Promesse faite par Jean Pin et Marie Mandineau au Sieur Curé de Bazoges en l’an 1728
, par GRAILLOT Nicole
"Bonjour, Suite à votre article sur Bazoges-en-Pareds, je vous signale, pour l’anecdote, l’acte de baptême à Mouchamps de François Marquet (lien : https://etatcivil-archives.vendee.fr/ark:/22574/s005dd2aebbd52f2/5df8c50114960), qui montre comment mon ancêtre Jacques Marquet, religionnaire, s’est marié à l’église !"
Ce message reçue par courriel, relativement à cet article, est très intéressant. L’acte cité renferme des sous-entendus auxquels d’autres exemples pourraient apporter une explication.
Voici la réponse que j’ai adressée, il y a plusieurs hypothèses.
"Bonjour, j’ai consulté l’acte en question que j’ai transcrit ainsi (merci de corriger mes éventuelles erreurs)
Ce 29e octobre 1713, François, né
d’hier, fils de Iaques MARQUET et de
Suzanne GONNAU, relaps religionaires
de tout temps, demeurant au village du
Plessis et qui pour se soustraire de nos
instructions et de notre connaissance s’en
allèrent l’an passé demeurer à ……………….. ??
pendant six mois et prétendent s’y être
mariés par Mr le Curé du lieu qui
n’ont pas en n’y demandé, notre certificat
requis en tel cas par nos ordonnances
synodales, article cinquième, a été baptisé
le parrain François CELLIER, la maraine
Catherine CELLIER, qui ne savent signer
Si j’ai bien compris, cet acte nous révèle que Jacques MARQUET et Suzanne GONNAU demeurent au village du Plessis à Mouchamps. Nouveaux convertis, ils ne se soumettent pas aux instructions de l’église catholique. Ils sont relaps, ce qui est parfaitement connu « de tout temps » aux yeux du Curé AUFFRAY.
Pour pouvoir se marier à l’église catholique, ils quittent leur village où on les sait « religionnaires », pour un autre lieu où leur mariage pourra être autorisé et célébré.
De retour à Mouchamps, le 29 octobre 1713, ils font baptiser leur fils François, à l’église catholique, sans pouvoir apporter la preuve de leur mariage, ne pouvant produire le « certificat » attestant leur union, célébrée « pourtant » selon les ordonnances synodales. Peut-être est-ce là une allusion au fait que le Curé qui les a mariés aurait dû requérir une autorisation auprès de celui de Mouchamps, leur paroisse de naissance, avant de procéder à la cérémonie.
Quoi qu’il en soit, le Curé AUFFRAY, reste très dubitatif quant à la célébration de ce mariage et il serait intéressant de retrouver l’acte correspondant.
Malheureusement je n’arrive pas à déchiffrer l’intégralité de cet acte de baptême.
Dans quelle paroisse le couple s’est-il installé pour se marier ?
Pourquoi avoir mis tant de zèle à prouver une appartenance à la religion catholique par un mariage et le baptême des enfants tout en se comportant en religionnaire relaps.
Ce couple a-t-il utilisé cette « stratégie » pour faire baptiser leur fils, faute de trouver un Pasteur au désert. On ne connaît pas l’âge de François au moment du baptême.
Est-ce pour éviter la répression ? Dans ce cas ils auraient respecté « virtuellement » les consignes de l’église catholiques.
Est-ce pour sauvegarder l’avenir de leur fils (droit à la succession) ?
Leurs descendants sont-ils devenus adeptes de la religion catholique ou ont-ils pratiqué le culte de la religion réformée ?
La réponse à cette dernière question nous éclairerait peut-être sur les intentions réelles de ce couple.
Après tout, peut-être ces deux-là, voulaient-ils sincèrement se convertir en dépit des antécédents protestants de leur famille ?
