Bonjour ! Auteur du récit sur les Oubliés de St Paul je vais essayer de répondre à vos questions.
La radio ? A l’époque toutes les transmissions sur longues distances se faisaient en morse. Or si le fonctionnement d’un émetteur récepteur radio ne demandait que quelques heures d’instruction, l’apprentissage du morse demandait lui plusieurs semaines. Le titulaire du poste n’ayant sans doute pas voulu rester, plus personne ne savait utiliser ce langage morse après son départ ce qui aurait été très utile pour donner l’alerte.
Le médecin ? Y avait-il seulement un médecin sur le bateau et pour la colonie ? J’en doute fortement ! Pas plus que quelques mois plus tard quand les employés malgaches sont morts du béri béri. Personne n’a du les avertir à temps du danger de consommer en quantité du riz raffiné… Un médecin dès les premiers symptômes l’aurait fait
La veuve Pulloc’h : Ignominieusement mise dehors par ses employeurs a-t-elle touché les arriérés de salaires qui lui étaient dus par les frères Boissière ? Sans doute que non puisqu’ils n’ont pas versé non plus les dommages et intérêts dus aux rescapés et descendants pour cause de faillite. Un de ses enfants est encore de ce monde et lui pourrait vous répondre.(Voir le site des Oubliés)
Nous vivons ultra protégés, dans une société ou existe le Principe de précaution, et c’est tant mieux, ce qui explique vos questions. Mais il faut imaginer les conditions de vie de cette époque pas si lointaine (87 ans seulement). L’être humain était alors considéré comme de la main d’œuvre taillable et corvéable à merci (comme les serfs au Moyen âge) qu’on jetait sans scrupule aucun quand il était usé ou défaillant, Ou bien dont on oubliait vite l’existence comme pour les Oubliés laissés sur l’île St Paul
Ramon Brunelière
Bonjour ! Auteur du récit sur les Oubliés de St Paul je vais essayer de répondre à vos questions.
La radio ? A l’époque toutes les transmissions sur longues distances se faisaient en morse. Or si le fonctionnement d’un émetteur récepteur radio ne demandait que quelques heures d’instruction, l’apprentissage du morse demandait lui plusieurs semaines. Le titulaire du poste n’ayant sans doute pas voulu rester, plus personne ne savait utiliser ce langage morse après son départ ce qui aurait été très utile pour donner l’alerte.
Le médecin ? Y avait-il seulement un médecin sur le bateau et pour la colonie ? J’en doute fortement ! Pas plus que quelques mois plus tard quand les employés malgaches sont morts du béri béri. Personne n’a du les avertir à temps du danger de consommer en quantité du riz raffiné… Un médecin dès les premiers symptômes l’aurait fait
La veuve Pulloc’h : Ignominieusement mise dehors par ses employeurs a-t-elle touché les arriérés de salaires qui lui étaient dus par les frères Boissière ? Sans doute que non puisqu’ils n’ont pas versé non plus les dommages et intérêts dus aux rescapés et descendants pour cause de faillite. Un de ses enfants est encore de ce monde et lui pourrait vous répondre.(Voir le site des Oubliés)
Nous vivons ultra protégés, dans une société ou existe le Principe de précaution, et c’est tant mieux, ce qui explique vos questions. Mais il faut imaginer les conditions de vie de cette époque pas si lointaine (87 ans seulement). L’être humain était alors considéré comme de la main d’œuvre taillable et corvéable à merci (comme les serfs au Moyen âge) qu’on jetait sans scrupule aucun quand il était usé ou défaillant, Ou bien dont on oubliait vite l’existence comme pour les Oubliés laissés sur l’île St Paul
Ramon Brunelière