La chevauchée de l’âne ou la punition d’un mari battu par sa femme
, par alain
Cette tradition avait lieu autrefois dans le Couserans (entre autres lieux)
On la retrouve illustrée dans le film "Le retour de Martin Guerre" : le jeune Martin est promené sur l’âne car il n’arrive pas à honorer sa jeune épouse.
On en trouve également trace dans une "planirade" (c’est une danse populaire) intitulée "A la montanha" dont voici une version traduite : A LA MONTANHA (V.O. Comminges)
A la mountanho, ma maïre
qu’en jogon del viouloun ma maïre
S’en jogon goaïre ma maïre
Y caou anar dansar, ma maïre
Se vas en danso, ma hilho
Toun marich t’en batra, ma hilho !
S’en bat qu’em bate, ma maïre
Jou ben m’y tournareï , ma maïre
Se tu t’y tournos, ma hilho,
L’asé ben courrera, ma hilho !
Se cour, que courre, ma maïre
Per vous ben a courrut, ma maïre !
Se l’ase saouto, ma hilho,
Toutis que n’en diran, ma hilho !
N’en diran toutis, ma maïre
Biel asé échaurélhat, ma maïre !
Al loc d’aurélhos, ma maïre
Que n’a cornos al cap, ma maïre
A la montagne, ma mère, on joue du violon
Si on n’en joue guère, ma mère, il faut y aller danser
Si tu vas danser, ma fille, ton mari te battra
S’il me bat, qu’il me batte, ma mère, je le lui rendrai bien
Su tu t’y rends, ma fille, l’âne courra bien
S’il court, qu’il coure, ma mère : Pour vous, il a bien couru
Si l’âme saute, ma fille, qu’en diront-ils tous ?
Ils diront tous, ma mère : Vieil âne « essorillé** »
Au lieu d’oreilles, ma mère, il a des cornes sur la tête
Cette tradition avait lieu autrefois dans le Couserans (entre autres lieux)
On la retrouve illustrée dans le film "Le retour de Martin Guerre" : le jeune Martin est promené sur l’âne car il n’arrive pas à honorer sa jeune épouse.
On en trouve également trace dans une "planirade" (c’est une danse populaire) intitulée "A la montanha" dont voici une version traduite : A LA MONTANHA (V.O. Comminges)
A la mountanho, ma maïre
qu’en jogon del viouloun ma maïre
S’en jogon goaïre ma maïre
Y caou anar dansar, ma maïre
Se vas en danso, ma hilho
Toun marich t’en batra, ma hilho !
S’en bat qu’em bate, ma maïre
Jou ben m’y tournareï , ma maïre
Se tu t’y tournos, ma hilho,
L’asé ben courrera, ma hilho !
Se cour, que courre, ma maïre
Per vous ben a courrut, ma maïre !
Se l’ase saouto, ma hilho,
Toutis que n’en diran, ma hilho !
N’en diran toutis, ma maïre
Biel asé échaurélhat, ma maïre !
Al loc d’aurélhos, ma maïre
Que n’a cornos al cap, ma maïre
A la montagne, ma mère, on joue du violon
Si on n’en joue guère, ma mère, il faut y aller danser
Si tu vas danser, ma fille, ton mari te battra
S’il me bat, qu’il me batte, ma mère, je le lui rendrai bien
Su tu t’y rends, ma fille, l’âne courra bien
S’il court, qu’il coure, ma mère : Pour vous, il a bien couru
Si l’âme saute, ma fille, qu’en diront-ils tous ?
Ils diront tous, ma mère : Vieil âne « essorillé** »
Au lieu d’oreilles, ma mère, il a des cornes sur la tête
(**) Essorillé : à qui on a coupé les oreilles