de pierre avec un rang de moellons et/ou tout venant enduit. Le rang de pierre est en ressaut (surépaisseur) par rapport à l’enduit, cela doit être ainsi au moins sur toute la hauteur de la fenêtre, donc du rez-de-chaussée, voire peut-être plus s’il y a un premier étage. Les volets battants sont peints de couleur claire, se confondent un peu avec la façade, mais ce décor créant un relief se lit tout de même clairement. Par suite, s’il s’agit d’une façade arrière, la façade principale doit être au moins aussi décorée, peut-être avec d’autres éléments se rajoutant. Evidemment, depuis 1915, des modifications ont pu intervenir, mais -à priori- pas au point de rendre lisse et plat ce qui ne l’était pas ! A supposer bien sûr que cette maison existe encore....

      Ces recherches sont toujours aussi intrigantes, agréables et distrayantes. Les réactions des uns et des autres intéressantes. Merci à tous

      Colette Boulard

    • Bonsoir Colette et merci pour votre message.

      Nous sommes tous, je pense, d’accord sur le "S" et sur un "beau-frère" ou une personne équivalente, plutôt qu’un frère au sens littéral du terme. L’idée d’un personnage entré "dans les ordres" est tout aussi séduisante.

      Quant à la maison, c’est ma mission pour ce WE mais j’étais arrivé à la même conclusion que l’on voit un bout de façade "coté jardin" et non "coté rue".
      Ce qui va compliquer ma tâche...

      Encore merci
      Cordialement
      Franck

  • Bonjour Frank,

    Je penche aussi pour un prénom commençant par S, et le fait que cette femme écrit à un beau-frère. Dans ma famille aussi, autrefois, les personnes se nommaient ainsi, en se vouvoyant si elles n’étaient pas intimes. Il y a encore l’hypothèse d’un "frère" car personne entrée dans les ordres, beau-frère ou pas.
    Pour ce qui concerne la maison, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une façade arrière sur jardin, sur le domaine intime, mais je peux me tromper. Quoiqu’il en soit cette maison, qui ne me semble pas très vieille (fin du XIX ème siècle ?, début du XX ème ?) ni très grande, présente, au-dessus du soubassement surmonté d’un cordonnet de céramique de couleur, un décor de façade composé d’une alternance d’un rang horizontal de pierre avec un rang de moellons et/ou tout venant enduit. Le rang de pierre est en ressaut (surépaisseur) par rapport à l’enduit, cela doit être ainsi au moins sur toute la hauteur de la fenêtre, donc du rez-de-chaussée, voire peut-être plus s’il y a un premier étage. Les volets battants sont peints de couleur claire, se confondent un peu avec la façade, mais ce décor créant un relief se lit tout de même clairement. Par suite, s’il s’agit d’une façade arrière, la façade principale doit être au moins aussi décorée, peut-être avec d’autres éléments se rajoutant. Evidemment, depuis 1915, des modifications ont pu intervenir, mais -à priori- pas au point de rendre lisse et plat ce qui ne l’était pas ! A supposer bien sûr que cette maison existe encore....

    Ces recherches sont toujours aussi intrigantes, agréables et distrayantes. Les réactions des uns et des autres intéressantes. Merci à tous

    Colette Boulard

    • Je pense que l’auteur de la carte est la jeune femme à droite sur la photo, qui pose avec ses parents.
      Cette jeune femme (prénommée S.....) porte une bague à la main gauche qui ne semble pas être une alliance, mais peut-être une perle (bague de fiançailles ?) - Franck pourrait nous le préciser-, auquel cas Emile pourrait être son fiancé dont elle dit avoir toujours "de bonne nouvelle".

      Quant à la maison, je vois deux possibilités :
      1. Comme l’a suggéré Annie, la famille en exode y séjourne.

      2. La famille est une famille citadine qui possède une résidence secondaire à Véretz.

      Cordialement.
      Jacques

    • Bonjour Jacques,

      Après avoir "grossi" la main de la jeune femme, elle semble porter 2 bagues toutes les 2 portées à l’annulaire gauche : Une qui ressemble à une alliance et une autre "perlée" qui pourrait effectivement être une bague de fiançailles.

      Quand à la maison, je vais me mettre ce we en mode "promeneur à Véretz" armé d’un agrandissement de la carte-photo et d’un appareil-photo afin d’essayer de la "loger"...
      Un peu de marche me changera du clavier de l’ordi et ne pourra pas faire de mal 😉

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonsoir,
      Pour embrouiller encore un peu plus la situation.
      Il existait des familles où les frères et soeurs se vouvoyaient. Ici,dans la formule de politesse, elle embrasse le cher frère, formule qui n’était pas galvaudée comme de nos jours.
      Parents est-il à prendre au sens restreint : père et mère ou plus large : beaux-parents ?

