Il y a quelques jours c’est avec grand plaisir que j’ai découvert votre cite de Pro-Juventute Esneux, sur l’internet, merçi au nom de tous.
C’est déjà plus de dix ans que nous nous sommes revu à la réunion aux Rond Chêne.
Mes années à PJ , Septembre/ Octobre 1951 à fin 1954.
Je vous envois quelques images par la poste.
Je crois que je me suis purgé de la langue française.Je vis depuis 1965 en Angleterre près de Londres.
Quelques un de mes souvenirs. (1/1.000 !)
Mon premièr jour , J’’avais huit ans et demi.
Monsieur Crèveceur m’a ramassé à la gare d’ Esneux et m’a deposé au coin du Château du Rond Chêne, au carrefour de la route qui menait au gymnasium .C’est là que j’ai découvert les ifs et ses fruits rouges pleins de sape. Jai attendu longtemps avant que M.Joris ( pas certain que c’etait Joris) m’a repris pour m’introduire au groupe.
Ma première nuit.
Mon lit, première chambre deuxième lit près de l’escalier en colimaçon. Une nuit très noire , beaucoup de vent , les sapins noirs se ballançaient sur un ciel noir. Les cloches de l’horloge sonnaient tous les quarts d’heures . M.Joris passait et repassait dans les dortoirs.
Et me voici ici pour trois ans et demi !
Monsieur Edward Vilè.
Mon premier instituteur à Esneux.Fin 1951
Il lisait de belle histoires, Robinson Crusoé,les histoires de Jules Verne ...,il etait instituteur et éducateur de notre groupe.Les excursions à la Roche aux Faucons,Hout-si-Plout,Poulseur ...,je me souviens aussi d’un grand météore blanchâtre granité de noir.
Les gifles je n’en ai pas reçues bien que d’autres en ont eues.
Les coups de règle sur la tête ? Oui beaucoup ,
Certain garçons plus que d’autres, c’etait presqu’ un jeu, il ne falait pas trop rire de ceux qui les reçevaient car la règle rebondissait vite d’une tête a l’autre.
Attention ! Ne pas se recouvrir la tête avec les mains car une règle finissant sur les doigts - ça fait beaucoup plus mal.
Règle : definition- instrument long , à arêtes vives et rectilignes.
Les educateurs de notre groupe au Château .
M.Wauters qui fumait des cigarettes à papier jaune et chassait le lapin autour du château au revolver de chasse .
Un incident, involuntère et j’en suis temoin ; Nous marchions autour de M. Wauters dans le corridor des dortoirs du château et d’un geste nonchalant il a repoussé sans malice un garçon, malheureusement c’etait quelques jours avant la visite des parents ,et la figure de ce garçon était bien amochée, lèvre supérieure gonflée j’usqu’à l’oeil fermé au beurre-noir.”Ouch ! “
Dans une autre occasion nous avons été mis au piquet dans ce corridor, car au milieu de la nuit dans les chambres une grande bataille aux oreillés à pris place . Après un long moment au piquet et à la stupéfactions de tous je me suis mis à hurler ! Une grosse guêpe germanique avait pris refuge dans mon pyjama, et dérangée m’a enfoncée sont dard dans mon bras. Après l’extraction de ce dard le piquet fut coupé court.
Garçons remerçier cette gêpe.
Ma première classe dans les combles du château au dessu du poêle vert . Dans cette petite salle , par la fenêtre avec vue sur l’horloge à l’Ouest et vue sur la vallée de l’Ourthe vers l’Est , ce panorama de ce côté là m’interessait beaucoup, je comptais les wagons qui étaient tirés et poussés par deux ou trois locomotives, parfois plus de quarante wagons !
Plus tard nous étions dans une classe au rez-de-chaussé à gauche
du château avec vue sur les quatre cents metres, puis d’autre classes dans les bâtiments .
Mes instituteurs : M.Vilé qui avait une moto ,puis un autre qui est arrivé en vélo et reparti quelque jours plus tard en vélo après avoir bâtu la moitié de la classe, j’etais dans la bonne moitié, “ouf” ! Aussi un instituteur qui priait pour le monde entier, il prendra sa place sur les genoux des apôtres.
