J’ai moi aussi trouvé cette enquête très intéressante,agréable à lire et attachante, ce qui est un comble pour ce patronyme qui fleure bon la liberté !
Je ne pense pas non plus que la désaffection contemporaine pour le mariage soit liée au refus féminin de la perte de son patronyme. Pour deux raisons au moins : d’une part c’est me semble-t-il un rejet de l’institution et de l’engagement " on n’a pas besoin de papier" qui émane des femmes comme des hommes, et pas qu’en France. Un vent de liberté, bien illusoire, mais réel au niveau du ressenti dans les années 60/70. Or dans d’autres pays proches, le nom de l’épouse est accolé à celui du mari. Ensuite comment un généalogiste peut-il écrire qu’une femme perd son patronyme en épousant quelqu’un ? Nous sommes très bien placés pour savoir qu’elle le garde toute sa vie, tous les actes officiels étant faits avec ce seul nom.
Par contre, et jusqu’à une époque récente, il fallait en France qu’un enfant naisse d’une femme célibataire pour qu’il puisse officiellement porter le patronyme de celle-ci. La dernière femme d’une branche qui allait s’éteindre pouvait tenter de la prolonger en mettant au monde un ou des enfants dont elle excluait par avance toute reconnaissance paternelle. Avons que c’était cher payé par le ou les enfants, à tous points de vue. Je ne parle même pas du père, écarté d’office.
Restait peut-être encore la demande administrative de nom à relever, mais là aussi, quelle démarche et quel prix pour l’enfant à naître ! Un devoir bien lourd pour lui.
Il n’y a plus qu’à le prénommer Désiré et, ainsi instrumentalisé avant même sa naissance, il aura une charge familiale à remplir : il n’ira pas où il lui plaît.
J’ai moi aussi trouvé cette enquête très intéressante,agréable à lire et attachante, ce qui est un comble pour ce patronyme qui fleure bon la liberté !
Je ne pense pas non plus que la désaffection contemporaine pour le mariage soit liée au refus féminin de la perte de son patronyme. Pour deux raisons au moins : d’une part c’est me semble-t-il un rejet de l’institution et de l’engagement " on n’a pas besoin de papier" qui émane des femmes comme des hommes, et pas qu’en France. Un vent de liberté, bien illusoire, mais réel au niveau du ressenti dans les années 60/70. Or dans d’autres pays proches, le nom de l’épouse est accolé à celui du mari. Ensuite comment un généalogiste peut-il écrire qu’une femme perd son patronyme en épousant quelqu’un ? Nous sommes très bien placés pour savoir qu’elle le garde toute sa vie, tous les actes officiels étant faits avec ce seul nom.
Par contre, et jusqu’à une époque récente, il fallait en France qu’un enfant naisse d’une femme célibataire pour qu’il puisse officiellement porter le patronyme de celle-ci. La dernière femme d’une branche qui allait s’éteindre pouvait tenter de la prolonger en mettant au monde un ou des enfants dont elle excluait par avance toute reconnaissance paternelle. Avons que c’était cher payé par le ou les enfants, à tous points de vue. Je ne parle même pas du père, écarté d’office.
Restait peut-être encore la demande administrative de nom à relever, mais là aussi, quelle démarche et quel prix pour l’enfant à naître ! Un devoir bien lourd pour lui.
Il n’y a plus qu’à le prénommer Désiré et, ainsi instrumentalisé avant même sa naissance, il aura une charge familiale à remplir : il n’ira pas où il lui plaît.