      Il est vrai que l’orthographe est surprenante !

      Anne

    • Bonsoir Colette et merci pour votre message.

      Nous sommes tous, je pense, d’accord sur le "S" et sur un "beau-frère" ou une personne équivalente, plutôt qu’un frère au sens littéral du terme. L’idée d’un personnage entré "dans les ordres" est tout aussi séduisante.

      Quant à la maison, c’est ma mission pour ce WE mais j’étais arrivé à la même conclusion que l’on voit un bout de façade "coté jardin" et non "coté rue".
      Ce qui va compliquer ma tâche...

      Encore merci
      Cordialement
      Franck

  • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
    Voir egalement sur memoire des hommes ?

    Bien cordialement

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

  • Re-bonjour Franck,

    L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

    Monique

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Nicole,

    Merci pour toutes ces remarques pertinentes !

    Effectivement le "Mes parents" justifie que "S.? / L.?" écrive à un beau-frère.
    Ce qui rajoute la question : Est-ce un frère de son époux Emile, actuellement au front (piste qui me semble intéressante) ou le mari d’une de ses sœurs ?

    Cordialement
    Franck

  • Bonjour Martine,

    Effectivement le "mes parents " en lieu et place de "nos parents" semble privilégier une correspondance à un beau-frère plutôt qu’un frère.

    Quand au "Grand flou", on est en plein dedans...

    Amitiés
    Franck

  • Bonjour VUILLEMIN,

    Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

    Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

    Cordialement
    Franck

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Bonjour Jacques,

    Après avoir "grossi" la main de la jeune femme, elle semble porter 2 bagues toutes les 2 portées à l’annulaire gauche : Une qui ressemble à une alliance et une autre "perlée" qui pourrait effectivement être une bague de fiançailles.

    Quand à la maison, je vais me mettre ce we en mode "promeneur à Véretz" armé d’un agrandissement de la carte-photo et d’un appareil-photo afin d’essayer de la "loger"...
    Un peu de marche me changera du clavier de l’ordi et ne pourra pas faire de mal 😉

    Merci
    Cordialement
    Franck

    • Je pense que l’auteur de la carte est la jeune femme à droite sur la photo, qui pose avec ses parents.
      Cette jeune femme (prénommée S.....) porte une bague à la main gauche qui ne semble pas être une alliance, mais peut-être une perle (bague de fiançailles ?) - Franck pourrait nous le préciser-, auquel cas Emile pourrait être son fiancé dont elle dit avoir toujours "de bonne nouvelle".

      Quant à la maison, je vois deux possibilités :
      1. Comme l’a suggéré Annie, la famille en exode y séjourne.

      2. La famille est une famille citadine qui possède une résidence secondaire à Véretz.

      Cordialement.
      Jacques

    • Bonjour Frank,

      Je penche aussi pour un prénom commençant par S, et le fait que cette femme écrit à un beau-frère. Dans ma famille aussi, autrefois, les personnes se nommaient ainsi, en se vouvoyant si elles n’étaient pas intimes. Il y a encore l’hypothèse d’un "frère" car personne entrée dans les ordres, beau-frère ou pas.
      Pour ce qui concerne la maison, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une façade arrière sur jardin, sur le domaine intime, mais je peux me tromper. Quoiqu’il en soit cette maison, qui ne me semble pas très vieille (fin du XIX ème siècle ?, début du XX ème ?) ni très grande, présente, au-dessus du soubassement surmonté d’un cordonnet de céramique de couleur, un décor de façade composé d’une alternance d’un rang horizontal de pierre avec un rang de moellons et/ou tout venant enduit. Le rang de pierre est en ressaut (surépaisseur) par rapport à l’enduit, cela doit être ainsi au moins sur toute la hauteur de la fenêtre, donc du rez-de-chaussée, voire peut-être plus s’il y a un premier étage. Les volets battants sont peints de couleur claire, se confondent un peu avec la façade, mais ce décor créant un relief se lit tout de même clairement. Par suite, s’il s’agit d’une façade arrière, la façade principale doit être au moins aussi décorée, peut-être avec d’autres éléments se rajoutant. Evidemment, depuis 1915, des modifications ont pu intervenir, mais -à priori- pas au point de rendre lisse et plat ce qui ne l’était pas ! A supposer bien sûr que cette maison existe encore....