Les noms des Maîtres de mon temps : Monsieur D’hoop directeur , sous directeur Jacques Crèvecoeur pour les petits, Warnier pour les grands, de notre groupe, Edward Vilé, Crèvecoeur, Wauters, Thérère, Jean Guonon qui chantais les chansons de G. Brassens à la guitare ,il a aussi décoré les murs des dortoirs avec scènes chevalereques, il avait dans sa chambre un crâne humain , servant tantôt de cendrier tantôt de bougeoir.Un jour il avait coupé la moitié de sa moustache plus tard il avait perdu presque toute ses dents et puis épousera ( notre ) infirmière.
Pendent les jeux on appellait M. Guonon “Chircan”.
Desmet, Devise, Dufrene,Tavier, Falmagne ,Noirhromme, Grisel qui je crois dirigeait parfois la chorale, et Potty, ce dernier était-tl un éducateur ou jardinier / menuisier ?
Quelques garçons de notre groupe:Jacques Mawet,Claude Warni, Massard, Lebrun, Claude Steveneels, Lesage ,Petit, Corombokis, Deschamps ....
Les endroits : la croix et le troux du Chamoine, la barrière aux fusillés , les séquoias, il y en avait trois grands, le banc droit et le rond, la clairiere avec le grand hêtre rempli de balles ,le jardin japonais, la pisserotte..
Les chêvres de monsieur Vilé attachées à une corde qui s’ étranglaient les unes apès les autres en tournant autor des arbres, le chevreuil à la jambe cassée qui n’a pas survecu la nuit...
Quelques objets : Plume ballon “ Mont Golfier “. Encrier sur une monture taillée en bois représentant un cerf d’un côté une biche de l’autre. Sac blanc pour le pique-nique avec un oef dur,un fromage “Vache qui Rit,” deux tranches de pain et un fruit. Brosse à dent avec manche en bois, gobelet en bakélite de couleur rouge cramoisie...
Bonjour Monsieur Dufrêne Georges,
Il y a quelques jours c’est avec grand plaisir que j’ai découvert votre cite de Pro-Juventute Esneux, sur l’internet, merçi au nom de tous.
C’est déjà plus de dix ans que nous nous sommes revu à la réunion aux Rond Chêne.
Mes années à PJ , Septembre/ Octobre 1951 à fin 1954.
Je vous envois quelques images par la poste.
Je crois que je me suis purgé de la langue française.Je vis depuis 1965 en Angleterre près de Londres.
Quelques un de mes souvenirs. (1/1.000 !)
Mon premièr jour , J’’avais huit ans et demi.
Monsieur Crèveceur m’a ramassé à la gare d’ Esneux et m’a deposé au coin du Château du Rond Chêne, au carrefour de la route qui menait au gymnasium .C’est là que j’ai découvert les ifs et ses fruits rouges pleins de sape. Jai attendu longtemps avant que M.Joris ( pas certain que c’etait Joris) m’a repris pour m’introduire au groupe.
Ma première nuit.
Mon lit, première chambre deuxième lit près de l’escalier en colimaçon. Une nuit très noire , beaucoup de vent , les sapins noirs se ballançaient sur un ciel noir. Les cloches de l’horloge sonnaient tous les quarts d’heures . M.Joris passait et repassait dans les dortoirs.
Et me voici ici pour trois ans et demi !
Monsieur Edward Vilè.
Mon premier instituteur à Esneux.Fin 1951
Il lisait de belle histoires, Robinson Crusoé,les histoires de Jules Verne ...,il etait instituteur et éducateur de notre groupe.Les excursions à la Roche aux Faucons,Hout-si-Plout,Poulseur ...,je me souviens aussi d’un grand météore blanchâtre granité de noir.
Les gifles je n’en ai pas reçues bien que d’autres en ont eues.
Les coups de règle sur la tête ? Oui beaucoup ,
Certain garçons plus que d’autres, c’etait presqu’ un jeu, il ne falait pas trop rire de ceux qui les reçevaient car la règle rebondissait vite d’une tête a l’autre.
