Dans quelle ville se situait ce pensionnat de jeunes filles ?
Voici un texte de la revue des annales 1921 qui évoque le retour des enfants de Sourdeval.Nous y voyons que le chateau était bien celui des Meslay et que des enfants pour lesquels on craignait la tuberculose y étaient accueillis.
"LES ANNALES
LES MAISONS CLAIRES pour les Enfants pauvres de nos Soldats
Reconnues d’utilité publique par décret du 16 mai 1919
Les Retours
LES RETOURS nous occupent grandement. Nous avons eu, cette semaine, ceux d’Ourville, ceux de Chaville, ceux de Sourdeval, — retours heureux qui nous valent de la part des mamans, des infirmières, de bonnes et touchantes lettres. Voici celle que nous adresse Mme Périvier, infirmière scolaire :
« Je viens de reprendre mon service et j’ai eu le plaisir de constater la belle mine des fillettes Langevin. Parties en avril, elles sont restées à vos Maisons Claires six beaux mois, et je ne sais comment vous remercier pour elles et leurs parents. »
De Sourdeval, M. et Mme Meslay nous ont ramené des enfants qui avaient fait des séjours prolongés : quelques-unes étaient là depuis trente-cinq mois. Impossible de reconnaître les petites créatures chétives du départ. Impossible de retrouver à l’auscultation les vilains râles qui faisaient craindre la tuberculose. Ce sont des filles fraîches, souriantes, qui vont entrer en apprentissage.
Les scènes de tendresse et de désolation qui jettent tous ces enfants dans les bras de Mme Meslay avant la séparation définitive sont bien touchantes. La grande maison de Sourdeval — ou, plutôt, le château — laisse dans tous ces petits coeurs un souvenir si profond que toutes les fillettes veulent y retourner... Au moment des vacances, Sourdeval recueille les grandes filles, nos anciennes devenues sténos ou ouvrières. C’est la vraie maison de famille...
La semaine prochaine, nous bouclons nos derniers départs, et ce sera fini pour l’hiver, les séjours étant au moins de six mois. "
YVONNE SARCEY
Cela peut éclairer,je pense , un peu l’histoire de votre grand-mère.
Voici un texte de la revue des annales 1921 qui évoque le retour des enfants de Sourdeval.Nous y voyons que le chateau était bien celui des Meslay et que des enfants pour lesquels on craignait la tuberculose y étaient accueillis.
"LES ANNALES
LES MAISONS CLAIRES pour les Enfants pauvres de nos Soldats
Reconnues d’utilité publique par décret du 16 mai 1919
Les Retours
LES RETOURS nous occupent grandement. Nous avons eu, cette semaine, ceux d’Ourville, ceux de Chaville, ceux de Sourdeval, — retours heureux qui nous valent de la part des mamans, des infirmières, de bonnes et touchantes lettres. Voici celle que nous adresse Mme Périvier, infirmière scolaire :
« Je viens de reprendre mon service et j’ai eu le plaisir de constater la belle mine des fillettes Langevin. Parties en avril, elles sont restées à vos Maisons Claires six beaux mois, et je ne sais comment vous remercier pour elles et leurs parents. »
De Sourdeval, M. et Mme Meslay nous ont ramené des enfants qui avaient fait des séjours prolongés : quelques-unes étaient là depuis trente-cinq mois. Impossible de reconnaître les petites créatures chétives du départ. Impossible de retrouver à l’auscultation les vilains râles qui faisaient craindre la tuberculose. Ce sont des filles fraîches, souriantes, qui vont entrer en apprentissage.
Les scènes de tendresse et de désolation qui jettent tous ces enfants dans les bras de Mme Meslay avant la séparation définitive sont bien touchantes. La grande maison de Sourdeval — ou, plutôt, le château — laisse dans tous ces petits coeurs un souvenir si profond que toutes les fillettes veulent y retourner... Au moment des vacances, Sourdeval recueille les grandes filles, nos anciennes devenues sténos ou ouvrières. C’est la vraie maison de famille...
La semaine prochaine, nous bouclons nos derniers départs, et ce sera fini pour l’hiver, les séjours étant au moins de six mois. "
YVONNE SARCEY
Cela peut éclairer,je pense , un peu l’histoire de votre grand-mère.
Cordialement,
Martine Hautot