J’étais Déborah, de la 2105e compagnie de marche F.T.P. (1re partie)
, par CHIARA Daniel Elio
Bonjour à tous,
Pour ce qui est de la laïcité dans les écoles de la République, il est certain qu’il y eu une inertie certaine pour les rendre strictement laïques.
J’ai en mémoire le crucifix qui faisait face à Marianne dans la classe unique d’un petit village de 212 habitants en Seine & Marne, vers 1950 !
Tous les enfants, avec leur instituteur, les parents, les édiles, …, participaient à toutes les fêtes et commémorations tant républicaines que religieuses. Surtout, ne pas se singulariser dans ce microcosme ou tout le monde connaissait tout le monde.
Il y avait aussi la barrière très nette entre possédants, les employeurs, et les artisans, commerçants et ouvriers qui dépendaient directement de ces quelques gros cultivateurs fermiers ou propriétaires. Donc, les dépendants courbaient l’échine, bien que ne partageant souvent aucunement les idées et les rites imposés.
Pour Loty, nous sommes à Belfort fin des années 20, début des années 30. Ville à la charnière de la Franche-Comté et de l’Alsace, comment y fut vécu la séparation des églises et de l’Etat en 1905 ? Peut-être comme en Bretagne où, justement, l’école des rouges et l’école des blancs se sont opposées avec virulence au moins jusqu’à la seconde guerre.
Aujourd’hui, avec les contrats passés avec l’Etat pour palier au manque d’écoles publiques, les choses sont, semble-t-il, apaisées. Mais à la lecture de certains articles récents, la lutte continuerait côté catholiques, mais c’est un autre sujet.
Quant à l’école des bourgeois, que Loty place entre guillemets, je me remémore qu’en effet, à tort ou à raison, l’une des écoles publiques de Pantin avait cette réputation, peut-être parce qu’elle était dans le quartier bourgeois, à l’écart des usines et des habitations vétustes occupées par les ouvriers, loin de la « petite Prusse », nom des 4 Chemins qui veut tout dire, non ?
Loty parle peut-être de la différence de mentalité d’une école à l’autre, et là, encore une fois, je puise dans mes souvenirs ; l’une sans racisme religieux ou de classe puisque beaucoup étaient des émigrés de confessions diverses (déjà ou encore) et enfants d’ouvriers pour la plupart. L’autre accueillant plutôt les enfants des commerçants, des cadres et employés « en col blanc »…
Voilà pour aujourd’hui sur mon interprétation et mes interrogations personnelles.
Bonjour à tous,
Pour ce qui est de la laïcité dans les écoles de la République, il est certain qu’il y eu une inertie certaine pour les rendre strictement laïques.
J’ai en mémoire le crucifix qui faisait face à Marianne dans la classe unique d’un petit village de 212 habitants en Seine & Marne, vers 1950 !
Tous les enfants, avec leur instituteur, les parents, les édiles, …, participaient à toutes les fêtes et commémorations tant républicaines que religieuses. Surtout, ne pas se singulariser dans ce microcosme ou tout le monde connaissait tout le monde.
Il y avait aussi la barrière très nette entre possédants, les employeurs, et les artisans, commerçants et ouvriers qui dépendaient directement de ces quelques gros cultivateurs fermiers ou propriétaires. Donc, les dépendants courbaient l’échine, bien que ne partageant souvent aucunement les idées et les rites imposés.
Pour Loty, nous sommes à Belfort fin des années 20, début des années 30. Ville à la charnière de la Franche-Comté et de l’Alsace, comment y fut vécu la séparation des églises et de l’Etat en 1905 ? Peut-être comme en Bretagne où, justement, l’école des rouges et l’école des blancs se sont opposées avec virulence au moins jusqu’à la seconde guerre.
Aujourd’hui, avec les contrats passés avec l’Etat pour palier au manque d’écoles publiques, les choses sont, semble-t-il, apaisées. Mais à la lecture de certains articles récents, la lutte continuerait côté catholiques, mais c’est un autre sujet.
Quant à l’école des bourgeois, que Loty place entre guillemets, je me remémore qu’en effet, à tort ou à raison, l’une des écoles publiques de Pantin avait cette réputation, peut-être parce qu’elle était dans le quartier bourgeois, à l’écart des usines et des habitations vétustes occupées par les ouvriers, loin de la « petite Prusse », nom des 4 Chemins qui veut tout dire, non ?
Loty parle peut-être de la différence de mentalité d’une école à l’autre, et là, encore une fois, je puise dans mes souvenirs ; l’une sans racisme religieux ou de classe puisque beaucoup étaient des émigrés de confessions diverses (déjà ou encore) et enfants d’ouvriers pour la plupart. L’autre accueillant plutôt les enfants des commerçants, des cadres et employés « en col blanc »…
Voilà pour aujourd’hui sur mon interprétation et mes interrogations personnelles.
Daniel Elio CHIARA