La bataille de la Somme vue par mon père, Fernand Massicard (1913-1999)
, par René CHAMPEAUX
Bonjour Nicole. Je constate qu’après nos échanges en juin 2006 vous avez eu la bonne idée de transmettre à Thierry SABOT les très intéressantes notes de Fernand, votre père, "sur sa drôle de Guerre"... Il est vrai que l’histoire de Fernand est assez rocambolesque et lève le voile sur les difficultés de l’encadrement à organiser une défense efficace (mais aussi le repli)et aussi sur le manque flagrant de moyens face à un envahisseur puissant, organisé et encadré. La résistance, sur le papier, était difficile car disproportionnée et certains, comme mon oncle René CHAMPEAUX, par héroïsme ou contraint de tenir leurs positions, ont cru bien faire de tenir jusqu’au bout, face à cette vague déferlante que rien ne pouvait contenir, seulement ralentir un peu, et ce, au péril de leur vie ... Fin mai, début juin 1940, Fernand MASSICARD et René CHAMPEAUX se trouvaient donc à quelques Km l’un de l’autre. Le 6 juin 1940 en fin d’après-midi, après leur repli, le 3e bataillon du 21e R.I. du Sergent CHAMPEAUX était en position de défense dans les petites vallées de la Poix et des Evoissons, à Frémontiers plus précisemment, avec pour mission de résister et de ne plus reculer…. Depuis mon article paru en juin 2006, j’ai pu retrouvé et rencontré Fernand JEANNOT (90 ans), tireur et aux cotés de mon oncle et qui a pu me décrire plus précisemment ses derniers moments, blessé mortellement par un éclat de mortier tombé à quelques mêtres devant leur position. J’ai même découvert (!) que mon beau-père, Marcel JANIN (aujourd’hui 92 ans) était aussi dans le coin ! Son régiment, le 18e Génie Télégraphiste cantonné à Quevauvilliers (à 6 km au Nord de Frémontiers a reçu l’ordre de repli le 6 juin et qu’ils sont repartis en camions et dans le plus grand désordre en direction de Paris. Quelques jours plus tard, à nouveau pressés par les Allemands qui foncent sur la capitale, ils descendront jusqu’à Lalinde (Dordogne), ce qui les sauvera et leur évitera d’être prisonniers et déportés… Tant mieux pour eux ! Ils seront démobilisés fin juin 1940 et pourront rejoindre leurs foyers… Quant à Fernand JEANNOT, le copain de mon oncle, il fut fait prisonnier le 7 juin 40 et ne sera libéré que cinq ans plus tard, début 45 ... Que de tristes histoires pour tout nos respectueux e valeureux anciens !
Bonjour Nicole. Je constate qu’après nos échanges en juin 2006 vous avez eu la bonne idée de transmettre à Thierry SABOT les très intéressantes notes de Fernand, votre père, "sur sa drôle de Guerre"... Il est vrai que l’histoire de Fernand est assez rocambolesque et lève le voile sur les difficultés de l’encadrement à organiser une défense efficace (mais aussi le repli)et aussi sur le manque flagrant de moyens face à un envahisseur puissant, organisé et encadré. La résistance, sur le papier, était difficile car disproportionnée et certains, comme mon oncle René CHAMPEAUX, par héroïsme ou contraint de tenir leurs positions, ont cru bien faire de tenir jusqu’au bout, face à cette vague déferlante que rien ne pouvait contenir, seulement ralentir un peu, et ce, au péril de leur vie ... Fin mai, début juin 1940, Fernand MASSICARD et René CHAMPEAUX se trouvaient donc à quelques Km l’un de l’autre. Le 6 juin 1940 en fin d’après-midi, après leur repli, le 3e bataillon du 21e R.I. du Sergent CHAMPEAUX était en position de défense dans les petites vallées de la Poix et des Evoissons, à Frémontiers plus précisemment, avec pour mission de résister et de ne plus reculer…. Depuis mon article paru en juin 2006, j’ai pu retrouvé et rencontré Fernand JEANNOT (90 ans), tireur et aux cotés de mon oncle et qui a pu me décrire plus précisemment ses derniers moments, blessé mortellement par un éclat de mortier tombé à quelques mêtres devant leur position. J’ai même découvert (!) que mon beau-père, Marcel JANIN (aujourd’hui 92 ans) était aussi dans le coin ! Son régiment, le 18e Génie Télégraphiste cantonné à Quevauvilliers (à 6 km au Nord de Frémontiers a reçu l’ordre de repli le 6 juin et qu’ils sont repartis en camions et dans le plus grand désordre en direction de Paris. Quelques jours plus tard, à nouveau pressés par les Allemands qui foncent sur la capitale, ils descendront jusqu’à Lalinde (Dordogne), ce qui les sauvera et leur évitera d’être prisonniers et déportés… Tant mieux pour eux ! Ils seront démobilisés fin juin 1940 et pourront rejoindre leurs foyers… Quant à Fernand JEANNOT, le copain de mon oncle, il fut fait prisonnier le 7 juin 40 et ne sera libéré que cinq ans plus tard, début 45 ... Que de tristes histoires pour tout nos respectueux e valeureux anciens !