Merci pour votre message qui témoigne que certains protestants, malgré la répression et les mesures draconiennes prises à leur encontre, ont assumé leur liberté de conscience jusqu’au bout, même s’ils devaient parfois se plier aux exigences d’un culte qu’ils ne reconnaissaient pas. "
"Bonjour, Suite à votre article sur Bazoges-en-Pareds, je vous signale, pour l’anecdote, l’acte de baptême à Mouchamps de François Marquet (lien : https://etatcivil-archives.vendee.fr/ark:/22574/s005dd2aebbd52f2/5df8c50114960), qui montre comment mon ancêtre Jacques Marquet, religionnaire, s’est marié à l’église !"
Ce message reçue par courriel, relativement à cet article, est très intéressant. L’acte cité renferme des sous-entendus auxquels d’autres exemples pourraient apporter une explication.
Voici la réponse que j’ai adressée, il y a plusieurs hypothèses.
"Bonjour, j’ai consulté l’acte en question que j’ai transcrit ainsi (merci de corriger mes éventuelles erreurs)
Ce 29e octobre 1713, François, né
d’hier, fils de Iaques MARQUET et de
Suzanne GONNAU, relaps religionaires
de tout temps, demeurant au village du
Plessis et qui pour se soustraire de nos
instructions et de notre connaissance s’en
allèrent l’an passé demeurer à ……………….. ??
pendant six mois et prétendent s’y être
mariés par Mr le Curé du lieu qui
n’ont pas en n’y demandé, notre certificat
requis en tel cas par nos ordonnances
synodales, article cinquième, a été baptisé
le parrain François CELLIER, la maraine
Catherine CELLIER, qui ne savent signer
Si j’ai bien compris, cet acte nous révèle que Jacques MARQUET et Suzanne GONNAU demeurent au village du Plessis à Mouchamps. Nouveaux convertis, ils ne se soumettent pas aux instructions de l’église catholique. Ils sont relaps, ce qui est parfaitement connu « de tout temps » aux yeux du Curé AUFFRAY.
Pour pouvoir se marier à l’église catholique, ils quittent leur village où on les sait « religionnaires », pour un autre lieu où leur mariage pourra être autorisé et célébré.
De retour à Mouchamps, le 29 octobre 1713, ils font baptiser leur fils François, à l’église catholique, sans pouvoir apporter la preuve de leur mariage, ne pouvant produire le « certificat » attestant leur union, célébrée « pourtant » selon les ordonnances synodales. Peut-être est-ce là une allusion au fait que le Curé qui les a mariés aurait dû requérir une autorisation auprès de celui de Mouchamps, leur paroisse de naissance, avant de procéder à la cérémonie.
Quoi qu’il en soit, le Curé AUFFRAY, reste très dubitatif quant à la célébration de ce mariage et il serait intéressant de retrouver l’acte correspondant.
Malheureusement je n’arrive pas à déchiffrer l’intégralité de cet acte de baptême.
Dans quelle paroisse le couple s’est-il installé pour se marier ?
Pourquoi avoir mis tant de zèle à prouver une appartenance à la religion catholique par un mariage et le baptême des enfants tout en se comportant en religionnaire relaps.
Ce couple a-t-il utilisé cette « stratégie » pour faire baptiser leur fils, faute de trouver un Pasteur au désert. On ne connaît pas l’âge de François au moment du baptême.
Est-ce pour éviter la répression ? Dans ce cas ils auraient respecté « virtuellement » les consignes de l’église catholiques.
Est-ce pour sauvegarder l’avenir de leur fils (droit à la succession) ?
Leurs descendants sont-ils devenus adeptes de la religion catholique ou ont-ils pratiqué le culte de la religion réformée ?
La réponse à cette dernière question nous éclairerait peut-être sur les intentions réelles de ce couple.
Après tout, peut-être ces deux-là, voulaient-ils sincèrement se convertir en dépit des antécédents protestants de leur famille ?
Merci pour votre message qui témoigne que certains protestants, malgré la répression et les mesures draconiennes prises à leur encontre, ont assumé leur liberté de conscience jusqu’au bout, même s’ils devaient parfois se plier aux exigences d’un culte qu’ils ne reconnaissaient pas. "