L’insolite cause de décès d’un ancêtre ou comment "mourir de nostalgie"...
, par GUIMET-RUBINI
Voila une analyse intéressante.
Néanmoins, permettez-moi d’y apporter une remarque. Cette maladie est réapparue dès l’été 1962 au lendemain de l’Exode des Pieds-Noirs, Exode qui au fil des mois se transforma en un "Exil à durée indéterminée". Combien de vieilles personnes sont mortes au cours des six mois qui suivirent ce départ forcé d’autant plus qu’en France l’hiver 62-63 fut terriblement glacial. Ainsi à l’accueil des plus hostiles des métropolitains envers les Pied-noirs et les aléas climatiques renforcèrent à ce phénomène. Dans certains cas, chez les générations "post-indépendance" ce sentiment s’est transmis de génération en génération, non pas par ce que dans ces familles les parents et grands-parents parlaient de l’Algérie avec nostalgie mais parce que dans ces mêmes familles on ne parlait pas du tout du Passé. La rupture était totale. J’appartiens à l’une de ces familles là. J’ai du reconstituer avec acharnement ce passé familial interdit, soit quelques 540 pages rédigées intitulées
"Mémoire & histoires de la Ville d’Alger, A l’ombre des orangers de la place du Cheval ou La mémoire retrouvée"
en partie avec les archives familiales ressurgis 10 à 20 ans après le décès des grands-parents, l’état-civil du site des ANOM et autres sources.
Voila une analyse intéressante.
Néanmoins, permettez-moi d’y apporter une remarque. Cette maladie est réapparue dès l’été 1962 au lendemain de l’Exode des Pieds-Noirs, Exode qui au fil des mois se transforma en un "Exil à durée indéterminée". Combien de vieilles personnes sont mortes au cours des six mois qui suivirent ce départ forcé d’autant plus qu’en France l’hiver 62-63 fut terriblement glacial. Ainsi à l’accueil des plus hostiles des métropolitains envers les Pied-noirs et les aléas climatiques renforcèrent à ce phénomène. Dans certains cas, chez les générations "post-indépendance" ce sentiment s’est transmis de génération en génération, non pas par ce que dans ces familles les parents et grands-parents parlaient de l’Algérie avec nostalgie mais parce que dans ces mêmes familles on ne parlait pas du tout du Passé. La rupture était totale. J’appartiens à l’une de ces familles là. J’ai du reconstituer avec acharnement ce passé familial interdit, soit quelques 540 pages rédigées intitulées
"Mémoire & histoires de la Ville d’Alger, A l’ombre des orangers de la place du Cheval ou La mémoire retrouvée"
en partie avec les archives familiales ressurgis 10 à 20 ans après le décès des grands-parents, l’état-civil du site des ANOM et autres sources.
Joachim GUIMET-RUBINI (GROMA1 sur généanet)