      Ces recherches sont toujours aussi intrigantes, agréables et distrayantes. Les réactions des uns et des autres intéressantes. Merci à tous

      Colette Boulard

    • Bonsoir,
      Pour embrouiller encore un peu plus la situation.
      Il existait des familles où les frères et soeurs se vouvoyaient. Ici,dans la formule de politesse, elle embrasse le cher frère, formule qui n’était pas galvaudée comme de nos jours.
      Parents est-il à prendre au sens restreint : père et mère ou plus large : beaux-parents ?

      Il est vrai que l’orthographe est surprenante !

      Anne

    • Bonsoir Colette et merci pour votre message.

      Nous sommes tous, je pense, d’accord sur le "S" et sur un "beau-frère" ou une personne équivalente, plutôt qu’un frère au sens littéral du terme. L’idée d’un personnage entré "dans les ordres" est tout aussi séduisante.

      Quant à la maison, c’est ma mission pour ce WE mais j’étais arrivé à la même conclusion que l’on voit un bout de façade "coté jardin" et non "coté rue".
      Ce qui va compliquer ma tâche...

      Encore merci
      Cordialement
      Franck

  • A tout hasard ,trouvé sur Mémoire des hommes ,un Champagne Jean ,mort pour la France en 1918 dans la Somme et né à Paris le 28 juillet 1895 dans le 11 ème arrondissement ;

    A part cela ,vous pourriez peut-être trouver des indications dans les registres des notaires ,si la maison a été louée ou achetée pendant la période de guerre,peut-être aussi si vous reconnaissez la maison avec le cadastre , ou encore par les impôts.
    A plus ,
    Martine

  • Bonjour Monique,

    J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
    Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
    Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

    Merci
    Cordialement
    Franck

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Annie,

    Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

    Merci.
    Cordialement
    Franck

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Bonjour Annie,

    Patronyme ajouté à la liste des possibilités puisqu’il ne faut en négliger aucune.

    Merci
    Cordialement
    Franck

  • Bonjour Michèle,

    J’ajoute CHAMPAGNAC à la liste des patronymes possibles.

    Merci et cordialement
    Franck

  • Merci Martine.

    Il s’agit effectivement certainement d’un "S" et non d’un "L" comme je l’ai pensé au départ. Gardons néanmoins les 2 hypothèses...

    cordialement
    Franck

  • Bonjour Jacques,

    Le "S" semble effectivement faire l’unanimité parmi les lecteurs.
    Merci pour cette contribution.
    Cordialement
    Franck

  • Un recherche sur Généanet donne le mariage de Marie Champerol à Azay le Rideau en 1921. Malheureusement registre non visible sur Internet... A voir peut-être ?

  • Je récidive ! Sur votre barre de recherches, écrivez : "indre-et-loire hypothèques 4 Q 5/104". Cela vous donnera un ou deux liens directs vers les archives concernées. Cordialement.

  • On retrouve, en Indre-et-Loire, ce patronyme, en 4 Q 5/104, registre relatif à la conservation des hypothèques. Il ne faut rien négliger...

  • Bonjour ! Je lis plutôt "Champeyrol", patronyme, semble-t-il, répandu dans la Limousin. A voir peut-être ? Cordialement.

  • Bonjour,

    Bien qu’elle écrive "Cher frère", je ne pense pas qu’elle s’adresse à son frère, puisqu’elle écrit plus bas "Mes parents vous envoient leurs meilleures salutations". Je pense plutôt qu’elle s’adresse à un beau-frère.
    La jeune femme à droite pourrait être la fille des deux autres personnes (j’ai du mal à déterminer un âge pour l’homme) et Émile pourrait être son mari.
    "un peu de notre maison" indique pour moi qu’on en voit juste une petite partie.
    Je vois aussi un S en initiale et n’arrive pas à déchiffrer la fin du nom.

    Cordialement
    Nicole

  • Bonjour ,Franck

    Réfugiés du nord ou parisiens fuyant la ville quand l’armée allemande se rapprochait de Paris ? celle qui écrit est à Veretz sans doute avec ses parents,peut-être dans une maison de famille et écrit à un beau frère .Pour le reste ,c’est le plus grand flou !
    Bon courage,
    Martine

  • Bonjour,

    Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

    Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

    Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

    Monique

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • En signature, je lis S. Champeyrol ??? Cela peut-il aider ? Cordialement.
    Brigitte Michel

  • Je pense que l’auteur de la carte est la jeune femme à droite sur la photo, qui pose avec ses parents.
    Cette jeune femme (prénommée S.....) porte une bague à la main gauche qui ne semble pas être une alliance, mais peut-être une perle (bague de fiançailles ?) - Franck pourrait nous le préciser-, auquel cas Emile pourrait être son fiancé dont elle dit avoir toujours "de bonne nouvelle".

