« Priez pour moi, je pars en bonne santé ; il faut que je revienne de la sorte… avec la volonté de Dieu, je vous retournerai »
, par GM
Bonjour. J’apprécie beaucoup votre article d’autant plus qu’il s’agit là d’une période qui m’interpelle. En effet je suis Alsacien et mes ancètres ont vécu cette période, mais sous le casque à pointe, car passés de l’autre côté en 1870 ! Les Alsaciens sont souvent oubliés dans l’évocation de cette période, car, dans l’imaginaire il y a d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Sauf qu’il y a, entre les deux, ceux qui se comptaient souvent du côté des uns mais se retrouvaient de l’autre et que les premiers reléguaient souvant du côté des deuxième après les événements ! Ce sont les vaincus-perdants parmis les gagnants, source du malaise de nombreuses générations, difficilement compréhensible si on n’est pas de la région... La même histoire s’est répétée 20 ans après ! J’ai des photos de mes grands-pères en uniforme allemand et français, la même personne, à 20 ans d’intervalle une fois sous l’un, une fois sous l’autre ! Un de mes grands-oncles prisonnier allemand dans un camp dont un des officier français n’était autre que son beau-frère ! La litérature sur les poilus est bien fournie ; celle sur les Alsaciens se compte sur les doigts d’une main. Pourtant leur vécu est très particulier, car ils étaient militaires allemands suspectés continuellement par "les vrais" d’être prêt à passer "de l’autre côté". Bon nombre se sont retrouvés ainsi sur le front Russe où personne ne connaissait leur problème spécifique. Les soldats alsaciens sous uniforme allemand qui se rendaient aux Russes étaient ainsi considérés comme les autres Allemands et traités comme tels. Mais connaissait-on réellement cette spécificité du côté Français ? Combien de fois, encore de nos jours, un qualificatif peu glorieux est-il utilisé pour nous désigner ? Il est vrai que pour l’historien contemporain il est difficile d’exploiter ne serait-ce que les courriers des soldats allemands, et même par les Allemands actuels ! En effet, la graphie utilisée à l’époque n’est plus utilisée depuis plusieurs dizaines d’années et difficilement déchiffrable sans un entrainement conséquent ! J’ai des cartes postales envoyées depuis le front par mon grand-père casque à pointe que je n’arrive à lire que difficilement. Elles constituent pourtant des témoignages importants. Le vécu des deux côtés de la ligne de front était, finalement, relativement identique. Cordialement.
Bonjour. J’apprécie beaucoup votre article d’autant plus qu’il s’agit là d’une période qui m’interpelle. En effet je suis Alsacien et mes ancètres ont vécu cette période, mais sous le casque à pointe, car passés de l’autre côté en 1870 ! Les Alsaciens sont souvent oubliés dans l’évocation de cette période, car, dans l’imaginaire il y a d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Sauf qu’il y a, entre les deux, ceux qui se comptaient souvent du côté des uns mais se retrouvaient de l’autre et que les premiers reléguaient souvant du côté des deuxième après les événements ! Ce sont les vaincus-perdants parmis les gagnants, source du malaise de nombreuses générations, difficilement compréhensible si on n’est pas de la région... La même histoire s’est répétée 20 ans après ! J’ai des photos de mes grands-pères en uniforme allemand et français, la même personne, à 20 ans d’intervalle une fois sous l’un, une fois sous l’autre ! Un de mes grands-oncles prisonnier allemand dans un camp dont un des officier français n’était autre que son beau-frère ! La litérature sur les poilus est bien fournie ; celle sur les Alsaciens se compte sur les doigts d’une main. Pourtant leur vécu est très particulier, car ils étaient militaires allemands suspectés continuellement par "les vrais" d’être prêt à passer "de l’autre côté". Bon nombre se sont retrouvés ainsi sur le front Russe où personne ne connaissait leur problème spécifique. Les soldats alsaciens sous uniforme allemand qui se rendaient aux Russes étaient ainsi considérés comme les autres Allemands et traités comme tels. Mais connaissait-on réellement cette spécificité du côté Français ? Combien de fois, encore de nos jours, un qualificatif peu glorieux est-il utilisé pour nous désigner ? Il est vrai que pour l’historien contemporain il est difficile d’exploiter ne serait-ce que les courriers des soldats allemands, et même par les Allemands actuels ! En effet, la graphie utilisée à l’époque n’est plus utilisée depuis plusieurs dizaines d’années et difficilement déchiffrable sans un entrainement conséquent ! J’ai des cartes postales envoyées depuis le front par mon grand-père casque à pointe que je n’arrive à lire que difficilement. Elles constituent pourtant des témoignages importants. Le vécu des deux côtés de la ligne de front était, finalement, relativement identique. Cordialement.