Promesse faite par Jean Pin et Marie Mandineau au Sieur Curé de Bazoges en l’an 1728
, par Christiane CONVERT
Bonjour, je suis tout-à-fait d’accord avec Martine.
En 1728 Jean Pin et sa femme ne font pas une aumône à la paroisse mais subissent une contrainte parce que le curé se méfie de la sincérité de leur conversion.
Leurs premiers enfants (avant 1737) ont probablement été baptisés "au désert".
Il faut savoir que le mariage n’étant pas un sacrement dans la religion protestante celui-ci pouvait très bien avoir lieu à la maison simplement en présence du père qui inscrivait la date sur une page de la bible familiale. Un tel mariage évidemment après 1685 (révocation de l’édit de Nantes) n’avait pas de valeur légale administrativement parlant. C’est pourquoi ces mariages en privé s’accompagnaient d’un contrat de mariage devant notaire : c’est cela que je vous invite à chercher. Si Jean et Marie déclarent deux adresses différentes en 1728, je pense que c’est par mesure de sécurité pour déjouer les soupçons, les protestants étant sévèrement persécutés à l’époque.
Puis sans doute lassés de subir les contraintes, ou pour la sécurité de leurs enfants et de leurs biens, ont-ils décidé de se convertir, officiellement du moins.
Les abjurations aussi pouvaient se faire devant notaire quand on répugnait par trop à s’adresser au curé. C’est là encore que vous pourrez peut-être les trouver.
Si vous n’avez pas trouvé leur acte de décès c’est qu’ils se sont arrangés pour ne pas avoir affaire au curé au moment de leur mort et ont été enterrés discrètement dans un petit cimetière familial, souvent un coin de jardin où on plantait un cyprès.
Ceci est un schéma assez courant dans les familles protestantes néo-converties.
Bien à vous
Christiane
Bonjour, je suis tout-à-fait d’accord avec Martine.
En 1728 Jean Pin et sa femme ne font pas une aumône à la paroisse mais subissent une contrainte parce que le curé se méfie de la sincérité de leur conversion.
Leurs premiers enfants (avant 1737) ont probablement été baptisés "au désert".
Il faut savoir que le mariage n’étant pas un sacrement dans la religion protestante celui-ci pouvait très bien avoir lieu à la maison simplement en présence du père qui inscrivait la date sur une page de la bible familiale. Un tel mariage évidemment après 1685 (révocation de l’édit de Nantes) n’avait pas de valeur légale administrativement parlant. C’est pourquoi ces mariages en privé s’accompagnaient d’un contrat de mariage devant notaire : c’est cela que je vous invite à chercher. Si Jean et Marie déclarent deux adresses différentes en 1728, je pense que c’est par mesure de sécurité pour déjouer les soupçons, les protestants étant sévèrement persécutés à l’époque.
Puis sans doute lassés de subir les contraintes, ou pour la sécurité de leurs enfants et de leurs biens, ont-ils décidé de se convertir, officiellement du moins.
Les abjurations aussi pouvaient se faire devant notaire quand on répugnait par trop à s’adresser au curé. C’est là encore que vous pourrez peut-être les trouver.
Si vous n’avez pas trouvé leur acte de décès c’est qu’ils se sont arrangés pour ne pas avoir affaire au curé au moment de leur mort et ont été enterrés discrètement dans un petit cimetière familial, souvent un coin de jardin où on plantait un cyprès.
Ceci est un schéma assez courant dans les familles protestantes néo-converties.
Bien à vous
Christiane