Attention ! Ne pas se recouvrir la tête avec les mains car une règle finissant sur les doigts - ça fait beaucoup plus mal.
Règle : definition- instrument long , à arêtes vives et rectilignes.
Les educateurs de notre groupe au Château .
M.Wauters qui fumait des cigarettes à papier jaune et chassait le lapin autour du château au revolver de chasse .
Un incident, involuntère et j’en suis temoin ; Nous marchions autour de M. Wauters dans le corridor des dortoirs du château et d’un geste nonchalant il a repoussé sans malice un garçon, malheureusement c’etait quelques jours avant la visite des parents ,et la figure de ce garçon était bien amochée, lèvre supérieure gonflée j’usqu’à l’oeil fermé au beurre-noir.”Ouch ! “
Dans une autre occasion nous avons été mis au piquet dans ce corridor, car au milieu de la nuit dans les chambres une grande bataille aux oreillés à pris place . Après un long moment au piquet et à la stupéfactions de tous je me suis mis à hurler ! Une grosse guêpe germanique avait pris refuge dans mon pyjama, et dérangée m’a enfoncée sont dard dans mon bras. Après l’extraction de ce dard le piquet fut coupé court.
Garçons remerçier cette gêpe.
Ma première classe dans les combles du château au dessu du poêle vert . Dans cette petite salle , par la fenêtre avec vue sur l’horloge à l’Ouest et vue sur la vallée de l’Ourthe vers l’Est , ce panorama de ce côté là m’interessait beaucoup, je comptais les wagons qui étaient tirés et poussés par deux ou trois locomotives, parfois plus de quarante wagons !
Plus tard nous étions dans une classe au rez-de-chaussé à gauche
du château avec vue sur les quatre cents metres, puis d’autre classes dans les bâtiments .
Mes instituteurs : M.Vilé qui avait une moto ,puis un autre qui est arrivé en vélo et reparti quelque jours plus tard en vélo après avoir bâtu la moitié de la classe, j’etais dans la bonne moitié, “ouf” ! Aussi un instituteur qui priait pour le monde entier, il prendra sa place sur les genoux des apôtres.
Les noms des Maîtres de mon temps : Monsieur D’hoop directeur , sous directeur Jacques Crèvecoeur pour les petits, Warnier pour les grands, de notre groupe, Edward Vilé, Crèvecoeur, Wauters, Thérère, Jean Guonon qui chantais les chansons de G. Brassens à la guitare ,il a aussi décoré les murs des dortoirs avec scènes chevalereques, il avait dans sa chambre un crâne humain , servant tantôt de cendrier tantôt de bougeoir.Un jour il avait coupé la moitié de sa moustache plus tard il avait perdu presque toute ses dents et puis épousera ( notre ) infirmière.
Pendent les jeux on appellait M. Guonon “Chircan”.
Desmet, Devise, Dufrene,Tavier, Falmagne ,Noirhromme, Grisel qui je crois dirigeait parfois la chorale, et Potty, ce dernier était-tl un éducateur ou jardinier / menuisier ?
Quelques garçons de notre groupe:Jacques Mawet,Claude Warni, Massard, Lebrun, Claude Steveneels, Lesage ,Petit, Corombokis, Deschamps ....
Les endroits : la croix et le troux du Chamoine, la barrière aux fusillés , les séquoias, il y en avait trois grands, le banc droit et le rond, la clairiere avec le grand hêtre rempli de balles ,le jardin japonais, la pisserotte..
Les chêvres de monsieur Vilé attachées à une corde qui s’ étranglaient les unes apès les autres en tournant autor des arbres, le chevreuil à la jambe cassée qui n’a pas survecu la nuit...
Quelques objets : Plume ballon “ Mont Golfier “. Encrier sur une monture taillée en bois représentant un cerf d’un côté une biche de l’autre. Sac blanc pour le pique-nique avec un oef dur,un fromage “Vache qui Rit,” deux tranches de pain et un fruit. Brosse à dent avec manche en bois, gobelet en bakélite de couleur rouge cramoisie...
Bonjour à tous et la suite au prochain.