    Quant à la maison, je vois deux possibilités :
    1. Comme l’a suggéré Annie, la famille en exode y séjourne.

    2. La famille est une famille citadine qui possède une résidence secondaire à Véretz.

    Cordialement.
    Jacques

    • Bonjour Jacques,

      Après avoir "grossi" la main de la jeune femme, elle semble porter 2 bagues toutes les 2 portées à l’annulaire gauche : Une qui ressemble à une alliance et une autre "perlée" qui pourrait effectivement être une bague de fiançailles.

      Quand à la maison, je vais me mettre ce we en mode "promeneur à Véretz" armé d’un agrandissement de la carte-photo et d’un appareil-photo afin d’essayer de la "loger"...
      Un peu de marche me changera du clavier de l’ordi et ne pourra pas faire de mal 😉

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Frank,

      Je penche aussi pour un prénom commençant par S, et le fait que cette femme écrit à un beau-frère. Dans ma famille aussi, autrefois, les personnes se nommaient ainsi, en se vouvoyant si elles n’étaient pas intimes. Il y a encore l’hypothèse d’un "frère" car personne entrée dans les ordres, beau-frère ou pas.
      Pour ce qui concerne la maison, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une façade arrière sur jardin, sur le domaine intime, mais je peux me tromper. Quoiqu’il en soit cette maison, qui ne me semble pas très vieille (fin du XIX ème siècle ?, début du XX ème ?) ni très grande, présente, au-dessus du soubassement surmonté d’un cordonnet de céramique de couleur, un décor de façade composé d’une alternance d’un rang horizontal de pierre avec un rang de moellons et/ou tout venant enduit. Le rang de pierre est en ressaut (surépaisseur) par rapport à l’enduit, cela doit être ainsi au moins sur toute la hauteur de la fenêtre, donc du rez-de-chaussée, voire peut-être plus s’il y a un premier étage. Les volets battants sont peints de couleur claire, se confondent un peu avec la façade, mais ce décor créant un relief se lit tout de même clairement. Par suite, s’il s’agit d’une façade arrière, la façade principale doit être au moins aussi décorée, peut-être avec d’autres éléments se rajoutant. Evidemment, depuis 1915, des modifications ont pu intervenir, mais -à priori- pas au point de rendre lisse et plat ce qui ne l’était pas ! A supposer bien sûr que cette maison existe encore....

      Ces recherches sont toujours aussi intrigantes, agréables et distrayantes. Les réactions des uns et des autres intéressantes. Merci à tous

      Colette Boulard

    • Bonsoir,
      Pour embrouiller encore un peu plus la situation.
      Il existait des familles où les frères et soeurs se vouvoyaient. Ici,dans la formule de politesse, elle embrasse le cher frère, formule qui n’était pas galvaudée comme de nos jours.
      Parents est-il à prendre au sens restreint : père et mère ou plus large : beaux-parents ?

      Il est vrai que l’orthographe est surprenante !

      Anne

    • Bonsoir Colette et merci pour votre message.

      Nous sommes tous, je pense, d’accord sur le "S" et sur un "beau-frère" ou une personne équivalente, plutôt qu’un frère au sens littéral du terme. L’idée d’un personnage entré "dans les ordres" est tout aussi séduisante.

      Quant à la maison, c’est ma mission pour ce WE mais j’étais arrivé à la même conclusion que l’on voit un bout de façade "coté jardin" et non "coté rue".
      Ce qui va compliquer ma tâche...

      Encore merci
      Cordialement
      Franck

  • Une piste ? Sur l’Anneau de la mémoire il y a 16 poilus dont le patronyme est Champagne. Il y a un Louis Camille parmi eux.

    Quant à la signature, la fin du mot est ’baclée’ par manque de place.Après avoir douté aussi, finalement je crois que c’est bien ’Champagne’
    En tout cas sur le monument aux morts de Versetz aucun nom se rapprochant de Champagne.
    Cordialement

  • Bonjour,
    Ce pourrait être CHAMPIGNY qui est un nom qui existe puisque il est présent dans ma généalogie au travers du mariage de Claude LAVRARD avec Anne CHAMPIGNY en nov 1732 à Lésigny 86. Cela pourra peut être vous aider.
    Claude

  • Bonjour

    J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
    Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
    par " cham " ?

    • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
      Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

    Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

    Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

    Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

    Hypothèse

    Annie

  • Le couple à droite est élégant, la jeune femme de gauche semble plus en tenue d’intérieur.
    Cela ne vous aide guère et j’espère que vous aurez des réponses beaucoup plus instructives ! Cordialement.

    • Le couple semble être mari et femme, on discerne des alliances.Le mari lit une lettre.La personne à gauche semble plus âgée, la maman de l’épouse, j’y vois une ressemblance

      Vu que S. envoie une photo à son frère en disant qu’elle montre un peu de leur maison, cela signifierait que ce frère ne connaît pas cette maison où habitent aussi les parents cités en fin de lettre.

      Lors de la première guerre, il y eut des exodes de familles vers le sud.Il se pourrait que cette famille vienne de la région Nord, émigrée vers le sud d’où la maison inconnue du frère. Tout le monde semble se rechercher et avoir des nouvelles et des photos.

      Je remarque aussi que la famille se vouvoie. Le couple est élégant, le mari non parti à la guerre, il se pourrait qu’il s’agisse d’une famille aisée de l’industrie du nord

      Hypothèse

      Annie

    • Bonjour

      J’emets un gros doute tant sur le patronyme que sur le " L " qui visiblement n’en est pas un !
      Avez vous tentez de retrouver les registres matricules des autres freres sur Veretz ? et dont le patronyme commencerait
      par " cham " ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’être "un gros industriel" du Nord suffise pour ne pas être appelé sous les drapeaux en 1917. Seuls les "affectés spéciaux" l’étaient (travailleurs pour l’armement, etc.)

      Certes ils sont élégants, la maison semble belle mais l’orthographe de la soeur laisse vraiment à désirer. A cette époque les gens savaient écrire, sans faute, surtout dans ce milieu.

      Tout cela n’apporte pas d’eau à votre moulin, j’en suis bien consciente.

      Monique

    • Annie,

      Effectivement, la piste de "réfugiés de guerre" est intéressante. Je connais la question car l es racines de ma famille sont profondément ancrées dans le Pas-de-Calais mais mon grand-père Roland est le seul à être né à Mardiè dans le Loiret en 1917. Ses parents, mes arrières grands-parents que je n’ai pas connus, ayant été "déplacés" pour cette raison. Son père n’était pas "gros industriel" mais simple "mineur de fond"

      Merci.
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour Monique,

      J’ai effectivement tiqué sur le décalage entre le "standing" apparent des personnages de la photo et le niveau orthographique de la correspondance.
      Mais en se rapportant à ce que l’on peut voir aujourd’hui, il devait déjà y avoir ce genre de décalage à l’époque...
      Aisance financière ne veut pas forcément dire instruction.

      Merci
      Cordialement
      Franck

    • Bonjour VUILLEMIN,

      Effectivement le "S" parait faire l’unanimité plutôt qu’un "L"

      Je vais reprendre les registres matricules avec les différentes variantes proposées, m’étant au départ focalisé sur "Champagne".

      Cordialement
      Franck

    • Re-bonjour Franck,

      L’orthographe de cette jeune femme m’a vivement surprise. Si je m’en tiens à ma mère et à ma tante, sensiblement du même âge, elles avaient une orthographe parfaite qui leur est restée jusqu’à un âge très avancé (98 et 99 ans). La rédaction comme on disait à cette époque, allait de pair. Elles étaient d’un milieu relativement modeste....encore qu’elles fréquentaient, toutes deux, une école payante.

      Monique

    • Je lis egalement ( peut etre ) CHAMPEYROL . Cela vous parle t’il ?
      Voir egalement sur memoire des hommes ?

      Bien cordialement

  • Bonjour à tous,

    Seconde remarque, je ne lis pas CHAMPAGNE, il me semble voir des "r" dans la dernière syllabe CHAMPAGRER ?
    Annie

  • Bonjour à vous ,
    Ne pourrait-il pas s´agir de Champagnac plutôt que de Champagne ?
    Michèle

  • Bonjour,
    Je ne suis pas sûre de lire CHAMPAGNE, pour l’initiale il s’agit d’un "S" à n’en pas douter, voilà pour la première impression.
    Vous allez sans doute recevoir d’autres éléments plus complets.
    Cordialement.
    Martine.

  • Bonjour,

    1re remarque dès que je vois la signature : l’initiale du prénom n’est pas un L, mais un S.

    Cordialement.
    Jacques

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