Accueil > ... > Forum 34796

Avril 1916, cinq jours à Rampont avec la section des projecteurs - 11e épisode

, par robin des bois

L’ Histoire a de ses "raccourcis étonnants" !!

  • La 69e DI et le 251e RI à CUMIERES en AVRIL 1916
  • l’arrière grand-Père qui y meurt le 12 avril 1916
  • Louis MAUFRAIS que l’on vient de citer.
    J’ai son bouquin : une excellente écriture et beaucoup d’humour "style carabin " .
    Je me contenterai de citer les 2 chapitres qui montrent qu’il était là- ou juste à côté- lorsque ces évènements dramatiques se sont passés :
    - page 207 : "Au café de l’Absurde- Cumières. Avril 1916"
    - page 227 : Comme un volcan-Mort-Homme. Mai 1916

Mais voici un autre recoupement de ce haut-fait d’Armes du Colonel GAUCHER, "couché pour l’Eternité dans le "JMO officiel de la 69e DI" (perso : je dirais "FORFAITURE")
Il est tiré du livre "VERDUN" de LEFEBVRE (édition du Memorial) : c’est donc là un doc non officiel et non daté d’ailleurs, mais je pense qu’il s’agit du même évènement.
je le fais à la mémoire du petit Lieutenant VEBER que "je vénère"
Voici ce texte reproduit à l’identique :
[ Page 207 : Quatrième partie : « L’Enfer de Verdun » – § III : « Quand les nerfs cèdent »

Les hommes surmontent cependant toutes ces détresses, et s’il arrive parfois que leurs nerfs ne puissent plus résister, c’est parce que l’épreuve du bombardement a été trop prolongée et s’est greffée sur trop de fatigues.
Voici l’exemple d’une de ces rares défaillances, magistralement conjurée d’ailleurs.
Le narrateur est le capitaine COLLEAU, du 251e R.I. :
« Le 5e bataillon du 251e R.I. a été envoyé au secours des chasseurs.
Pendant la nuit mal orienté, il commence à creuser une tranchée sur les pentes en avant de CHATTANCOURT de sorte qu’il se trouve, le jour venu, en pleine vue des Allemands de la rive droite et soumis à un bombardement intense.
Eclats d’obus et éclats de silex tuent et blessent un grand nombre d’hommes.
Les blessés doivent quitter les lignes et se retirer à travers le bled et, comme ils sont très nombreux, ils donnent l’impression d’hommes qui se replient pour ne pas combattre.
Le colonel commandant la brigade mande à son P.C. à CHATTANCOURT, le sous-lieutenant VEBER, et lui donne l’ordre de rendre, avec une section de mitrailleurs, une position de tirs flanquant en arrière la ligne des tranchées , avec la mission d’ouvrir le feu si les hommes occupant cette ligne cherchent à se replier.
Le sous-lieutenant VEBER, jeune officier de grande valeur morale et qui a donné maintes fois au feu des preuves de son courage, met ses pièces en batterie, mais, de sa personne, il se porte au devant des hommes qui quittent les lignes.
Il refoule vers l’avant les quelques blessés légers qui se trouvent parmi eux et dirige vers le poste de secours du ravin les nombreux grands blessés qui se traînent lamentablement sur le terrain. Grâce au sang-froid de VEBER , la section de mitrailleuses n’a pas à intervenir , et à l’égard du commandement supérieur, demeure sauf l’honneur du 251 e R.I. ») ]

... or donc entre GAUCHER et VEBER... y a pas photo pour les 35 soldats du 251e RI, morts en date du 12 avril 1916 !!
Au passage, admirons les inter- titres de LEFEBVRE :
"Quand les nerfs cèdent...il arrive que leurs nerfs ne puissent plus résister .. l’exemple d’une rare défaillance "

  • rdb : Pincez-moi : je crois rêver ....
    ils sont morts en première ligne, peut-être même "tirés dans le dos sur ordre officiel" ... et on s’inquiète de l’état de santé de "leurs nerfs " !!!!!!

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Se connecter

Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.