Excusez-moi de vous répondre tardivement ; je viens seulement de reconsulter mon article.
Le nom de la rue du Canal vient d’un bief (ou détournement) de l’Artière qui alimentait les gours à chanvres de Ronat (quartier un peu en aval).
Dans ces gours, que l’on appelait ici des "Routoirs" du verbe Rouir (macérer), on empilait le chanvre.
Le chanvre servait aux usages domestiques : chaque village de la Limagne avait ses peigneurs de chanvre"et ses tisserands qui le transformaient en drap. Il servait aussi à fabriquer les voiles pour la marine royale. Sa robustesse était extrême. On ensevelissait les morts dans des "linceulx" en lin ou en chanvre. Le lin et le chanvre étaient plutôt cultivés en plaine. Chez mon arrière grand mère de Gerzat, c’était une culture pratiquée. Mon grand oncle Joseph Pageix écrivait que des voituriers le transportait à Beaumont à l’état brut.
Bien cordialement.
Jacques Pageix http://histoiresetbiograpies.overblog.com
Excusez-moi de vous répondre tardivement ; je viens seulement de reconsulter mon article.
Le nom de la rue du Canal vient d’un bief (ou détournement) de l’Artière qui alimentait les gours à chanvres de Ronat (quartier un peu en aval).
Dans ces gours, que l’on appelait ici des "Routoirs" du verbe Rouir (macérer), on empilait le chanvre.
Le chanvre servait aux usages domestiques : chaque village de la Limagne avait ses peigneurs de chanvre"et ses tisserands qui le transformaient en drap. Il servait aussi à fabriquer les voiles pour la marine royale. Sa robustesse était extrême. On ensevelissait les morts dans des "linceulx" en lin ou en chanvre. Le lin et le chanvre étaient plutôt cultivés en plaine. Chez mon arrière grand mère de Gerzat, c’était une culture pratiquée. Mon grand oncle Joseph Pageix écrivait que des voituriers le transportait à Beaumont à l’état brut.
Bien cordialement.
Jacques Pageix
http://histoiresetbiograpies.overblog.com