Une orthographe fluctuante ou quand le Maire confond gallo et français dans les actes d’état civil
, par Jocelyne Cathelineau
Bonjour et Joyeux Noël !
Je m’étonne qu’on puisse écrire et que le gallo n’est pas une langue, et qu’il n’est plus parlé.
Elevée dans le Poitou et en ville, ne parlant même pas le "parlhange poitevin-saintongeais", j’ai appris le gallo, si proche du normand que ma grand-mère parlait dans le Cotentin, via des cours par Internet et les albums de Tintin. J’ai même un dictionnaire et peux vous dire que cette langue très imagée est bien plus riche que le français.
Je lis le gallo (enfin, un des...) et je pourrais l’écrire. Mais je ne le parle pas faute d’occasion. Je ne crois pas que mon cas soit exceptionnel et quand mes moyens me le permettaient j’allais tous les ans au Festival Interceltique de Lorient et -entre autres- j’y écoutais les conteurs en gallo et en "gallo aménagé" (un peu plus proche du français). Je n’étais pas la seule !
Comprendre le gallo ne m’a pas permis de remonter très loin dans une de mes branches établies dans la région de Surgères (Charente-Maritime) tout simplement parce que là, on n’y a sans doute jamais parlé gallo. Mais pour déformer les noms, on s’y entend... La grand-mère de ma grand-mère s’appelait Prémoran... peut-être ! J’ai trouvé dans les tables décennales puis dans les registres plus anciens : Prémoron, Premorand (ce qui serait encore assez proche)... et Plémorin. Vérification faite, c’était bien un ancêtre dont les enfants se sont appelés Prémoran. Le nom semble rare. Si quelqu’un l’a croisé, merci de me le dire !
Bonjour et Joyeux Noël !
Je m’étonne qu’on puisse écrire et que le gallo n’est pas une langue, et qu’il n’est plus parlé.
Elevée dans le Poitou et en ville, ne parlant même pas le "parlhange poitevin-saintongeais", j’ai appris le gallo, si proche du normand que ma grand-mère parlait dans le Cotentin, via des cours par Internet et les albums de Tintin. J’ai même un dictionnaire et peux vous dire que cette langue très imagée est bien plus riche que le français.
Je lis le gallo (enfin, un des...) et je pourrais l’écrire. Mais je ne le parle pas faute d’occasion. Je ne crois pas que mon cas soit exceptionnel et quand mes moyens me le permettaient j’allais tous les ans au Festival Interceltique de Lorient et -entre autres- j’y écoutais les conteurs en gallo et en "gallo aménagé" (un peu plus proche du français). Je n’étais pas la seule !
Comprendre le gallo ne m’a pas permis de remonter très loin dans une de mes branches établies dans la région de Surgères (Charente-Maritime) tout simplement parce que là, on n’y a sans doute jamais parlé gallo. Mais pour déformer les noms, on s’y entend... La grand-mère de ma grand-mère s’appelait Prémoran... peut-être ! J’ai trouvé dans les tables décennales puis dans les registres plus anciens : Prémoron, Premorand (ce qui serait encore assez proche)... et Plémorin. Vérification faite, c’était bien un ancêtre dont les enfants se sont appelés Prémoran. Le nom semble rare. Si quelqu’un l’a croisé, merci de me le dire !